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 ain't no mountain high enough to keep me from getting to you (jordan)

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MessageSujet: ain't no mountain high enough to keep me from getting to you (jordan)   Ven 28 Avr - 20:57


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If you need me, call me. No matter where you are, No matter how far Just call my name. I'll be there in a hurry, You don't have to worry 'Cause baby, There ain't no mountain high enough, Ain't no valley low enough, Ain't no river wide enough To keep me from getting to you.


Maia est enfin de retour à Savannah après plus de trois longues semaines d'absences. Le travail l'avait poussé à se rendre sur le continent Asiatique pour couvrir certains événements médiatique. La brune en avait aussi profiter pour se laisser aller à sa passion qu'est la photographie. Elle ne compte plus le nombre de clichés qu'elle a prit durant son séjour et dont elle meurt d'impatience de faire partager à celui qui partage sa vie, Jordan. Elle ne va pas se mentir, mais le fait d'avoir été séparé pendant quelques semaines, lui a d'un côté fait énormément de bien. Elle avait ce besoin d'être seule, de faire le vide dans son esprit, de réfléchir à ce qu'ils étaient. Elle a volontairement ignorer une grande partie de ses appels, mais elle en avait littéralement besoin. D'un autre côté cette absence, lui a fait comprendre et même réaliser à quel point cet homme est essentiel pour son organe vital. Il lui manque et elle n'a qu'une hâte : le retrouver pour fondre dans ses bras et se perdre dans son regard. Pas de paroles, juste sentir son regard qui se pose sur elle. Elle sait qu'ils n'ont pas besoin de mots pour communiquer, les actes parlent souvent à leur place. Maia devait à l'origine ne rentrer à Savannah que demain, mais cette dernière avait réussit à prendre le vol précédent. Elle n'avait cependant pas avertit Jordan de cette information, voulant ainsi le surprendre. Une fois le pied sur le sol américain, dans sa vie, la photographe se dirige à l'arrière d'un taxi chez elle, dans cette mignonne maisonnette qu'elle partage avec son mari. Vu l'heure, elle sait très bien qu'il n'est pas sur place. Ça tombe bien, elle a pour idée d'aller le rejoindre sur son lieu de travail. Pas le temps de défaire sa valise, elle s’apprêtera à cette tâche plus tard. La brune quitte rapidement sa demeure pour se rendre chez cet italien qu'elle aime tant. Elle a fait une overdose de nourriture chinoise, donc pendant un moment elle va stopper tout contact avec. Tout ce dont elle a envie actuellement c'est de pâtes, encore de pâtes et accessoirement de Jordan. Maia ne prend pas moins de quatre plats différents afin qu'il y est du choix et qu'ils ne meurent pas de faim également, sans oublier le dessert, pour prendre ensuite le chemin de l'école dans laquelle Jordan enseigne. Ce n'est qu'une fois dans l'établissement en croissant son regard dans l'une des portes vitrés qu'elle se demande à quoi elle ressemble. Elle est présentable ? Est-elle aussi jolie ? Elle profite d'être seule pour arranger ses cheveux et ça ira très bien comme ça. Maia ère dans les couloirs à la recherche de la salle de cours de Jordan. C'est à droite ou bien à gauche ? Elle a un doute pendant quelques instants, puis se souvient qu'il faut tourner à droite. Quand elle le voit, dans cette classe de cours, la porte grande ouverte, elle se stoppe dans son élan. Elle l'observe assit à son bureau, totalement concentré sur le travail qu'il est en train de faire. Maia marque une pause, sans même prononcer le moindre mot, elle se contente de le regarder et de remarquer à quel point il a pu lui manquer. Quand enfin il lève les yeux vers lui, elle lui adresse un large sourire accompagné d'un signe de la main. Sans perdre une seconde supplémentaire, elle s'élance vers lui et ne tarde pas à coller ses lèvres contre les siennes comme si toute sa vie en dépendait. Ce simple contact lui avait terriblement manqué. Son muscle cardiaque s'emballe. Elle était à deux doigts d'ajouter de la profondeur à ce baiser, mais elle se stoppe en entendant des gloussements derrière elle et même ce qui ressemble à du dégoût. Hum ? En tournant la tête, Maia comprend qu'ils ne sont pas seuls et qu'ils viennent de s'afficher devant la classe toute entière de l'enseignant. « Oups ... » Ses pommettes se mettent à rougir légèrement et ce sourire ne veut plus quitter ses lèvres. « Je vais aller attendre que tu finisses ... dehors ... » Elle est gênée, vraiment gênée. Malgré tout, elle vole un dernier baiser à Jordan avant de quitter la pièce et d'attendre gentiment devant sa salle que la fin des cours arrivent. Une fois que la cloche retentis et que les élèves sont tous hors de la salle, Maia refait son apparition. « Je suppose que tu vas entendre parler de cet épisode pendant un moment, non ? » Maia est amusée, après avoir déposer le sac qu'elle a dans la main sur le bureau de Jordan, elle s'avance vers lui passant ses mains autour de sa nuque. « Tu m'as manqué. » Pour lui prouver, elle accompagne ses paroles d'un tendre baiser. « J'avais pensé qu'on aurait pu déjeuner ensemble. Je suis allée chez Luigi's et j'ai pris quelques trucs. » Elle a presque dévaliser la boutique, mais presque.
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MessageSujet: Re: ain't no mountain high enough to keep me from getting to you (jordan)   Sam 29 Avr - 1:53



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 « Jusqu’à la pause pour le déjeuner, vous avez deux choix : Soit vous continuez de lire le livre que vous avez emprunté à la bibliothèque, soit vous me faites un dessin qui représente ce que vous avez le plus retenu du livre jusqu’à maintenant. » Il n’en fallut pas plus pour que la majorité des huit élèves qui se trouvaient dans ma classe mettent leurs écouteurs, non destinés à écouter de la musique, mais à s’isoler dans leur monde, histoire qu’ils soient davantage concentrés. Ce n’était pas tant étonnant me concernant, puisque c’était là une des mesures que j’avais accepté de prendre pour les aider à apprendre mieux. Puis, la majorité sortirent du papier et un crayon pour commencer à dessiner, tandis que les autres sortaient leur livre et commençaient leur lecture. Qu’importe ce qu’ils faisaient, ils étaient plongés dans leur monde désormais, jusqu’à ce que j’éteigne la lumière de la petite, mais chaleureuse salle de classe, quand viendrait le temps pour eux de ranger leurs affaires et aller déjeuner. De mon côté, pendant qu’ils s’affairaient à faire cela, bien souvent, je ne cherchais pas à circuler dans les rangées. Bien souvent, je pouvais voir ce qu’ils faisaient depuis mon bureau, au vu de la petitesse de la salle et du fait que j’avais très peu d’élèves. Et puis, m’approcher de leur bureau alors qu’ils ne pouvaient pas nécessairement m’entendre arriver, ce n’était pas nécessairement ce qui était le plus sain. De ce fait, je me posai à mon bureau, allumant mon ordinateur portable, sur lequel j’avais appris à davantage travailler, puisque je n’étais pas encore totalement en mesure de manipuler mes crayons et écrire convenablement. De ce fait, si je pouvais m’en passer, je le faisais. Sitôt que celui-ci fut allumé, je voulus me concentrer sur certaines planifications que j’avais à faire pour la fin de l’année, mais avant de le faire, mon regard se porta inévitablement sur ma boîte email, vide de nouveau message. Sans que personne ne l’entende, je soupirai doucement. J’espérais avoir au moins ne serait-ce qu’un petit message de Maia me confirmant que son vol allait arriver demain, et que je pourrais aller la chercher à l’aéroport, comme nous l’avions prévu à la base. Mais visiblement, ce ne serait pas pour maintenant, et c’était quelque peu décevant, parce que je n’avais pas eu tant de nouvelles d’elle pendant ces trois semaines. Mais parce qu’elle travaillait, j’avais pris pour acquis qu’elle n’avait pas le temps, bien que me concernant, ça s’était avéré décourageant, parce que rapidement, je m’étais rendu à l’évidence qu’elle me manquait, terriblement, probablement encore plus au vu de cette inquiétude qui s’était développée malgré moi pendant ce temps, cette inquiétude comme quoi elle aurait pu ne pas vouloir me parler, s’isoler, et revenir ici pour m’annoncer que finalement, le fait de sauver notre couple ne serait pas possible. C’était probablement là ma plus grande peur, parce que là, alors qu’elle était loin de Savannah, je réalisais que j’avais besoin d’elle, qu’importe ce qui s’était passé entre nous. Ça dépassait le simple fait que je l’aimais; je l’aimais, oui, mais plus que tout au monde, et maintenant que j’avais goûté à ce que ça pourrait être, la vie sans elle, je ne voulais pas le vivre de façon concrète et permanente. Heureusement, je pouvais me réconforter en me disant que dans le pire des cas, je pourrais voir le tout avec elle au plus tard demain. Décidant de ne plus y penser pour le moment, je relevai la tête, d’abord dans l’intention de regarder les élèves et m’assurer que tous allaient bien, je me retrouvai plutôt à considérer la silhouette qui se dessinait à la porte de la classe. Estomaqué, je crus pendant un instant que Maia me manquait au point que j’en venais à halluciner sa présence, d’où le fait que je ne pus lui rendre son sourire. Ce fut seulement au moment où elle en vint à s’approcher et poser ses lèvres sur les miennes que je compris que sa présence était réelle, et ce fut suffisant pour me faire oublier la classe pendant un instant, l’instant que je profite du fait qu’elle était bel et bien là, pour lui rendre son baiser également. Cependant, avant que je puisse y arriver, une exclamation se fit entendre, me faisant comprendre que les élèves avaient remarqué ce qui se passait et maintenant, ils nous regardaient, estomaqués, troublés, tandis que moi, je ne sus que rire un peu nerveusement. Cependant, ce fut suffisant pour que Maia prenne la décision de quitter la classe, sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. Regardant l’heure, parce que je ne voulais pas la faire languir bien longtemps non plus, et qu’il me fallait quand même combler ces quelques minutes restantes. Au final, le temps que je réponde à leurs questions précipitées, que je trouve quoi dire, je me retrouvai finalement à déclarer:  « Rangez vos affaires, on en reparlera après le déjeuner. » Sur ce, ils acquiescèrent, puis la cloche sonna, leur permettant de quitter la classe, non sans, dans certains cas, lancer des regards à la fois interrogateurs et un peu effrayés à l’adresse de ma femme. Ne m’en préoccupant pas trop, je reportai sitôt mon attention sur mon épouse, me permettant finalement de lui sourire, voire rire doucement à sa question. À cela, je lui répondis:  « C’est possible. Mais je sais ce que je vais faire avec eux au retour. » Je ne m’éternisai pas pour le moment, bien trop impatient de poser mes mains sur sa taille, l’embrasser encore une fois, en prenant mon temps toutefois, parce que maintenant, je le pouvais. Puis, comme si ce geste n’était pas suffisant, je lui dis par la suite, le plus sincèrement qui soit:  « Et toi donc… » Craignant pendant un instant que sa visite ne soit que passagère, ce fut donc avec joie que je l’entendis me dire qu’elle prévoyait déjeuner en ma compagnie. Pour l’exprimer, je lui adressai un large sourire, et je lui répondis:  « C’est une idée merveilleuse que tu as eu là… » Pour la gratifier de celle-ci, je ne sus résister à la tentation de l’embrasser à nouveau, avant d’ajouter:  « Ça sent bon, je meurs de faim. » Et très certainement, ce serait meilleur que le sandwich que je m’étais préparé, semblable aux sandwichs que je m’étais préparé ces trois dernières semaines, à défaut d’avoir la dextérité de faire mieux. Clairement, il était temps qu’elle revienne. Mais ça, je ne lui dis pas, décidant de ne pas perdre un instant en prenant soin de libérer quelque peu mon bureau pour que nous ayons de la place pour manger. Ce n’était pas l’idéal, mais au moins, nous pourrions être seuls, et j’avais bien besoin de cela. Puis, tandis que je m’affairais à faire cela, je me dis que je pouvais lui demander:  « Tu ne devais pas arriver demain ? » Je m’en étais tenu à cette simple question pour le moment, me disant que la suite, je pourrais lui demander plus tard, et pour tout dire, en ce moment, j’étais si heureux de la revoir que je ne pensais même pas lui parler de la distance pour le moment, mon but étant de profiter de ces retrouvailles avec elle, aussi inhabituelles celles-ci furent-elles.
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MessageSujet: Re: ain't no mountain high enough to keep me from getting to you (jordan)   Jeu 11 Mai - 11:54


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Ces trois semaines d'absences auront été longues mais bénéfiques. La présence de son mari lui a terriblement manqué, mais elle sait que les retrouvailles ne seront que meilleures. En ce moment leur couple n'est pas au beau fixe, Maia suppose que comme tous le monde, ils ont le droit d'avoir des hauts comme d'avoir des bas. Depuis l'accident, depuis que Jordan a découvert qu'elle avait avorter sans l'informer de la chose, Maia a l'impression que quelque chose s'est briser entre eux. Elle n'arrive pas à l'expliquer, mais cette sensation est présente. Alors, elle avait espérer que cette courte séparation qui n'en est pas réellement une, ferait du bien à leur couple afin qu'ils repartent sur de nouvelles bases. Si toutefois ces efforts ne seraient pas suffisant, Maia en ferait d'avantages. Le couple qu'elle forme avec Jordan est LA chose la plus importante à ses yeux. Il est l'homme de sa vie et elle ne veut pas qu'il lui glisse entre les doigts. Quand elle a faillit le perdre, Maia n'a faillit ne pas s'en remettre. Donc pour rien au monde, elle n'a envie qu'il ne soit plus sien. La photographe ayant réussit à obtenir un vol avant le sien, avait décidé de faire une surprise à son mari en allant s'inviter dans sa salle de classe pour déjeuner avec lui. Elle avait dormit pendant tout le vol, donc elle était largement reposée. Ce qu'elle n'avait pas prévue en pénétrant dans la salle de classe de Jordan, c'est qu'il ne soit pas seul. Pour elle, ils étaient les deux êtres unique dans cette pièce. Ses lèvres sur les siennes désiraient bien plus, elle voulait lui prouver à quel point il lui avait manqué. Mais quand elle comprit qu'ils n'étaient pas seuls, la brune rougit, s'excusa et quitta la pièce aussitôt, laissant Jordan avec ses élèves qui semblaient assez surpris voire même écœurer de la scène qui venait de se passer devant leurs yeux. Ce n'est qu'une fois que la cloche sonna et que l'ensemble des huit élèves aient quitter la pièce que Maia la regagna à son tour. « C’est possible. Mais je sais ce que je vais faire avec eux au retour. » Donc il a déjà une réponse type pour ce genre de situation ? Mais Maia n'aura pas le temps d'en savoir plus, qu'elle sent les lèvres de Jordan s'abattre sur les siennes. Ils parlaient de quoi déjà ? Franchement Maia vient d'en perdre le fil. Tout ce qu'elle retient c'est que les lèvres de Jordan lui avait terriblement manqué, autant que lui, cela va de soit. « Et toi donc …  » Elle lui a donc manquée également ? C'est touchant. Ça plait à Maia de savoir ce genre de chose et ça lui réchauffe même le cœur. « Promis je ne pars plus avant un long moment, maintenant. » Tout du moins tant que son boulot ne nécessite pas un autre déplacement d'une durée aussi longue. Pour fêter ces retrouvailles, Maia a ramener de la nourriture italienne. « C’est une idée merveilleuse que tu as eu là … » Pas le temps de parler, elle profite amplement du doux baiser qu'il vient de lui offrir. « J'ai supposé que tu devais en avoir marre de te faire à manger. » D'accord, Maia n'est pas un star dans la cuisine mais elle se débrouille faisant toujours du mieux qu'elle peut pour Jordan. « Ça sent bon, je meurs de faim. » Elle espère surtout que ça sera bon. « C'est fait pour être dévorer. » Vu tout ce qu'elle a prit, elle espère qu'il est véritablement en train de mourir de faim. « J'ai pris également un dessert, mais si tu as faim d'une autre sorte de dessert, ça peut se négocier. » Est-elle assez explicite dans ses mots ? A t'il comprit qu'elle parle d'elle-même ? Il a du le voir à ce sourire qu'elle a sur les lèvres. Par la suite, Maia laisse Jordan s'occuper de faire de la place tandis qu'elle se charge de ramener une chaise qu'elle place en face de la place occupé par Jordan. « J'ai l'impression d'être de retour à l'école, c'est étrange. » Trop étrange. Elle a même l'impression qu'elle est dans le bureau du proviseur et qu'elle va se faire taper sur les doigts. Sauf qu'ici la seule chose qu'elle peut se taper c'est des pâtes. « Tu ne devais pas arriver demain ? » La brune lève les yeux vers lui, tout en choisissant l'une des boites de nourritures en évidence sur le bureau. « Si. Sauf que j'ai réussis à obtenir un vol plus tôt. » C'est une bonne chose, non ? « Je pensais que ça te ferait plaisir. » Se serait-elle trompée ? Jordan avait l'air heureux de la voir donc ça ne doit pas être ça. « Il s'est passé des choses intéressantes durant mon absence ? » Il peut même lui parler des potins du coin, ça la fera toujours sourire. « Au fait ... » Elle marque juste une pause le temps de finir sa bouchée. Parait que parler la bouche pleine c'est malpoli. « Je pensais qu'on pourrait prendre quelques jours pour notre anniversaire de mariage, hors de la ville. J'ai pas vraiment d'idées de destinations, mais je me disais qu'on pourrait trouver ensemble. » Mais surtout ça leur ferait du bien.
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MessageSujet: Re: ain't no mountain high enough to keep me from getting to you (jordan)   Dim 14 Mai - 22:21



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Puisque je savais depuis toujours que les absences comme celles dont Maia venait d’être fin avec son retour pouvaient arriver dans son métier, jamais je ne m’en étais plaint. Évidemment, ne pas l’avoir à la maison m’affectait, chaque fois, et à tout coup, elle me manquait énormément, mais jamais je ne lui avais empêché de pratiquer son métier pour autant. Je savais qu’elle adorait son boulot, alors ce ne serait qu’égoïste de ma part. Mais là, le fait qu’elle me dise qu’elle n’avait pas l’intention de partir avant un moment, dans les circonstances actuelles, c’était un soulagement, soulagement qui m’arracha un nouveau sourire qui ne sut que rester sur mon visage quand elle me présenta ce qu’elle avait apporté pour le déjeuner. Puis, ce sourire se transforma en rire quand mon épouse vint à supposer que j’en avais assez de me faire à manger. En revanche, je n’ajoutai pas quoi que ce soit, parce que si jamais je venais à lui dire franchement ce qui en était de ce côté, je lui aurais certainement dit que ce n’était pas tant faire la cuisine qui m’énervait, mais le fait de craindre à chaque minute de casser quelque chose, renverser une casserole brûlante au sol, sur mon pied, je ne savais pas trop. Parce que même si j’étais capable de marcher environ normalement désormais, il n’en demeurait pas moins que parfois, ma motricité me jouait encore des tours. C’était moins pire qu’avant, mais il y avait encore place à l’amélioration. Me doutant bien qu’elle ne souhaitait pas parler de cela, je ne dis rien donc, d’autant plus que finalement, le sujet fut rapidement dévié sur le repas, et finalement, le dessert qui, dans le cas présent, avait un double-sens. Dans un premier temps, suite aux propos de mon épouse, je fronçai les sourcils, pas sûr d’avoir compris, mais quand je la regardai plus attentivement, je me rendis compris que j’avais bien saisi. Et normalement, je lui aurais simplement fait un petit sourire malicieux, mais là, parce que c’était probablement une des premières fois qu’elle passait une telle remarque depuis l’accident, depuis un an maintenant, ça me montrait que le voyage lui avait fait du bien, que nous étions dans la bonne direction et franchement, ça ne saurait me faire davantage plaisir. Une fois ce moment d’extase passé, je me permis quand même de lui dire:  « Intéressant… » sans aller plus loin, me refusant de me prononcer sur quoi que ce soit pour le coup, occupé à installer cette table de fortune pour notre repas. Cela ne m’empêcha toutefois pas de rire au propos de mon épouse concernant ce retour soudain à l’école, me doutant bien que pour elle, ça devait faire étrange alors que moi, c’était mon quotidien. Je me souvenais que lors de mes premiers stages, de mes premiers jours de travail, moi aussi, ça m’avait fait tout drôle, mais maintenant, c’était chose naturelle, et je ne me verrais pas travailler ailleurs que dans cette classe désormais. À ce propos, je finis par commenter:  « Je suppose… Mais ne t’en fais pas, je ne te donnerai pas d’exercices de mathématiques à faire cet après-midi. » Bon d’accord, ma blague était peut-être un peu pourrie, mais je n’avais pas un sens de l’humour des plus adroits et ça, heureusement, Maia le savait. Elle devait aussi probablement savoir que lorsque j’étais maladroit ainsi, je n’aimais pas m’étaler, et que de ce fait, il était parfaitement normal que je vienne à être plus sérieux, pour lui poser une question sur son arrivée hâtive au pays. À sa réponse, j’appris quelque chose qui, d’abord, me parut évident, soit le fait qu’elle avait pris un vol plus tôt, mais qui finit par me ravir quand elle me dit que ce n’était pas pour quiconque d’autre qu’elle l’avait fait, mais pour me faire plaisir, me faire une surprise. Comme si le regard rayonnant que je lui avais servi à ce moment n’était pas suffisant, j’ajoutai:  « Ça me fait plaisir, vraiment… » Puis, pendant un bref instant, je me permis d’approcher ma main de la sienne, mais je n’eus pas le temps de la prendre qu’elle en venait à me demander de la tenir au courant de ce qui s’était passé ces trois dernières semaines. De mon côté ? Tristement, pas grand-chose. Entre le boulot, la rééducation et le fait de tenir maison, et mes tentatives de la contacter pour prendre des nouvelles, je n’avais pas vraiment pu faire grand-chose d’autre. Mais comme pour ne pas la laisser en reste, je décidai quand même de lui dire, dans un haussement d’épaules:  « Eh bien… Madame Coleman a encore perdu son chat, le nouveau voisin a failli mettre le feu à son salon en essayant d’ajouter une bûche dans son foyer électrique… » Bon d’accord, ce n’était rien de bien intéressant, je devais l’admettre, alors je tentai de rehausser le niveau en ajoutant:  « Oh, et j’ai reçu la liste des élèves que j’aurai dans ma classe l’année prochaine. Je vais en avoir un peu moins, mais certains seront plus difficiles. » Et ça, je le disais d’un ton parfaitement neutre, considérant le fait que ça ne me dérangeait pas du tout. C’était un défi comme les autres pour moi, et bien que cela allait m’attrister de voir certains élèves partir, j’allais accueillir les nouveaux aussi chaleureusement que tous ceux qui étaient passés dans ma classe. Mais tout cela, ça ne restait pas aussi intéressant qu’un voyage en Asie pendant plusieurs semaines, alors pour sûr, j’aurais voulu que Maia me parle davantage de son escapade, mais je ne pus lui demander, puisqu’après qu’elle eut terminé une bouchée de son repas, elle reprit la parole, en venant à proposer quelque chose de tout simplement adorable pour notre anniversaire de mariage à venir, anniversaire de mariage qui, je l’espérais, saurait rattraper le coup pour le précédent, où il ne s’était rien passé, puisque j’étais dans le coma et notre couple, dans une situation horrible par-dessus laquelle nous tentions tous deux de passer. Ne relevant pas ce fait toutefois, je choisis plutôt de lui dire:  « Ça me plairait beaucoup, vraiment. » Puis, sur ces mots, je me permis de faire ce que je n’avais pu faire avant, soit laisser ma main finalement atteindre ses doigts pour les caresser doucement. Ensuite, je lui dis:  « Je ne veux rien t’imposer, mais j’aimerais bien quelque chose de tranquille… Pour qu’on puisse être que tous les deux… » Et qu’on puisse se retrouver, voilà ce qui était l’essentiel pour moi. Et puis, la réalité était que je ne saurais marcher pendant de longues heures, et encore moins faire de la randonnée en montagne. Peut-être plus tard, qui sait ? Si jamais il fallait attendre, alors, j’attendrais, mais après, je ferais tout pour lui offrir ce qu’elle voulait, que ce soit en frais de vacances ou autre, pour lui prouver encore et toujours à quel point je tenais à elle.
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MessageSujet: Re: ain't no mountain high enough to keep me from getting to you (jordan)   Mer 24 Mai - 23:58


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La première fois que Maia avait rencontré Jordan, pas une fois elle n'aurait imaginer qu'il deviendrait l'homme de sa vie, celui avec lequel elle passerait le restant de ses jours. La brune n'avait absolument pas prévu de se marier avec lui. Et pourtant, rapidement elle en était tombée follement amoureuse et aujourd'hui, il était inconsevable pour elle de construire une vie sans Jordan à ses côtés. Maia avait eut la plus grosse peur de sa vie lors de l'accident. Cet accident qui avait plongé son mari dans un profond coma. La jeune femme avait cru qu'à partir de cet instant, tout était fichu qu'elle ne serait plus jamais heureuse ... Quelle joie éprouva t'elle quand Jordan était revenu à lui. Si elle devait établir un classement, ce jour serait certainement dans son top 3, juste après son mariage et la demande en mariage de Jordan. Voire même qu'il pouvait prendre la première place. C'est inévitable, Maia a besoin de la présence de Jordan à ses côtés. D'accord, la brune l'a volontairement ignorer durant son séjour en Asie, mais c'était pour son bien et surtout pour le bien de leur couple. C'est dans la distance qu'on voit le véritable amour. Une chose est certaine, Maia est plus que déterminée à retrouver ce qu'elle et Jordan avaient, à n'importe quel prix. Bon peut-être pas celui d'avoir un enfant, mais elle était prête à faire des efforts. Il lui avait manqué, terriblement même. Pas un jour, elle n'avait pas pensée à lui. Elle n'avait cesser de penser à lui et des millions de choses avait eut le don de lui faire penser à lui également. Comme elle avait des millions de photos à lui montrer sur son séjour. Enfin peut-être pas un million, elle n'est pas certaine que Jordan reste autant éveiller pour voir autant de photos défiler devant ses yeux. Maia c'est certes sa passion, mais ce n'est pas son genre de forcer les autres à apprécier son art. La photographe avait donc écourté son voyage, trouvant un vol avec quelques heures d'avance pour rejoindre son bien aimé. Elle était heureuse de le revoir et juste son sourire sur ses lèvres, ce baiser qu'elle lui avait voler devait mettre Jordan sur la piste qu'elle était bien. Bien avec lui. Pour fêter leurs retrouvailles, Maia avait pensée à tout ! Du moins au repas pour l'occasion. Pour le dessert, la brune avait une toute autre idée en tête. « Intéressant … » Maia ne rajouta rien sur le sujet, consciente que sa remarque était peut-être déplacer. Ils n'avaient pas aborder le sujet depuis l'accident, voilà près d'un an ... Et elle préféra changer de sujet plutôt que se mettre dans l'embarras une fois encore. « Je suppose … Mais ne t’en fais pas, je ne te donnerai pas d’exercices de mathématiques à faire cet après-midi. » Maia ça la fait rire, peut-être pas à gorge déployée mais assez pour qu'un son cristallin s'échappe de ses lèvres. « Je n'ai même pas le droit à un traitement de faveur parce que je suis ta femme ? » Si ça peut faire gagner des points, pourquoi pas ? « De toute façon, je ne suis même pas sûre d'avoir le niveau. Tu les fais étudiez quoi en ce moment ? » Les additions et les soustractions ça passent, mais Maia est surtout heureuse que de nos jours les téléphones soient équiper d'une calculatrice, c'est vachement pratique mine de rien. « Ça me fait plaisir, vraiment … » Maia est ravie de l'apprendre. S'il n'avait pas heureux, son visage se serait certainement décomposer et la brune aurait eut beaucoup de soucis à se faire pour la suite de son couple. Heureusement cela n'avait pas été le cas et ces douces paroles eurent le don de la rassurer. C'est le principal, même le plus important. Beaucoup plus important que de savoir ce qui a pu se passer dans le quartier, mais Maia veut tout de même savoir ce qu'elle a pu manquer. « Eh bien … Madame Coleman a encore perdu son chat, le nouveau voisin a failli mettre le feu à son salon en essayant d’ajouter une bûche dans son foyer électrique … » Il se passe des choses très intéressantes durant son absence. « Caramel à encore disparu ? Et donc rien n'a prit feu ? Les pompiers ne sont pas intervenus ? » Si tel avait été le cas, ça avait du créer l’événement du siècle dans le quartier. Maia était presque triste d'avoir loupé cet instant. « Oh, et j’ai reçu la liste des élèves que j’aurai dans ma classe l’année prochaine. Je vais en avoir un peu moins, mais certains seront plus difficiles. » Donc c'est une bonne chose ? C'est du moins ce que suppose Maia. « Tu pourrais leur porter plus d'attention du coup. » S'ils sont moins, il pourra plus se consacré à eux ? C'est du moins ainsi que Maia le voyait. Ce qu'elle voyait aussi c'est qu'ils avaient besoin de se retrouver et qu'elle pensait que leur anniversaire de mariage serait l'occasion idéale pour le faire. « Ça me plairait beaucoup, vraiment. » Ses doigts enlaçant les siens, elle ne pu s'empêcher de sourire et d’effleurer délicatement le dos de sa main. « Je ne veux rien t’imposer, mais j’aimerais bien quelque chose de tranquille … Pour qu’on puisse être que tous les deux … » « Vraiment que tout les deux ? C'est bête je pensais inviter Madame Coleman à se joindre à nous. » L'air semi-sérieux qu'elle a sur son visage ne dure que quelques instants, avant qu'elle ne se mette à sourire. « Je voulais juste qu'on aille dans une ville voisine, être dépayser et penser à autre chose qu'à Savannah. » Elle n'avait en aucun cas idée d'aller courir le marathon de Boston ou quelque chose s'y rapprochant. Maia aimerait plus qu'ils se relaxent et qu'ils visitent paisiblement une ville dont ils ignoraient tout. « J'ai juste envie d'être avec toi aussi. » La jeune femme rompt le contact qu'ils partagent, avant de se lever et de finalement prendre place sur les genoux de son mari. « Ça aussi ça m'avait manqué. » Autant que ses lèvres contre les siennes. Geste qu'elle effectue dans l'immédiat. « Si je te fais mal, n'hésite pas à me le dire. » Elle s'en voudrait si tel était le cas.
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MessageSujet: Re: ain't no mountain high enough to keep me from getting to you (jordan)   Lun 29 Mai - 0:01



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ain't no mountain high enough to keep me from getting to you
Pour être honnête, je trouvais cela plutôt adorable de voir Maia s’intéresser à ce que je faisais en classe, même si ce n’était pas son métier, même si ce n’était pas ce qu’il y avait de plus passionnant qui soit pour les gens qui n’étaient pas dans le domaine. Amusé de voir ce soudain intérêt l’animer, mais désireux de ne pas l’embêter trop longtemps avec cela, je me contentai de simplement la taquiner en secouant la tête pour lui signifier que non, elle n’aurait pas traitement de faveur - même si clairement, ce n’était pas vrai, elle en aurait toujours un venant de moi, qu’importe les circonstances - avant de finalement lui répondre, plus sérieusement:  « On fait surtout de la géométrie en ce moment. » Dessiner des formes, calculer l’aire, le volume, les exercices étaient variés, et pas un seul de mes élèves ne faisait les mêmes. Cela dépendait de leurs capacités, de leur progression, mais pour moi, ce n’était pas alarmant, c’était mon quotidien, ce quotidien que j’adorais et que je ne changerais pour rien au monde. Avec le reste des gens, ma classe, mes élèves, ma vie d’enseignant, il s’agissait là des sujets qui m’animaient le plus, en tout cas, davantage que les ragots du quartier. Enfin, sauf quand il était question de satisfaire la curiosité de mon épouse, comme je le fis à ce moment précis, même si clairement, elle était beaucoup plus douée que moi à ce petit jeu. Tandis que de mon côté, je parvenais qu’à résumer vite fait les évènements, elle, elle connaissait le nom du fameux chat de la voisine, savait que ce n’était pas la première fois qu’il s’enfuyait de la sorte, et voulait en savoir plus. D’abord surpris, en venant à me demander si mon épouse avec des affinités avec notre voisine que je ne lui connaissais pas, je ne m’osai pas à lui demander, me contentant de répondre à sa question en affirmant:  « En fait, si j’ai bien compris, le plus gros dégât qu’il y a eu, c’est de la vitre cassée, tu sais, quand il a voulu balancer la bûche dedans… » N’ayant toutefois pas été témoin de l’évènement, je ne m’étalai pas plus longtemps sur la question, en venant à un sujet un peu plus confortable pour moi, soit mon éventuel quotidien pour l’année prochaine en classe. Et comme si involontairement, je voulais le prouver, ce fut sans trop d’hésitation que je vins à répondre aux propos de mon épouse:  « Si on veut, oui. En fait, je n’aurai pas le choix de leur en accorder plus, si j’ai bien compris. » parce que si ces élèves étaient dits plus difficiles, il était évident qu’il ne pourrait pas les laisser travailler de façon aussi autonome qu’il pouvait faire avec certains des enfants qui étaient dans sa classe en ce moment. Peut-être aussi que les premières semaines, voire les premiers mois, seraient plus difficiles, plus fatigants, mais ce n’était pas la première fois que j’étais confronté à un tel phénomène, et pour sûr, jamais Maia n’allait écoper de cela une fois que je serais à la maison. Toujours, j’ai voulu lui consacrer autant de temps que possible, même si parfois, il me fallait apporter planification et correction à la maison, mais jamais elle ne passerait en second, certainement pas alors que nous étions en train de nous retrouver, de faire des efforts pour avoir une vie de couple aussi agréable que précédemment. Par conséquent, ce fut sans hésiter un instant que j’acceptai cette proposition de partir avec elle quelques jours, histoire de souligner notre anniversaire de mariage en bonne et due forme, ce que nous n’avions pas pu faire l’année précédente. Plus que cela, cette idée de m’évader, seul avec ma femme, me plaisait tellement que limite, c’était comme un rêve, un rêve qui fut en revanche brisé momentanément par mon épouse qui, à la blague, en vint à suggérer d’inviter la voisine, m’arrachant un froncement de sourcils de même qu’une grimace pour lui montrer mon désaccord. Mais comprenant rapidement qu’elle plaisantait, je ne me renfrognai pas pour autant, lui souriant par la suite. Plus encore, je souris de plus belle quand je vis que nous étions sur la même longueur d’ondes, me permettant même de lui dire:  « Je suis d’accord. » Je me surpris même à limite me montrer impatient à cette idée, si bien que sans trop y réfléchir dans un premier temps, j’affirmai:  « On pourrait peut-être aller en Floride, ou bien trouver un petit lieu de retraite, non loin… » Évidemment, ce n’était là que des idées lancées au hasard, même si au fond, qu’importe où nous étions, tant et aussi longtemps que nous pouvions être que tous les deux, en mon sens, ce serait parfait. Enthousiaste à cette idée, je perdis toutefois quelque peu mon sourire au moment où je vis Maia se lever, puis s’approcher pour s’installer sur mes genoux. C’était là un geste banal entre nous, si bien que je n’aurais peut-être pas dû réagir ainsi, mais pendant un instant, je craignis que je ne saurais le supporter, compte tenu que je n’avais pas mis de poids quelconque sur mes jambes depuis mon accident. Mais au final, je ne me sentis nullement flancher, me faisant comprendre que ça allait, dans l’ensemble. Par prudence, j’entourai quand même la taille de mon épouse à l’aide de mon bras, afin de pouvoir la retenir si jamais elle venait à glisser ou quelque chose dans le genre, et me sentant désormais plus sûr de mes gestes, je pus finalement profiter pleinement du baiser qu’elle m’offrit, poussant même à le lui rendre et le prolonger un instant, en profitant aussi pour la serrer un peu plus contre moi, me délectant de sa proximité, de son contact peut-être banal, mais qui, à ce moment précis, me faisait le plus grand bien. Et ce fut avec le plus grand des soulagements que je pus ensuite secouer la tête pour lui signifier qu’elle ne me faisait pas mal, ajoutant à ce geste un simple:  « Et j’en suis bien heureux, ça m’avait manqué aussi… » Tendrement, je déposai un petit baiser sur son épaule, avant d’y appuyer mon visage, comme j’aimais le faire précédemment quand elle venait s’asseoir ainsi sur mes genoux. Puis, je crus que ce fut là le bon moment de lui dire:  « Selon le médecin, la rééducation ne sera plus nécessaire aussi fréquemment sous peu. Je pourrai y aller seulement pour qu’ils s’assurent que tout va bien. » Et même si j’avais dit cela calmement, il n’en demeurait pas moins que cette éventualité me ravissait. Finalement, je pourrais avoir un quotidien à peu près normal, je pourrais prendre ma femme dans mes bras comme je le souhaitais, sans limite, sans contrainte, et idéalement, sous peu, sans trop de douleur. Espérant que Maia serait également ne serait-ce qu’un peu contente, ou soulagée de cette nouvelle, je me permis de ne rien dire par la suite, me contentant de relever le regard légèrement pour guetter sa réaction à cette annonce que, de mon côté, j’attendais depuis un bon moment maintenant.
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