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 where the sun don't ever shine (woody)

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mycose

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MessageSujet: where the sun don't ever shine (woody)   Dim 30 Avr - 14:49


I'm going where the cold wind blows
In the pines, in the pines
Where the sun don't ever shine



Elle avait beau essayer de s'inquiéter pour les cours qu'elle séchait, les examens qu'elle était censée préparer, les projets qu'elle devait terminer pour avoir son année, elle avait un mal fou à se convaincre de leur importance. Tout ce qui l'intéressait, c'était l’Égide, c'était ses amis et leurs projets à eux. C'était la misère du monde, aussi. C'était les guerres et les cataclysmes écologiques vers lesquels le monde avançait tranquillement, comme un Ivory — définition : un imbécile insensible à la douleur — qui ne réaliserait pas qu'il marchait sur des clous ardents simplement parce qu'il refusait de baisser la tête. Tout ça énervait terriblement Mia. Tout ça lui donnait un sentiment d'impuissance écrasant, l'impression d'être insignifiante, alors ne parlons même pas de ses études. Comment un diplôme d'arts pouvait-il avoir le moindre intérêt dans un monde pareil ? Ces derniers temps, la crise existentielle qui lui avait fait foirer sa première année de fac avait recommencé à l'étreindre. Ce qu'elle faisait avec l’Égide l'aidait à garder la tête hors de l'eau, lui donnait l'impression de faire ce qu'elle pouvait, même à moindre échelle, mais certains jours même ça n'était plus assez. Aujourd'hui, rien n'était assez. C'était la deuxième journée de cours qu'elle séchait cette semaine. À vrai dire, elle n'avait pas mis les pieds en cours depuis le début du mois. Mais elle n'avait pas envie que ses amis l'apprennent, surtout pas Minerva, parce qu'elle serait capable de lui mettre un coup de pied au cul avant de lui demander ce qui n'allait pas. Elle n'avait pas envie d'en parler parce qu'elle n'arrivait pas vraiment à mettre des mots dessus, parce qu'il y avait quelque chose d'intime et de presque honteux à son manque de motivation, à sa baisse de moral. Elle était trop privilégiée pour se permettre de s’apitoyer sur son sort, elle le savait. Alors aujourd'hui, elle préférait s'éclipser, disparaître de la ville. Comme ça, si quelqu'un passait chez elle et ne l'y trouvait pas, il penserait qu'elle était en cours comme elle aurait dû l'être et elle échapperait aux conversations embarrassantes.

Malgré sa résolution à quitter la ville, il lui fallut plusieurs heures avant de se motiver à réellement se bouger. Il était midi passé lorsqu'elle sortit enfin de chez elle pour enfourcher son scooter. Il ne faisait pas très beau ce jour-là mais au moins la grisaille ne menaçait pas non plus de se changer en pluie. Ça ressemblait presque à un temps d'automne, même s'il faisait un peu trop doux. C'est peut-être pour cette raison qu'elle avait pensé à la forêt. L'automne, ç'avait toujours été l'époque de la chasse aux champignons avec son père et l'un de ses rares amis qu'elle appréciait — le seul qui n'était pas un riche pompeux ou doucereux, le seul qui n'avait pas de casseroles et d'affaires de corruption au cul (elle le savait, elle avait fouillé). Elle s'était déjà renseignée sur les coins à champignons de la région mais n'avait pas encore pris le temps d'aller y faire un tour depuis son emménagement à Savannah. Un peu de temps dans la nature l'aiderait peut-être un peu à se ressourcer. Alors elle enfila le casque noir en forme de crâne décharné qui l'amusait beaucoup à cause des regards qu'il lui valait souvent aux feux rouges, ses gants en cuir vegan, et démarra le moteur de son scooter. Vingt minutes plus tard, elle arriva en lisière de forêt. Elle s'enfonça un peu sur le chemin de terre avant de garer son scooter, histoire de le dissimuler à la vue de la grande route. Il était trop facile à voler et elle aurait été bien embêtée si elle s'était retrouvée sans moyen de locomotion dans un coin aussi paumé.

Elle avait passé une bonne heure et demi à se promener dans la forêt, des écouteurs dans les oreilles parce qu'elle n'aimait pas assez la nature pour se passer de musique, quand même, et elle avait ramassé assez de morilles pour préparer un bon plat à ses copains de l’Égide, lorsqu'il se mit à pleuvoir. Traître de ciel, traître de Google météo. Ce n'était pas prévu ça. Elle remonta la capuche de son sweat par-dessus les écouteurs — Kurt Cobain lui gueulait Milk it dans les oreilles — et hésita à faire demi-tour jusqu'à son scooter. Elle n'avait pas franchement envie de rentrer chez elle maintenant. Comme prévu, la solitude et l'odeur de mousse de la forêt lui faisaient du bien. Et puis elle croisa un couple d'autres cueilleurs de champignons qui lui lancèrent des regards outrés. Ils devaient penser qu'une fille de son âge, Dr Martens aux pieds, gueule de déterrée et frange un peu grasse dérangée par la pluie, espérait plutôt ramener des champignons hallucinogènes de sa petite promenade. Mais elle n'en avait même pas trouvés, de champignons magiques, pas de ceux qu'il était un minimum sûr de consommer en tout cas. Oui, elle les connaissait bien aussi, ceux-là. Elle lança un regard noir au couple, histoire de confirmer tous leurs soupçons, et tourna les talons. Elle avançait depuis dix minutes quand elle tomba sur un jardin en friche et une maison abandonnée et comprit qu'elle s'était trompée de direction. Sûrement de pas grand-chose, mais assez pour qu'elle ne sache plus vraiment où elle était. Merde, elle était pourtant douée pour ça, normalement. Mais elle n'avait jamais mis les pieds dans cette forêt avant. Elle jeta un œil vers la grande maison délabrée. Elle n'était peut-être pas totalement abandonnée, après tout, même si elle n'était pas franchement sûre de vouloir boire le café avec ses habitants. En attendant, il commençait à tomber des cordes et ses vêtements n'étaient pas parfaitement étanches. Alors elle fit quelques pas vers le manoir et décida de s'abriter sous le porche sans rien demander à personne. Si quelqu'un vivait là, elle n'aurait qu'à s'expliquer. Si le quelqu'un avait un fusil, elle espérait qu'il n'était pas totalement fou ou qu'elle serait partie avant qu'il ne la trouve là. Elle n'avait pas eu le temps d'en arriver à cette conclusion et de s'installer sur les marches du porche lorsqu'elle discerna une silhouette qui venait vers elle. Et merde. Elle retira les écouteurs de ses oreilles et tâcha d'adopter une expression cordiale. C'est à dire qu'elle ne tirait pas complètement la gueule, ce qui était déjà pas mal compte tenu de la pluie qui avait commencé à imprégner son sweat sous son blouson et la frange qui lui collait au front. Elle posa les yeux sur le nouveau venu et resta bouché bée. Elle le connaissait, ce mec. Plus ou moins. Elle le connaissait et elle ne se serait jamais attendue à tomber sur lui dans un endroit pareil. C'était le frontman des Wood Broccoli Of The Shapely Herd. « Mais, » commença-t-elle d'une voix un peu trop aiguë, le ton presque accusateur. « Vous êtes Woody. » Ce n'était pas une question.
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