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 partying (artim)

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MessageSujet: partying (artim)   Mar 14 Mar - 8:42

J’gard la voiture au bord de la route et coupe le contact. Le temps de répondre à Nu rpour dire que je suis arrivé sur les lieux et j’en sors en regardant autour de moi. Nickel, PAR-FAIT. Cette baraque est paumée au milieu de RIEN et est IMMENSE. Juste les biches pour se plaindre du bruit, un jardin immense, et je crois même distinguer, de loin, une piscine. Je prend quelques photos et traverse cet espèce de jardin en friche d’un pas sautillant. La propriété est immense, un peu délabrée, parfaite pour une soirée underground ou costumée. Si ça m’intéresse, c’est à cause de la Korpo, faut qu’on fasse une méga soirée, les dentaires nous ont ridiculisé avec leur soirée de saint-valentin, faut leur en mettre plein la vue. Je sais que la Korpo, c’est surtout censé négocier des partenariats qui améliorent la vie des étudiants. J’pars du principe que les soirées sont capitales pour avoir une vie étudiante épanouie. Voilà pourquoi les trois quarts du budgets part dans de la location de lieux, de l’alcool et des animations en tout genre. J’allume une menthol au milieu de ma longue trotte jusqu’à la baraque. Je remet ma casquette à l’endroit pour me protéger du soleil qui tape. Me voilà face à la porte d’entrée. Un grosse porte en bois avec une vieille serrure, je n’y touche pas pour le moment et fais le tour de la baraque. Putain, y a bien une piscine. Mon sourire est si grand qu’il me grimpe jusqu’aux oreilles. Je sors immédiatement mon téléphone, appelle en Facetime Nur. Une fois la vidéo conférence lancée, je braque l’objectif sur la piscine. Regarde moi çaaaaa ! Piscine baby ! Que je lance victorieux. Je me penche en avant, la clope coincée entre les lèvres, de ma main libre je trempe la main dans l’eau et la secoue. L’eau à l’air propre. Je m’essuis sur mon jean et continue à filmer le tour de la propriété. Nur me balance tout un tas de question, est-ce que c’est bien abandonné ? Vu comment ça a l’air dégueulasse à l’intérieur, c’est sûr. que je répond après avoir jeté un oeil à la véranda. Faudra prévoir un jour ou deux de ménage, et un budget déco assez ouf. Que je préviens. J’ai fais le tour de la main, dis à Nur que je la rappelle et range mon téléphone dans ma poche. Je termine ma mentholée que j’écrase dans l’herbe mal coupé et me poste devant la porte d’entrée. Je presse la poignée. C’est verrouillée. Fuck. Je commence à faire gigoter la poignée comme un débile, comme si la force de ma volonté allait l’ouvrir, je presse mon épaule contre le bois, essais de forcer. Mais faut se rendre à l’évidence, j’ai la force d’une mouche. Je recule d’un pas pour regarder de plus loin. Avec un peu de chance y aura une fenêtre d’ouverte… je veux dire une autre fenêtre que celle du premier étage. Apparemment non. Je fais la grimace, me rapproche de la porte et tambourine dessus. Les rats viendront peut-être à ma rescousse.

J’ai retourné ma casquette à nouveau et je me suis donné tout le courage dont je dispose. C’est à dire, pas mal. J’suis du genre téméraire. Me voilà accroché à la gouttière et au lierre pour atteindre cette fameuse fenêtre du premier étage. J’ai l’impression d’être un alpiniste de haut niveau, entrain de planter son piquet au pic du Mont Ventou ou peu importe quel mont est haut. J’ai l’impression que ça fait trois heures que je suis entrain d’escalader et qu’il ne faut surtout pas que je regarde en bas. Je suis en réalité littéralement à 50 centimètres du sol quand la porte d’entrée s’ouvre soudainement. Je sursaute et lâche prise. Ma chute est amortie par un tas de mauvaise herbe. Putaaain. que je me plains en me redressant avec difficulté. Je reste le cul dans l’herbe, un peu étourdi par la chute je préfère rester là quelques minutes en poussant des petits gémissements plaintifs. Mais la raison de ma chute se fait enfin entendre et me rappelle sa présence, oh putain oui. Je la regarde, c’est une nana. Jeune, jolie. Pas le genre à habiter dans un taudis. Salut. que je dis avec toute l’amitié du monde. Je viens en paix, que j’aimerais ajouter. En me forçant un peu, je finis par me relever en m’appuyant de mes mains. Je m’époussete pour enlever les brins d’herbes et la terre, mon jean s’est teinté de vert. Je tends la main pour la serrer à la nana. J’m’appelle Arthur. Dis, tu vis ici ? Visiblement, elle a l’air sur ses gardes. J’inspire profondément et plonge ma main dans la poche arrière de mon jean pour en retirer ma carte étudiante. J’suis étudiant. Et je suis vice-président de la korpo. que j’annonce avec la plus grande des fiertés. J’pensais que c’était abandonné, excuse hein mais… Je tends les bras pour montrer tout ce qui nous entoure. J’ai l’impression qu’à part la piscine qui a été sauvé par on ne sait quel miracle, le reste est abandonné depuis cinquante ans. Elle va pas me faire croire que c’est une fée du logis. Je me passe une main dans la nuque, redoutant la réponse qu’elle va me fournir. Nur va me casser la gueule si je lui dis que ça tombe à l’eau alors que j’ai juré que tout se passerait bien. La soirée, c’est dans une semaine quand même. Ouais, alors écoute… on voulait organiser une soirée.. Tu sais pour la korpo et… enfin, tu vis vraiment là ? J’ai pas fais exprès de mettre autant de pitié dans ma voix, c’est peut-être mon côté bourgeois qui ressort, à l’occasion.
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MessageSujet: Re: partying (artim)   Dim 2 Avr - 22:51

Je retire mes vêtements et me glisse sous la douche de Woody, grimaçante, alors que chacun de mes mouvements est encore une torture. L'eau chaude roule sur ma peau colorées de bleu, de jaune et de violet. Je serre les dents et finis par m'asseoir dans la baignoire, fermant l'évacuation afin de prendre un bain. Woody est parti il n'y a pas si longtemps et le connaissant, il n'est pas prêt de revenir. J'ai tout mon temps devant moi. Et j'ai, plus que jamais, besoin d'un bain chaud. Pour détendre mes muscles, pour soulager mon corps. Et ce n'est pas à l'appartement que je peux faire ça. On ne dispose que d'une cabine de douche sommaire, sale, avec un ballon d'eau chaude fait pour 5 personnes alors que nous sommes au moins quinze filles. Les douches sont plus souvent froides que chaudes. Alors, ici, je savoure, je profite. Parce qu'il n'y a que chez lui que je peux faire ça. Je ferme les yeux et m'immerge à plusieurs reprises, j'ai toujours particulièrement aimé l'eau. Quand on était en Europe, j'ai travaillé pendant un moment chez des gens qui vivaient près d'un lac. C'était en Allemagne, je crois. Je ne faisais que m'enfuir pour aller m'y baigner. C'est d'ailleurs après m'y avoir repêchée, alors que je n'avais que 13 ans à l'époque, que Bran m'a foutue ma première raclée. Et quand j'y songe à nouveau, je me dis qu'elle était bien douce cette correction, en comparaison de ce qu'il m'inflige maintenant. L'intensité grimpe crescendo, de façon exponentielle. Et si auparavant ça ne faisait que me révolter, aujourd'hui, ça m'effraie. Parce que je sais qu'il pourrait en terminer avec moi avec un seul coup bien placé.

Je reste en apnée aussi longtemps que possible, avant de ressortir la tête de l'eau, lasse. La pièce est imprégnée de buée et je regarde danser les particules tout autour de moi, calme, éteinte. Ce sont finalement des éclats de voix qui me ramènent à la réalité. Je sursaute légèrement et me redresse dans mon bain, inquiète. Woody revient déjà ? Je ne suis pourtant pas dedans depuis si longtemps que ça. Je me fige et tend l'oreille. J'ai peut-être rêvé ? Je n'entends plus rien mais reste sur mes gardes, méfiante. Je n'ai pas peur de Woody, je le pense totalement inoffensif et je ne pense pas non plus qu'il s'amuserait à me dénoncer volontairement. Mais je serais malgré tout très gênée qu'il me prenne en flagrant délit. Et je l'imagine en revanche assez facilement gaffer devant Bran, puisque ce dernier a visiblement décidé qu'il aimait traîner chez Woody. Oh mon dieu, Bran ? Et si c'était Bran justement ? Mon cœur s'affole. Je ne donne pas cher de ma peau s'il me reprend, encore, en train de gruger les règles chez Mr Wood. Tremblante, je sors du bain à la hâte et m'enroule dans une serviette et commence à me sécher rapidement. Je me fige lorsque j'entends quelqu'un actionner la poignée de la porte d'entrée et s'acharner dessus. Du Bran tout craché. La panique grandit de plus en plus et je tente désespérément de sécher mes cheveux, tout en sachant que c'est peine perdue. Qu'il va voir, qu'il va comprendre et qu'il va encore péter un plomb. Je sens des larmes d'épuisement gagner mes yeux, alors que je ne souhaite qu'une chose à cet instant : disparaitre. Il se met à tambouriner à la porte, impatient. Mais je ne veux pas lui ouvrir. Je veux que Woody rentre. Je m'habille maladroitement, les mains tremblantes, le corps douloureux.
Et puis, le silence. Plus rien. Je fronce les sourcils, ça ne ressemble pas à Bran ça, d'abandonner. Il est plus du genre à défoncer des portes que de s'en aller. Un peu confuse, je ravale mes larmes, termine de m'habiller et vide la baignoire avant de m'approcher de la fenêtre de la salle-de-bain qui donne sur l'entrée. Et là...

- Que .. ?

Ce n'est pas Bran. Et aussitôt, un immense soulagement m'envahit, chassant un poids terrible de mes épaules. Mes peurs s'envolent et je retrouve mon calme habituel. Pourquoi est-ce qu'un blondinet est en train d'escalader la gouttière ? Je l'observe quelques instants, ne pouvant m'empêcher de constater qu'il est terriblement mauvais et qu'il progresse à l'allure d'un paresseux. Un peu méfiante mais sans la moindre crainte, je dévale les escaliers, ne me souciant plus de mes cheveux trempés, ni de ma gueule cassée. Je tourne les clés dans la serrure et ouvre la porte, le prenant sur le fait. Il sursaute et lâche prise, s'écrasant lamentablement par terre. Je le dévisage, silencieuse, un sourcil haussé, un peu perplexe face à ce spectacle inhabituel. Mon regard va et vient quelques secondes entre lui et la gouttière, puis, je demande, pas convaincue.

- Tu essayais de faire quoi là, au juste ?

Aucune agressivité, aucun reproche. Juste une curiosité face à l'absurdité de la situation. Je relâche la poignée de la porte et sors sur le perron, croisant mes bras et prenant appui contre le mur, le regard toujours rivé sur lui. Il est plutôt jeune, dans ma tranche d'âge à première vue et il n'a clairement pas l'air très offensif. Il me fixe à son tour, visiblement surprit de ma présence. Il lâche un salut, auquel je ne réponds pas, me contentant de l'observer avec intérêt. Il se relève péniblement, ayant apparemment mal amortit sa chute et il s'approche de moi. Un peu trop vite, un peu trop prêt. Par réflexe, j'esquisse un mouvement de recul et le foudroie du regard, comme pour le décourager de faire quoi que ce soit. Mais il se contente de me tendre la main.

- J’m’appelle Arthur. Dis, tu vis ici ?

Je regarde sa main quelques secondes mais ne bouge pas, gardant les bras croisés contre ma poitrine, malgré l'inconfort de la position à cause de ma côte en mauvais état. Je relève le regard jusqu'au sien et sans réfléchir, je hoche la tête de bas en haut pour confirmer. Oui, je vis ici. Il n'a pas besoin de savoir que ce n'est pas vrai. Il n'a besoin de rien en fait, il n'a juste rien à faire ici. Je continue de le toiser, malgré sa supériorité évidente en taille. Il comprend le message et retire son bras pour venir extirper quelque chose de sa poche qu'il me tend ensuite pour que je regarde. Je fronce les sourcils, ça ne ressemble pas à une carte d'identité. Sans demander la permission, je lui arrache des mains et observe l'objet pendant qu'il continue de parler.

- J’suis étudiant. Et je suis vice-président de la korpo.

Je n'écoute pas, je suis concentrée pour déchiffrer ce qu'il y a d'écrit. Mais j'ai du mal, je ne lis pas très bien l'anglais. En fait, je ne lis pas vraiment quoi que ce soit. J'essaye pourtant, d'apprendre toute seule, mais c'est difficile. Seul le Laotien échappe à la règle, car j'ai appris enfant et je n'ai jamais oublié depuis. Je lui rend l'objet, de plus en plus méfiante.

- C'n'est pas une carte d'identité ça, c'est quoi ?

Ça m'a l'air louche cette histoire. Je recule encore d'un pas, prête à bondir à l'intérieur de la maison et à lui fermer la porte au nez si ça tourne mal, si ça dégénère.

- J’pensais que c’était abandonné, excuse hein mais…

Il n'a pas tort. Je n'entretiens pas grand chose ici, à part la piscine. Et Woody n'a jamais jugé nécessaire d'embaucher un jardinier étant donné qu'il s'en fiche royalement et qu'il passe plus de temps dans la forêt ou dans sa pièce insonorisée que dans le reste de sa maison ou de son jardin. Je hausse doucement les épaules, signe que je ne suis pas vexée, et même que ça me passe loin au-dessus.

- Ouais, alors écoute… on voulait organiser une soirée.. Tu sais pour la korpo et… enfin, tu vis vraiment là ?
- La quoi ?

Mon visage se froisse face à l'incompréhension. La Korpo ? Qu'est-ce que c'est que ça encore ? Un nom de gang ? Je plisse doucement le nez, de moins en moins enthousiaste face à cette visite incongrue. Commençant à perdre patience, je me détache du mur et me redresse pour venir lui faire face et je le darde de mes prunelles d'acier.

- Oui, je vis ici. Qu'est-ce que tu veux exactement ? Pourquoi t'es là ?

Est-ce que c'est Bran qui l'envoie ? Pour me tester ? Me tendre un piège ? Voilà que je vire parano maintenant, de mieux en mieux.
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MessageSujet: Re: partying (artim)   Dim 23 Avr - 18:53

Le cul dans les mauvaises herbes, la nana, apparemment propriétaire des lieux, me découvre, avec un petit air moqueur et effrayé. Surprenant mélange. Elle a les cheveux mouillés, et c'est à peu près tout ce que je distingue, en contre-jour. Je mets une main en visière au-dessus de mes yeux histoires de me protéger du soleil et de déceler si elle est le genre de nana appeler à les flics ou pas. Apparemment pas. Elle n'est pas l'air vraiment inquiète de trouver un gars avec une casquette à l'envers entrain d'escalader sa goutière. Je sais bien que je n'ai rien de très impressionant, comme type. Je suis du genre long chewing-gum étiré dans tous les sens et mes cheveux bouclés de poupom n'arrangent rien. Ma foi, on s'y fait. Tu essayais de faire quoi là, au juste ? Qu'elle me demande. Et vu qu'elle n'a pas l'air très agressive, ni même autoritaire, je me permets une petite blague. Avec un grand sourire enfantin et l'air le plus  naturel du monde, je rétorque : Hmm, j'essayais d'escalader ta goutière. C'est diablement vrai, trop honnête en fait. Et je vois bien que ma blague ne passe que moyennement. Alors je me redresse dans la hâte et tend la main pour me présenter de manière un peu plus conventionnelle. Elle se contente de regarder ma main tendue d'un air méfiant, comme si c'était la première fois que quelqu'un essayait de la saluer de cette manière. Ou simplement qu'elle n'a pas pour habitude de serrer la main de potentiels cambrioleurs, ce que je pourrais comprendre. Je finis par faire retomber ma main dans le vide tout en lui demandant si elle était bien la propriétaire des lieux. Elle hoche la tête. Je fronce légèrement les sourcils. J'ai beaucoup de mal à la croire. Ce n'est pas que je juge les gens aux premiers abords (si un peu) mais j'ai un peu de mal à croire qu'une nana de mon âge squate un manoir aussi grand (et sale) mais surtout, aussi grand. D'un autre côté, elle a les cheveux mouillés, elle sort vraisemblablement de la douche. Qui prend des douches chez d'autres gens, au pif ? Ma rapide observation de ses cheveux au carrés qui gouttent le long de sa nuque me pousse à remarquer tout un tas d'autres trucs. Cette façon qu'elle a de se tenir les côtes, les petites trâces colorées sur sa peau dorée, son air dérangé, comme si elle souffrait juste en se tenant debout. Ca me saute aux yeux, d'un coup. Et puisque je suis soudain mal à l'aise et que j'ai la désagréable impression d'être arrivé dans l'antre d'un psychopathe, je tente de faire de l'humour : Toi aussi t'as essayé d'escalader ta goutière ? C'pas facile hein ? ha, ha. Ca expliquerait les bleus. Mais elle comprend pas la blague et je n'ose même pas la lui expliquer. Un silence super pesant me donne envie de m'enfuir à toutes jambes. J'aurais mieux fait de me taire, comme souvent.

Du coup j'enchaîne rapidement pour essayer d'expliquer ma situation. Etudiant, tout ça. Elle s'empare de ma carte étudiante pour la regarder, elle a l'air d'avoir besoin de lunettes, car elle plisse les yeux pour lire ce qu'il y a d'écrit mais ne tilte pas. Pire encore, elle semble encore plus méfiante depuis que je lui ai filé ma carte. C'n'est pas une carte d'identité ça, c'est quoi ? Je fronce les sourcils. Quoi, c'est la première fois de sa vie qu'elle voit une carte étudiante ? Surtout que c'est marqué dessus. Euh, ma carte étudiante. Je suis en médecine. je précise avec un peu de fierté, je dois l'avouer. J'ai vraiment l'impression de devoir faire la conversation avec cette nana, parce qu'elle ne semble pas très encline à parler. Du coup, encore une fois, je sors une remarque totalement déplacée sur l'état de la baraque. Elle s'en fiche complètement. Je suis vraiment tombée sur une nana bizarre. En même temps, faut l'être un peu (bizarre) pour vivre dans ce genre de manoir complètement excentré. Je suis de plus en plus mal à l'aise, surtout quand elle me demande ce que c'est qu'une korpo. Sachant qu'elle ne reconnaissait pas une carte étudiante, ça ne m'étonne qu'à moitié, mais je la vois se fermer comme une huitre seconde par seconde. Et en même temps, je sens que l'opportunité dingue d'organiser la soire du siècle ici s'éloigne, loin de moi. Je suis du genre sociable comme gars, et j'aime vraiment me lier avec de nouvelles personnes. Mais là, y a un truc qui cloche, je suis vraiment entrain de perdre toute confiance en mon super pouvoir. Oui parce que, j'ai un super pouvoir. Les gens m'aiment bien. Les gens m'aiment toujours bien. Et cette nana, elle semble croire que je suis un sociopathe. Je me mets à bafouiller : Et bah, une korpo c'est... C'est euh... une assoc' étudiante. Et du coup j'organise des soirées... pour ma promo... Et ... j'ai l'impression de l'avoir larguée complètement.

Elle s'approche de moi d'un air menaçant. Et mon courage s'est fait la malle depuis longtemps. Je recule, et descends une marche sur le perron. J'avale ma salive de travers. Oui, je vis ici. Qu'est-ce que tu veux exactement ? Pourquoi t'es là ? Je me passe une main derrière la nuque. Peut-être que je ferais mieux d'abandonner. Peut-être que ce manoir, ce n'est pas vraiment le bon manoir. Après tout, je peux aussi... louer une parcelle de plage sur Tybee Island. Pourquoi pas, après tout. Je me mords les lèvres et je jette un coup d'oeil par-dessus l'épaule de la nana, puis mon regard clair glisse jusqu'à la piscine, la forêt. Non, c'est le spot idéal. Je reprend du poil de la bête. J'voulais... j'voulais organiser une fête dans le manoir. En fait, on est genre... une centaine dans la promo et... Bah il nous faudrait un lieu assez grand et ici.. ça colle trop bien avec le thème qu'on voulait faire. Enfin... je pensais que c'était abandonné donc... Elle suit toujours pas mon raisonnement. Je baisse les yeux. OK, ok. Je suis parfois super intelligent, dans mes études. Mais la négociation, ce n'est pas mon truc. Surtout quand je suis en face d'une véritable porte de prison. J'pourrais te payer. Ca me dérange pas, on a un budget soirée à la korpo. J'pourrais, te louer ta baraque. Tu pourrais même profiter de la soirée avec nous. J'ai l'impression d'avoir enfin capté son attention. Je recommence à me détendre. Assez pour me sortir une autre mentholée. Je la coince entre mes lèvres, sans l'allumer pour le moment. Bien sûr, je payerais une société de ménage pour le lendemain, y a aucun problème. Ca ne serait pas du luxe pour elle. Enfin... Si tu me permets de faire un petit tour à l'intérieur, on pourra discuter du prix après. S'il te plait... Mes potes comptent sur moi. Je dégaine le regard qui tue, celui de chien battu.
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MessageSujet: Re: partying (artim)   Ven 28 Avr - 13:28

- Hmm, j'essayais d'escalader ta gouttière.
J'ai la sale impression qu'il se fiche de moi et j'apprécie très moyennement. Je serre les dents et le dévisage durement, n'ayant pas vraiment que ça à faire que d'écouter ses conneries.
- Pourquoi.
Que j'articule un peu froidement. Ce n'est pas une question à proprement parlé, c'est plus comme une correction, une rectification. Un je sais ce que tu étais en train de faire mais je veux savoir pourquoi tu étais en train de le faire. Et je n'ai pas envie d'attendre sa réponse trop longtemps. Parce qu'il a beau être un visage étranger, que je n'ai jamais vu au club ni ailleurs, et ne pas franchement avoir l'allure des mecs du gang, je me méfie. Bran serait capable d'envoyer n'importe qui pour m'espionner quand lui n'a pas le temps. Il s'est redressé et m'observe, me rendant nerveuse. J'ai l'impression qu'il ne voit que mes cheveux trempés, qui goutte sur mes vêtements. J'ai l'impression qu'il sait tout. Que j'ai pris une douche alors que je n'en avait pas le droit et qu'il va rapidement filer de là pour téléphoner à Bran et le prévenir. Lui dire que je me suis encore foutue de leur gueule, que malgré la dernière réprimande que je me suis prise, je continue de n'en faire qu'à ma tête. Je suis tellement obsédée par ça, que j'en oublie mon état général et je ne fais pas le rapprochement entre son air subitement gêné et les bleus et autres écorchures qui parsèment mon visage, mes épaules, mes bras et tout ce qu'il ne peut pas voir encore.
- Toi aussi t'as essayé d'escalader ta goutière ? C'pas facile hein ? ha, ha.
Je fronce les sourcils, interloquée. Je marque une pause, ne comprenant pas pourquoi est-ce qu'il me demande ça. Visiblement, la chute a été un peu plus violente que je ne le pensais. Perplexe, je regarde un peu autour de moi avant de reporter mon attention sur lui, comme si j'attendais qu'il ajoute autre chose, qu'il explique sa question qui n'a, à mes yeux, aucun sens.
- Non. Pourquoi je ferais ça ?
Est-ce que c'est une coutume américaine chez les jeunes, de grimper sur les gouttières ? J'en doute et je commence à me dire qu'il est probablement un peu fêlé le gosse. Il commence alors à jacasser et à se présenter, me perdant un peu au fil de ses explications. Et ça ne s'arrange pas lorsqu'il me tend une carte que je n'ai encore jamais vu auparavant et que je suis incapable de déchiffrer. Je l'interroge alors et me braque aussitôt face à son air étonné. Je vois bien que ce n'est pas normal que je ne sache pas ce qu'il m'a donné, et il doit très probablement me prendre pour une idiote ou une arriérée. C'est terriblement insultant et je me tends aussitôt, tout en essayant de ne pas perdre mon sang froid. Après tout, ce n'est pas de sa faute.
- Euh, ma carte étudiante. Je suis en médecine.
- Oh. D'accord.
Que je souffle simplement, à moitié convaincue, tout en lui rendant sa carte. Lui, en médecine ? Hé bien, espérons qu'il soigne mieux qu'il ne grimpe aux gouttières, sinon ses patients auront du souci à se faire. Je continue donc de poser des questions, parce que je ne comprends pas la moitié de ce qu'il me raconte. Et plus ça va, plus je le vois se décomposer, sans savoir pourquoi. Ma présence semble le mettre mal à l'aise, sans que j'en comprenne la raison. Ce doit être la première fois que je mets quelqu'un mal à l'aise en fait. C'est aussi intriguant qu'amusant à dire vrai.
- Et bah, une korpo c'est... C'est euh... une assoc' étudiante. Et du coup j'organise des soirées... pour ma promo... Et ...
Je me mets à réfléchir à ce qu'il me dit. Pourquoi appeler ça une Korpo ? Ça ne veut strictement rien dire et je reste un peu dubitative devant ce manque de cohérence. Ou alors, c'est une référence qui m'échappe. Probablement. Quoi qu'il en soit, je demeure muette, un sourcil haussé, attendant qu'il termine sa phrase. Mais rien ne vient. Étrange garçon. Je commence alors à perdre patience et cherche à en savoir plus, une bonne fois pour toute, avant de pouvoir mettre un terme à cette entrevue. Je ne suis toujours pas totalement convaincue de son identité, même si j'imagine assez mal Bran m'envoyer un garçon de cette trempe. Je ne sais même pas si Bran connait des gars comme lui. Mais ça m'étonnerait très franchement. C'est donc agacée que je l'interroge une dernière fois, pour avoir le fin mot de l'histoire. Il devient de plus en plus nerveux et commence à me bafouiller quelques explications.
- J'voulais... j'voulais organiser une fête dans le manoir. En fait, on est genre... une centaine dans la promo et... Bah il nous faudrait un lieu assez grand et ici.. ça colle trop bien avec le thème qu'on voulait faire. Enfin... je pensais que c'était abandonné donc...
Une fête, ici ? Qu'est-ce qui pouvait bien l'attirer dans un vieux manoir délabré ? Décidément, ces américains étaient pleins de surprises. Mais à peine a-t-il terminé sa phrase, que je rétorque sèchement.
- Oui, hé bien ce n'est pas abandonné.
Je me redresse péniblement et recule, m'apprêtant à le chasser plus ou moins poliment d'ici tout en lui refermant la porte au nez. En plus, je commence à fatiguer. Ma côte me fait mal et j'ai envie de pouvoir m'allonger pour souffler un peu. Mais il ne m'en laisse pas le temps et surenchérit.
- J'pourrais te payer. Ca me dérange pas, on a un budget soirée à la korpo. J'pourrais, te louer ta baraque. Tu pourrais même profiter de la soirée avec nous.
Je me fige, m'interrompant dans mon mouvement. Me payer ? Intéressant. Et participer à la soirée en plus ? Je baisse les yeux, songeuse et viens me mordiller la lèvre inférieure, perdue dans mes réflexions. Ce serait assez risqué. Mais ça ne devrait pas être compliqué de me débarrasser de Woody pour une nuit. De plus, si je veux pouvoir me tirer de là un jour, il me faut de l'argent. Et moi, je ne gagne absolument rien du tout. Ça pourrait donc m'aider. Mais la vérité, c'est que ce qui me séduit le plus dans sa proposition, c'est le fait de profiter de la soirée. Me fondre dans la masse, avec d'autres jeunes de mon âge, vivre normalement, comme n'importe quel étudiant. L'idée est séduisante, alléchante. Je rouvre la porte en soufflant et pose sur lui un regard plus ouvert à la discussion. Signe qu'il peut poursuivre et qu'il a toute mon attention.
- Bien sûr, je payerais une société de ménage pour le lendemain, y a aucun problème.
- Non.
Que je lâche froidement, du tac au tac. Hors de question. Si le manoir était subitement nettoyé, ça deviendrait suspect. C'est tout un art de l'entretenir suffisamment pour ne pas que les murs se mettent à moisir, sans pour autant vraiment le laver et le ranger. Mr Wood s'en accommode parfaitement comme ça, il ne voit jamais la différence et ainsi, ne m'emmerde pas avec ça. Alors, si quelqu'un venait le nettoyer entièrement et qu'ensuite je ne m'en occupais pas, ça se verrait. Et je n'ai pas l'intention de me mettre à faire sérieusement mon boulot.
- Enfin... Si tu me permets de faire un petit tour à l'intérieur, on pourra discuter du prix après. S'il te plait... Mes potes comptent sur moi.
J'hésite encore quelques secondes. J'essaye de peser les pour et les contre, de mesurer le danger que ça pourrait représenter. Mais je n'arrive pas à réfléchir. Ma tête et mon cœur s'en foutent, ils ont déjà pris leur décision. Alors je me plie à eux. Je me décale pour lui laisser un passage, l'invitant ainsi à rentrer.
- D'accord, mais vite alors.
Ce n'est pas vraiment Woody qui m'inquiète. Je suis quasiment sûre qu'il ne remarquerait même pas la présence du garçon dans sa maison. Non, ce dont j'ai peur, c'est d'une visite surprise de Bran. Je jette un coup d’œil dehors, pour m'assurer que personne ne rôde justement, avant de refermer la porte derrière lui. Puis, je le fais avancer jusqu'au salon avant de lui désigner le canapé pour qu'il s'y installe. Je sais qu'il veut visiter, mais pour l'instant, il faut que je m'assois. J'ai trop mal et j'ai les jambes toute flageolante. Et, clairement, la dernière chose que je veux c'est de m'écrouler devant un inconnu. Je prends place également, sur un fauteuil, savourant le soulagement physique que ça me procure.
- Quand, et combien ?
Il a l'air d'avoir terriblement besoin de ce manoir, sans que je ne sache pourquoi. Et je crains toujours de foncer tête baissée dans un piège. Mais qu'importe, je veux tenter ma chance. Et qu'importe la somme qu'il me proposera, j'en demanderai plus. Après tout, c'est moi qui ais les rênes en main pour l'instant. C'est lui qui a besoin de moi de façon urgente et non pas l'inverse. Alors tant qu'à faire de prendre des risques, autant que ce soit rentable. Je sursaute en entendant un bruit de voiture et me lève aussitôt pour aller jeter un coup d’œil par la fenêtre de la cuisine. Fausse alerte. Je souffle, avant de revenir à ma place. J'en profite pour glisser une petite instruction.
- Si quelqu'un débarque et demande : tu es un cousin de la famille.
Pas de la mienne, évidemment. De celle de Woody. Mais pas besoin de lui préciser. Il n'a pas à savoir que l'endroit ne m'appartient pas et que je n'y vis pas seule. De toute façon, si Bran débarque, il saura pertinemment qu'il parle de Mr Wood en disant ça. Je passe, difficilement, mes mains dans mes cheveux, pour les presser et en faire s'échapper l'eau qui continue de ruisseler dans ma nuque et de mouiller mes vêtements, commençant à sérieusement m'agacer.
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MessageSujet: Re: partying (artim)   Sam 27 Mai - 14:46

Non. Pourquoi je ferais ça ? Ok, en même temps je l’ai cherché, avec ma blague à deux balles. Mais je n’ai jamais vu quelqu’un qui ne comprend autant pas le second degrés. C’est peut-être une sorte d’autiste, comme Sheldon dans The Big Bang Theory. Ma foi, j’ose même pas lui expliquer, parce que de toute façon, ma blague était déplacée et je n’ai aucune envie qu’elle se mette à me faire des techniques ninja pour se venger. Après tout, bleu implique bagarre, c’est peut-être une espèce de justicière de la nuit qui combat le mal grâce aux arts martiaux. En tout cas, elle n’a rien d’une nana classique, pas le genre a avoir été élevé dans un pavillon avec un chien et des parents aimants. Il se retrouve pas à vivre dans la forêt dans un taudis quand on a des parents aimants. Et on sait lire, quand on a des parents aimants. Enfin, j’aime le croire. Je remercie rapidement mes propres parents pour tout l’amour et l’éducation qu’ils m’ont donné, et j’dois regarder Nikita avec un genre de regard de pitié parce que je la sens qui se tend quand j’essaie vainement de lui expliquer le principe des cartes étudiantes, des korpo et tout ce tralala. Mais je lâche pas l’affaire, l’explique alors mon plan, pourquoi je suis là, pourquoi j’escaladais la goutière, tout. Oui, hé bien ce n'est pas abandonné. Bah on dirait ! Que j’ai envie de lui répondre, parce qu’elle commence clairement à m’énerver à ne pas vouloir coopérer. Je la vois se reculer tout comme je vois ma seule chance d’organiser la soirée la plus cool du campus s’éloigner vers l’horizon. Je joue alors ma dernière carte : le fric. C’est bien la seule chose qu’elle à l’air de comprendre, cette nana. Pour les cartes étudiantes, y a personne, pour Benjamin Franklin, y a du monde. Je commence à sourire, content d’avoir enfin trouver un terrain d’entente. Je vais même jusqu’à proposer une société de ménage pour le lendemain. Elle se braque d’un coup. [color=darkcyan]Tu sais, c’est… enfin, on fout le bordel généralement.[/b] Que j’essaie d’expliquer. Peut-être qu’elle croit qu’on va se faire une petite soirée ciné sympa en buvant de la grenadine ? Parce qu’elle n’y connait pas grand chose, le principe de la fiesta d’enfer… Sans doute pas. Ma foi, elle accepte quand même de me laisser entrer.

Je comprend tout de suite pourquoi le ménage n’est pas un problème pour elle. De toute façon, cette baraque n’est pas rangée. Pas sûr qu’on voit une réelle différence entre avant et après la soirée. Le salon est immense, cela dit. Et il donne sur la piscine. Je m’approche d’énorme enceinte contre un mur, je suis ravi jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’elles sont reliées à une platine. Bordel quel couillon utilise encore ces trucs ancestraux de nos jours ? Bref, faudra que je prévois de ramener une sono. La nana m’indique le canapé, je m’y approche et grimace en voyant de nombreuses tâches sur le tissu. Je vis pourtant avec 6 étudiants, les tâches dégueulasses, ça me connait. Mais là, j’ai vraiment pas confiance ,je suis presque sûr que celle à gauche, c’est du sang et j’ai un peu peur de mourir juste en y posant mes fesses. Mais j’me force, j’ai pas envie de vexer Nikita. Je fais un sourire tordu et m’assois en serrant le cul. Quand, et combien ? Ok, elle s’est transformée en mania des affaires en deux secondes apparemment, pourquoi pas. Je suis un peu surpris et je jette un coup d’oeil autour de moi une dernière fois, histoire de m’assurer que c’est une affaire, quoi qu’il arrive. Vendredi prochain, on arrivera en début de journée pour tout installer et les gens s’amèneront vers… j’sais pas moi, 21 h. Mais je vois bien que ça ne l’intéresse pas trop ce que je raconte, tout ce qu’elle veut savoir, c’est le prix que je suis prêt à mettre. A vrai dire, je n’en sais rien du tout, je n’ai aucune idée de la valeur des choses. J’ai de l’argent, j’en ai toujours eu. Sans être un espèce de matérialiste insupportable qui tuerait père et mère pour le dernier iPhone, j’ai toujours eu tout ce que je voulais sans savoir ce que ça pouvait représenter pour les autres. Alors, j’hausse les épaules, et je balance un chiffre au pif. J’en sais rien, 200 dollars, ça t’irais ? Je suis con de poser la question, elle va me dire non pour me soutirer plus de fric. Alors j’essaie de me mettre d’accord sur un prix maximum à ne pa dépasser, je suis en pleine réflexion quand soudain, y a un bruit de moteur et Nikita saute sur ses pattes façon ninja pour aller regarder à la fenêtre. J’hausse les sourcils et avala ma salive. Ok, c’est peut-être une criminelle recherchée, un genre de cyber-terroriste si ça se trouve. Je commence à être livide et je me lève tout doucement du canapé et attrape mon sac à dos que j’avais fais tomber à mes pieds. Ecoute, euuhmm.. je commence mais là, elle se tourne vers moi. Si quelqu'un débarque et demande : tu es un cousin de la famille. Je me détends immédiatement et me met à rire. Je lui fais un clin d’oeil. ouais, ouais j’vois. Moi aussi j’ai une copine ultra chiante et jalouse. T’inquiètes, je suis trop fort pour mentir. Elle me regarde, encore une fois, je sens qu’elle ne comprend qu’à moitié ce que je raconte. Mais l’instant d’après elle se met à essorrer ses cheveux pour faire couler de l’eau sur sa nuque, ses vêtements… Je la regard, suis une goutte des yeux qui vient glisser le long de son décolleté. J’avale ma salive. Ok, alors, ok… pourquoi pas. J’inspire profondément. Je suis persuadé qu’elle me drague. Faut que j’en ai le coeur net. On… on peut continuer la visite ? Je veux dire, à l’étage ? je suis stressé. Faut dire que j’étais pas du tout là pour la drague et je sais pas trop quoi en penser. Y a combien de chambres ? Oh merde, elle va me prendre pour un pervers. Je deviens rouge tomate. C’est pour, tu sais la soirée. Les gens vont sûrement dormir sur place, enfin, certains. Je lui fais un petit sourire en coin. D’ailleurs, tu pourras venir, à la soirée. Ca serait cool. Voilà, voilà je suis encore tout rouge. Putain, je n’ai jamais su comment j’arrivais à emballer des nanas, mais certainement pas de cette façon.
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MessageSujet: Re: partying (artim)   Mar 30 Mai - 8:39

Tu sais, c’est… enfin, on fout le bordel généralement.
   — J'ai dit non.
   Que j'insiste, agacée. Bordel ou pas bordel, aucune femme de ménage ne mettra le pied ici. A part Ipo, évidemment. Elle viendra me filer un coup de main pour tout ranger. Non, je rectifie. Elle viendra tout ranger. Toute seule. Je ne range déjà pas le bazar ambiant de Woody, alors je ne vais certainement pas m'occuper des dégâts causés par une tornade de.. soirée étudiante.. ou je ne sais quoi. Je finis donc par le faire entrer et lui proposer de s'installer sur le canapé, quand il a terminé d'inspecter le truc à musique de Mr Woods. S'il savait que quelqu'un va toucher à ça, il ne serait sûrement pas content. Mais il ne le saura pas. Il sera probablement en train de se défoncer dans sa cabane au fond des bois et il ne captera même pas que sa maison est envahie et qu'on y joue de la musique  à fond. Dès qu'il s'est assit, avec une certaine réticence visiblement - je le comprends, mais j'ai l'habitude de l'intérieur de chez Woody ; on s'y fait et puis, l'appartement où je vis est bien pire alors franchement - je l'interroge sur les détails de la soirée. Enfin, détails. Nous n'avons visiblement pas la même notion du mot détail. Ce garçon parle beaucoup trop. Il y a beaucoup trop de mots superflus et inintéressants dans sa phrase. J'inspire et souffle, le regard blasé, histoire qu'il comprenne qu'il m'ennuie. Il finit par comprendre, il s'interrompt et me donne enfin la véritable information. Celle qui m'intéresse. Celle qui lui a permis d'entrer ici.
   — J’en sais rien, 200 dollars, ça t’irais ?
   Je marque une pause et le dévisage. Je n'ai pas la notion de l'argent. Je n'ai aucune  idée de ce que représente vraiment 200 dollars. Tout ce dont je suis sûre, c'est qu'il a répondu cette somme assez facilement. Il y a donc moyen de négocier plus j'imagine. Je ne sais pas combien il va me falloir pour réussir à me tirer de Savannah mais plus j'aurais de côté et mieux ce sera. Impassible, je réponds enfin.
   — 500 dollars et interdiction d'arriver avant 14h. C'est pas négociable.
   Je le fixe durement, signe que je ne suis pas là pour marchander. Que c'est ma seule offre et que s'il ne la prend pas, il n'aura rien du tout. Je prends malgré tout le temps de réfléchir une seconde. Vendredi, vendredi.. Si. C'est bon, je suis ici. J'aime autant, histoire d'être sûre que Woody ne sera pas là et que la maison sera belle et bien vide quand ils arriveront. A 14h, pas trop de risque, il sera déjà parti dans sa forêt adorée. Je tourne la tête une seconde en direction de la forêt. Qu'est-ce qu'il peut bien aimer autant dans ce foutu tas d'arbres ? Mais je sursaute brusquement en entendant le bruit d'une voiture. Je me lève aussitôt et viens rapidement vérifier à la fenêtre que ce n'est pas pour moi. Dieu soit loué, ce n'est pas pour moi. Je reviens vers lui, il s'est levé entre temps, et je lui explique la marche à suivre. Un cousin de la famille. C'est une excellente excuse ça. En plus, je suis sûre que si Bran va vérifier auprès de Woody ensuite, ce dernier n'en saura tellement rien qu'il haussera les épaules en approuvant, en se disant que c'est possible. Mais l'autre se met à rire et me balance même un clin d’œil. C'est quoi son souci ? Je fronce les sourcils, la bouche crispée.
   — Ouais, ouais j’vois. Moi aussi j’ai une copine ultra chiante et jalouse. T’inquiètes, je suis trop fort pour mentir.
   Mais qu'est-ce qu'il raconte bon sang ? Je reste perplexe et silencieuse pendant quelques secondes, ne sachant pas quoi répondre à ça. J'ai l'impression qu'on est chacun dans une conversation différente. Après quelques secondes d'un silence pesant je finis par inspirer et répondre.
   — Oui, hé bien j'espère que tu mens mieux que tu ne grimpes aux gouttières.
   Je lui lance un petit regard désapprobateur avant de venir égoutter mes cheveux qui commence à sérieusement me gonfler. Et puis j'ai froid. Il veut bien se tirer maintenant qu'on a réglé les détails ? Que j'aille soit me remettre dans le bain, soit me sécher.
   — On… on peut continuer la visite ? Je veux dire, à l’étage ?
   Je relève la tête vers lui. Bon, visiblement, il n'a pas l'intention de partir maintenant. Je hausse les épaules.
   — Si tu veux.
   Que je lâche, sans grand intérêt. Allez, on monte, on fait rapidement le tour et après, il se casse.
   — Y a combien de chambres ? C’est pour, tu sais la soirée. Les gens vont sûrement dormir sur place, enfin, certains.
   Ah. Ça, c'est plus embêtant. Je me renfrogne une seconde et prend le temps de réfléchir. Il faudra que je dise à Bran que je passe la nuit là-bas. Et il faudra que je m'arrange pour que Woody passe la nuit dans la forêt.
   — J'sais pas, un certain nombre. On regardera quand on y sera.
   Qu'est-ce que j'en sais moi au fond, de combien de chambre il y a ici ? Je ne suis jamais rentrée dans toutes les pièces. Je n'en vois pas l'intérêt, Woody n'y va jamais. Pourquoi je perdrais mon temps à aller les nettoyer du coup ? Enfin, pourquoi est-ce qu'Ipo perdrait son temps à aller les nettoyer les rares fois où elle vient ici. Je lui fais signe d'avancer et on se dirige vers les escaliers. Ces putain d'escaliers. J'ai la gorge qui se noue un peu en commençant à gravir les marches, alors que je me remémore la fois où Bran me les a fait descendre sur le dos, en me trainant par les chevilles. Connard.
   — D’ailleurs, tu pourras venir, à la soirée. Ça serait cool.
   — Évidemment, c'est chez moi ici, tu crois quoi ? Que je vais aller me payer l'hôtel pour que vous profitiez de ma maison tranquillement ?
   Bon, c'est faux, faux, archi-faux, mais il n'a pas besoin de le savoir. En vrai, je commence à me sentir un peu euphorique à cette idée. Je tourne la tête vers lui et je constate qu'il est tout rouge. Il ne fait pourtant pas si chaud que ça. Je l'interroge  du regard, sans comprendre. Bizarre ce mec. Enfin, quoi qu'il en soit l'idée de me retrouver au milieu d'une gigantesque soirée pleine de jeunes me plait. C'est plus que ça, même. C'est comme une sorte de rêve qui se réalise. Le temps d'une nuit, je serai normale. Je serai Kim, la propriétaire d'un manoir délabré qui organise des soirées chez elle. Et ça me plait. Ça me plait beaucoup même. Je contiens un sourire, jugeant que ce n'est pas le moment pour ça. Je me laisserai aller ensuite, quand il sera parti et que je serai à nouveau seule ici. Une fois en haut de l'escalier je reprends la parole pour apporter quelques précisions.
   — Par contre, la pièce là-bas.. Je désigne une porte, la pièce où Woody fait sa musique. — Interdiction d'y rentrer. Enfin, elle sera probablement fermée à clés de toute façon. Et idem pour la forêt. Interdiction formelle d'aller dans la forêt. C'est clair ?
   Je m'arrête et me plante devant lui, particulièrement sérieuse. Je n'ai pas envie qu'ils aillent fouiner dans la forêt et trouvent la cabane avec Woody dedans. J'aurais l'air de quoi moi après ? Et puis, j'aurais probablement des ennuis ensuite. Une fois certaine que le message est bien passée, je pivote et pénètre dans la première chambre. Une des rares qui est plus ou moins entretenue. On fait le tour de quelques pièces, avant d'arriver à nouveau dans une chambre, un peu plus vide que les précédentes, signe que la pièce n'est jamais utilisée. D'ailleurs, ça se voit vu l'épaisseur de la poussière sur la commode. Encore fragile, je me fatigue vite et je finis par aller jusqu'au lit pour m'asseoir dessus, non sans réprimer une grimace douloureuse. Là, je pose les mains derrière moi pour prendre appui dessus, le buste se retrouvant penché un peu en arrière et je le regarde inspecter, avant de demander.
   — Alors, ça te plaît ?
   Y a intérêt. Je veux mon fric.
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MessageSujet: Re: partying (artim)   Ven 7 Juil - 12:03

Son visage s'est durci en une seconde à la nana, quand on a commencé à parler argent. Pourtant il semble que ni elle ni moi ne savons vraiment ce que nous sommes en train de négocier. Comme si on balançait des mots au pif dans l'espoir que ça tombe juste. Je commence les enchères à 200 dollars sans savoir exactement si je suis dans les prix ou non, si ça se fait de ne donner que 200 dollars, ou si c'est complètement irresponsable de le faire. Ce budget, c'est celui que j'ai pour une soirée entre potes en boîte de nuit. Alors vous imaginez bien que je ne me rend pas vraiment compte. Elle non plus, enfin j'ai l'impression. Elle n'a pas l'air d'assimiler l'information. Mais j'ai un mauvais pressentiment. Si elle était agréablement surprise, elle aurait sauté sur l'occasion et accepté dans la foulée. Là, y a juste un silence morne qui plane sur nous. Voilà pourquoi parler d'argent, c'est nul. Pendant ce petit laps de temps où je ne sais pas exactement si je vais conclure un accord ou bien me faire virer sur le champ, je fais des calculs dans ma tête. Jusqu'à combien je peux monter ? J'en sais foutre rien. Je n'ai jamais tenu les comptes. Pour vous dire la vérité, je ne sais même pas mon code pour accéder à ma banque. Je sais juste que quand il se vide trop vite, mes parents me font un petit virement, et qu'il est plein à nouveau. Ils n'ont même pas besoin de me le dire, en fait, je sais que c'est toujours le cas. Avantage non négligeable d'avoir grandi dans une famille bourgeoise. J'ai presque envie de téléphoner à ma soeur, étude d'économie, pour lui demander ce qu'elle pense de tout ça. Mais la nana et moi on s'est lancé dans un jeu de regard. Elle est complètement impassible quand elle répond, le plus naturellement du monde : 500 dollars et interdiction d'arriver avant 14h. C'est pas négociable. J'écarquille les yeux, parce que clairement je ne m'attendais pas à ce qu'elle me propose plus du double tout en raccourcissant notre temps d'installation. Je suis secoué d'un petit rire nerveux. Je crois tout d'abord qu'elle se fiche de moi. Je sais pas quoi faire à part attendre qu'elle ne me balance son vrai prix. Mais non, d'après son r'gard, on dirait bien qu'elle les veut, ses 500 dollars. Je cligne plusieurs fois des yeux. J'essaies de me demander ce que dirait mon père s'il était dans ma situation. Je me rend compte que c'est inutile : mon père ne serait jamais dans ma situation. Il est trop coincé pour ça, avec ses lunettes en écailles, ses cheveux dans tous les sens et ses chemises à motifs. Coincé je vous dis, je sais même pas comment il a emballé ma mère, au moins trois dans sa vie. Mais, c'est... quoi ? Je répond minablement. Heureusement, y a un bruit de voiture qui la distrait au même moment, elle se jette vers la fenêtre, et moi je commence vraiment à flipper. C'est la nana la plus étrange que je n'ai jamais croisé. Enfin, peut-être pas. En deuxième année j'ai eu un stage en psychiatrie. Je crois que c'était légèrement pire. Mais vraiment pas de beaucoup. Je prend mes affaires et me dire qu'au pire, je sortirais en courant vers la baie vitrée. Elle est mince mais elle n'a pas l'air athlétique. Vous me direz, moi non plus. Mais je suis presque sûr de pouvoir la battre à la course à pied. Quoi que, si c'est un vraie gangster, elle a sûrement fait plus de course poursuite que moi dans sa vie. Mon Dieu.

L'ambiance se détend quand je comprend qu'elle a juste un petit ami très jaloux. Je me déride et lui glisse un clin d’œil complice auquel elle répond avec une drôle de tête. J’ai franchement l’impression qu’on est pas sur la même longueur d’onde tous les deux. Et encore, miracle ultime parmi les miracles, elle me sort une vanne. Non, je vous jure, une vraie vanne : Oui, hé bien j'espère que tu mens mieux que tu ne grimpes aux gouttières. J’en chialerais presque. Cette nana n’est pas totalement barrée en fait et il est possible d’avoir un échange détendu avec elle. J’allais répondre, mais je comprend qu’on peut même avoir des échanges TRÈS détendus quand elle se met à égoutter ses cheveux sur son pull. Je suis une goutte des yeux de ses épaules jusqu’à ses seins. Merde, j’crois bien que je suis en train de mater. J’deviens rouge tomate et propose qu’on monte dans la chambre. VISITER la chambre. D’ailleurs combien y en a de chambres ici ? Ça à l’air aussi immense qu’abandonné ici. Elle est incapable de me répondre. Qui ne sait pas combien il a de chambre chez lui. C’est au choix une super star trop riche pour s’en préoccuper, ou une infiltrée qui squatte ici juste le temps de sa mission. Ma passion pour le film “Les Infiltrés” engrange dans ma tête un festival de possibilités. Si ça se trouve, cette nana, c’est la fille la plus bad ass de la ville. Ça me plait autant que ça m’effraie, j’dois bien le dire. Et pourtant, grand con que je suis, j’en rajoute une couche et blague : T’es sûre que tu vis ici ? J’ai bon ponctuer ma phrase d’un petit rire, le regard qu’elle me lance, agrippée à la rampe de l’escalier me fait vite comprendre que je dois arrêter avec les questions idiotes. Je m’éclaircie la gorge et continue à grimper. Je tente une nouvelle approche, vu que je ne sais définitivement pas la fermer, en lui proposant gentiment de se joindre à nous pour la sauterie. Après tout, pourquoi pas. Le feeling semble passer entre nous. Enfin, je crois. D’ailleurs, elle avait déjà prévu de se rendre à notre soirée, comme si c’était une évidence absolue. Enfin, je crois détecter un peu de sarcasme au fond de sa phrase, j’en sais rien. Y a des gens qui ont un humour tranchant, catégorie de personnes dont je ne fais pas partie.

Quand on arrive en haut, le glauquerie (ça ne se dit ça ?) du manoir redouble. Un long couloir poussierrieux dessert des portes fermés. Aucune déco si ce n’est des posters, dessins ou gribouillis d’enfant sur les murs. Je me demande vraiment si elle a acheté cette maison dans l’état ou si elle a un style particulier. Mais j’aime l’ambiance underground que ça dégage. J’imagine déjà complètement la promo, des verres en plastique dans la main s’engouffrée dans ce couloir pour rejoindre l’une des chambres. Celle-ci par exemple : Par contre, la pièce là-bas.. Interdiction d'y rentrer. Enfin, elle sera probablement fermée à clés de toute façon. Ah bah non, pas celle-ci. Je fronce un peu les sourcils. Pourquoi “probablement” ? Mais je n’ai pas le temps de répondre qu’elle enchaîne sur la forêt. Je me met à rire nerveusement. Haha, c’est la forêt interdite d’Harry Potter ? L’enfant en moi ne pouvait résister à cette référence, qui fait un flop total vu le vide intersidéral dans ses yeux. Je serais presque prêt à m’offusquer, et soudain, y a des images de ma soeur, mon frère et moi qui défilent, quand on jouait au sorcier. Comment elle ne peut pas connaître ? Je soupire longuement. Laisse tomber va, on évite la forêt et la pièce fermer à clé, c’est compris. Je reprend rapidement. Elle pénètre la seconde d’après dans l’une des chambres. Je lui emboite le pas et balaye la pièce du regard, y a une imitation d’un Music Awards qui traîne sur la commode et prend la poussière, je ricane et le prend. Putain ça pèse une tonne ! La poussière m’empêche de lire ce qu’il y a sur la plaque, de toute façon mon attention est vite détournée par la nana, qui s’assoit sur le lit, de manière suggestive. J’avale ma salive. OKKKKKK ! Je deviens carrément tout rouge et me passe une main dans les cheveux en déposant de l’autre avec précaution le gadget sur la commode. Oh euh… Ouais ! Ouais, carrément même… Je ne regarde qu’elle quand je lui répond, y a mon cœur qui s’emballe. Je crois bien ne m’être jamais retrouvé avec une fille aussi entreprenante en si peu de temps. Et ça me retourne complètement le cerveau j’en arrive à conclure, la voix hésitante : Ok pour les 500 dollars, ça… ça peut l’faire. Elle me regarde d’un drôle d’air et j’ai la triste impression d’avoir fait du racolage mais je ne sais même pas comment rattraper ça. Je m’approche d’un pas, de deux. Ok, pas plus, comme si c’était un animal sauvage que je ne veux pas faire fuir. J’enfonce ma main dans ma poche et en sort mon portable que je lui tends. Tiens, donne-moi ton numéro, ça sera plus simple pour s’organiser. Je ponctue ma phrase avec un sourire entendu. Et puis, je fais tomber mon sac à dos de mon épaule pour en sortir mon porte-feuille. Y a toujours au moins trois cents dollars dedans. Je sais pas pourquoi, peut-être parce que mon père faisait pareil et que ça me rassure de savoir que j’ai “de la monnaie” sur moi. Je sors deux billets de 100 dollars et lui tend. Tiens, une avance. Ma facilité à distribuer du fric me surprend à peine. Me voilà en train d’attendre bêtement qu’elle rentre son numéro et me mordillant la lèvre. Maintenant va falloir que je trouve un moyen de ne pas faire venir Fanny à la soirée.
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