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 conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)

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Bo(losse)

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MessageSujet: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Dim 16 Avr - 10:21

Avachis contre un mur, la tête en arrière, mains sur le ventre, je me concentre, nauséeux. Ça grouille autour de moi, ça me bouscule, ça hurle, la musique qui vient me vriller les tympans, et les odeurs d'alcool et de transpiration qui me titillent salement. Je souffle, me sentant assez mal. J'ai chaud, beaucoup trop chaud et je me fais royalement chier. Je savais que je n'aurais pas dû boire. Pas dû écouter Arthur, comme toujours. Si mes parents me voyaient dans cet état, ils seraient terriblement déçus. Et j'imagine que Dieu doit l'être aussi. J'irais me confesser, j'irais prier pour me faire pardonner cet écart ridicule. Et tout ça pour quoi en plus ? Pour me sentir mal. C'est bien fait pour moi, voilà. Un des amis d'Arthur débarque à côté de moi, hilare, me tendant un verre rouge remplis de bière, pour que je le prenne. Je repousse sa main, esquissant une grimace écœurée.
- Non, j'ai eu ma dose.
Il râle, insiste, me colle le verre contre le torse pour me forcer à l'attraper, menaçant de le lâcher à mes pieds. Mon sang ne fait qu'un tour et je le repousse brutalement en arrière, fâché.
- Lâche moi putain !
Je ferme les yeux, regrettant aussitôt mes paroles. Je ne dis jamais de gros mots, d'expressions vulgaires. Je ne suis jamais violent ou désagréable. Parce qu'on m'a appris que c'était mal. Qu'il ne fallait pas se comporter ainsi avec ses semblables. Mais l'alcool à cet effet pervers chez moi, qui semble faire sauter toutes mes inhibitions. Suffit de voir comment je reluque les filles qui passent devant moi depuis tout à l'heure. J'me sens honteux, sale et monstrueux. Faut que j'me tire d'ici et vite. Je fends la foule à la recherche du reste de la colocation pour les prévenir que je pars. Mais quand je les retrouve enfin, ils sont en train de s'adonner à un beer pong et je sais d'avance que si je m'approche trop près, je vais me faire embarquer là-dedans contre ma volonté. Alors je fais rapidement demi-tour et me contente d'envoyer un texto à Arthur pour lui dire que je suis parti. Puis je quitte la soirée et retrouve la fraicheur de la nuit dans une délicieuse extase. Je marche jusqu'à l'immeuble, profitant de cet instant de calme pour faire redescendre un peu la tension et calmer mon estomac qui se noie sous tout le houblon ingurgité. Je n'ai qu'une hâte : retrouver le calme de l'appartement, prendre une douche, boire de l'eau et me coucher. Mais mes plans sont bousculés lorsque, en pénétrant chez nous je me retrouve à devoir affronter Nur qui n'est toujours pas couchée, le nez plongé dans ses bouquins, installée dans le salon. Je me fige, nos regards se croisent et je sens une tension nouvelle m'envahir. Je claque bruyamment la porte, soudainement nerveux et agacé, sans rien pouvoir maitriser.
- T'es toujours pas couchée ?!
Que je l'interroge, sur un ton bien trop agressif pour être une simple question formelle. A vrai dire, ça sonne clairement comme un reproche, ayant du mal à dissimuler le fait que je ne voulais absolument pas la croiser. Encore moins en étant que tous les deux. Et encore encore moins en étant bourré. J'ai beau n'avoir bu que trois bières, ma capacité de résistance face à l'alcool est assez médiocre. J'ai l'impression d'avoir descendu une bouteille entière de vodka (bien que je n'ai jamais expérimenté la chose, au risque d'y laisser ma peau). Je souffle, excédé et me détourne d'elle pour aller dans la cuisine me chercher de l'eau. J'avance de façon hasardeuse, la tête en vrac, les gestes flous. Je me sers un verre et reviens dans le salon pour aller me vautrer dans le canapé, tout en gardant malgré tout une certaine distance entre elle et moi. C'est bien la seule chose qui ne change pas même quand je suis bourré : je fuis toujours autant les contacts. Surtout avec les filles. (surtout avec elle).
- T'attends l'retour d'Arthur ?
Que j'demande bêtement, sur un ton un peu aigri, ayant du mal à dissimuler le dégoût sur mon visage. Et je réalise à peine la connerie de ma question. Je grimace un peu, me sentant de plus en plus mal. Je bois mon verre lentement, ronchon.
- T'façon j'crois qu'il va dormir chez Fanny après la soirée.
La vérité c'est que je n'en sais absolument rien. Ma seule envie est de lui rappeler qu'Arthur a une copine, qu'il aime (je crois) et qu'il préfère à elle (j'espère). Ouais, c'est puéril et mesquin, ça n'est pas dans mes habitudes, mais c'est plus fort que moi. Au fond, je sais que je devrais filer de là, aller m'enfermer dans la salle-de-bain et éviter de poursuivre cette discussion qui risque de tourner au fiasco. Mais je n'arrive pas à me résoudre à bouger de là. Le cul vissé sur le canapé, avec la terrible envie de balancer un peu tout ce qui me passe par la tête. L'envie ridicule de la blesser autant que je le suis. Bon sang, l'alcool ça me réussi vraiment pas.
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Mer 10 Mai - 0:47


Je sais pas comment il fait pour sortir alors qu’il y a des exam’ la semaine prochaine. On dirait qu’il y a une sorte de compétitions entre p’tits génies et ça sera à qui fait le plus la bringue et rate le mieux ces examens entre Noa et Arthur. Et même si le premier est lui aussi de sortie on-ne-sait-où, peut-être que le second ne rentrera pas si tard que ça puisque Bo est avec lui. Ouais non, finalement ça ne change rien. Il n’en fait qu’à sa tête. Oh et puis j’suis pas sa mère, si il ne veut pas réviser, c’est son problème. Au moins, j’ai l’appart’ pour moi toute seule, et ça, ça s’encadre dans le calendrier. J’entends même pas les 3B. C’est si calme qu’on se croirait sur un champ de bataille déserté après la guerre. Les heures, les pages des livres de médecine et les thés défilent entre mes doigts comme des grains de sable sur la ligne droite du temps. Y a rien pour me déranger, me distraire. Maladies systémiques, microbiologie, sémiologie médicale et j’en passe ou plutôt je m’y engouffre. Tout est étalé sur la table basse du salon à laquelle je suis scotchée. Absorbée, entre articles de recherches, livres de référence et ordi portable. Les seules fois où je me suis extraite de cette zone fut pour la pause syndicale ou remplir la bouilloire. Je suis terriblement sage ce soir. C’est d’un sérieux tout ça. Moi qui d’ordinaire doit passer pour une gosse de riche, frivole et lunatique… Ceux qui ne me connaissent pas trouverait ce spectacle étrange. Mais les sujets me passionnent et j’adore ça. Cette pression, ce stress. C’est grisant. Alors ouais, j’bosse et j’me mets des objectifs à atteindre. Et c’est parce que j’suis en mode “gros sac” avec mon caleçon porte-bonheur planqué sous mon vieux jogging, un débardeur simplissime blanc emprunté à Grace (probablement) et la queue de cheval en vrac que ça fonctionnera. J’ai mes rituels (et oui je peux être superstitieuse, quand ça m’arrange).
Et puis y a le téléphone qui vibre d’une alerte que je reconnais. Je sais d’avance que c’est une mauvaise de regarder, que ça va me couper des révisions, mais je ne peux pas m’en empêcher. Mon doigt glisse sur l’écran pour dévérouiller l’écran et la notification twitter apparaît. Mon ventre se tord quand je vois le nom de ce reporter que je suis. Quelques caractères dans ma langue natale que je déchiffre de mieux en mieux. Une photo qui étrangle mon souffle et un fichier audio à écouter. C’est une autre obstination qui sévit dans mes gestes lorsque je branche les écouteurs pour mieux me concentrer sur le désastre dont il a été témoin, là-bas. Un bus évacuant des réfugiés attaqué, la bombe a anéanti plus de cent vies dont une soixantaine d’enfants. En fond sonore, il y a les cris désespérés qui vont hanter mon crâne et refroidir ma peau. Des pleurs aussi. Et le klaxon enfoncé, bloqué d’un véhicule que j’imagine à moitié carbonisé. Deux secondes plus tard, le téléphone valdingue quelque part loin derrière la table. J’sais bien que ça rime à rien ce que je fais. Que ça me frustre, que ça me dévaste, que ça m’fout en rogne à chaque fois que je checke les alertes de ce maudit oiseau bleu. Même à la coloc, ils commencent à l’savoir que j’suis plus là quand mes yeux se rivent là-dessus. Et qu’il faut avoir le courage ou la folie d’être là pour m’aider à ce que ça passe. Bientôt, bientôt. Mais cette fois, j’ai arrêté avant la fin. Peut-être pour pas haïr l’être humain une bonne fois pour toute. Ou peut-être parce que dans l’fond, égoïstement, j’ai conscience que je suis toute seule pour pleurer et que c’est pas c’que je veux. Bientôt, j’pourrais aller là-bas et être utile. Mais ça a le mérite de rediriger mon attention sur mes bouquins avec un peu plus de détermination.

Du moins jusqu’à ce que la porte d’entrée ne claque violemment et me fasse sursauter. Bo est déjà là ? À son regard, j’sais d’avance que ça sent pas bon. Pas de bol, j’suis pas d’humeur à gérer les siennes, pourtant j’aimerais bien. “T'es toujours pas couchée ?!” Quoique. Vue l’agression directe, j’vais peut-être revoir définitivement ma copie sur ce mec. “Bien sûr que si j’suis déjà endormie. Je ne suis qu’une vision de Dieu qui t’apparaît...” Avec le dessein de te faire chier si tu m’emmerdes. La Loi du Talion, oeil pour oeil, dent pour dent, tout ça. En tout cas, même imbibé comme il semble l’être, il devrait pouvoir reconnaître le sarcasme lacé à ma voix alors que je replonge le nez vers le cours décrivant ce qu’est un lupus érythémateux disséminé. C’est marrant, ça me rappelle quelqu’un. “T'attends l'retour d'Arthur ?” “Et pourquoi j’devrais attendre Sir Arthur ?” Non mais franchement, j’ai une gueule à attendre un mec ? J’ai autre chose à faire. Qu’est-ce qui lui prend à poser des questions aussi connes ?! Ça se voit pas ce que je suis en train de faire pendant que eux se descendent au moins leur poids en alcool ? Malgré moi, je tourne quelques pages plus vivement. L’agacement est semble-t-il communicatif. J’le comprends vraiment plus. Ou peut-être que j’ai jamais la moindre chance de le comprendre. Peut-être bien que y a jamais eu de connexion entre nous. Peut-être que moi aussi j’ai eu une vision divine quand on s’est côtoyés au début à la coloc. Vision qui s’est trouvée finalement être bien merdique, parce qu’on a failli être amis, j’ai failli être tentée de vouloir le connaître plus, mieux, autrement. Bref, on aurait presque vécu un truc. On a juste failli. “T'façon j'crois qu'il va dormir chez Fanny après la soirée.” J’lève la tête vers lui, mes épaules tombent et mes yeux cherchent (malheureusement pour moi) à percer les siens. “Ravie de connaître son planning. J’vois que ton obsession pour ces deux-là s’arrange de jour en jour.” Je soupire en me levant pour aller recharger mon mug. “Va dormir ou fricoter avec la cuvette des toilettes Bo.”, dis-je en passant devant lui. Parce que si ses mots peuvent s’incruster dans mes pensées pour m’énerver, j’sais aussi ce qui lui déplaira quand je m’incruste dans son espace vital pour me stopper une seconde à son niveau. “Tu ressembles à rien dans cet état et on sait tous les deux que t’as besoin de décuver.Ou alors, j’vais finir par te détester comme toi tu me détestes.
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Sam 20 Mai - 11:01

   - Bien sûr que si j’suis déjà endormie. Je ne suis qu’une vision de Dieu qui t’apparaît...
   Je grince des dents. Ça les amuse tous de se foutre de moi avec ça. Dieu, la religion, les prières murmurées avant de manger. Alors je me braque, je lève les yeux au ciel, agacé. Je ne sais plus vraiment comment on en est arrivé là elle et moi. A ne plus se comprendre, à ne presque plus se parler. Et quand on le fait, c'est teinté de sarcasmes et de reproches cachés. Est-ce que tout est de ma faute ? Est-ce que c'est moi qui ai changé et elle, elle s'est seulement adaptée ? Pourtant, une part de moi refuse d'assumer quoi que ce soit. C'est de sa faute à elle. Elle a décidé de changer les règles du jeu en allant se taper Arthur. Arthur, Arthur, Arthur. Y en a que pour lui dans cet appart' de toute façon. Tout le monde l'aime, il s'entend avec tout le monde, filles, garçons, je ne connais pas une personne qui ne l'aime pas. Au final, je me contente de hausser les épaules et d'aller me servir un verre, avant de revenir et de m'installer sur le canapé. Dès que c'est fait, ni une, ni deux, je relance les hostilités. Et elle réagit au quart de tour.
   - Et pourquoi j’devrais attendre Sir Arthur ?
   Pour autant, elle ne m'adresse pas un regard, continuant de tourner les pages de son bouquin. Est-ce qu'elle a vraiment le temps de lire ou est-ce qu'elle fait semblant pour m'éviter ? Et voilà, c'est reparti pour les délires parano. Je souffle, excédé par ma propre personne et ce foutu cerveau pas capable de se contrôler. Encore moins quand de l'alcool vient le noyer.
   - J'sais pas, à toi d'me dire, pourrait y avoir une raison ?
   Allez hop, les deux pieds dans le plat, bien franchement. C'est ridicule. Je suis, ridicule. Mais je ne maitrise rien. La rancœur est là, elle est trop forte ce soir. Et la bière trop vite ingurgitée est venue dissoudre toutes mes barrières mentales. Enfin, presque toutes. Alors les paroles sortent comme ça, sans que je ne puisse les retenir, sans même que je ne les vois venir. A vrai dire, je me surprends moi-même en m'entendant parler. Je la fixe, avec peut-être un peu trop d'intensité. Comme si je venais de la mettre dans une sale d'examen pour lui faire un interrogatoire. Elle et Arthur, c'est pas officiel. Ils n'ont jamais rien dit, pas même à moi. Mais je le sais. Comment ne pas le savoir ? Faudrait être aveugle pour avoir rater ça. Alors je tente. Est-ce qu'elle va continuer à feindre ? Ou est-ce qu'elle va enfin avouer qu'elle a finalement toujours préféré Arthur à moi. Bon sang, je me fatigue. J'ai 5 ans ou quoi ? Je ferme les yeux une seconde. Allez Bo, passe à autre chose maintenant. Mais non, je continue, j'en rajoute une couche. Et je parviens enfin à obtenir toute son attention. Elle relève la tête vers moi et fixe son regard dans le mien. Ça y est, je suis mal à l'aise. Heureusement, l'alcool m'a trop détendu pour que je puisse paraître nerveux. Alors, je reste stoïque et la dévisage sans ciller.
   - Ravie de connaître son planning. J’vois que ton obsession pour ces deux-là s’arrange de jour en jour.
   Quoi ?! J'écarquille les yeux, hébété. Comment ça ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Mon cerveau s'active et mouline autant qu'il peut, cherchant à décortiquer sa phrase. Est-ce qu'elle a remarqué que y avait un truc bizarre avec Fanny et moi ces derniers temps ? Elle croit que Fanny m'obsède ? Qu'il se passe un truc ? Que Fanny et moi on couche dans le dos d'Arthur ? Oh mon dieu, oh mon dieu. Est-ce qu'elle l'a dit à Arthur déjà ? J'ai le cerveau qui grille et le cœur qui fond. Il fait chaud ou c'est moi ? J'ai l'épiderme qui brûle et le sang en ébullition. Et puis, soudain. Non. Arthur ne croirait jamais que j'ai couché avec Fanny. Parce qu'il ne croirait jamais que j'ai couché avec quelqu'un. D'ailleurs, je doute fortement que Nur m'en croit capable également. Bon, ça va. Peut-être. Je n'suis pas sûr. Je déglutis et une fois calmé, j'essaye de comprendre.
   - J'suis pas obsédé par eux.
   Bon, ça ressemble plus à une tentative de défense qu'à un pas vers la déduction de ses insinuations. Tant pis, j'ai pas la force d'insister en fait. J'ai l'estomac en vrac et la bière qui remonte. Je ne suis vraiment pas bien. Je termine mon verre d'eau et pose une main sur mon ventre en grimaçant. Sans déconner, il fait vraiment, vraiment chaud là. Elle s'active autour de moi et je peine à suivre ses mouvements. Je reste léthargique sur le canapé, sans plus bouger d'un millimètre.
   - Va dormir ou fricoter avec la cuvette des toilettes Bo.
   Je grimace et répète en silence ce qu'elle vient de dire, en secouant légèrement la tête, comme un gosse contrarié. Mais je ne bouge pas pour autant, pas très enclin à coopérer. En fait, c'est con, mais j'ai comme l'envie de faire exactement tout l'inverse de ce qu'elle attend de moi. Au moins, ça lui donnera une vraie bonne raison de préférer "Sir Arthur".
   - Tu ressembles à rien dans cet état et on sait tous les deux que t’as besoin de décuver.
   Je soupire bruyamment, excédé par ses remontrances. Peut-être vexé, aussi. Alors comme ça je ne ressemble à rien ? C'est pour ça qu'elle préfère Arthur alors ? Je me braque, boudeur, grognon.
   - Lâche-mooooi Nur. De toute façon, si j'bouge, je vomis. Alors fous moi la paix, j'suis bien ici.
   Non c'est faux, je suis ultra mal. Mais c'est la vérité, je crains qu'en me levant, je ne produise une catastrophe et j'aimerais autant éviter ça. Et franchement, je me doute qu'elle veuille assister à ce désastre elle aussi. Je reviens boire dans mon verre, sans même réaliser qu'il est déjà vide et que j'avale bêtement de l'air. Je fronce les sourcils, le front commencé à perler et je me remets à râler.
   - Mais il fait chaaaud. Ouvre la fenêtre s'te plait.
   Sans déconner, j'ai l'impression d'être dans un four. Bon, la veste que je porte ne dois pas aider en fait. Mais j'ai presque oublié que je la portais en réalité. Je ferme les yeux un instant, manquant de m'assoupir. Finalement, je remue un peu et, le cerveau encore brumeux, je repense à sa remarque de tout à l'heure. Sur ma soit disant obsession pour Arthur et Fanny. J'oublie que le temps a passé depuis et qu'on a déjà parlé d'autres choses, faut dire que j'ai du mal à faire toutes les connexions. Et, tout en rouvrant les yeux, je pose un regard assez vitreux sur elle avant de lâcher.
   - C'toi qu'est obsédée par Arthur.
   Je m'enfonce. Je m'enfonce tellement et je ne m'en rend pas compte. Peut-être un peu. Mais pas suffisamment pour m'arrêter. Tout ce que je sais, c'est que j'ai envie de bien lui faire sentir que ça me saoule tout ça. Elle et Arthur. Ici. Sous mon nez. Qu'ils aillent au diable, tous les deux.
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Lun 22 Mai - 12:33


J'sais pas, à toi d'me dire, pourrait y avoir une raison ?” Ah. Y a un frisson qui dévale mon dos. Une sensation qui buzz dans mon ventre, titillant cette demi-vérité. Sauf qu’on n’attend pas quelqu’un comme Arthur. Arthur, il vous tombe dessus avant que vous ayez compris ce qui vous arrive. Mais non, je ne l’attends pas comme il peut le croire. D’où ça lui vient ce genre de conneries ? Il est clair qu’il est excédé et qu’il essaye -pour une obscure raison- de me contaminer, je peux vous dire que ça fonctionne. “J'suis pas obsédé par eux.” Je ne dis rien, mais ça me brûle la langue. C’est ça. Alors pourquoi tu ne parles que d’eux ? Arrête de faire l’autruche, Bo. C’est vrai qu’on n’est pas les plus matures de l’immeuble, mais parfois, il devrait décrocher la palme. C’est qu’un gamin putain. On est que des gamins. Pourtant, je le vois bien quand mes mots le percutent un peu trop, qu’il se renfrogne et se referme. Il est compliqué. Dans sa tête, ça doit ressembler à un mélange de sac de noeuds et de labyrinthe. “Lâche-mooooi Nur. De toute façon, si j'bouge, je vomis. Alors fous moi la paix, j'suis bien ici.” Il ne sait pas mentir, Bo. C’est pas Jemina. C’est pour ça que je sais qu’il ne va pas bien. C’est pour ça que je sais aussi qu’il me déteste vraiment. Que c’est pas juste l’alcool. Le rejet, il est réel. “Mais il fait chaaaud. Ouvre la fenêtre s'te plait.” Mes mains se lèvent, prennent la forme de sa petite tête et se crispent en l’air pour mimer que j’aimerais bien la lui exploser. C’qu’il est chiant ! Un coup c’est oui, un coup c’est non. Laisse-moi mais rends-moi service. Bordel ! J’fais volte-face vivement et vais la lui ouvrir sa putain de fenêtre. Je finis ma course dans la cuisine. Les gestes brusques, qui claquent. Je m’affaire jusque dans la salle de bain, hors de son champ d’attaque. Il se tait enfin et ce manège me permet de redescendre un peu en pression quand je reviens à la cuisine. Le thé pour moi. Un autre verre d’eau fraîche pour lui... que je laisse sur la table basse alors que je viens me poser sur le canapé, pas très loin de lui. J’ai un drôle de ressenti de savoir que ça va le déranger mais qu’en même temps, moi, ça ne me dérange pas. Mes yeux s’agrippent à sa silhouette... Il n’y a que quand il est assoupi qu’il est mignon. Quand il ne dit rien quoi. Je réprime un sourire en me pincant les lèvres. Il donne vraiment l’impression d’avoir besoin d’attention. Ce petit côté fragile qu’il faudrait chouchouter si il ne voulait pas se la jouer et prétendre d’être un autre le reste du temps. Y a ce petit sentiment qui fond dans mon ventre, me rappelant que c’est pour cette tête-là que j’ai eu un crush au tout début. Ma main s’approche de son visage pour lui déposer un gant humide sur le front que je suis allée lui chercher un gant humide que je lui pose sur le front. Ça a le mérite de lui faire ouvrir les yeux. Damn those eyes.
C'toi qu'est obsédée par Arthur.Damn mouth ! J’écarquille les yeux et me redresse brutalement en me crispant de colère. “Rhaa mais qu’est-ce que t’as avec Arthur ?! C’est pas l’roi du monde. Il n’est pas là, oublie-le un peu ! Et quand bien même ! Si j’étais vraiment obsédée par lui, qu’est-ce que ça peut te faire ?!” C’est toi qui m’a refoulé en premier, ou c’était tes putain de distance à la con ?! J’sais plus. Mais c’est lui qui s’est éloigné avant même que je puisse m’approcher. Alors qu’est-ce qu’il me veut à la fin ?! Est-ce qu’il me reproche vraiment d’être pote avec Arthur ?! Qu’est-ce qu’il imagine de tordu dans sa p’tite tête ?!
Cette situation est vraiment merdique et injuste. Un peu plus que d’habitude en tout cas. Lui, il ne se rappellera de rien demain, mais moi oui. Il est impitoyable parfois. Ou surtout avec moi ? J’sais pas ce que je lui ai fait mais apparemment, c’est moi la méchante, c’est de ma faute. C’est ça ouais. Et puis quoi encore ?! Je ne suis pas une sorte de fléau ou la raison de tous tes maux. “Vas-y, crache le morceau. Puisque t’as un truc à m’dire.” Les yeux colère se rivent à lui pour le foudroyer, le défier de me planter un couteau dans l’coeur. Vas-y Bo, ça te démange de me blesser pas vrai ?
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Jeu 25 Mai - 10:03

   La fenêtre ouverte, l'air frais qui vient m'apaiser et le silence de Nur qui semble refuser de rentrer dans mes provocations puériles, ça me berce et je m'endors à moitié. Il aurait sûrement été préférable que je reste dans cet état vaseux, à comater sans dire un mot. Ouais, sûrement. Mais je sens le canapé qui s'affaisse non loin de moi et rien que ça, ça me ramène déjà un peu vers la réalité. Encore plus lorsque je sens une fraicheur jouissive envahir mon front. Je rouvre les yeux et mets quelques secondes avant de comprendre que c'est un gant que Nur vient de me poser dessus. Bon sang, ce que ça fait du bien. Je souris à moitié. Je pourrais la remercier, avoir un mot gentil pour elle. Mais non. Tout ce qui sort, c'est une énième attaque acerbe. Faut croire que j'ai vraiment besoin de régler mes comptes ce soir. Et la réaction de la brune ne se fait pas attendre. Elle éclate, visiblement excédée par tout ce qui sort de ma bouche.
   — Rhaa mais qu’est-ce que t’as avec Arthur ?! C’est pas l’roi du monde. Il n’est pas là, oublie-le un peu ! Et quand bien même ! Si j’étais vraiment obsédée par lui, qu’est-ce que ça peut te faire ?!
   Je la fusille du regard et détourne la tête, boudeur, silencieux. Qu'est-ce que je dois comprendre ? Qu'elle est donc réellement obsédée par lui, c'est ça ? Ça ne m'étonnerais même pas. Et cette idée me fait un mal de chien. Une douleur vivace, qui m'énerve et qui vient titiller ma patience et mes nerfs. Je serre les dents et ravale tout ce qui me travaille depuis bien trop longtemps. Mais l'alcool n'aide pas et les émotions filtrent à travers le mur que j'essaye de bâtir maladroitement entre elle et moi. Je croise les bras, comme pour m'aider à mieux tenir le coup, à avoir un peu plus de consistance. Ne répond pas Bo, ne répond surtout pas. Mais mon esprit embrumé n'est pas vraiment de cet avis. Il hurle, il cogne, désireux de révéler cette vérité que je tais depuis le jour où je l'ai rencontrée.
   — Vas-y, crache le morceau. Puisque t’as un truc à m’dire.
   Très bien, elle a gagné. Je décroise les bras et me redresse un peu, me décollant le dos du fond du canapé. Les yeux pleins de colère, les traits tirés par la frustration et une jalousie plus qu'évidente. L'alcool qui soulève les dernières barrières que j'essaye de m'imposer et les paroles qui commencent à fuser.
   — Tu couches avec Arthur !
   Ce n'est même pas une question. Je l'affirme, haut et fort, terriblement convaincu de ce que j'avance. Et je ne m'arrête pas là.
   — Tu crois que j'suis aveugle ? Que j'vois pas ce qu'il se passe hein ?!
   Et je hurle presque, la voix qui déraille à cause de tout ce que ça provoque chez moi. Je finis par me lever brutalement faisant au passage tomber le gant à mes pieds, prêt à en découvre avec elle. A tout balancer, au moins, les choses seront dites comme ça.
   — Et le pire c'est que j'peux même pas t'en vouloir parce que..
   Parce que moi je pourrais jamais t'offrir ce qu'il a à te donner. Moi je pourrais jamais te prendre dans mes bras et t'embrasser. Je ne pourrais jamais dormir avec toi et te prendre la main dans la rue. Moi je ne ferais que compliquer ta vie et la rendre infernale, insupportable. Ouais, c'est ce que j'aurais aimé lui dire, si je n'avais pas eu une violente remontée dans la gorge dû à mon levé trop rapide. Je pâlis et me fige, devenant subitement tout flagada.
   — Oh.
   Que je lâche faiblement, en comprenant ce qui est sur le point d'arriver. Je fais brusquement demi-tour pour courir en direction des toilettes mais je n'en ai pas le temps. Je me fais interrompre en plein milieu du couloir et me retrouve plié en deux pour déverser sur le sol le trop plein de bières ingurgitées. Fait chier. Je pose une main sur le mur pour garder mon équilibre pendant que je vide mon estomac. J'ai envie de crever de honte maintenant. Quand ça s'arrête enfin j'observe le désastre avant de finalement me laisser tomber par terre, appuyant mon dos contre le mur. J'suis fatigué putain. Au pire, je vais dormir là et je m'occuperai de tout ça demain matin. Enfin, c'était sans compter sur la silhouette de Nur qui se dessine dans le couloir.
   — Rah merde putain...
   J'suis vraiment bourré pour enchainer deux mots que je n'utilise jamais. Je laisse tomber ma tête en arrière, heurtant le mur au passage (aïe), dépité. Je ne sais pas ce qui est le pire ce soir. Ma cuite (avec 3 bières, faut le préciser quand même), ou mon humiliation ?
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Mar 6 Juin - 18:34


Si il avait pu s’enfoncer un peu plus dans le canapé, un peu plus loin de moi, il l’aurait probablement fait. Il est tellement expressif quand il s’y met qu’on pourrait se prendre une gifle rien qu’en croisant ses yeux. Mais j’avoue ne jamais avoir vu pareilles expressions sur lui. Il me fait presque reculer. “Tu couches avec Arthur !” Ça claque et siffle dans l’air. Abasourdie, il faut quelques secondes à mon cerveau pour transformer ses mots en information logique. “Qu-” Bien sûr que je m’apprêtais à réfuter, mais il ne m’en laisse pas le temps. “Tu crois que j'suis aveugle ? Que j'vois pas ce qu'il se passe hein ?!” Il hurle et sa voix se fait timbale entre mes oreilles. Il est sérieux ? Je suis malheureusement parfaitement sobre pour interpréter la trahison qui griffe ses mots. Ça me bouscule au point de pousser mon corps à se lever lui aussi... un mimétisme dans l’emportement pour le contrer ? “Non mais ça va pas ?! Tu racontes n’importe qu-” “Et le pire c'est que j'peux même pas t'en vouloir parce que..” Putain mais laisse-moi en placer une ! J’comprends plus rien. Qu’est-ce qu’il raconte ?! Surtout avec la façon dont il le dit. Surtout avec cette dernière phrase avortée par ce visage livide qui se décompose sous mes yeux. Une exclamation, puis une fuite vers la salle de bain plus tard, il me laisse sur le carreau avec un milliard de questions, un milliard de choses à rétorquer, à délier. Je ne sais même pas par où commencer tellement il vient de me foutre les nerfs en pelote. Comme si il avait un don pour m’embrouiller. Ils font la paire avec Arthur. Signe de prise de tête, mes mains filent dans mes cheveux et je souffle en relâchant la masse brune. Lave en fusion dans les veines, une boule de colère palpitant dans la jugulaire, j’ai soudain l’énergie d’aller le clarifier les choses et obtenir des réponses. Mais mon élan est tranché quand j’entends sa résistance à l’alcool se rompre dans le couloir. Et mes entrailles trébuchent en le voyant échoué au sol, à nouveau affaibli. À croire que l’alcool associé à notre échange n’était décidément pas une bonne combinaison pour lui. Dis-le tout de suite si je te fais l’effet d’un virus.Rah merde putain...” À qui le dis-tu. J’ai fait demi-tour pour récupérer le verre d’eau qu’il n’a pas pris la peine de boire, mais pas seulement. En revenant vers lui, si le fait de se vider a remis un peu de jugeote et d’instinct dans son corps, j’espère bien qu’il la sent l’hostilité que j’ai à son égard. Pourtant, mes gestes peuvent montrer le contraire quand je lui colle du sopalin humide dans la main pour qu’il s’essuie la bouche. “Tu ne risques pas de me prendre pour ton infirmière personnelle vu combien je te dégoute. C’est déjà ça, pas vrai ?” Cynisme ferme et implacable. Les mouvements sont vifs quand je l’oblige à boire et à avaler un cachet. Je m’impose et je vais continuer à le faire. Et je vais même en profiter. À lui de ne pas avoir son mot à dire. À lui de devoir éponger. Même si il ne se rappellera peut-être de rien demain. “Pour ton information, je ne couche pas avec Arthur. Crois-le ou non, c’est ton problème.”, que je dis sèchement en l’attrapant par le bras pour le relever comme je peux. “Mais oui, il m’a montré clairement qu’il en avait envie. Oui, c’est réciproque. Mais comme tu l’as dit : il a Fanny.” Et je continue sur le même ton, dessinant les contours d’une colère trop froide pour moi alors que je l’entraîne difficilement dans sa chambre, ne lui laissant pas le choix. Pas le choix que d’écouter ce que j’ai à dire comme lui m’a obligé. Pas le choix que de faire avec le contact de ma peau qui l'insupporte. Pas le choix que de faire avec moi tout simplement. “Puisqu’elle me prend pour une pute, finalement ça fait sens que toi aussi tu penses ça.” C’est lâché en même temps que lui sur le lit. Je le darde en essayant très certainement de le foudroyer, de le transpercer, je ne sais pas, de lui enfoncer quelque chose... dans le coeur peut-être. “Mais je confirme. Tu n’as pas à m’en vouloir. Tu n’as pas le droit.” Aucun même. “Parce que je ne représente rien pour toi, tu me l’as fait comprendre.” Je m’attarde une seconde de plus dans ses yeux pour lui faire comprendre que si il me blesse, je le blesserais aussi. Que la culpabilité, on va la partager plus qu’il ne le faut si il continue à dérailler et déblatérer des conneries. Moi aussi je t’en veux Bo.
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Dim 11 Juin - 12:22

   Elle essaye de protester mais je ne lui laisse pas le temps d'en placer une. Parce que je ne veux rien entendre, convaincu que ce ne seront que des mensonges. Parce qu'elle n'assume pas, parce qu'ils veulent garder ça secret, ou un truc de ce genre-là. Et ça me met encore plus en colère. Je me sens mis à l'écart, oublié, à la traine. Comme si j'étais de trop. Comme si je gênais, alors que, bon sang. C'était moi le premier. C'est de moi dont elle a été proche d'abord. Pas d'Arthur, pas de Rhoan. De moi. Et j'ai du mal à comprendre comment les choses ont pu changer à ce point. A quel moment j'ai perdu le contrôle de la situation ? A quel moment elle a jugé Arthur plus intéressant que moi ? Peut-être que c'est de ma faute, peut-être que je nous ai cru proches alors que non. Peut-être qu'elle ne riait pas tant que ça à mes pitreries. Peut-être qu'elle ne me racontait pas tant de choses que ça, lorsqu'on se retrouvait que tous les deux à l'appartement. Peut-être que j'ai vu de la proximité là où elle ne voyait qu'une simple relation cordiale entre deux colocataires. Heureusement (façon de parler), mon corps qui réagit au trop plein d'alcool me tire de mes pensées désagréables et met un terme à ce défilement de peut-être. Et quelques instants plus tard, je me retrouve le cul par terre dans le couloir après avoir recraché mon excès de la soirée. Je le sais pourtant que l'alcool et toutes ces choses ce n'est pas pour moi. Mais Arthur trouve toujours le moyen de me faire céder d'une façon ou d'une autre. Ce mec est maléfique. Un soupir plus tard et c'est Nur qui se dresse devant moi, sopalin et verre d'eau en mains. Elle me tend le premier pour m'inciter à m'essuyer et je ne réalise pas vraiment l'humiliation que je suis en train de vivre (c'est sûrement mieux comme ça). Je m'exécute mollement, sans grand entrain, en échappant encore quelques soupirs plaintifs (ma spécialité).
   — Tu ne risques pas de me prendre pour ton infirmière personnelle vu combien je te dégoute. C’est déjà ça, pas vrai ?
   J'échappe un léger rire, les yeux mi-clos et le crâne posé contre le mur. Un sourire blasé et amer sur les lèvres, j'essaye de la regarder mais j'ai du mal à capter mon environnement. L'alcool et le sommeil venant me brouiller un peu la vue.
   — Ouais c'est ça, t'as raison.
   Que je marmonne, un peu aigri. Au fond, c'est peut-être mieux qu'elle croit ça. Au moins, elle ne posera pas de questions, au moins elle ne cherchera pas à savoir. Et je n'aurais pas à lui expliquer la situation nulle à chier dans laquelle je suis. Cette envie d'être proche d'elle sans le pouvoir, et sans vraiment avoir le droit de le vouloir. A moins que je ne décide de l'épouser rapidement, mais je n'ai pas encore ajouté l'option mariage à mes projets d'avenir. J'avale le cachet, non sans rouspéter encore un peu (pour la forme).
   — Pour ton information, je ne couche pas avec Arthur. Crois-le ou non, c’est ton problème.
   — Ben j'te crois pas.
   Que je grommèle du tac au tac en rouvrant un peu plus les yeux, l'alcool régurgité me permettant de retrouver un petit peu plus d'esprit. Évidemment que je ne la crois pas. Je suis trop convaincu de ce que je crois voir, de ce que je crois comprendre. Elle m'attrape le bras au passage et ma réaction ne se fait pas attendre. J'essaye de me libérer de son emprise en protestant vivement. Et si d'ordinaire j'ai l'avantage physique, dans mon état actuel : clairement pas. J'ai la même force qu'une poupée de chiffons et ça me fait enrager.
   — Mais oui, il m’a montré clairement qu’il en avait envie. Oui, c’est réciproque. Mais comme tu l’as dit : il a Fanny.
   Et subitement, je m'immobilise. Mon regard qui se lève sur elle, mes émotions au bord des lèvres et mon regard bien trop expressif. La déception évidente. La blessure qui vient écorcher un truc dans ma poitrine. C'est stupide, parce que j'étais déjà convaincu qu'ils couchaient ensemble. Mais entendre ces mots-là de sa bouche, ça fait mal. Et cette sensation de rejet que je ressens depuis quelques temps vient de tripler, me nouant la gorge. Je baisse les yeux et me relève sous son impulsion, sans plus omettre de résistance. Au final, ses paroles sont bien plus insupportables que ses mains sur mon bras. Je ne dis plus rien, le bec cloué, peiné, frustré. Je la suis péniblement, mes jambes ayant du mal à suivre le rythme, mon équilibre approximatif n'aidant pas non plus. Mon regard finit par se fixer sur ses mains sur moi et je voudrais pouvoir les faire fondre juste avec mes yeux. Comme Superman et ses rayons laser. Je voudrais qu'elle me lâche, qu'elle se tire rejoindre Arthur et qu'elle m'oublie. Qu'ils m'oublient. Qu'ils aillent s'envoyer en l'air loin d'ici. Loin de moi.
   — Puisqu’elle me prend pour une pute, finalement ça fait sens que toi aussi tu penses ça.
   — Une pute et une pouffiasse aussi. Enfin, c'est c'qu'elle m'a dit.
   Que je lâche, un peu cynique, avant d'atterrir sur le lit, enfin libéré de son contact qui commençait à me nécroser le cœur. Et c'est ridicule, parce que je me doute que ça ne l'atteindra pas de savoir que Fanny la traite de pouffiasse aussi. Mais c'est la vérité. C'est ce qu'elle me répète sans cesse lorsqu'on discute de la coloc, dans nos (trop) nombreuses discussions des dernières semaines. Ces foutues conversations dont elle est à l'origine et qui me font flipper, parce que j'ai peur de comprendre ce qu'il y a derrière. En tout cas, je ne cherche pas à la contredire, à lui dire que je ne la considère pas comme une pute. Pourtant, je ne la considère pas de la sorte. La vérité c'est que je ne pense même pas à Fanny dans l'histoire. Je ne pense qu'à moi, comme toujours. De toute façon, Fanny est déjà tellement cocue qu'une de plus ou une de moins, qu'est-ce que ça changerait ?
   — Mais je confirme. Tu n’as pas à m’en vouloir. Tu n’as pas le droit.
   Ouais merci, j'ai compris.
   — Parce que je ne représente rien pour toi, tu me l’as fait comprendre.
   Je tique un peu et me redresse, à la recherche de son regard. Lorsque nos prunelles se croisent je demeure silencieux encore quelques secondes avant de me mettre à rire. Un truc nerveux et acide. Je me laisse retomber en arrière tout en continuant de rire sans force.
   — T'as bien fait d'pas te lancer dans des études de psycho toi, t'aurais été super nulle.
   Je passe mes mains sur mon visage et mon rire s'éteint progressivement. Je finis par laisser retomber mes bras le long de mon corps, le regard vissé au plafond. Je secoue lentement la tête de gauche à droite, dépité.
   — Et pis t'es mal placée pour parler j'te signal, madame "finalement je préfère Arthur."
   Mes doigts qui s'agitent pour former les guillemets afin d'appuyer mes propos. Ma voix teintée de reproches. Je finis par me redresser, me remettant en position assise, les jambes en tailleur. Et je la fixe, en colère, les sourcils froncés, avec la furieuse envie d'en découdre avec elle.
   — Vas y explique moi ! C'est quoi ? Il est plus marrant qu'moi ? Plus intéressant ? Plus intelligent ? Plus beau peut-être ?
   Pour l'intelligence, je dis pas. Mais pour le reste, je ne me suis jamais senti inférieur à lui. Jusqu'à cet instant. Merci d'insinuer le doute en moi Nur, vraiment, merci. Je me penche légèrement en avant, de plus en plus en colère, frôlant presque l'indignation et je surenchéris.
   — Ou c'est juste parce qu'avec lui au moins t'es sûre de pouvoir t'payer du bon temps ?!
   Parce qu'au final, s'il y a bien quelque chose qu'Arthur peut lui offrir et pas moi, c'est bien ça. Les contacts physiques, les baisers, les nuits ensemble. Et l'idée de me faire si sévèrement recaler à cause de ça réveille un sentiment d'injustice cuisant. Et ça me révolte, ça me met dans un état de fureur sans pareille. Le visage rougit par l'émotion, par la colère. Je voudrais juste qu'elle avoue, qu'elle assume. Même si ça fait mal, même si c'est déprimant et décevant venant d'elle. Tant pis, je veux juste savoir. Être fixé. Pour de bon.
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Dim 16 Juil - 19:12


Au moins avec l’alcool dans l’sang, Bo est plus honnête. Il a toujours été aussi amer, si cynique ? Le moindre de ses mots ressemblent à une flèche empoisonnée. Il ne me croit pas et il y a comme une fleur fanée dans ma gorge. Empêchant les mots de sortir et l’air d’y rentrer. Et le pire, c’est que même dans son état, il continue à me rejeter quand j’essaye de le relever. Sauf que non. À l’hôpital, on apprend vite à gérer les patients récalcitrants. Les infirmières rigolent encore de m’avoir vu plaquer un mec de trois fois ma carrure. L’adrénaline jouait clairement son rôle, mais bref. J’ai senti un abandon de ses forces contre la mienne, juste un instant. Mais mettre des mots plus précis sur ce qui se passe entre Arthur et moi est assez nouveau, alors je n’y prête pas attention. Peut-être que je ne veux pas voir les conséquences parce qu’on est que des gosses jouant encore avec nos responsabilités. La preuve. Il n’était pas obligée de préciser que Fanny me donnait d’autres charmants surnoms. Je soupire, plus blasée qu’exaspérée en le laissant sur son lit, renforçant petit à petit le mur qu’il a pris tant de soin à construire entre nous. Les tangos, ça se danse à deux, pas vrai ? Comme les remarques froides et acerbes qu’on se lance de temps à autres, à croire que ce sont des bouées de sauvetage.

T'as bien fait d'pas te lancer dans des études de psycho toi, t'aurais été super nulle.
Regard noir balancé sur ma cible alors que son rire dissonant m’a filé des frissons. De culpabilité si je menais effectivement une introspection. Mais pas de bol, on semble tous les deux d’accord sur mon inaptitude à faire ce genre de travail. J’en parlerais peut-être à Valerian. Ou pas. Je serre de plus en plus les dents pour ne pas céder au magma qui ronge mes veines à mesure que Bo semble reprendre ses esprits, ou du moins à mesure qu’il retrouve sa langue acérée. “Et pis t'es mal placée pour parler j'te signale, madame "finalement je préfère Arthur."” Je me fige sous le coup de poignard qu’il vient savamment de planter entre mes poumons, probablement trop abasourdie et ahurie pour rétorquer immédiatement, ce qui lui donne toutes les occasions du monde pour enchaîner avec mon procès. “Vas y explique moi ! C'est quoi ? Il est plus marrant qu'moi ? Plus intéressant ? Plus intelligent ? Plus beau peut-être ?” J’ai pas bougé d’un pouce depuis que mes pupilles sont tombées dans les siennes. J’y vois la rancoeur et le ressentiment lacés à ses mots au lieu d’y voir des doutes et un manque de confiance menant à cette fausse lucidité. Y a cette image de Bo solide comme un roc sur lequel je viens de m’écorcher, parce qu’il y a bien quelque chose qui saigne, quelque part en moi. Et ça pèse le poids d’un monde qui s’écroule devant l’absurdité à laquelle il croit. “Ou c'est juste parce qu'avec lui au moins t'es sûre de pouvoir t'payer du bon temps ?!
Et y a le bruit aigu d’une explosion mise en sourdine un peu plus loin. Ça bourdonne à mes oreilles, l’esprit sonné par la déflagration. C’est moi d’ordinaire qui explose et eux qui subissent. Il me faut quelques secondes de plus pour comprendre qu’il le pensait vraiment, qu’il est d’accord avec Fanny. Des secondes qui semblent s’étirer comme du miel accroché à une cuillère et que j’étire de façon interminable pour tenter de regagner mon sang-froid.

En vain.
Tu m’as jamais rien dit ! T’as arrêté de me parler Bo ! Alors quoi ?! Juste parce que j’ai fait connaissances avec Arthur et qu’on s’entend bien ? Peut-être trop ? T’as quel âge putain ?! C’est pas un concours bordel ! C’est pas comme si vous êtiez des jouets et que j’allais avoir mon chouchou pendant cinq mois et, quand je m’en lasse, j’passe à un autre.” Le miel qui se change en cailloux. Un rythme staccato qui escalade et fuse en peine mitraillée. J’détourne pas le regard qui se fait plomb ou peut-être bien goudron sur sa silhouette, mais j’dois retenir la mienne pour pas l’égorger. “J’te signale que ce n’est pas parce que t’essaye de le suivre, de faire comme lui que je vais vous comparer. J’peux pas faire ça. Vous êtes différents et c’est très bien comme ça. J’vous adore comme vous êtes. On vous adore tous comme vous êtes !” Et c’est dingue que j’sois obligée de lui dire. C’est incompréhensible. Ce mec m’fout des noeuds au cerveau. Mais puisque c’est l’heure du “on s’balance nos reproches à la figure” et bien allons-y.
Mais tu sais, peut-être que si tu m’avais laissé vraiment t’approcher, j’serais venue à toi, plus que ce je ne l’étais. J’en ai eu terriblement envie. Mais ouais en fait, j’suis qu’une égoïste comme Arthur. C’est certainement pour ça qu’on s’entend bien. J’ai besoin d’attention. J’ai besoin de contact, de… de rapprochement ou de connexion, et c’est pas forcément littéral ce que je veux dire par là. C’est juste que si tu me mets de côté comme tu l’as fait : j’dépéris. J’risque de crever de solitude. Mais au moins j’assume vouloir être proche des gens et j’fous pas des barrières, j’prends pas mes distances du jour au lendemain.
Immaturité quand tu nous tiens. C’est vrai qu’il s’est refermé comme une huître, mais c’est aussi vrai que j’ai passé plus de temps avec Arthur. Oui peut-être bien parce que c’était plus simple et qu’il était moins frileux que Bo à ma présence. Peut-être que finalement, on ne s’est pas compris parce qu’on a arrêté de se parler. Peut-être bien qu’il y a torts partagés. Mais ça semble trop tard pour faire marche arrière et on a surtout trop de fierté pour le faire. “Ou alors ce n’est que le reflet du comportement de l’autre. Mais je n’ai pas peur. Pas de tout ça en tout cas.”, que j’ajoute avec la volonté enfoncée dans mes iris de lui montrer que je sais qu’il flippe. Son problème, il n’est pas juste physique ou juste avec les nanas, ça va bien plus loin. J’suis peut-être pas destinée à être psy, mais lui il a certainement besoin d’en voir un. “Tu comprends rien, tu m’comprends pas. Non. En fait, tu veux même pas m’comprendre. Continue de croire ce que tu veux, fais-toi tes films comme d’hab. T’as déjà toutes les réponses de toute façon et tes opinions sont bien ficelées. Alors à quoi ça sert tout ça ?!” Après l’avoir pointé du doigt comme si je lui jetais des couteaux, y a un faible hoquet de tristesse qui vient de ricocher sur ma dernière phrase. Une alerte pinçant mes poumons en manque d’oxygène comme la corde d’un violoncelle. C’est pas c’que j’voulais dire. Mais j’l’ai dit et la colère qui roule dans mon sang continue de m’entraîner. “Mets-toi bien dans l’crâne que j’ai pas besoin d’Arthur ou de toi pour me payer du bon temps comme tu dis ! Parce que c’est vrai que mes aspirations dans la vie se résument à jouir au moins tous les deux jours. Ça doit être ça, t’as raison !” Une pute et une poufiasse hein. Ouais bah ouais, c’est ça. Pas de problème, j’vais assumer à partir de maintenant. J’me redresse vivement, le souffle chaud et le visage figé dans une expression indéfinissable, les émotions trop chahutées par les remous qu’il a provoqués. Entre peine reniée, la fureur embrasée et toutes ces choses avortées… “Donc j’t’emmerde et va te faire foutre Bo ! Reste paralyser avec tes frustrations et n’avance surtout pas vers les autres que tu juges sans cesse. Reste dans ton coin et un jour, t’auras peut-être ce que tu veux vraiment !” C’est sifflé alors que je me détourne violemment pour sortir de cette maudite chambre. Pour pas en dire plus. Pour pas qu’il voit l’émotion prête à grignoter et tracer son sillon sur le sable de mes joues, parce que même si je suis capable de feindre que tout est de sa faute, lui faire croire que je m’en fous de lui et de notre relation, ça sera plus compliqué. Mais de toute façon il m’emmerde vraiment, ça y a pas de doute. Ils m’emmerdent tous autant qu’ils sont !
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MessageSujet: Re: conversation alcoolisée = mauvaise idée. (nuro)   Lun 14 Aoû - 21:35

   Il aurait probablement mieux valu qu'elle ne réponde jamais rien. Qu'elle enfouisse toute sa haine à mon égard et la garde soigneusement pour elle. Qu'elle continue de m'ignorer, de ne pas me parler, comme elle a si bien su le faire ces derniers mois. Oui, ça aurait été beaucoup mieux ainsi. Mais il y a des choses sur lesquelles on n'a malheureusement aucun contrôle. Le regard de Nur se transforme, sa bouche s'ouvre et je sais, à cet instant, qu'elle va creuser ma tombe, m'y jeter dedans et me recouvrir de terre. Sûrement me refiler quelques coups de pelle au passage, juste pour être sûre que je ne me relèverai pas.
   — Tu m’as jamais rien dit ! T’as arrêté de me parler Bo ! Alors quoi ?! Juste parce que j’ai fait connaissances avec Arthur et qu’on s’entend bien ? Peut-être trop ? T’as quel âge putain ?! C’est pas un concours bordel ! C’est pas comme si vous êtiez des jouets et que j’allais avoir mon chouchou pendant cinq mois et, quand je m’en lasse, j’passe à un autre.
   Ça raisonne, ça tangue et ça s'écrase contre les parois de mon crâne. Ses mots qui font écho dans ma tête, qui réveillent la tempête, déchainent la houle, alimentent cette colère absurde qui m'anime.
   Peut-être trop ?
   Qu'elle a dit. Et ça s'imprime définitivement quelque part en moi. Avec un arrière goût de cendres. Je réagis pourtant au quart de tour, rebondissant sur ses propres mots, me faisant aigris, plus que jamais. Haineux, même.
   — C'est pourtant l'impression que ça donne.
   Ouais, j'ai été son chouchou pendant quelques temps. Jusqu'à ce qu'elle se lasse. Jusqu'à ce qu'elle en trouve un autre, plus vivant, plus marrant, plus facile. J'ai bien retenu la leçon, t'en fais pas Nur. J'ai bien compris. Mon tour est passé, j'me suis fait salement nexté, y a plus de retour possible.
   — J’te signale que ce n’est pas parce que t’essaye de le suivre, de faire comme lui que je vais vous comparer. J’peux pas faire ça. Vous êtes différents et c’est très bien comme ça. J’vous adore comme vous êtes. On vous adore tous comme vous êtes !
   Et là, y a comme un truc qui se fissure en moi. Mais qui n'a rien à voir avec elle. C'est mon égo qui vient de s'ébrécher violemment, sous ses paroles dérangeantes. Je fronce les sourcils et la toise sans plus vraiment la voir. Terriblement contrarié. Je n'essaye pas d'être comme Arthur, ni de le suivre, ou quoi que ce soit de ce genre-là. Je n'ai pas envie d'être lui, de vivre dans le péché, de faire toutes les pires choses à faire. Je suis moi, il est lui, et on est étrangement compatibles. C'est comme ça. On se suit partout, on partage (presque) tout. On a toujours fonctionné comme ça. Mais aucun n'a jamais désiré devenir l'autre, à aucun prix. Alors, ça sort d'où ça encore ? Et je voudrais rétorquer quelque chose, me défendre, lui dire qu'elle est à côté de la plaque (encore, décidément). Mais elle ne m'en laisse pas le temps. Je peux à peine me redresser et ouvrir la bouche que déjà, elle surenchérit. Coup d'pelle.
   — Mais tu sais, peut-être que si tu m’avais laissé vraiment t’approcher, j’serais venue à toi, plus que ce je ne l’étais. J’en ai eu terriblement envie. Mais ouais en fait, j’suis qu’une égoïste comme Arthur. C’est certainement pour ça qu’on s’entend bien. J’ai besoin d’attention. J’ai besoin de contact, de… de rapprochement ou de connexion, et c’est pas forcément littéral ce que je veux dire par là. C’est juste que si tu me mets de côté comme tu l’as fait : j’dépéris. J’risque de crever de solitude. Mais au moins j’assume vouloir être proche des gens et j’fous pas des barrières, j’prends pas mes distances du jour au lendemain.
   Je ne sais pas si c'est l'alcool ou bien mon esprit qui refuse d'affronter la réalité, mais son flot de parole se déforme et devient difficile à suivre, à comprendre. Je rate des mots, je peine à me concentrer. Peut-être trop aveuglé par ma colère, peut-être devenu sourd à l'extérieur à force de gronder à l'intérieur. Pour autant, ses mots soulèvent en moi un sentiment d'injustice et de lassitude. Ou peut-être que c'est simplement de la lâcheté. Qui sait. Je gesticule alors, balançant à moitié mes bras en l'air dans un mouvement théâtrale et blasé.
   — Ben voyons, tout est ma faute ! Mettons tout sur le dos du méchant Bo qui n'est pas capable de donner toute son attention à princesse Nur !
   C'est plus facile de râler, d'ignorer une partie de ses reproches, de retenir ce qui m'arrange. En fait, c'est plus facile de contourner le vrai problème, de me cacher derrière le sale effet que l'alcool a sur moi et de devenir tellement désagréable qu'elle n'aura plus qu'une envie : mettre un terme à son assassinat et me laisser agoniser en paix.
   — Ou alors ce n’est que le reflet du comportement de l’autre. Mais je n’ai pas peur. Pas de tout ça en tout cas.
   Et je sens ses prunelles qui me dardent. Mais je ne les affronte pas. Je fais mine de bouder et de ne pas l'écouter, fixant le vide avec un air renfrogné. Pourtant, j'ai des palpitations. Le cœur qui s'affole, et les veines qui tremblent d'inquiétude. Et je crains qu'elle n'aborde un peu trop franchement le véritable problème. Alors, par tous les moyens, j'essaye de la décourager. Lâche, on a dit. Et ça fonctionne. Elle ne creuse pas plus loin, elle n'insiste pas et je peux donc continuer à feindre l'évidence.
   — Tu comprends rien, tu m’comprends pas. Non. En fait, tu veux même pas m’comprendre. Continue de croire ce que tu veux, fais-toi tes films comme d’hab. T’as déjà toutes les réponses de toute façon et tes opinions sont bien ficelées. Alors à quoi ça sert tout ça ?!
   — Oh parce que toi tu me comprends si bien, c'est sûr !
   C'est sorti tout seul, du tac au tac. Mon regard qui remonte enfin vers le sien et qui l'affronte avec pugnacité. Moi aussi je peux porter des accusations si je le veux. Ma liste de reproches est très longue et il est probablement préférable pour elle que je ne m'y aventure pas.
   — Mets-toi bien dans l’crâne que j’ai pas besoin d’Arthur ou de toi pour me payer du bon temps comme tu dis ! Parce que c’est vrai que mes aspirations dans la vie se résument à jouir au moins tous les deux jours. Ça doit être ça, t’as raison !
   Je baisse les yeux et détourne la tête, avant de bougonner dans mon coin, sans me soucier de savoir si elle m'entend ou pas.
   — Ah ben tu m'étonnes, Tyfy fait déjà l'boulot.
   Je finis par passer mes doigts dans mes cheveux, serrant mon crâne entre mes paumes de main, alors que je me sens au bord de l'explosion. Je suis fatigué de tout ça. Consumé par cette rage insensée et que je refoule en permanence. Par toutes ces idées impures que je combat au quotidien et qui m'épuise. Je voudrais juste que tout ça cesse. Que Nur n'ait jamais existé, que mes pensées soient calmes et en adéquation avec ce que l'église attend de moi. Je voudrais juste que les choses soient simples. Loin de cet enfer qu'est cette colocation, qu'est ce monde tout entier. J'ai l'impression de dérailler. Et j'ai encore envie de vomir. Fait chier.
   — Donc j’t’emmerde et va te faire foutre Bo ! Reste paralyser avec tes frustrations et n’avance surtout pas vers les autres que tu juges sans cesse. Reste dans ton coin et un jour, t’auras peut-être ce que tu veux vraiment !
   Je relève la tête pour la regarder quitter brusquement ma chambre et aussitôt je me lève et m'approche de la porte, que j'attrape au passage de ma main droite, hurlant dans son dos.
   — OUAIS ET BEN VIVEMENT QUE CE JOUR ARRIVE !
   Et je claque violemment la porte, le souffle court, la poitrine qui se gonfle rapidement. Je reste quelques secondes comme ça, à respirer rapidement et bruyamment, le corps agité par des tremblements de nervosité et de frustration. Et puis, j'éclate. Je refile un coup de pied dans la porte, puis un coup de poing, puis je fais voler toutes les affaires sur ma table de chevet à travers la pièce, avant de me laisser retomber sur mon matelas, face contre couverture et de souffler de toutes mes forces, histoire de faire disparaitre la peine qui pointe le bout de son nez.
   — J'la déteste.
   Que je marmonne tant bien que mal. Et j'attends. Qu'elle revienne. Que je m'endorme. N'importe quoi, que le temps passe, que quelque chose arrive. Mais je ne fais que cogiter, encore et encore, toutes les paroles acides qu'elle a déversé sur moi. Et ça brûle, et ça pique. Et j'ai l'impression de me noyer dans un océan de questions et d'incompréhension. Qu'est-ce qu'elle a voulu dire, au final ? Est-ce c'était réciproque ? Réellement ? Je serre mes doigts autour des draps. Je ferme les yeux de toutes mes forces, je ne veux pas penser à ça. Je ne veux pas laisser ce doute (cet espoir) s'insinuer en moi. Je sais qu'elle pagaille ça va foutre ensuite. Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Le corps qui se réchauffe et l'estomac qui vibre. Putain, trop tard.
   J'la déteste.


RP TERMINÉ.
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