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 it's a trap ! (boya)

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MessageSujet: it's a trap ! (boya)   Mar 7 Mar - 18:43

- Sérieux, encore ?
Je le fusille du regard, mécontent, alors qu'il me supplie avec ses yeux de chiot. Je serre les dents et mes doigts se referment autour de ma couverture, trahissant l'exaspération violente qui me traverse à cet instant. Mon regard va et vient entre Arthur et la fille pendue à son bras, qui à mes yeux a l'allure d'une dépravée pathétique. Comme à peu près toutes les filles qu'il tire. A l'exception de Fanny, sa pauvre copine, cocufiée à tel point que ça en devient risible. Il parle, déverse un flot de paroles abrutissant comme toujours mais ce soir, je ne suis pas d'humeur à supporter ça. Excédé, je me lève brusquement en attrapant entre mes bras ma couette, lui tournant le dos de façon désinvolte.
- Ouais, ouais, c'est bon j'ai capté !
Que je grogne à mi-voix pour mettre un terme à cette conversation déplaisante. C'est la deuxième fois cette semaine et on est que jeudi. Mais j'aime encore mieux aller me coltiner l'inconfort du canapé que de m'endormir en sachant qu'ils vont attendre que je sois dans les bras de Morphée pour s'envoyer en l'air. Enfin ça, c'est dans l'optique où ils arrivent à attendre. Je quitte la pièce en le foudroyant du regard, saoulé d'être toujours pris pour un con et jeté de ma propre chambre comme si les lieux appartenaient à messire Arthur - la blague. Je claque la porte derrière moi et traine des pieds jusqu'au salon, les épaules voutées par la contrariété. Je me laisse tomber bruyamment sur le canapé, sans prendre la peine de le déplier, parce qu'il est tard, parce que j'en ai marre. Je veux juste dormir et qu'on me foute la paix, d'autant plus que je me lève tôt demain pour travailler. Je me roule dans la couette, façon burritos, ferme les yeux et prie simplement pour ne pas entendre le moindre bruit provenir de la chambre. Ni qu'un autre des colocs décide subitement de venir squatter la télévision.
Je soupire, finis par réussir à me détendre un peu, trouvant lentement le sommeil. Mais l'instant de répit est - bien évidemment - brutalement écourté par le bruit de la sonnette. Je sursaute, surpris et il me faut quelques secondes avant de réaliser. A moins que ce ne soit la voix de je ne sais qui, provenant d'une des chambres, qui me force à réaliser.
- ÇA A SONNÉ NON ? QUI VA OUVRIR ? J'SUIS A POIL LA FLEMME !
Je lève les yeux au ciel, dépité.
- J'Y VAIS C'EST BON !
Que je gueule à mon tour en tentant de sortir de la couette. Je m'emmêle un peu les pinceaux mais je finis par réussir à m'en extirper et je me déplace rapidement jusqu'à la porte, prêt à engueuler le gêneur, espérant simplement que ce ne soit pas une des nombreuses fêtes mauvaises surprises de la coloc. J'ouvre la porte en grand, vêtu d'un simple jogging en coton et d'un débardeur, les cheveux plus hirsutes que jamais. Et le gêneur devient gêneuse. Et finalement, c'est moi qui suis gêné. Je me liquéfie en reconnaissant la silhouette gracile et dur à la fois.
- B-Baya.. ?!
Alors celle-là, je ne l'avais pas vu venir. Je panique un peu, tourne la tête vers l'arrière pour m'assurer que personne n'est là et finis par sortir dans le couloir en refermant la porte derrière moi, lui interdisant très clairement l'entrée dans mon chez moi. Je la dévisage un instant, pour m'assurer d'abord qu'elle va bien et une fois rassuré, je bredouille, nerveux.
- Mais, qu'est-ce que tu fiches ici ?
Je l'interroge du regard, cachant difficilement mon ton accusateur. J'aime pas trop les visites surprises. Encore moins nocturnes. Encore moins quand je suis en pyjama - j'ai envie de mourir, ça y est - et encore moins venant d'elle. Je passe une main dans mes cheveux, un peu dubitatif. Faut pas qu'Arthur la voit, surtout pas. Sinon, il ne me lâchera pas. Jamais. De toute ma vie. Mon regard glisse sur elle, ne pouvant m'empêcher pendant quelques instants d'éprouver une certaine satisfaction à caresser visuellement les courbes de son visage de poupée maléfique. Tiraillé entre la joie de la voir là, sur le perron de ma porte, et la honte terrible de ma tenue, pourtant parfaitement décente, comme toujours. Je me sens un peu pris au piège, dérangé dans un moment d'intimité et je ne peux m'empêcher de me braquer un peu, restant sur la réserve, ne lui offrant qu'un échange distant et glacé.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Jeu 9 Mar - 9:52

Le pied martèle le sol d'un air agacé, les doigts glissent encore et encore sur le téléphone. T'as appelé combien de fois déjà ? T'as arrêté de compté, tu sais juste que sur l'échelle de ton irritation t'es prête à créer l'apocalypse. « Bordel de merde Bo faut t'envoyer un putain de pigeon voyageur pour que tu répondes ? » T'as un œil sur l'église chaque fois que tu jures, c'est complètement con d'ailleurs, comme si t'avais peur qu'un ange vienne te damner pour l'éternité. Bo a un effet néfaste sur toi. Du genre à glisser subtilement que tu devrais te repentir et laisse l'idée dans un coin de tas tête que t'es obligée d'étouffer a coup de juron et d'actes stupide. Tu te détourne du lieu saint avec un nouveau juron, le pas pressé et le froid mordant de la nuit. T'avances au rythme des rouages de ton cerveau, en imaginant toute les possibilités qui pourraient le mener a une mort lente et douloureuse ou a rendre sa vie terrestre aussi infernal que le pire univers de ses croyances. Ça occupe l'esprit le temps de rejoindre son appartement, autant que tes doigts qui tapent les messages de jurons bien sentit que tu lui envoie avec une imagination sans limite, maelstrom de blasphème qui, avec un peu de chance, lui feront avoir une attaque. Puis t’arrive devant la porte, t'as déjà le poing qui cogne dessus, le corps rafraîchit par les heures aussi longues qu'inattendue passé dans le froid. Prête à frapper encore une fois avant d'entendre une vois hurler dans l'appartement, une murmure lui répondre. Le verrou qui claque et les yeux de Bo qui s'arrondissent comme si la fille de satan frappait à sa porte. T'as les lèvres qui se pincent pour éviter de laisser échapper un rire devant son air paniqué, son regard en arrière. Comme si t'étais la maîtresse d'un mec marié qui vient frapper à sa porte pendant le dîner. Ca achève de te convaincre de passer la nuit ici. Pas que t'ai vraiment le choix, mais t'as au moins le loisir de le déranger et c'est qu'une piètre récompense pour le punir de t'avoir oublié. T'es l'ange de la justice, évidemment. tu t'occupes avec plaisir de rééquilibrer les choses et d'alimenter au passage ton mauvais karma. « Sympa la tenue » T'as le nez qui se fronce devant sa manière de te parler, un peu dérangé par le sentiment que t'aurais clairement pas dû venir. T'as déjà le venin au bord des lèvres, t'es capable d'ouvrir cette porte, de le laisser dehors ou de profiter toute seule du confort d'une nuit sereine. Tu sais d'ailleurs pas pourquoi tu mets pas l'idée à exécution et que tu te contentes de sourire. Il veut pas te voir mais t'es là. Trop tard pour le laisser s'enfuir. « Bah apparemment y a des mecs a poil chez toi, je voulais pas louper ça. » Le sourire qui s'élargit, comme si c'était une bonne blague qui suffirait à le dérider. Comme si Bo pouvait trouver ça marrant, c'est le genre de gars qui rigole aux blagues sur les apôtres, pas sur des blagues aux sous-entendus dégueulasse. Un vrai comique. «  C'est parce que t'avais une orgie que tu m'as laissé en plan ? Ca t'empêche pas de répondre au téléphone quand même. » Ou peut-être que si, peu importe dans le fond. Tu fronces le nez en le fixant, les mains sur les hanches. Mégère qui ne cache pas son impatience. les secondes qui s'égrènent à te demander s'il compte attendre encore longtemps avant de te laisser entrer. Ce serait pas faire preuve de gentillesse que de te laisser dehors et tout le monde sait que Bo aide son prochain. c'est dieu qui l'a dit. « Allez pousse-toi, on va pas rester là cent ans, j'suis fatiguée j'ai juste envie de dormir. » Au cas ou il n'aurait pas compris, tu dors ici. Pas besoin de te laisser sur le palier. merci pour l'invitation. Tu te retiens de le pousser toi-même, t'es pas assez stupide pour oser t'amuser à le voir faire un bond de trois mètres pour te fermer la porte au nez et te laisser dormir dehors. Y a des limites, même a tes propres actes.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Jeu 9 Mar - 16:07

Ça l'amuse. Je n'y crois pas, ça l'amuse. Elle a ce petit rire silencieux et le regard victorieux, comme si elle était contente de son coup. Je ne sais pas pourquoi ça me surprend encore, je devrais avoir l'habitude depuis le temps. A chaque fois que je crois avoir vu le pire d'elle, elle me prouve que j'ai tort et me surprend encore. Jusqu'où est-ce qu'elle ira ? Quand est-ce qu'elle s'arrêtera ? J'ai l'impression que la réponse est aussi terrifiante qu'évidente : jamais. Va falloir que je me fasse à l'idée.
- Sympa la tenue.
Je me braque aussitôt, les traits tirés, la mâchoire crispée. Alors ça, c'est un coup bas. Je me raidis de la tête aux pieds et lui lance un regard noir, accusateur et lourd de sens. Je n'ai pas besoin de dire quoi que ce soit, elle sait pertinemment que ça m'emmerde. Bien sûr qu'elle le sait, elle l'a fait exprès (évidemment). Je croise mes bras, les décroise et les recroise sans plus savoir quoi en faire, nerveux.
- Tu.. ! Je.. !
Incapable de trouver les mots, je préfère me raviser et me contente d'échapper un long soupire râleur, estimant que ça suffise à faire passer le message : tu fais chier, Baya. Pourquoi elle est là ? Pourquoi elle m'inflige ça ? Qu'est-ce que j'ai bien pu faire (encore) ?
- Bah apparemment y a des mecs a poil chez toi, je voulais pas louper ça.
Je deviens blafard, puis je vire au rouge cramoisie, les yeux écarquillés, mais toujours avec cette violente envie de lui dire de se tirer d'ici et de la fermer, à tout jamais. Pitié, oui, Baya, tais toi. Fais moi ce plaisir pour une fois. Je recule d'un léger pas, me retrouvant rapidement coincé le dos contre la porte et j'agite les mains devant moi, un air blasé et indigné trottant sur le visage.
- Joue pas à ça Baya, joue pas à ça !
J'suis pas d'humeur, encore moins dans de bonnes conditions. Non pas que d'ordinaire je le sois plus, mais là, c'est le pire du pire. Non, disons plutôt 8/10 sur l'échelle du pire. Je pourrais être à poil. Même si je ne vois pas comment je pourrais me retrouver à poil devant elle, à moins qu'elle pénètre dans l'appartement puis dans la salle-de-bain pendant que j'suis sous la douche et qu'elle tire le rideau pour me voir. Pensée cauchemardesque. Bien heureusement, ça n'arrivera pas. Jamais. Y pas intérêt. Est-ce qu'elle en serait capable ? Je plisse les yeux et la scrute une seconde, perdu dans mes pensées. Merde. J'ai peur que oui. Note à moi-même : penser à bloquer la porte de la salle-de-bain avec une chaise dorénavant.
- C'est parce que t'avais une orgie que tu m'as laissé en plan ? Ca t'empêche pas de répondre au téléphone quand même.
La simple idée qu'elle puisse m'envisager au milieu d'une orgie me met extrêmement mal à l'aise. Je la fusille du regard, retrouvant une moue contrariée et fâchée. Elle va m'emmerder jusqu'au bout, je le sens. Jusqu'à ce que je craque. Jusqu'à ce qu'elle obtienne de moi ce qu'elle veut. Mais elle veut quoi ce soir, au juste ?
- J'ai rien reçu.
Que je réponds dans un premier temps, du tac au tac. Puis, je laisse mon regard dériver sur le côté, l'air songeur. Mon téléphone.. C'est quand la dernière fois que je l'ai vu ? Je passe une main distraite dans mes cheveux en tentant de retracer le fil de la journée dans ma tête.
- Euhh.. en fait.. il doit être.. Je retrousse légèrement le nez dans une grimace incertaine. - En fait, aucune idée, je me souviens pas l'avoir eu en main depuis hier soir.
Je hausse les épaules dans un mouvement sec et rapide, absolument pas désolé de mon manque de joignabilité et ce malgré l'air sévère qu'elle affiche, les mains sur les hanches. On dirait presque une maman en colère. Qu'est-ce qu'elle peut bien me vouloir pour que ce soit si urgent au point de la faire se pointer chez moi à cette heure-là ? Ouais, la réponse est évidente, mais je préfère garder espoir que ce n'est pas ça, jusqu'à l'entendre de sa bouche. Et ça ne tarde pas.
- Allez pousse-toi, on va pas rester là cent ans, j'suis fatiguée j'ai juste envie de dormir.
- Woh woh woh, doucement !
J'écarte les bras sur la porte pour barricader le passage et la dévisage, stupéfait. Un brin angoissé. Non en fait, totalement stressé. Alors là, ça tombe mal. Horriblement mal. Parce qu'il ne reste plus qu'une place : dans le clic-clac avec moi. Et autant dire que ça, non, impossible. Même pas envisageable. Jamais. J'échappe un rire nerveux et secoue lentement la tête de gauche à droite, de plus en plus nerveux.
- Désolé Baya, ça ne va pas être possible ce soir.
Ni jamais, en fait. L'idée qu'elle dorme chez moi est trop.. pesante. Déjà que quand elle n'est pas dans la même pièce que moi, elle occupe (beaucoup) trop mes pensées nocturnes (avec tout ce que ça implique), alors la savoir dans le même appartement que moi.. c'est signer mon arrêt de mort. Donc autant dire que la faire dormir dans le même lit que moi, autant me jeter tout de suite par la fenêtre, ça ira plus vite.
- On a plus d'place. Mais je vais aller chercher les clés de l'église d'accord ? Et je vais t'y accompagner.
Je lui offre un petit sourire courtois, clairement forcé, les lèvres serrées. Ouais, j'aime mieux traverser la moitié de la ville pour l'amener là-bas plutôt que de faire un effort en partageant ma couchette. Et tant pis si c'est pas sympa, si c'est pas galant, si c'est pas très protestant. Il en va de ma survie là.
- Bouge pas d'là.
Que je dis avant de pivoter en prenant une grande inspiration. J'ouvre légèrement la porte et m'y faufile jusqu'au moment où je sens la poignée m'échapper, la porte qui s'ouvre en grand sous une impulsion qui ne provient pas de moi. Je me fige. Baya me double et pénètre dans l'appartement. Je la fixe, muet, dépité. Classique Baya, j'aurais dû m'en douter, j'suis le seul à blâmer.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Lun 13 Mar - 18:39

Trente secondes. Deux phrases. Quelques mots. C'est tout ce qu'il a fallu pour mettre Bo dans tout ces états et lui donner envie de virer de là avec des coups de pieds au cul. Ce qu'il ferait sans doute si c'était pas contraire à son fonctionnement type. Beaucoup trop gentil pour oser être méchant.  C'est amusant de dire des trucs idiots à Bo et de le regarder. Il est capable de passer d'un visage blême qui lui donne l'air d'être à deux doigts de tomber dans les pommes à une tronche rouge écrevisse comme s'il faisait quarante degrés.  Alors il a beau râler qu'il est pas d'humeur et ne pas esquisser le moindre sourire devant ton humour ravageur, tu peux quand même pas t'empêcher de sourire. Il a vraiment penser que t'allais passer la nuit dehors ? Ou il a rien pensé du tout, il a juste totalement oublié jusqu'à ton existence avant que tu te pointes à sa porte ? Auquel cas t'es plus que ravi de lui remémorer le souvenir de ton beau visage. Il va le voir toute la soirée, toute la nuit et même demain au réveil. c'est cadeau. « C'est vraiment pas mon genre de jouer. » T'emprunte un ton outrée, un visage théâtrale qui ne laisse pas de doute sur ton cynique. « Mais je suis contente d'arriver avant que ce soit a ton tour de faire un strip-tease. » Sourire carnassier, tu peux pas t'en empêcher, c'est presque une seconde nature d'emmerder Bo, ça fait partit d'un rythme de vie. Un plaisir unique en son genre qui vacille un peu a mesure qu'il parle. Tu lui lances un regard incrédule quand il prétend n'avoir rien reçu, bras croisé sur la poitrine comme pour le défier d'oser répéter une connerie pareil, t'es pas assez stupide pour appeler cinquante fois la mauvaise personnes il a bien du recevoir au moins le quart des insultes que t'as envoyé c'est pas possible autrement. Même lui il doit s'en rendre compte puisqu'il réfléchit à la question. « T'y penseras la prochaine fois si tu veux pas me voir débarquer. » Tu hausses les épaules comme si c'était de sa faute. Parce qu'évidemment c'est jamais de la tienne Baya. T'as jamais tort. Jamais. Même quand t'as tort, c'est clair que t'as raison. Ça fait partie des théorèmes irréfutable de ton existence. Quelqu'un a tort ou raison, Baya parle. Baya a raison. Point. T'es peut-être vagabonde mais c'est Bo qui a pas ouvert l'église ni au téléphone. Puis dans le fond, peu importe ce que Bo a fait ou non, c'est sa faute c'est comme ça. T'allais déjà exposé tout l'étendu de l'évidence de ta science infuse quand il a écarté les bras pour bloquer le passage. T'as les yeux qui s'arrondissent d'ahurissement, sérieux ? Y a quoi dans ce foutu appartement pour qu'il ait si peur que t'y rentres ? Peut-être que c'est un sanctuaire, un lieu saint personnel et que t'es pas assez pure pour y entrer. Ou une ribambelle de nana a poil et qu'il veut pas le montrer pour continuer de jouer Saint Bo. « Arrête de déconner bouge de là et laisse-moi entrer. » Tu commences a t'impatienter, ça fait au moins cinq minutes que t'es sur le palier et ca fait quatre minute trente de trop. Mais il t'écoutes même pas, il cherche juste un moyen de pas te laisser là et t'as la sensation d'être un chien errant bourré de saloperie qui peuvent pas passer le pas de sa porte. Bouge pas de là. Sérieusement? C'est à toi qu'il dit ça Bo ?  Tu fronces les sourcils, la bouche ouverte prête à répondre quand la porte se referme sur ton nez. Te raccompagner a l'église ? Il se moque de toi c'est pas possible, c'est pas lui qui vient de se taper l'aller dans le froid  avec une humeur de chien parce qu'on l'avait oublié. Alors refaire la route en sens inverse à cette heure-ci ? Non. Alors là, non. T'as déjà la main sur la poignée, le corps dans l'appartement, la porte que tu refermes et le regard noir pour Bo. « Y a assez de place pour moi je pense. » Tu survoles les lieux d'un regard qui confirme que vraiment, il te dirait toutes les conneries du monde que tu partes et tu comprends pas trop pourquoi. Y a pas de grande différence entre se voir à l'église ou chez lui. Sauf peut-être le joggin et le marcel.  « Si tu veux, tu peux aller dormir là-bas. Toi. Moi je reste là. » T'as de nouveau croisé les bras sur ta poitrine, t'es prête à t'asseoir devant la porte d'entrée et plus en bouger s'il le faut. Ou même choper la clef, verrouiller et l'avaler pour être sûr qu'il trouve pas une excuse pour t'envoyer ailleurs. S'il veut une ballade au clair de lune c'est pas toi qui va l'en empêcher mais la tienne tu l'as déjà eu, la ballade plus une bonne heure d'attente. « Pour que je bouge d'ici, faudra ma passer sur le corps. » Et vous savez tout les deux que Bo passe sur le corps de personne, surtout pas le tient. Y a un périmètre de sécurité entre lui et tout les vagins du monde. Tu laisses tomber tes bras le long de ton corps pour te laisser tomber dans le canapé avec un regard entendu non, j'pars pas tu vois, je reste là, je m'installe t'as pas le choix. Les pieds sur la table basse, ton sac avec le peu de vestige que tu transporte déjà posé à côté de toi. « Faut vraiment que tu baises Bo, t'es beaucoup trop stressé pour mon propre bien. » Tu le dis avec le sourire aux lèvres, t'as retrouvé ta légèreté habituel et ton regard furte a nouveau sur les lieux. Tu fais l'effort d'être civilisée mais si c'était pas chez Bo t'aurais sûrement déjà volé deux trois trucs.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Dim 19 Mar - 17:22

- C'est vraiment pas mon genre de jouer.
Ben voyons. Je lève très brièvement les yeux au ciel avant de les reposer sur elle, les paupières lourdes, l'air blasé. Elle peut bien se donner les airs qu'elle veut, ça ne fait qu'accentuer le mensonge qu'elle me sert avec cette fausse mine outrée exaspérante. Je finis par gonfler légèrement ma poitrine avant de souffler par le nez, comme un père désabusé face aux agissements de sa gosse incontrôlable.
- Mais je suis contente d'arriver avant que ce soit a ton tour de faire un strip-tease.
Ma réaction ne se fait pas attendre, j'écarquille les yeux, agacé et pointe mon index dans sa direction avant de m'estomaquer.
- Ah ! Tu vois ! Tu r'commences !
J'essaye d'oublier la chaleur qui vient me cramer les joues, qui ont certainement dû prendre une couleur si rouge qu'on pourrait croire que je suis en train de me transformer en champ de coquelicots (merci la virilité). Je la fusille du regard, fâché. Je masque ma gêne tant bien que mal, préférant ne surtout pas m'imaginer en train de faire un strip-tease devant elle. Ou qui que ce soit, d'ailleurs. De toute façon, j'ai pas le physique pour, ça risquerait de mettre mal à l'aise tout le monde au final. Je passe rapidement à autre chose, affrontant le regard accusateur de Baya, visiblement très mécontente de ma maigre capacité à utiliser mon téléphone portable.
- T'y penseras la prochaine fois si tu veux pas me voir débarquer.
- Sérieusement ?
Je grimace légèrement, sidéré par son culot. Je finis par secouer rapidement et dans de tous petits mouvements ma tête, comme pour me réveiller, désireux de quitter ce foutu mauvais rêve qui devient de plus en plus désagréable.
- Punaise Baya, trouve toi un appart' sans déconner.
Parce que ouais, on ne va pas se mentir, le problème ce n'est pas que je suis pas foutu de répondre à des sms. Le problème, c'est qu'elle refuse de se poser quelque part, de se trouver un appartement, une coloc, n'importe quoi et de payer un loyer comme tout le monde. J'ai jamais vraiment compris pourquoi elle faisait ça. En fait, je n'ai jamais vraiment posé la question parce que j'ai toujours estimé que ça ne me regardait pas et qu'elle faisait bien ce qu'elle voulait. Mais si elle se met à débarquer chez moi en réclamant l'asile, les règles changent. Mais je ne suis pas prêt à le lui accorder son droit d'asile et j'étends mes bras sur la porte pour bloquer le passage, à la manière de Gandalf avec le Balrog. J'espère simplement que ça finira mieux pour moi que pour lui, mais quelque chose me dit qu'il ne faut pas trop que je compte là-dessus.
- Arrête de déconner bouge de là et laisse-moi entrer.
- Bon sang, arrête de faire ta diva, Baya.
J'essaye de dédramatiser la chose, avant que ça ne prenne une ampleur bien trop importante pour mes pauvres nerfs. Et avec Baya, ça grimpe vite, je le sais. Je lui sors quelques excuses foireuses pour justifier le fait qu'elle ne peut pas passer la nuit là et lui explique que je vais la raccompagner à l'église. Évidemment, ça, c'était la théorie. Parce que dans la pratique, Baya fait ce qu'elle veut. Baya fait tout le temps ce qu'elle veut, faut que je l'imprime et que je le colle quelque part pour ne jamais l'oublier. Sans que je ne vois rien venir, je me retrouve coincé dans le salon avec elle. C'est oppressant. C'est beaucoup (beaucoup) trop oppressant pour moi. Je me tends, je blêmis (on passe du champ de coquelicots à la calotte glaciaire). Un long frisson désagréable me remonte le long de l'échine et je la dévisage, stupéfait, stressé. C'est de pire en pire.
-  Y a assez de place pour moi je pense.
Non ! A moins qu'elle ne dorme dans la baignoire, dans ce cas, on pourra peut-être négocier quelque chose. A voir. Peut-être. J'en sais rien. Non, en fait, non. Y a rien à négocier, elle ne dort pas ici (en théorie, et on sait tous comment ça finit).
- Si tu veux, tu peux aller dormir là-bas. Toi. Moi je reste là.
Franchement, j'hésite. Et si je n'avais pas de colocataires, peut-être bien que je l'aurais fait. Mais là, non, je ne peux pas la laisser seule ici avec eux. Ce serait catastrophique. Je préfère garder un œil sur elle et tous les surveiller. Je ne voudrais pas qu'ils se mettent à comploter contre moi. Je ne voudrais pas qu'Arthur me fasse chier avec ça pour l'éternité. Et pour finir, je ne voudrais pas qu'Arthur - ou un autre - tente quoi que ce soit avec elle. C'est comme ça, j'ai pas envie de savoir pourquoi, je m'en fous. C'est juste, comme ça. Pas lui, pas elle, pas eux. Point barre, fin de l'histoire.
- Baya, j'te jure, y a pas la place ici. Cette nuit je dors ici, que je dis en désignant le canapé pas déplié où traîne ma couette, donc y a pas d'autres endroits. Tu vas pas dormir par terre, quand même ?
Je la défie du regard, elle n'a pas intérêt à me proposer de dormir par terre à sa place. Je sais qu'il faut bien traiter ses invités, mais y a des limites à tout. J'ai mes limites. J'en ai peut-être trop, selon Arthur (selon beaucoup de gens). Et même si je suis pour l'idée d'aider son prochain, que je tente d'appliquer ce principe au quotidien, je ne suis pas non plus mère thérésa et je ne vais pas sacrifier mon dos et une bonne nuit de sommeil pour les beaux yeux de Baya (aussi beaux soient-ils).
- Pour que je bouge d'ici, faudra ma passer sur le corps.
Je me renfrogne aussitôt, boudeur.
- C'est malin ça, très drôle Baya, vraiment.
Je lui offre un petit sourire à la fois agacé et condescendant, fatigué de ses attaques perpétuelles. Pourquoi elle s'acharne ? pourquoi elle s'obstine ? J'n'ai pas mérité ça, j'ai toujours été sympa avec elle. C'est finalement impuissant que je la regarde se vautrer dans le canapé et s'installer comme si c'était normal. Comme si elle avait le droit, comme si j'avais dit oui. Comme si c'était chez elle. Je me braque, de plus en plus de mauvais poil. Je m'approche d'elle et avec mes deux mains je lui fais signe de baisser d'un ton.
- Et parle moins fort s'il te plait, j'veux pas qu'ils sachent que t'es là.
C'est vrai que ça peut sonner blessant, mais ce n'est pas le but. Ce n'est pas contre elle. Je ne veux juste pas que la maisonnée s'éveille et que tout le monde débarque en découvrant que y a une fille (qu'ils ne connaissent pas) qui squatte le canapé où je suis censé dormir. Elle sait pas elle, avec qui je vis. Elle sait pas l'enfer qu'ils me feront vivre après ça. Alors faut vraiment qu'elle reste discrète, qu'elle ne dise plus rien et dans l'idéal même, qu'elle retourne sur le pallier. Mais elle n'a pas l'air décidée (elle a décidé qu'elle s'en foutait).
- Faut vraiment que tu baises Bo, t'es beaucoup trop stressé pour mon propre bien.
Je m'interromps dans mes mouvements, me fige, m'étrangle à moitié. Pardon ? PARDON ? Je reste bloqué, les mains dans les airs, avec la sensation que je vais partir en fumée d'une seconde à l'autre tellement sa remarque est déplacée et dérangeante. Je me décompose progressivement, me redresse, recule d'un pas alors que je m'apprêtais à venir m'asseoir aussi. Mon regard se fixe dans le sien et je suis traversé par un millier d'émotions différentes que je n'arrive pas à définir. Si ce n'est une honte évidente. Je m'assombris quelque peu et la toise, énervé.
- Ma vie sexuelle n'te concerne pas.
Mon ton est bas, cherchant à me faire discret, mais il est aussi dur et intransigeant. Je n'ai plus envie de rire. Je tends le bras vers l'arrière et pointe la porte d'entrée en ajoutant.
- Et si ton bien-être ne trouve pas satisfaction ici, tu connais la sortie.
Je sais qu'elle ne va pas sortir. Je sais qu'elle va surenchérir. J'essaye simplement de noyer le poisson, de changer de conversation. Parce que si on continue de parler de ma vie sexuelle (laquelle d'ailleurs ?) je sens que je vais finir en petits morceaux à ses pieds. Et j'aimerais autant éviter.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Mar 28 Mar - 14:00

Doigt accusateur posé sur toi, t'es obligée de rire. Obligée. Les deux mains levés en l'air comme si ça suffisait a signer ta reddition. Comme si t'allais lâcher l'affaire, le laisser tranquille mais t'es pire qu'une sangsue, faut du courage pour s'en débarrasser. « Recommencer quoi? » T'aimes croire que tu réussis a avoir l'air aussi innocente que tes paroles le prétendent, tout en sachant que ça marche pas vraiment. Tu fais pas l'effort de mettre à l'aise Bo en règle général mais c'est sûrement encore plus drôle de le voir devenir rouge pivoine quand c'est chez lui, qu'il peut pas vraiment fuir aussi facilement qu'a l’église. Il est coincé comme un foutu canari que t'as envie de bouffer. Titi et Grominet, un truc du genre. « J'ai le droit d'espérer non? » Quoique t'as bien conscience que le jogging-débardeur c'est déjà ce qui s'apparente a une tenue de strip-tease pour Bo, t'as jamais autant vu sa peau. T'es presque sur que Bo a poil, c'est comme ça qu'il est. Peut-être qu'il prend sa douche avec ses sous-vêtements, t'en sais rien. Tu lui poserais bien la question mais t'es assez consciente du fait qu'il apprécierait pas trop d'y répondre, ni de te l'entendre la poser d'ailleurs. De toute façon, il a déjà couper le fil de tes pensées avec son air exaspéré, toujours bloqué devant cette foutu porte. C'est bon, t'en a vu toute les coutures, le bois est très joli, la peinture aussi. on rentre maintenant? deux minutes de plus et juré, tu fonces sur lui comme un bélier pour rentrer de force. T'as jamais eu d'appartement. Jamais. Depuis que t'es née tu vis chez les autres, en profitant des autres. Ta tante d'abord, puis le reste de l'univers. T'es obligée de poser un regard incrédule sur Bo comme s'il parlait sérieusement ? Et oui il est sérieux, il vient de te proposer de trouver un logement. « Déconne pas, t'aurais plus mes visites surprises si j'avais un appart'. » ca serait sûrement plus une perte pour toi que pour lui cela dit mais si t'avais un logement, tu le verrais plus. C'est pas vraiment ton genre d'aller faire un détour pour l'église si t'as pas une bonne raison d'y aller. genre, dormir. tu lui manquerais trop. Peut-être qu'il te manquerait un peu aussi. Vite fait. Faut pas déconner Tu grimaces. « Moi je fais la diva ? C'est toi qui est à deux doigts de me jouer l'évanouissement pour pas que je rentre, Princesse Bo » Et tadam, trente seconde plus tard t'es dans l'antre. Y a pas de crucifix a tout les murs et t'es presque déçue, t'attendais sûrement de voir un autel ou quelque chose du genre. Tu vois pas grand chose pourtant, à part l'éternel air consterné de Bo. Faudrait sûrement renommé la tête qu'il fait pour te rendre hommage. il a l'air d'avoir vu Baya, c'est ce qu'on dira quand il aura l'air mécontent, au bord de la crise cardiaque ou de la crise de colère. Ou les deux. « T'as pas de chambre? » tu demandes en jetant un nouveau coup d'oeil autour de toi, depuis le canapé. Y a des portes. Des portes fermées que t'as envie d'ouvrir, des trucs que t'as envie de fouiller mais t'as comme l'impression qu'il va falloir te tenir tranquille et la jouer fine si tu veux pas que Bo perdre patience et te jette par la fenêtre, droit dans la poubelle a ordure, pour passer ta nuit. Alors tu te contentes de laisser tes mains battrent la mesure sur tes cuisses pour éviter de piquer des trucs sous son regard inquisiteur. Mauvais plan Baya, on pique pas les affaires de Bo. pas s'il te surveille en tout cas. Finalement, ton regard navigue entre Bo et le sol. Le sol et Bo. Les sourcils haussés, un vague sourire sur les lèvres. T'assiste a un sacré spectacle, un magnifique crescendo de la bêtise, c'est pas possible autrement, il doit bien te connaître assez pour savoir que non tu dormiras pas par terre, tu préfères encore dormir sur un quart du clic-clac, même avec ses pieds puant dans la gueule si ça lui fait plaisir plutôt que de passer une nuit sur le sol comme un chien. « Non je vais pas dormir par terre, c'est gentil de t'inquiéter. » Tu tentes de garder ton sérieux, du moins de l'être autant que lui semble paniqué mais finalement tu parviens même pas à cesser de sourire, à moins que Bo ait envie de dormir par terre, il va bien etre obligé de dormir avec toi et tu peux pas nier que ça te fait presque plaisir. T'as jamais été aussi proche de lui, pas sans qu'il parte en courant en tout cas. « Y a de la place pour deux là-dessus, promis je vais pas te bouffer. » tu dis, en tapotant le canapé, t’abdique rien qu'un court instant, parce qu'il faut bien que tu laisses Bo abandonner l'idée de te faire dormir par terre – ou dehors. T'aimes le faire chier mais pas au point de te taper toute une nuit sur le sol et un mal de dos colossal au réveil avec tu parles d'une voix calme, le genre qui laisse pas trop le choix mais qui se moque pas non plus. T'es en train d'essayer d'avoir l'air sympa. pour une fois. mais t'es pas certaine que ça Bo saute au plafond a l'idée de dormir dans le même lit que toi. En tout cas vu la gueule qu'il tire il est pas près de faire une danse de la victoire, il a plutôt l'air du type qui imagine toute les façons de t'arracher la langue pour plus t'entendre parler. Pour plus entendre tes conneries. Et pour que personne d'autres les entendent visiblement puisqu'il te demande de parler moins fort. T'as un nouveau coup d'oeil vers les portes closes, sérieux s'il continue de suggéré qu'il y a plein de truc a voir dans cet appartement tu vas bouger plus vite que le diable de Tasmanie pour voir ce qu'il y a d'intéressant ici. ils? tu te demandes combien y a de personne ici. Pourquoi t'es jamais venu avant d'ailleurs ? T'avais l'habitude de voir Bo a l'église, dans ses vêtements de gentil garçons, avec les échos d'un lieu de culte. Juste lui et toi. C'est peut-être ça, t'aimais bien être juste avec Bo. Là t'as l'impression de faire une immersion en Terre Sauvage, comme si tu voyais les petits secrets honteux d'un mec qui n'a jamais rien a se reprocher. « Pourquoi ? C'est un sanctuaire pour futur prêtre et c'est interdit aux nanas ? T'as dépassé le couvre feu ? Ou c'est juste parce que c'est moi? » S'il choisi la réponse C, t'es tentée de l'envoyer tout droit au paradis sans passer par le dépucelage.  t'as rien a faire là mais ça te ferait chier qu'il te cache dans un placard si quelqu'un pointait le bout de son nez, t'as pas non plus une tête a faire peur. Enfin pas tout le temps. Tu pousses un soupir consterné devant le ballet de Bo. Un pas en avant, puis finalement un pas en arrière et son air de j'ai vu baya, les deux mains en l'air comme si t'avais appuyé sur pause et tu peux pas t'empêcher de rire. Si Bo devait être empaillé, ça serait avec cette tête-là. «  Quelle vie sexuelle ? » elle te concernait sans doute beaucoup plus s'il en avait une. Tu t'y intéresserais beaucoup plus s'il en avait une, même si tu t'intéresses déjà pas mal a son inexistence. Tu tapotes une nouvelle fois le canapé avec le même air exaspéré qu'il a trop souvent quand t'es là. « Assieds-toi je t'en prie » que tu lances avec un sourire amusée, comme si c'était chez toi, qu'il était pas chez lui. Tu te débats avec la fermeture éclair pour mieux les retirer, te caler un peu mieux sur le canapé déplié. « Au fait, je dors a poil ça te dérange pas? » T'as la tête calé vers l'arrière et le sourire aux lèvres, t'es obligée d'ouvrir un œil pour jeter un regard a la tête de Bo. T'es a deux doigt de te dire que ça valait le coup d'attendre pour rien a l'église et de te pointer ici.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Dim 2 Avr - 23:07

Elle me fait tout son cinéma, elle me fait sa Baya, avec son air innocent qu'elle trahit toute seule avec le petit air malicieux qui flotte sur son sourire. Fichu sourire. Fichue Baya. Je suis presque convaincu que le Malin s'est glissé en elle à la naissance et que maintenant, il prend un infini plaisir à martyriser les âmes comme la mienne. Nous, les pauvres croyants, les fidèles, les sérieux. Mais je ne suis pas faible et le Démon peut bien se cacher sous la plus jolie des enveloppes corporelles, ça n'y changera rien. Rien du tout, pas vrai ? Je souffle, soupire à répétition, lève les yeux au ciel dès qu'elle ouvre la bouche, ne cherchant absolument pas à lui cacher l'exaspération qu'elle éveille en moi. Comme d'habitude. Mais elle est tenace Baya. Elle ne lâche rien, jamais. Et je finis toujours par me faire avoir. Je finis toujours par perdre. C'est peut-être ça qui me fait peur, finalement. Pour l'instant, mes défaites sont dérisoires et sans conséquences, mais pour combien de temps encore ? Parce que je la connais, parce que je sais que le concept des limites est un concept particulièrement abstrait à ses yeux et qu'il ne trouve pas d'écho en elle. Je ne suis peut-être pas si fort que ça. Et le Malin porte peut-être un peu trop bien son nom.
- Déconne pas, t'aurais plus mes visites surprises si j'avais un appart'.
Je hausse un sourcil et la dévisage, blasé. Je hoche lentement la tête de bas en haut.
- Ben oui, c'est l'but en fait.
Faut pas qu'elle se méprenne, je suis toujours ravie de la voir à l'église, y a pas de problème. Mais pas chez moi. Ce n'est pas pour rien si je ne l'y ai jamais invité alors qu'on se connait depuis déjà pas mal de temps maintenant. Et je ne comprends pas que ça ne lui semble pas logique à elle aussi.
- Moi je fais la diva ? C'est toi qui est à deux doigts de me jouer l'évanouissement pour pas que je rentre, Princesse Bo.
Je pince les lèvres, froissé par la dévirilisation de ses paroles. J'ai la violente impression de m'être fait émasculer sans rien pouvoir faire pour me défendre. Je souffle bruyamment par le nez, excédé, mais surtout bien trop blessé pour trouver quoi que ce soit à redire. Parce qu'au fond, elle n'a pas tort. Et que tenter de sauver mon honneur serait vain. Je ne ferais probablement qu'aggraver mon cas. Je viens faire claquer ma langue contre mon palais tout en détournant les yeux, ne vivant pas très bien le fait de me faire salement humilier. Et en plus, ça l'amuse. Évidemment. Et sans que je ne puisse rien y faire, je me retrouve avec Lucifer chez moi, qui prend ses aises, qui s'installe, qui s'approprie les lieux l'air de rien, emplissant toute la pièce de son aura troublante. Et je me sens tellement impuissant face à elle. Comme un combat perdu d'avance. C'est angoissant. J'aurais jamais dû l'approcher. J'aurais jamais dû l'aider. J'aurais dû continuer ma route sans un regard, pour éviter de me retrouver au beau milieu d'un de mes pires cauchemars.
- T'as pas de chambre ?
- Si. Que je grommèle.
Si, et quoi ? Je n'ai pas l'intention de lui dire que je me fais jeter de ma chambre à chaque fois que mon coloc ramène une fille pour s'envoyer en l'air. Ça ne la regarde pas et je pense que niveau humiliation, j'ai déjà assez pris pour la soirée, on va s'arrêter là. Je l'observe minutieusement, guettant ses gestes et ses réactions. Et je crains de la voir se lever et aller visiter les lieux. Je crains de la voir alerter tout l'appartement et ça me rend terriblement nerveux. Alors je continue de parler, sans réaliser que je m'enfonce de plus en plus. Mais ça, je le comprends rapidement, dès lors que je vois son petit sourire amusé se dessiner sur ses lèvres. Elle n'a rien besoin de dire, je sais déjà qu'elle ne dormira pas par terre. Pourtant, elle ne peut pas s'empêcher de prendre un terrible plaisir à me le dire haut et fort.
- Non je vais pas dormir par terre, c'est gentil de t'inquiéter.
Je lève les yeux au ciel et passe une main sur mes yeux, fatigué.
- Évidemment.
Je ne sais même pas pourquoi je m'évertue à me battre. J'ai l'impression d'être une mouche prise dans une toile d'araignée, plus je me débats, plus j'attire l'attention de la carnivore, qui s'approche, prête à me dévorer.
- Y a de la place pour deux là-dessus, promis je vais pas te bouffer.
Je n'en suis pas convaincu. Je tente de prendre un air détaché, mais les traits tirés de mon visage me trahissent largement. J'agite vaguement la main et lâche d'un ton qui se veut détendu.
- C'est juste que j'aime pas dormir avec quelqu'un, c'est.. c'est pas agréable quoi.
C'est carrément insupportable. Cette proximité physique, les odeurs, entendre la respiration de l'autre, ne pas avoir assez de place, partager la couverture. Bref, non merci, ce n'est pas pour moi. Surtout que je suis persuadé que Baya est du genre à prendre toute la place, à s'étaler et empiéter sur l'autre. Ouais, c'est carrément son style ça. Et puis, elle sent bon Baya. Et je sais déjà que je ne pourrais pas fermer l’œil de la nuit avec cette odeur qui flotte autour de moi. Je sais déjà tout ce que ça va causer en moi et bon sang, je refuse de vivre ça. J'ai dit que ça suffisait les humiliations pour cette nuit, alors non, vraiment. Non.
- Pourquoi ? C'est un sanctuaire pour futur prêtre et c'est interdit aux nanas ? T'as dépassé le couvre feu ? Ou c'est juste parce que c'est moi ?
J'ouvre la bouche, bloque, la referme, réfléchis, la rouvre légèrement, bloque à nouveau et finalement, soupire de façon brève et sèche, ne sachant pas quoi répondre à ça. Je passe une main un peu incrédule dans mes cheveux, me grattant lentement le crâne, simple tic nerveux. Et lorsque je parviens enfin à reprendre la parole, ma voix est plus aigüe que d'ordinaire, trahissant ma gêne et le fait que je suis peut-être un peu en train de lui raconter des salades.
- Noooon, c'est pas toi.
C'est mal de mentir, Bo.
- C'est juste que... Enfin c'est eux, tu vois, ils sont..
J'agite nerveusement les mains et échappe quelques rires tendus, n'ayant aucune idée de ce que je suis en train de raconter. Je bafouille, m'emmêle les pinceaux et ris de plus en plus mal.
- Enfin, tu vois ?
Je ne vois pas ce qu'elle pourrait voir, je n'ai absolument avancé aucun argument. Mais je veux juste mettre un point final à cette question particulièrement embarrassante à laquelle je n'ose pas répondre. Comment je pourrais lui dire qu'elle est bien trop belle pour moi, bien trop belle pour que les autres ne s'imaginent pas mille et une choses ? Je ne peux pas. Parce que la simple idée de lui faire un compliment, surtout lié à son physique, me coince totalement. Et puis, ce serait déplacé et superficiel. Et je ne suis pas quelqu'un de superficiel. Et mon malaise ne s'arrange pas lorsqu'elle commence à parler de ma vie sexuelle. Vraiment, faudrait qu'elle apprenne à se taire parfois.
- Quelle vie sexuelle ?
Je la toise. Qu'est-ce qu'elle en sait ? Ce n'est pas parce que je ne raconte rien, qu'il n'y a rien à raconter. Bon, ici en l’occurrence, si. Mais ça, elle n'en sait rien. Ce n'est pas comme si je lui racontais vraiment quoi que ce soit de personnel, quel que soit le domaine. Je me contente de hausser les épaules, ne cherchant ni à confirmer ni à infirmer. Je veux juste qu'on oublie ce sujet et qu'on passe à autre chose. Et que, surtout, on en reparle jamais.
- Assieds-toi je t'en prie.
Je fais la moue encore quelques secondes et puis, résigné, je finis par venir m'installer à l'extrême opposé d'elle, le plus loin possible surtout, pendant qu'elle retire ses chaussures. Je la regarde faire, me calmant progressivement. Enfin, jusqu'à ce qu'elle surenchérisse.
- Au fait, je dors a poil ça te dérange pas ?
Je me bloque. Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Quatre secondes. Et soudainement, je bondis du lit.
- C'est bon t'as gagné, c'est moi qui dors par terre !
Que je lâche, complètement perturbé. Pourquoi elle fait ça, pourquoi. J'attrape un oreiller et le lance par terre, sur le tapis au centre de la pièce. Je dormirais là, comme un chien, tant pis. Mais le simple fait de l'imaginer nue c'est.. Non putain, faut pas que je l'imagine nue. Non, Bo. Non. Punaise. Trop tard. Non, non, non. Je me tends, le dos tourné à elle. Oh merde. Je sens que ça dégénère plus bas. La chaleur qui se diffuse dans le bas de mon ventre, l'excitation trop contenue qui pointe le bout de son nez dans le pire moment. C'est bon, je panique complètement. Une chance que mon jogging soit suffisamment large pour camoufler un peu les traces de ma honte cuisante. Allez Bo, concentre toi, pense à n'importe quoi de pas excitant. Pense à Donald Trump, voilà. C'est bien ça. Donald Trump. Donald Trump. Donald Trump. Quelle galère, ça ne marche pas du tout. Pas, du, tout. Je me mords la lèvre inférieure, ne sachant plus quoi faire, restant bêtement planté là, dos à elle, plus nerveux que jamais.
- Je... Je vais aller te chercher un verre d'eau, tu dois avoir soif.
Et sans attendre sa réponse, je m'éclipse le plus vite possible pour disparaitre dans la cuisine. C'est bon, ça y est, je respire à nouveau. Je prends appui contre la table quelques instants, histoire de faire redescendre la pression. Mais ça ne suffit pas. Trop de frustration accumulée. Je finis par faire couler l'eau du robinet et enchaine plusieurs gorgées, avant de carrément foutre ma tête dessous pour me rafraîchir les idées. C'est là que je l'entends arriver dans mon dos. Je sursaute, effrayé et viens cogner mon œil contre le robinet.
- Aoutch, merde !
Je me redresse et recule d'un pas, les deux mains posées sur mon œil blessé. Et c'est là que je réalise. Elle est là. Face à moi. Oh mon dieu. Est-ce que ça se voit ? Est-ce qu'elle a vu ? Je n'ose pas baisser le regard pour vérifier, sinon elle va comprendre. Je me pétrifie sur place, livide et deviens un tantinet agressif.
- Oui ben c'est bon j'arrive, tu pouvais pas attendre ? Regarde c'que t'as fait !
Oui voilà, bien ça Bo. Fait la regarder ton œil plutôt qu'autre chose. C'est bien l’œil, très bien.  
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Mer 3 Mai - 18:46

Impossible de dérider Bo, t'es là depuis un moment pourtant – au moins dix longues minutes – sans compter la scène du palier (nouvelle version de la scène du balcon, le balcon et l'amour en moins mais la théâtralité de Bo vaut qu'on lui rende justice) bref, dix longues minutes ça laisse le temps de s'habituer a ta présence, il en avait jamais fait tout un plat jusqu'ici à l'église. Mais là dans son appartement, t'es arrivée comme si t'étais annonciatrice de l'apocalypse et clairement, il a pas envie de voir son petit monde s'écrouler. Pas l'ombre d'un petit sourire quand tu bats des cils et que t'use de toute ton ironie, il approche simplement un peu plus de la syncope à chaque fois que t'ouvre la bouche et t'es sûre que même ceux que tu connais depuis plus longtemps que lui n'ont jamais lancé autant de regard consterné que Bo. T'as peur qu'il soit resté bloqué. « Pourquoi tu dors sur le canapé alors? » Il devait bien se douter que tu te contenterais pas d'une réponse aussi vague, s'il a une chambre, vraiment il est con de se coltiner le vieux clic-clac du salon. Et ça serait encore plus con de t'en priver, toi, sans bonne raison. T'aurais rien contre un bon lit confortable, même si c'est celui de Bo - t'as peur qu'il y ait un peu trop de kleenex dans cette zone. - t'es prête a vivre dangereusement. Mais pour l'instant, la chambre c'est visiblement ni le lieu ou il va dormir ni celui ou toi tu vas t'incruster non plus alors tu te cales toujours un peu plus dans le canapé pendant qu'il arbore toujours un peu plus son air lassé. C'est une scène que vous connaissez bien de toute façon, Bo et toi c'est un peu l’allégorie de Jésus et Satan qui discute, tu te fends la gueule et il prie pour que tu la ferme. Et pour que tu gardes tes distances, aussi. « Pas agréable? » Y a la planète Bo et la planète Baya. Séparé par toute la galaxie et plus encore. Tu connais son aversion pour tout les rapprochements physique mais de là à préféré dormir par terre s'en devient limite vexant. Y en a qui ferait pas tant de chichis pour dormir avec une fille, même si elle est aussi chiante que toi. Mais ça serait moins drôle. Et ça serait pas Bo. Alors tu te contentes de prendre ton air le plus sympathique possible tout en essayant de pas te foutre de sa gueule – mais t'es presque sûre que t'es venue au monde juste pour mettre Bo mal a l'aise. - « Je te piquerais pas toute la couette, promis. Comme si c'était un gage de bonne foi. En plus, t'es presque sûre de lui dire la vérité, t'as pas tendance a piquer la couette puis de toute façon tu vas sûrement finir par écraser sa tête avec la moitié de ton corps en dormant la couverture elle sera sur vous deux. Toi sur lui. En toute innocence. Mais tu commences a cerner Bo assez bien pour pas lui dire que s'il a le malheur de dormir dans le même lit que toi il va se faire plus secouer que sur une barque en pleine tempête. Faut plutôt lui laisser croire que tout est parfait et qu'il se rende compte tout seul que c'est pas le cas. Apprentissage de la vie et tout ces trucs-là. En parlant d'apprentissage, Bo sait pas mentir. Vraiment, mais alors vraiment pas. Tu te lances dans un crescendo de haussement de sourcil quand il essaye de se justifier en usant d'un nooooon aussi sincère qu'il est viril et t'arrête pas de le lever un peu plus a mesure qu'il parle, t'es presque sûre qu'à ce stade ton sourcil a disparu de ton visage tant t'es ahuris. C'est pas tant qu'il dise tout ça qui te choque mais plutôt qu'il ait vraiment pensé que ça allait être crédible ne serait-ce qu'un quart de seconde. T'aurais presque envie de lui tapoter la tête avec un air affligé mais il prendrait encore ça pour une mauvaise blague de ta part. « Non mais ouais, je vois to-tal-ment » que tu me prends pour une conne. T'y a mis tout ton cynique en stock, en détachant les syllabes comme s'il était idiot. Si c'était pas Bo tu lui aurais sûrement fait payer son mensonge mais sur le tableaux des scores t'es déjà clairement gagnante, t'es assez humble pour pas abuser de tes succès comme ça. Puis tu perd pas de vue l'idée que tu dois toujours dormir ici et que t'engueuler avec lui c'est sûrement pas un bon plan. T'as pas non plus envie de lui rentrer dedans faut dire, il est pas très doué ni de ces gestes ni de ses paroles mais Bo c'est un peu comme les chatons, ils sont vachement cons mais ils sont trop mignon pour qu'on leur en veuille vraiment, même toi Baya tu peux pas en vouloir a un chaton. A Bo. Enfin, a ce qui est con et mignon quoi. « comme tu veux, mais je partage le clic-clac sans soucis moi. » Tu le dis dans un sourire amusée, baya si gentille alors que tu sais très bien que t'as lâché la phrase de trop qui lui donne envie de dormir n'importe ou sauf avec toi. Et encore une fois, c'est sûrement le seul mec qui te fuit quand t'es a poil sans que tu lui en veuille. Il a une place un peu trop privilégié finalement Bo et il se rend même pas compte qu'il est sur un piédestal dans ta vie, t'es bien trop sympa avec lui au bout du compte. Il profite de son immunité sans le savoir. T'étais prête à lui faire remarquer d'ailleurs avec une phrase bien sentie mais dans l'univers de Bo, on est sympa, on est gentleman et serviable alors forcément, on sert des verres d'eau comme si y avait le feu au salon. « mais j'ai pas soif. » T'as même pas le temps de comprendre et t'es sûre qu'il t'a même pas entendu, il a disparu plus vite que bip bip poursuivit par coyote. Tu te sens obligé de jeter un œil derrière toi, des fois qu'un de ses colocataires soient sortit d'une pièce ou qu'il y ait le croc-mitaine sortit d'un placard pour justifier son départ soudain. Mais y a rien à part toi. T'as jamais pensé qu'une blague sur le fait de dormir a poil puisse entraîner une réaction comme ça mais avec Bo de toute façon, rien ne fonctionne correctement. T'as un soupir en te levant, tu traînes des pieds jusqu'à la cuisine sans aucune discrétion ni pour lui ni pour les colocs cachés. Mais en arrivant tu regrettes presque de pas avoir été discrète, parce que franchement, t'aurais bien assisté a cette scène trois secondes de plus. « T'allais me servir mon verre d'eau directement dans ta bouche? » Bras croisé, le sourire aux lèvres qui ne s'en va plus et le spectacle Bo qui continue. Un coup dans l'oeil et c'est carrément Pierre Richard qui entre en scène et tu te donnes même pas la peine de t'empêcher de rire ou même d'afficher un semblant de compassion. Puis tu retires aussi ce que t'as dit plus tôt, finalement chez lui y a des trucs qui fonctionnent correctement. Pas son cerveau, ça, il lui manque des cases c'est certain mais le reste, c'est la forme. Ca faisait longtemps que t'avais pas passé une aussi bonne soirée, tu songes a venir plus souvent même si visiblement avec ses hormones qui le travaille princesse Bo change d'humeur comme de chemise.« Ouais je fais souvent cet effet là. » Lâché dans un rire, tu parles de son œil, évidemment. T'es le genre de fille qui laisse le souvenir d'une tronche cogné contre un robinet. Une douleur colorée en joli souvenir. Ca t'arrive de laisser d'autres souvenir, comme celui qu'il a plus bas mais généralement ils attendent que tu sois partie pour le laisser s'exprimer histoire de pas avoir a se mettre la tête sous l'eau. T'attrape un torchon qui traîne pour lui tendre, t'approche en pinçant les lèvres, il est plus d'humeur a rire et t'essaye de faire un effort. t'essaye. « Tu préfères un torchon ou un mouchoir? » T'as essayé, tu le jures mais vraiment non, c'est pas possible. Si tu peux pas profiter de l'occasion pour lui sauter dessus autant gérer la frustration comme on peut. Et puis c'était drôle non ? En tout cas tu ris, beaucoup, jusqu'à en avoir les larmes aux yeux mais Bo lui préfère te lancer des couteaux avec son regard t'es morte au moins cent fois dans sa tête c'est certain alors tu te redresses tant bien que mal, tu pinces très très fort les lèvres et tu calmes le rire qui résonne encore dans ta poitrine. « ok, ça va, j'suis désolée. promis j'arrête les blagues pour ce soir. » Grand sourire, très grand sourire. Tu fais une reproduction du Chat du Cheshire mais t'as le regard qui jure que tu vas te contenir, t'es sympa quand tu veux et il mérite bien une trêve. Et c'est seulement quand t'as parfaitement récupère ton calme que tu t'inquiète du vrai problème. « Ca va ton œil quand même ? Faudrait mettre de la glace » Peut-être que si t'es assez gentille avec lui il oubliera qu'il préférerait t'expédier sur la lune plutôt que de te voir encore ici.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Jeu 11 Mai - 12:27

- Pourquoi tu dors sur le canapé alors ?
Je grince des dents. Elle m'énerve avec ses questions, elle m'énerve bon sang. Je la fusille du regard, n'ayant clairement aucune patience ce soir. Et surtout, absolument pas envie de m'humilier d'avantage en lui avouant que je me fais chasser comme un malpropre (et un bon gros faible au passage) de ma propre chambre chaque fois que mon coloc (et meilleur ami, accessoirement) décide de s'envoyer en l'air avec une fille. Je gonfle ma poitrine en prenant une grande inspiration avant de souffler bruyamment, histoire de bien lui partager l'irritation qu'elle produit chez moi. Insupportable Baya.
- J't'en pose des questions moi ?
Je lui lance un dernier regard noir, espérant qu'elle n'insistera pas et qu'on pourra donc clore cette partie plutôt gênante. Enfin, le gênant avec Baya, c'est un peu inévitable. Et je me demande bien souvent s'il n'y a que moi qu'elle parvient à mettre aussi mal à l'aise en permanence ou si c'est une sorte de don (de tare, ouais) qu'elle a et qu'elle fait cet effet à tout le monde. Vu la chance que j'ai, j'aurais tendance à dire qu'il n'y a que moi qui morfle. Hm, peut-être que ça vient de moi alors, et non pas d'elle. Oh et puis qu'elle importance. Elle ou moi, moi ou elle. Elle m'épuise, voilà tout. Je ne compte même plus le nombre de fois où je me suis dit que c'était fini, que c'était la dernière fois. Que je ne reviendrais plus vers elle. Résultat ? Je reviens toujours. C'est plus fort que moi. Comme une attraction physique contre laquelle je ne pourrais pas lutter. Aimanté par sa personne. Maudite Baya.
- Pas agréable ?
Elle a presque l'air trop innocente quand elle me pose cette question (c'est suspect). Je plisse les yeux et la dévisage sans rien dire, sentant qu'elle n'en a pas terminé. Et la suite ne tarde pas à venir.
- Je te piquerais pas toute la couette, promis.
La belle affaire ! Je lève les yeux au ciel et soupire (encore), excédé. Qu'est-ce que j'en ai à faire qu'elle pique toute la couette. Concrètement, c'est bien le cadet de mes soucis. Et si le problème ne résidait que là, ça fait bien longtemps que je me serais pieuté à côté d'elle pour enfin faire ma nuit. Parce que je suis crevé et que demain je suis censé me lever.
- Tu comprends rien.
Que je râle, maugréant ces quelques mots à voix basse. Je suis sûr qu'elle a très bien compris en vérité. C'est juste que ça l'amuse de faire l'innocente, de faire celle qui ne voit pas où je veux en venir. Elle est éreintante cette fille. Je plains clairement ses parents. Et encore plus le taré qui sera près à se la coltiner jusqu'à la fin de sa vie. Un taré comme toi un peu ? Merde. Je m'engueule intérieurement, faisant taire mes pensées pour le moins désobligeantes. De quoi elles se mêlent celles-là ? Qu'on me laisse me plaindre en paix, pour une fois. Mais la situation dégénère de plus en plus lorsqu'elle me demande si le problème vient d'elle. Je panique, m'embrouille, m'emmêle complètement et je m'affole de plus en plus en voyant la tronche qu'elle tire. Évidemment que je ne suis pas crédible. Évidemment que je mens et que ça crève les yeux. Évidemment qu'elle n'est pas aveugle et qu'elle a bien compris. Tant pis. Je continue sur ma lancée, je ne vais pas m'arrêter en chemin. Maintenant que j'ai commencé, il est trop tard pour reculer. Quand j'ai enfin terminé, je me fige un peu et la dévisage, espérant qu'elle jouera le jeu. Je tente un petit sourire pas convaincant du tout, pour l'amadouer. Allez Baya, soit cool pour une fois.
- Non mais ouais, je vois to-tal-ment.
Bon. Je me renfrogne mais ça me convient. Au moins, elle n'insiste pas. J'ai laaaargement saisi qu'elle n'avait pas trop apprécié mon petit manège et mon mensonge, mais si elle s'en contente alors très bien. On fait comme ça et surtout, surtout, on ne revient jamais sur ce sujet. Plus de questions gênantes. Plus jamais. Enfin, jusqu'à ce que Baya décide d'en reposer une autre. J'aurais tendance à dire... Hmm, d'ici les 3 prochaines minutes si elle arrive à se tenir. Nous verrons bien. Du coup, je me contente de hausser les épaules et de croiser les bras en venant m'asseoir à côté d'elle. Mais ça ne dure pas longtemps. A chaque fois que je pense que la situation ne peut pas empirer plus, elle me prouve que j'ai tort. Je me retrouve à bondir du canapé pour lui échapper, bien décidé finalement à dormir par terre (tant pis pour mes lombaires). Foutue Baya.
- Comme tu veux, mais je partage le clic-clac sans soucis moi.
Je lève les yeux au ciel.
- Ouais, tu m'étonnes.
Je ne réalise même pas que ma phrase pourrait être mal interprétée. Qu'elle pourrait croire que je la considère comme une fille facile qui partage tous les lits qu'elle fréquente à poil avec des mecs. C'est pas ça, en fait, c'était rien du tout. J'ai pas l'esprit concentré sur elle (ou peut-être un peu trop, tout dépend comment on voit les choses j'imagine). Quoi qu'il en soit, je ne fais pas gaffe à ce qu'elle me dit ni à ce que je lui réponds vaguement. J'essaye juste de calmer le carnage dans mon jogging. Et je n'y arrive pas. Mais alors, pas du tout. Putain, putain, putain. Plus qu'une seule solution : fuir. Fuir avant qu'elle voit. Fuir avant de crever de honte.
- Mais j'ai pas soif.
Alors là, rien à faire. Soif ou pas soif, elle le boira son verre d'eau. Je ne prends même pas la peine de lui répondre et fuis rapidement jusque dans la cuisine pour me foutre la tête sous l'eau. Mais le calvaire continue. Forcément, je suis en compagnie de Satan. Ça ne s'arrêtera pas tant qu'elle sera là. Pas une seconde de répit quand elle est dans le coin.
- T'allais me servir mon verre d'eau directement dans ta bouche ?
J'avale de travers, m'étouffe, sursaute, me tape l’œil et me recule tout en continuant de tousser à cause de l'eau avalée par le mauvais conduit et celle remontée dans le nez. PUNAISE. Pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'elle ouvre la bouche, c'est pour dire quelque chose d'atrocement ambigüe et gênant. Ou alors c'est juste moi qui vois le mal partout ? Fait chier. Je me contente de gémir, énervé, tout en malaxant mon œil blessé avant de réaliser que je suis en train de m'exposer à elle. De la façon la plus humiliante qui sois. J'en ai marre. Franchement, j'en ai vraiment marre. Marre d'être toujours stressé quand elle est là. D'être toujours sur le qui-vive et de mal vivre toutes ses phrases. Je ne comprends pas pourquoi ça me fait ça avec elle. Ou peut-être que si, que je comprends un peu trop justement et que c'est là que réside tout le problème finalement.
- Tu me saoules, Baya.
Que je me plains en soupirant, les épaules affaissées, l'air dépité. Oubliant presque pendant une seconde le spectacle qui se joue en-dessous de mon ventre. Mais, bien sûr, elle me le rappelle bien vite.
- Ouais je fais souvent cet effet là.
Je me liquéfie et recule d'un pas.
- Quoi ? Quel effet ? Non !
Oh. Elle parlait peut-être pour mon œil.. ? Peut-être qu'elle n'a pas vu .. ? Si, elle a vu. Et non, ce n'était pas pour mon œil. Quoi que ? Si ? Non. Merde. J'en sais rien et c'est en train de me rendre taré. Je pivote pour ne plus me retrouver face à elle mais finalement, je ne suis pas sûr que de profil ce soit mieux. Alors je me remets de face. Peut-être de trois quart sinon ? Je gigote dans tous les sens, cherchant une position à adopter sans parvenir à me décider. Mon dieu, je vais crever de honte si ça continue. Elle attrape un torchon et s'approche de moi. Par réflexe, je recule bêtement avant de me mettre à toussoter, comme si ça allait pouvoir camoufler mon pas en arrière. Pathétique. C'est n'importe quoi. J'ai les sens qui s'affolent et le cerveau complètement embrouillé.
- Tu préfères un torchon ou un mouchoir ?
J'attrape rapidement le torchon qu'elle me tend et lui lance un regard à la fois sombre et perplexe. C'est quoi cette question ? Surtout qu'elle vient déjà de me donner un torchon alors q... Oh punaise.
- Baya !
Je m'étrangle à moitié en criant son prénom, indigné, cherchant à protester. Plus de doutes maintenant, elle a vu. Elle a vu et elle se fout ouvertement de ma gueule. J'ai envie de mourir bon sang. De disparaitre. Je n'arrive même plus à m'énerver tant je suis gêné. Je veux juste que ça s'arrête. Elle rit de plus belle et ça me tue. Elle rit tellement punaise, c'est pas possible. Et moi je me liquéfie devant elle, tellement humilié.
- Baya arrête, c'est.. c'est pas drôle franchement.
Je lui tourne le dos pour essayer de cacher ma honte, en espérant qu'elle cessera de rire en étant privée du spectacle. Et quel spectacle. C'est la tragédie de ma vie qui vient de se jouer sous ses yeux. J'ai encore du mal à croire que c'est en train d'arriver. Mon corps, quel sale traître. Elle finit par se calmer, mais je sens que ça lui coûte. Qu'elle étouffe encore quelques rires, qu'elle tente de se maitriser mais que c'est dur.
- Ok, ça va, j'suis désolée. promis j'arrête les blagues pour ce soir.
- Merci.
Mon ton est sec et froid. C'est pas vraiment un merci poli, plutôt un truc agacé qui veut dire : c'est pas trop tôt ! Je me concentre sur ma respiration et viens m'essuyer le visage avec le fameux torchon. Ma honte a été tellement violente que ça commence enfin à se calmer plus bas. Il était temps.
- Ça va ton œil quand même ? Faudrait mettre de la glace.
Je hausse les épaules et passe justement le torchon sur mon oeil. C'est un peu douloureux mais ça a l'air d'aller. Je rouvre l’œil, cligne un peu le temps de m'habituer à la lumière et apparemment, tout va bien. Je finis par me retourner vers elle et prend appui contre le meuble derrière moi.
- Ouais, ouais, ça va aller. Laisse tomber pour la glace.
Je souffle, encore dans tous mes états et finis par reposer le torchon me décidant enfin à affronter son regard. Je la dévisage un moment, silencieux, sérieux. Puis, je soupire doucement et secoue lentement la tête de gauche à droite, capitulant.
- Bon allez viens, on va se coucher.
De toute façon, maintenant que je me suis humilié à ce point, qu'est-ce qui pourrait m'arriver de pire, hein ? Je passe devant, continuant de triturer mon œil qui pique quand même un peu. Sur le chemin, je me retourne une seconde pour lâcher d'un ton autoritaire.
- Mais tu restes habillée ! Non négociable Baya.
Elle me doit bien ça, après tout ce que je viens d'endurer. Je me glisse sous la couette, me collant au bord du canapé histoire de laisser un maximum de distance entre nous malgré tout.
- Et tu restes de ton côté.
Une fois qu'elle s'est installée aussi, j'éteins la lumière du salon et m'enfouis sous les couvertures, essayant de m'enrouler à moitié dedans histoire qu'aucun centimètre de ma peau ne soit atteignable. Après quelques secondes de silence et tiraillé par la curiosité (et aussi totalement incapable de dormir alors qu'elle est juste là, si proche) je demande doucement.
- Baya.. Pourquoi tu n'veux pas avoir d'appart' à toi ?
J'ai jamais osé demander vraiment. Mais ce soir, cette question me taraude vraiment. J'ai envie de savoir, envie de comprendre. Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à vivre de cette façon ? Comment elle en est arrivée là ? Pourquoi ce choix  ? Ça me dépasse un peu. Et j'ai souvent tendance à trop m'inquiéter pour elle. Quand elle ne dort pas à l'église et que je ne sais pas où elle est. Ça m'inquiète et je reste souvent pendu à mon téléphone jusqu'à avoir de ses nouvelles. Ce qui est assez inhabituel venant de moi. Moi et mon incapacité à garder mon téléphone allumé ou sur moi. Obsédante Baya.  
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Lun 22 Mai - 13:04

Il grogne et t'abandonnes. Il te dira pas ce soir pourquoi il dort sur ce canapé, en tout cas pas tant que tu l'énerveras comme ça et qu'il prendra la mouche chaque fois que t'ouvriras la bouche. T'es même pas certaine qu'il te le dise un jour, après tout il te doit rien Bo. C'est toi qui lui doit beaucoup, pas pour ce soir mais pour bien d'autres. Pour l'église dans laquelle il te laisse trop souvent dormir sans vraiment que tu dises merci, pour les vannes que tu fais qui l'irrite mais il est encore là à supporter de les entendre. Un jour, peut-être, tu lui diras qu'il a vraiment été cool, qu'il t'a beaucoup aidé, que c'était sympa. Un jour, peut-être, tu seras assez sympa pour pas le faire rougir  de colère ou de honte mais juste de gêne parce que tu dis des trucs bien. Un jour, tu le promets. Mais dans longtemps, très longtemps, c'est certain. Là, tu te contentes de lever les yeux au ciel sans trop saisir pourquoi il en fait tout un mystère, soupire de sale gosse trop curieuse qui n'a pas les réponses qu'elle voulait.  T'es à deux doigts de croiser les bras sur ta poitrine et bouder jusqu'à ce qu'il te réponde. Ou foncer dans la chambre, t'y penses un peu trop à cette possibilité mais t'es chaque fois dissuadé par les regards noirs qu'il te lance. - à peu près un toute les cinq secondes – t'es mortes cinquante fois depuis le début de votre soirée. Tu comprends rien, Baya c'est vrai. Tu comprends pas Bo, c'est certain. Ou peut-être que tu saisis les contours de ses lubies sans en saisir toutes les nuances. Il est un peu tableau abstrait, même dans toute sa clarté. Chez Bo y a un million de certitudes, souvent en rapport avec sa foi, mais toutes sont entachées d'un flou étrange. Brouillé par des comportement qui penche a la limite de la folie parfois, comme quand il fuit dès qu'on le touche. Il est extrême, souvent dans le trop . La pleine démesure pour rester dans sa propre mesure. Il peut bien parler de ton comportement fatiguant mais c'est pas la plus reposante des personnes non plus, il a l'air toujours sur le qui-vive, prêt à bondir au moindre bruit. Peut-être que la nuit, il dort que d'un œil d'ailleurs. Il est aussi stressant que t'es chiante. Et il s'en rend a peine compte, t'en es certaine. Il donne le tournis parfois Bo. C'est pour ça que t'es restée assise sur le canapé. A le regarder t'embobiner comme si t'avais que trois neurones et que tu capterais rien. « ''Tu m'étonnes ''? » T'as – vaguement – essayé d'imiter la voix de Bo sur un ton plus outrée que le sien.  « Ça veut dire quoi ça ? » T'es pas certaine de bien comprendre mais t'es déjà crispée, voir vexée, prête à lui éclater la tête contre le mur s'il sous-entend vraiment ce qu'il dit. blessée, plutôt. T'es blessée voilà. Tu marmonnes vaguement un gros naze dans ta barbe. T'as du mal a croire que Bo puisse te dire ça, mais après tout vous avez pas trop parler de toi et le partage de tes lits d'infortunes, peut-être qu'il le pense ? Tu fronces les sourcils, l'oeil noir. Tu sais pas ce qui te fais le plus chier finalement, qu'il le dise et que ça te fasses tiquer ou simplement qu'il puisse le penser. Sans doute qu'il a le droit de le croire, t'as jamais vraiment laisser penser le contraire, t'as le sous-entendu facile, souvent idiot, trop irréfléchi. Peut-être que t'as dit ou fait un truc. Tu devrais même pas t'en soucier de ce que Bo peut penser. « laisse tomber en fait j'veux pas savoir. » tu secoues la tête, t'es une froussarde Baya, t'as envie de savoir mais tu veux pas entendre quelque chose qui te déplairais. T'as pas envie d'en vouloir a Bo pour une phrase de travers, ou de constater que vraiment il te voit comme ça. Le déni est bien plus agréable, il a l'odeur d'un clic-clac pas très neuf mais au moins, il a pas le goût de l'amertume. Tu fais ce que tu fais de mieux, avoir l'air détaché. T'es déjà de nouveau en train de l'ennuyer, assez pour qu'il veuille te chercher un verre d'eau. Peut-être pour te l'envoyer dans la gueule. Quoique avec son tu m'étonnes qui t'inquiète encore, c'est peut-être lui qui le mériterait. Et évidemment, comme t'es énervée tu lui fais pas le plaisir de le laisser tranquille, t'es déjà dans la cuisine à observer Bo qui tente un plongeon dans l'évier et tu retrouves ton sourire aussi vite que tu l'as perdu. C'était sans doute pas le but pour lui, mais pour toi ça marche nickel. Il se cogne et c'est une vrai fontaine, l'eau qui sort par la bouche, par le nez. Au moins ça nettoie les conduits, ça te fais rire encore un peu et tu retrouves le rythme d'il y a cinq minutes : tu te marres et il te regarde de travers. T'as un haussement d'épaule nonchalant quand il te dit que tu le saoules, c'est pas une nouveauté et tu vas pas t'en formaliser maintenant. T'es presque fière de tes commentaires ambiguë, de sa gêne un peu plus flagrante. Peut-être que tu te venges un peu, que ça t'amuse de le mettre mal a l'aise pour oublier que tu l'as été quelques instant plus tôt. Même si de vous deux, Bo est clairement celui qui ne sait pas caché son malaise. Et tu peux pas t'empêcher d'insister un peu plus en parlant du mouchoir, t'as pas la victoire humble, son œil te lances des éclairs quand il a comprit et t'es déjà en train de rire avant même qu'il lâche ton prénom comme une insulte. T'essayes même pas de t'arrêter. Mais plus tu ris plus il se tend, plus tu ris plus t'as l'impression qu'il faut que t'arrêtes, maintenant. la voix dans ta tête qui souffle que t'es plus simplement chiante, t'en deviens plutôt blessante. Alors les deux mains en signes de reddition tu promets d'arrêter comme si c'était l'assurance que, réellement, ça se reproduirait plus. Puis y a son merci qui claque un peu fort, un peu sale. Un peu comme vraiment tu fais chier et tu peux pas vraiment le blâmer. Ca te fais plisser le nez, hésiter un peu, les pieds qui ont dépassé la ligne rouge et l'impression d'être une gamine qui déçoit un peu. Qui fatigue beaucoup. Parce que là, Bo il a plus l'air blasé, il a juste l'air d'en avoir marre. Vraiment marre. De lâcher le morceau parce que t'es trop chiante pour que ça finisse pas par être lassant. Même pour lui, quand tu franchis subtilement la ligne entre l'humour et l'attaque. Et t'as beau te radoucir, promettre d'arrêter et proposer la glace pour son œil, Bo il souffle, il te scrute et t'as l'impression qu'il cherche quelque chose pendant un court instant. Le genre de truc que tout le monde cherche à un moment chez toi. le bon côté   Mais il secoue la tête et tu fronces le nez. peut-être Peut-être qu'il cherchait vraiment, peut-être pas. Peut-être que t'as l'impression d'être passé aux rayons X juste parce que t'aimerais qu'il puisse voir sans que t'ai a parlé. Parce que dans ta bouche y a que des mots assassins, pas de jolis choses, aucunes belles histoires. Peut-être qu'il y avait rien a voir, tout simplement, peut-être que c'est un peu vide. Alors il soupire et il abdique. on va se coucher. Un brin de sourire. Infime sur tes lèvres, pour dire désolé, pour dire d'accord, pour dire que tu veux pas qu'il t'en veuille. Pour rien dire aussi, c'est bien plus simple. Un peu de calme pour éviter de nouvelle tempête qui n'amuserons que toi. Avant de se retourner, en retrouvant son air courroucé. « Oui chef. Promis » Et la moue amusée qui va bien, parce qu'il a un peu l'air fou avec son doigt pointé sur toi, son œil tout rouge et son air renfrogné. Sans trop de moquer, parce qu'il semble pas non plus pressé de relancer une joute verbal ou tu finiras sans doute par l'énerver. Tu l'imagines presque sortir un guide de bonne conduite pour dormir dans le même lit que lui. Il en est pas loin quand il t'ordonne de rester de ton côté. Des fois que tu comptes lui sauter dessus dès que les lumières s'éteignent. « Ca va Bo je vais être sage j'ai dit que j'te ferais plus chier ce soir. » Tu l'as dit plus sèchement que t'aurais voulu, malgré le sourire – qu'il voit pas dans le noir, de toute façon - t'as clairement cherché qu'il soit sur la défensive mais ça te plaît pas. Petite capricieuse, tu tapes du pieds pour faire chier puis tu tapes encore du pieds pour qu'on arrête de t'en vouloir d'être chiante. Splendide logique qui se casse la gueule quand t'es sous la couette, t'oublie de taper du pied, de dire un truc pour détendre l’atmosphère, tu bouges même plus. ok, c'est un peu bizarre quand même. Tu peux presque le sentir crispé a côté de toi, prêt à quitter le pseudo-lit dès que tu diras la connerie de trop. Et finalement t'es là, dans ce lit avec Bo et c'est presque gênant. Vous avez sans doute jamais été aussi proche physiquement sans que ce soit fait pour le mettre mal a l'aise. Vous êtes juste là, comme ça. Et c'est étrange, même pour toi. Tu crains presque de t'endormir et de l'approcher par inadvertance, de respirer trop fort et de le déranger. Ca te ressemble pas, vraiment pas. T'as un peu de respect pour Bo quand même on dirait, assez pour pas l'ennuyer là-dessus alors qu'il te laisse dormir ici. Puis parce que tu sais qu'il partirait en courant et t'as déjà pas marqué beaucoup de point ce soir, vaut mieux faire profil bas. Alors t'attend, le sommeil, la paix, t'attends demain, un truc pour oublier que t'es là. Qu'il est là aussi. Que vous êtes tendus – sans doute pas pour les mêmes raisons – et que finalement, le paillasson c'était pas une mauvaise idée. Mine de rien Bo c'est sûrement la dernière personne que t'as envie de dérangé au point qu'il puisse plus te supporter. Tu tapotes une mesure sur le matelas, t'aimerais dire un truc. Sympa ou intelligent pour une fois mais y a rien qui te viens. Ce serait pas naturel, ça sonnerait faux, ça le dérangerait peut-être. T'allais soupirer comme les gosses qui s'ennuient quand il a fendu le silence avant toi, t'as failli t'en étouffer. Elle est étrange sa question, à Bo. Elle te dérange un peu, chatouille le fond des tripes. T'as envie de lui répondre : parce que c'est comme ça pour pas trop en dire, pour pas vraiment y réfléchir. Et  pourtant y a le silence qui s'éternise pendant que tu regardes le plafond, tu t'es jamais vraiment posé la question, c'est ta vie, elle ressemble a ça. Elle est faites d'instants éphémères, de choix constant, d'incertitudes. Et d'aucune entraves. Jamais. Un battement d'ailes et t'es a l'autre bout du monde, à l'autre bout de ton cœur. Un battement d'aile et t'es déjà loin, là ou rien ne t'atteint. « J'sais pas, j'suis mieux comme ça. Je fais ce que je veux, quand je veux, sans personne pour s'en soucier. » aucune déception, seulement l'horizon. Une infinité de possibilité même quand s'il semble ne rien rester. Parce que tu peux partir avant qu'on t'abandonne, parce que tu peux t'enfuir quand sort de ton contrôle. Parce que tu peux dire que tu te fout de tout et que tout le monde y croit parce que t'as peur d'être seule, alors tu t'immisces partout. Mais tu peux pas lui dire ça à Bo, t'es pas prête a dévoiler des failles. Pas prête a dire que c'est pas l'aventure que tu cherches, c'est juste quelqu'un, c'est la solitude que tu fuis. « Puis j'me ferais chier, toujours au même endroit. » Tu rajoutes ça d'un ton léger, dans un rire voilé, presque pour pas laisser voir ce que tu dis pas entre les lignes. qu'est-ce que ça peut faire de toute façon ? d'être ici ou ailleurs ? « T'as jamais voulu partir toi ? »  Partir vraiment. Revenir sans savoir quand. Juste t'en aller. Tout le monde peut peut-être pas comprendre ton instabilité mais t'as encore plus de mal a saisir ce besoin stabilité. A comprendre pourquoi on voudrait d'une routine qui n'en finirait pas. Des oisillons restés dans le nid, qui ne s'envolent jamais. c'est rassurant, mais c'est étouffant. Ou peut-être pas, t'en sais rien après tout, t'as jamais eu de chez toi, peut-être que Bo il est bien là, viré de sa chambre, dans un clic-clac, mais jamais tout seul pourtant. Tu hausses les épaules même s'il peut pas voir, la tête tournée vers lui en essayant d’apercevoir des bouts de son visage dans la pénombre. Ca a l'air plus facile comme ça, dans le noir, de l'écouter sans se moquer, de parler sans trop mentir. De le regarder, un peu, et de prétendre ne jamais l'avoir fait.
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Sam 27 Mai - 11:33

''Tu m'étonnes'' ? Ça veut dire quoi ça ?
Hé merde. J'aurai probablement mieux fait de fermer ma gueule. Je déglutis, embarrassé, ne sachant pas comment m'expliquer. Comment me justifier, ou revenir sur mes paroles. Tout effacer, lui dire que ce n'est pas ce qu'elle croit. Même si, au fond, ça l'est un peu. Mais ce n'est pas ça le problème. Le problème ce n'est pas qu'elle puisse vivre pleinement (salement) sa vie sexuelle. Non, le problème c'est l'effet que ça me fait. C'est le fait que ça puisse me déranger. Le problème c'est moi, pas elle. Pas volontairement en tout cas. Je mets trop de temps à réfléchir, à rassembler mes idées, à chercher mes mots et du coup, elle me devance, fâchée.
Laisse tomber en fait j'veux pas savoir.
J'hésite encore quelques secondes, à passer outre sa dernière phrase pour répondre à sa première question. Mais y a quelque chose dans son attitude qui m'en dissuade. Je ne sais pas ce que c'est exactement. Mais ça trouve un écho en moi et ça réveille ma prudence. Quelque chose qui me dit que ce serait une terrible idée que de s'engager là-dedans. Que je risquerai de m'y perdre et elle aussi au passage. Alors je me ravise, ne me fais pas prier pour garder le silence sur tous ces petits démons qui dansent dans ma tête. Et qui foutent un bordel monstrueux. Je l'entends qui marmonne dans son coin et il me semble capter un gros naze au milieu de tout ça. Je me braque et lève les yeux au ciel, mais je garde le silence. Inutile de rebondir là-dessus. Inutile de foutre de l'huile sur le feu. Un feu que j'ai visiblement moi-même attisé. C'est malin Bo. Comme si j'avais besoin de la mettre de mauvaise humeur. Comme si elle n'était pas déjà assez terrible comme ça. Et puis, y a tout qui s'enchaine. Et j'ai l'impression de vivre un cauchemar. Je suis à peu près certain que l'enfer doit ressembler à ça. A moi dans une position plus qu'humiliante face à une fille qui compte un peu trop pour que j'oublie rapidement ma honte cuisante. Et y a son rire qui raisonne de tous les côtés, qui se heurtent aux murs puis contre moi. Qui me fait vibrer de gêne et qui attise mon envie de disparaitre un peu plus à chaque seconde. Alors je me fâche, je hausse le ton, tout en essayant de calmer ce corps qui n'en fait qu'à sa tête. Qui refuse de m'écouter. Et je me demande bien ce que j'ai pu faire pour mériter un tel désordre émotionnel. Par chance, Baya semble enfin accepter d'abdiquer. Le rire qui s'estompe, le visage qui s'assagit, malgré la lueur de malice qui continue de crépiter au fond de ses prunelles. Ce foutu regard sauvage qui m'écorche à chaque fois qu'elle le pose sur moi. Je baisse les armes aussi, je suis bien trop épuisé pour continuer à lutter. Alors soit, dormons ensemble. Bien que je sache d'avance que je ne fermerai pas l’œil de la nuit. Bien trop stressé par sa proximité. Bien trop angoissé par la simple idée qu'elle puisse m'approcher de trop près. Mais tant pis. Je veux juste du calme et du silence. Et puis comme ça, je serai réveillé avant le reste de la maisonnée pour la tirer hors du lit et la faire partir avant que qui que ce soit ne se lève et la découvre dans mes draps.
Oui chef. Promis.
Je me contente de grommeler quand je lui passe devant, tout en haussant sèchement les épaules, particulièrement irrité. Et mon œil qui me fait sacrément mal encore. Un peu éclaté, rougit par les vaisseaux sanguins à l'intérieur qui ont pété. Mais je vois très bien, c'est l'essentiel. J'aurais peut-être l’œil gonflé demain, un peu noircit autour. Et puis tant pis. On finit par se coucher et je ne suis pas tranquille. Vraiment pas. Alors je la mets en garde. Le cœur qui s'affole un peu, comme pour me rappeler que je joue à un jeu dangereux là. Ou tout simplement pour me signifier qu'il risque de lâcher à chaque instant parce que c'est bien trop intense pour lui. Qu'il ne tiendra pas plusieurs heures comme ça. Et les boyaux qui se tordent, les poils qui se hérissent. Mais je m'efforce de passer outre en m'enroulant comme un nem dans les couvertures. Pour me rendre inaccessible au toucher.
Ça va Bo je vais être sage j'ai dit que j'te ferais plus chier ce soir.
Trop aimable.
Que je rétorque aussitôt, sur le même ton qu'elle. Pour ce soir. J'ai simplement le droit à une trêve passagère mais visiblement, dès demain matin, le combat reprendra. Si on peut encore appelé ça un combat. On ne joue pas à armes égales. Elle a largement le dessus. Et c'est frustrant. J'ai l'impression qu'elle peut gagner quand elle veut, parce que je suis à sa merci, et qu'elle fait simplement durer le calvaire. Pour me laisser dans une ambiance d'incertitude angoissante. Et parfois, je voudrais qu'elle se dépêche de m'achever. Ça fera mal, mais après au moins, je serai libéré. Ou peut-être pas. Je n'en sais plus rien finalement. Le silence s'installe, devenant aussi pesant que l'obscurité qui nous enveloppe. J'ai l'impression que l'instant est suspendu, comme mis sur pause. Attendant qu'on relance la lecture du film. La tension qu'est palpable entre nous, l'électricité dans l'air qui crépite un peu. Ce n'est pas naturel tout ça. Comme si on attendait. Quelque chose. N'importe quoi. Mais que ça ne venait pas. Et ça commence à m'étouffer. Je commence à prendre chaud et à être de plus en plus perturbé par son corps non loin du mien. Je l'entends qui respire doucement. Je la sens. Beaucoup trop fort. Toute son énergie qui vient étouffer la mienne. Alors, après une longue hésitation, je finis par me lancer. Ma voix basse qui claque étrangement au milieu de ce silence. Et la réponse de Baya qui tarde à venir. A tel point que je finis par me demander si elle m'a entendu. Si j'ai parlé à voix haute ou si c'était seulement dans ma tête. Mes doigts s'accrochent à la couverture au fur et à mesure que je me tends.
J'sais pas, j'suis mieux comme ça. Je fais ce que je veux, quand je veux, sans personne pour s'en soucier.
Je fronce légèrement les sourcils et me tourne dans le lit, afin de regarder de son côté. Et je divine à peine sa silhouette dans la pénombre, au fur et à mesure que es yeux s'habituent et s'adaptent. C'est troublant. Vraiment. Parce que y a cette appréhension terrible qui me ravage à cet instant et pourtant, le calme ambiant m'atteint et m'apaise. J'ai l'impression d'être coupé en deux. Une partie qui panique, une partie qui apprécie. C'est perturbant et je ne sais pas quoi faire de tout ça. Je ne sais pas comment réagir.
C'est faux.
Que je finis par lâcher, à mi-mots, la voix sérieuse.
Y a des gens qui s'en soucie.
Je dis des gens pour ne pas dire moi. C'est vrai que je n'en ai peut-être pas l'air comme ça, mais moi je m'en soucie. Moi je m'inquiète pour elle. Moi je pense à elle quand je n'ai pas de nouvelles et que je ne sais pas où elle passe la nuit. Est-ce qu'elle est à l'abri ? Au chaud ? Est-ce que tout va bien ? Est-ce qu'elle a des problèmes ? Je m'interroge, je me triture l'esprit et je ne suis pas tranquille jusqu'à avoir de ses nouvelles à nouveau. Mais je ne montre rien, parce que je respecte. Parce que je ne veux pas envahir sa vie. Je ne veux pas devenir un poids, une contrainte. Je sais qu'elle est libre Baya. Et je ne veux pas qu'elle décide de me larguer en plein vol parce qu'elle jugerait que j'entrave trop sa liberté. Mais parfois, c'est compliqué. Et puis peut-être que parfois, je suis un peu jaloux qu'elle aille quémander un droit d'asile auprès de quelqu'un d'autre que moi. Peut-être que je voudrais savoir à quel point je fais partie de sa vie. Est-ce qu'elle pourrait me zapper comme ça ? Juste partir et m'oublier, sans regret ? Est-ce que je compte vraiment, finalement ?
Puis j'me ferais chier, toujours au même endroit.
Y a comme une boule qui se forme dans ma gorge. Elle rit doucement et moi je me tais, la gorge tapissée d'une déception évidente. Mon regard aussi, mais elle ne peut rien voir dans l'obscurité et c'est tant mieux.
Ça veut dire qu'un jour, bientôt, tu partiras de Savannah ?
Ça veut dire que tu me laisseras ? Qu'on ne se reverras plus jamais le jour où tu décideras que t'en as marre d'être ici ? Cette idée me serre le cœur. Parce que je sais qu'elle me manquerait. Parce qu'elle est insupportable mais que j'aime la savoir dans ma vie. J'aime ce que je partage avec elle. Même quand elle me rend dingue. Même quand j'ai envie de la foutre à la porte. Même quand je crie après elle et que je râle. Et j'ai du mal à me souvenir comment c'était avant que je la rencontre. C'était sûrement un peu vide. Un peu calme.
T'as jamais voulu partir toi ?
Je souffle et prends le temps de réfléchir sérieusement à sa question. En fait, je n'y avais jamais vraiment songé. Je me contente d'avancer au jour le jour et on verra demain. Je n'ai pas vraiment de rêves ou d'ambitions. Je me contente de lutter contre moi-même à chaque seconde et ça me prend toute mon énergie. Je n'ai pas le temps pour le reste. Pour les projets, pour l'avenir. De toute façon, à chaque fois que j'y pense, à l'avenir, y a rien de bien beau qui se dessine à l'horizon. Pas de vie de couple, pas de vie de famille, pas de boulot de rêve. Alors je préfère ne pas y penser. Je hausse les épaules mollement.
J'crois pas. Pour aller où ? Pour faire quoi ?
Je ne suis pas un aventurier. Pas du genre à prendre mon sac-à-dos, à partir au hasard et à voir où tout ça me conduira. Parce que y a trop de choses qui rentrent en compte. Parce que dans ma tête tout est si compliqué en permanence.
De toute façon, je ne pourrais pas tout lâcher comme ça.
Je ne me vois pas vivre une aventure sans Arthur. Il est devenu bien trop important pour moi. Il est ce pilier sur lequel je me repose quand je m'embrouille trop et que je me noie. Je ne me vois pas non plus vivre trop loin de ma famille et ne pas les voir pendant des mois. Mais surtout : je ne peux pas laisser Mima sans surveillance. Je dois veiller sur elle. En permanence. C'est comme ça. Elle est trop fragile, trop dangereuse, pour elle comme pour les autres. Et il n'y a que moi qui le sait, que moi qui peut faire en sorte qu'un deuxième malheur n'arrive pas.
Les gens ne te manquent pas ?
Que je lui demande, réellement curieux. Elle ne s'attache pas ? Elle ne crée pas de liens ? J'ai du mal à imaginer ce que peut être sa vie. Au fond, je ne connais quasiment rien d'elle, de son passé. On ne parle jamais de ça. Elle est discrète Baya. Elle se cache un peu derrière son extravagance et sa grande gueule. Elle est un peu ce mystère qu'on voudrait résoudre, qu'on voudrait comprendre. Mais il me manque trop de pièces pour reconstituer tout le puzzle qu'elle représente. Et puis soudain, y a ce sentiment de frustration qui revient m'éteindre. Cette envie un peu abstraite de vouloir m'approcher. De vouloir être normal, de pouvoir la toucher. Rien d'ambigüe. Juste établir un contact physique, pour me sentir plus proche d'elle. Mais ce n'est qu'une envie qui se fait rapidement écrasée par la réalité. Par ma réalité. J'en suis incapable. Et ça me bouffe. Tellement.  
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Mer 7 Juin - 12:49

Rétrospectivement, tu regretterais presque d'avoir forcé Bo a te laisser dormir ici, avec lui. Pas que tu t'ai peur de déranger, ça t'as l'habitude c'est une habitude chez toi. Non, ce qui te met mal a l'aise c'est de parler vraiment. Vous êtes là, dans ce lit et soudainement à l'abri bien caché derrière l'obscurité, pourtant physiquement si proche, vous parlez trop. De ces sujets que vous abordez jamais d'habitude. Des questions auxquelles tu veux pas vraiment répondre, des interrogations à son sujet pour lesquelles toi, tu veux des réponses. Et dans le silence de la nuit, tu te surprends a y répondre comme si c'était facile, comme si t'avais jamais eu de problème pour raconter ce qui se trouve là, au fond de toi, qui te tord les tripes et qui te ronge le cerveau. T'as un rire las quand il prétend que certains s'en soucie, t'aimerais y croire mais les sentiments et l'intérêt qu'on porte aux gens, c'est aussi fugace que cette nuit. C'est là, ça met du baume au cœur mais ça passera avec le temps, a l'arrivée du soleil et tout sera comme avant. Sûrement. « Qui ? Y a que toi. Mais c'est dans ta nature de te soucier des gens. » Et c'est pas un reproche, t'aimes bien ça dans le fond, qu'il se soucie de toi parfois. T'aimes bien être vue enfin ne pas être juste l'ombre des rues. Tu le revois encore trouver la paumée que t'es dans son église, après une nuit passée à te tuer le dos sur les bancs. Il a peut-être eu pitié quand il t'a laissé dormir dans le bureau, quand il s'est préoccupé de toi alors que t'étais tout sauf sympathique, mais dans le fond tu sais qu'il a fait ça aussi parce qu'il est comme ça. Trop bon pour ce monde, sans doute. Trop bon pour toi. Tu le méritais pas quand vous vous êtes rencontré et tu le mérites toujours pas maintenant. Mais il t'a aidé, juste comme ça, parce que c'est Bo. « Si je pars pas, c'est les autres qui s'en vont, tu sais. » Tu mens. juste un peu. t'aurais du nuancer. Dire qu'il y a ceux qui partent. Et ceux que tu fais fuir. Bo il le sait pas encore, parce qu'il en fait pas partit pour l'instant, mais y a toujours cet instant ou tu balances du mauvais côté, ou tu deviens cette femme qui t'échappe et qui n'est guidé que par des émotions trop virulentes qu'elle a jamais su gérer. Les belles histoires, tu les connais Baya, mais elles finissent toujours en drame parce que t'as pas su les conserver. Et sans doute que tu le feras pas exprès, sans doute même que tu le voudra pas vraiment, mais y a moment, un geste, un mot qui va te faire peur ou te faire mal et t'y laisseras des plumes en arrachant les siennes. T'aurais peut-être du le prévenir, Bo, maintenant que t'es là dans son lit, bien installé dans sa vie. Il mériterait de savoir, plus encore que les autres, que t'es trop attaché pour partir et trop fier pour vouloir qu'il reste. Que si lui, un jour, il veut s'en aller tu le supporteras pas et tu deviendras cette fille-là. Celle qu'on fuit, pas par envie mais par obligation. Alors Savannah t'y restera sans doute pas pour toujours, tu la quitteras avant qu'on te quitte, comme toujours. Parce que t'es lâche, parce que tu l'as toujours été. « j'sais pas. Peut-être. Si un jour j'ai plus rien a y faire. » Une fois que t'auras écumé les maisons a voler, que t'auras fait les mauvais choix ou que t'en auras marre de voir les mêmes choses, peut-être que ce sera demain, peut-être que ce sera jamais. Est-ce que c'est vraiment important ? « Tu veux savoir quand j'arrêterais de squatter l'église? » Lâché sur un ton amusé, encore, pour alléger l'atmosphère, encore. C'est bien plus facile de parler a Bo quand il n'est qu'une ombre dans l'obscurité de la pièce, bien plus simple de faire comme si c'était pas triste, rien qu'un peu, d'imaginer partir et d'être oublier aussi facilement que tu prétends oublier toi-même. « C'est pas pour tout de suite. » T'es pas prête, pas encore. pas prête a laisser Bo, non. T'es pas certaine qu'il y ait une place pour toi quelque part dans le monde ou tu pourrais rester pour toujours mais Savannah t'as pas encore dégoûtée, ni les gens qui la peuplent. Le peu auxquels tu t'accroches. Pas assez de nom pour tenir sur les doigts de chaque mains mais assez pour toi, pour pas que t'en ailles tout de suite. Dans le fond, t'en a un peu marre d'être seule aussi, Baya. Repartir c'est recommencer, encore. Trouver des gens, encore. A détester, à apprécier. T'es un peu lasse des routes solitaires et du tumulte de tes propres pensées, tu t'en étais pas rendu compte avant de trouver des personnes qui t'apaisaient parfois, sans même le savoir. « N'importe ou. Simplement pour voir autre chose, changer d'air. » Il a peut-être jamais ressentit ce besoin là parce que l'air qu'il respire est sain. Mais tu le vois bien sur les routes Bo, répandre sa sympathie un peu partout. Il rendrait le monde plus doux, t'en es sûr. Il a bien rendu le tien un peu moins chiant, parfois, certains jour, certains soir. maintenant. « Pourquoi pas ? » T'as envie de lui dire qu'il peut faire ce qu'il a envie, qu'il est pas obligé de s'occuper du reste du monde, que s'il veut il peut bien faire ce qu'il veut mais tu te retiens, tu dis rien. Il est sûrement pas aussi individualiste que toi Bo, tu lui as jamais vraiment demandé, mais ça fait aucun doute qu'il a une famille a laquelle il tient, des amis avec qui il est bien même s'ils le font visiblement dormir sur un clic-clac plutôt que dans sa chambre. Tu te demandes presque si t'en fais partie, de ces gens a qui il tient mais ça non plus tu le demanderas jamais, sans doute que t'as peur de la réponse. Non. et t'en crèves de douleur. Oui. et t'en crèves de peur. Alors tu fais ce que tu sais si bien, te taire sur les vrais choses, celles qui sont importantes, étouffées sous tes incertitudes. Jamais parlé de ce qui te fais vraiment flipper, a trop jouer les dieu intouchables t'en aurais presque oublié que dans le fond t'as pas changé, t'es encore cette gamine de quinze ans trop paumée pour oser franchir les portes, qui préfère répondre aux questions toute seule en observant depuis la fenêtre tout ce qu'elle n'a pas, n'a plus. Et réduire en cendre même ce qui est beau puisque c'est hors de portée. C'est facile d'être aveugle, tellement bien simple que de regarder vraiment. « Non. » ils me manquent pas. Catégorique. Presque apeurée. Automatisme déroutant. Non, bien sûr que non. Jamais. Pas vrai ? Peut-être que si. « Si. » murmuré dans un soupire parce que l'aveu t'écorches les lèvres mais qu'il est plus facile a avoué quand t'as l'impression que Bo te vois pas vraiment. « Ca finira par passer » Ca aussi tu le murmures, tu sais pas si c'est lui que tu persuades ou toi qui a envie d'y croire. Mais t'as certainement pas envie de t'étaler sur le sujet, demain tu feras comme si tout ça c'était rien, comme si rien ne t'atteignais. Et même si t'es capable de donner un aperçu de ce qu'il y a derrière cette fille insupportable, tu peux pas lui donner le fond des choses, tu peux pas montrer les écorchures encore vives qui ne cicatrisent jamais vraiment. Ni a Bo, ni a qui que ce soit. Alors tu rajoutes rien, tu laisses juste le silence battre la mesure et tes yeux chercher encore les formes dans le noir. T'es bien contente de pas discerner son regard, de juste apercevoir un corps sans en saisir les détails. C'est rassurant de le voir proche et pourtant trop loin pour que tu comprennes ce qu'il pense de tout ça. De ce que tu dis. Tu préfères largement les regards noirs qu'il peut lancer plutôt que le froncement de sourcil de celui qui comprend pas ce que tu dis, ou la lueur de pitié qui s'allume dans le regard de ceux trop gentil pour être indifférent. « Bo? » Question stupide, tu sais qu'il dort toujours pas. T'entends sa respiration fendre le silence comme un rythme rassurant. « Pourquoi tu veux jamais qu'on te touche ? » Si ce soir, tu parles de tes vérités tu peux pas t'empêcher de vouloir connaître les siennes. T'as jamais vraiment demander après tout, chaque contact c'était un jeu, un truc de plus pour l'ennuyer, pour le mettre en colère. Parfois, rarement, c'était juste pour voir ce que ça faisait, de toucher Bo, de toucher quelqu'un en observant pas la scène en dehors de son corps. Mais ça durait jamais, il fuit plus vite que les proies apeurées, trop vite pour que t'en saisisse les raisons, trop vite pour voir dans ses yeux si c'est si horrible que ça. Pourquoi je peux pas te toucher ? Alors tu tournes ça pour donner une distance, faire comme si tu parlais pas de toi, pas de lui et toi. Quoique ce soit. Rien du tout ou autre chose. Trop ou trop peu. Assez pour toi. Assez, parfois. 
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Mar 13 Juin - 11:39

   — Qui ? Y a que toi. Mais c'est dans ta nature de te soucier des gens.
   Je voudrais lui dire qu'elle se trompe. Oui je suis quelqu'un de gentil, oui j'aide mon prochain en travaillant à l'église. Mais c'est différent. Je ne m'implique pas émotionnellement, je ne me dévoue pas corps et âme pour eux. Et s'ils s'en vont, tant pis. Au final, y a pas beaucoup de gens qui comptent vraiment pour moi. Y a pas beaucoup de monde qui pourrait venir à me manquer s'ils s'en allaient. Mais elle, si. Terriblement même. Mais je ne dis rien, parce que je ne suis pas certain d'avoir envie qu'elle le sache. C'est peut-être mieux qu'elle croit ça. Qu'elle me voit comme le bon samaritain qui se soucis de tout ceux que je croise. C'est sûrement un peu lâche de ma part, mais c'est tellement plus simple comme ça. Alors, je ne réponds qu'à moitié.
   — J'sais pas, je connais pas tous les gens que tu fréquentes.
   En fait, je n'en connais aucun. Baya la sauvage, Baya qui ne me laisse pas rentrer dans sa vie, qui ne raconte rien, qui reste à la surface des choses. Et je ne sais pas trop si je dois être heureux ou triste de savoir qu'il n'y a que moi. Triste parce qu'elle évolue dans une sorte de bulle de solitude et ça me fait mal pour elle. Je voudrais venir la percer, pour qu'elle explose et qu'elle vienne s'ouvrir au monde entier. Et heureux, parce que je me sens un peu plus important, un peu privilégié. Peut-être à tort. Sûrement même. Mais tant pis, je prends cette pensée de bonheur éphémère et je m'en contenterai. Et le jour où elle sera partie, je pourrais me souvenir de ça pour me réconforter un peu et combler le vide qu'elle aura laissé derrière elle.
   — Si je pars pas, c'est les autres qui s'en vont, tu sais.
   Je fronce les sourcils dans l'obscurité, soudainement frappé par une partie d'elle que je n'avais jamais vraiment envisagé. Elle lâche ces mots-là et j'ai l'impression d'entendre une souffrance inavouée raisonner au milieu. Comme un aveux caché, camouflé, peut-être même totalement inconscient. Je voudrais m'approcher d'elle, la prendre dans mes bras et lui dire que moi, je n'ai pas l'intention de partir. Essayer de la rassurer, de lui dire qu'elle compte vraiment et que je n'ai pas envie de sortir de sa vie. Ni qu'elle sorte de la mienne. Mais je demeure stoïque, sueurs froides rien qu'à l'idée d'un contact entre elle et moi. Je souffle discrètement, pour me calmer, me raisonner. Apaiser mes pensées qui s'échauffent et s'emballent.
   — C'est un peu fataliste tout ça. Tout l'monde ne part pas, tu sais.
   Moi, je ne suis jamais parti de la vie de personne. Et à part Mina, personne n'est sorti de ma vie non plus. Entouré de gens fiables et stables, j'évolue dans un environnement plutôt rassurant. Alors, j'ai du mal à comprendre où elle veut en venir et pourquoi elle est persuadée de tout ça. Et doucement, je comprends certaines choses. Cette façon qu'elle a de ne pas vouloir s'ouvrir à moi, aux autres. Attitude défensive pour éviter de s'attacher, puisque de toute façon elle sait déjà qu'elle finira par partir. Et une part de moi regrette un peu de l'avoir rencontré. A quoi ça sert finalement, si c'est pour finalement qu'elle finisse par disparaitre et laisse un goût de manque amer derrière elle ? A quoi bon s'investir et s'attacher, si c'est pour finir abandonné dans son sillage ? Je serre les dents, un peu frustré. Mais je ne dis rien, ne voulant surtout pas lui donner des raisons supplémentaires d'avoir envie de se casser d'ici. Ici ? Savannah ou mon lit ? J'sais plus vraiment finalement.
   — J'sais pas. Peut-être. Si un jour j'ai plus rien a y faire.
   Je n'arrive pas à comprendre sa logique et ça me blesse. C'est dur de se dire qu'elle reste tant qu'elle a de quoi s'occuper et non pas pour les gens qui tiennent à elle. Et à qui elle pourrait peut-être tenir. Mais au moins, le message est clair. Je ne compte visiblement pas assez pour être une raison de rester ici. Je me tourne pour me mettre sur le dos en soupirant de façon lasse. Et c'est dépitant, parce que j'avais l'impression de faire des progrès avec elle. La preuve, même si y a un maximum de distance entre nous, j'arrive à partager un lit avec elle. On m'aurait dit ça il y a un an je n'y aurais jamais cru. Baya finalement elle incarne un peu l'espoir pour moi. L'espoir de m'améliorer, de surmonter mes problèmes. Peut-être que ça prendrait dix ans, mais au moins ça aurait peut-être pu finir par s'arranger. Mais maintenant, l'espoir se fait la malle en me faisant un doigt d'honneur. Arrête de rêver Bo. Ouais, j'arrête. Et je demeure silencieux, la gorge trop nouée pour surenchérir. Et peut-être que si je l'ouvrais, je regretterai ce qui en sortirait. Des paroles probablement trop acerbes, sûrement des reproches ou quelque chose comme ça. Alors autant tout garder pour moi. Comme toujours. Verrouiller mes pensées et les ignorer soigneusement.
   — Tu veux savoir quand j'arrêterais de squatter l'église ?  C'est pas pour tout de suite.
   Elle a la voix légère, comme si on plaisantait, mais je n'ai plus le cœur à ça. Braqué, je me renferme sur moi-même et aucun sourire ne vient glisser sur mon visage. Y a juste cet acide dans ma gorge et qui vient cramer mon palais et ma langue. La désillusion cuisante que j'ai un peu de mal à encaisser. On dirait un foutu adolescent qui connait ses premiers émois et ses premières déceptions. C'est pas pour tout de suite. Et c'est pour quand alors ? Et est-ce qu'elle prendra le temps de me prévenir au moins ? De me dire au revoir ? Ou est-ce qu'elle fera comme Mina ? A tirer un trait sur moi sans prévenir, sans rien dire. Cette idée me révolte et je sens que je perds patience.
   — Ok.
   Je n'arrive pas à sortir un mot de plus. Ils restent tous bloqués dans ma gorge, cette dernière étreinte par une sorte de colère douloureuse. J'ai juste envie d'exploser, de lui dire qu'elle est dégueulasse de me dire tout ça, de faire tout ça. De me prendre dans sa vie en sachant qu'elle finira par me jeter. Peut-être que c'est facile pour elle, de ne pas s'attacher. Peut-être qu'elle ne rencontre que des gens comme elle. Qui s'en foutent, qui laissent les gens rentrer et sortir de leur vie sans difficulté. Mais moi, je ne suis pas comme ça. Et c'est un peu difficile à encaisser.
   — N'importe ou. Simplement pour voir autre chose, changer d'air. Pourquoi pas ?
   La conversation devient de plus en plus difficile à tenir pour moi. Je voudrais m'envelopper dans les draps, dormir et oublier tout ça. Feindre de ne pas entendre mon palpitant qui bat un peu plus vite, un peu plus fort, à cause de cette peur nouvelle qu'elle vient de réveiller. La peur de la voir partir, sans un mot, sans retour. Alors que je n'y avais jamais pensé auparavant. Si j'étais fort, je n'aurais pas aussi peur. Parce que je serais capable de lui prendre la main pour l'empêcher de partir, de me fuir. Mais ça n'arrivera pas. Et le jour où elle décidera de partir, je ne pourrais que la regarder s'éloigner. Comme un con. Le regard plein de regrets.
   — J'sais pas, j'suis bien ici. Et j'ai pas envie de vivre loin de ma famille.
   Surtout pas loin de Jemima. Je me doute bien que ça doit être un concept qui lui échappe après tout ce qu'elle vient de me dire. Mais c'est comme ça. J'ai été élevé dans des valeurs traditionnelles et on abandonne pas sa famille pour aller faire le tour du monde. On reste près d'elle, pour veiller les uns sur les autres. Et puis, s'il arrivait malheur à l'un d'entre eux pendant que je me trouve à l'autre bout du pays, voir du monde, hein ? Je ne pourrais pas me le pardonner. Non, vraiment. Je suis bien ici.  Le quotidien, les habitudes. C'est rassurant, réconfortant et c'est tout ce dont j'ai besoin. Avec Arthur. Avec Mima. Avec toi. L'esprit tiraillé par de nombreuses questions, je finis par prendre sur moi et lui demande ce qui me taraude. Comme une dernière chance de me rassurer.
   — Non.
   Raté. Je ne dis plus rien, le coup est un peu brutal et je suis comme sonné. KO au premier round. Sacré droite Baya, t'es douée pour foutre les gens au sol. Silence de quelques secondes et finalement, léger murmure inespéré qui vient me réchauffer.
   — Si.
   Je souris doucement dans la pénombre. Alors elle fait juste semblant, c'est ça ? Elle se donne des airs inaccessibles et de fille solitaire, juste pour se protéger ? Je n'ai jamais été doué pour cerner les gens, mais j'espère vraiment que c'est ça finalement. Que si elle partait, je lui manquerais et qu'elle me regretterait. Sinon, à quoi bon tout ça ?
   — Ça finira par passer.
   J'échappe un simple hmm pas convaincu. J'ai envie de lui demander si moi aussi ça finira par passer. Si après deux semaines loin de Savannah elle tournera la page sur moi. Et finalement, est-ce que y a seulement une page Bo dans son histoire ? Ou est-ce que je suis seulement ce bon samaritain qu'elle pense avoir trouvé ? Le gentil con trop généreux pour la laisser coucher dans la rue ? Bon sang, c'est pas ça Baya. Y a que toi qui dort dans l'église, que j'ai envie de lui dire. Pourtant, les SDF c'est pas ce qui manque à Savannah. Pourquoi elle ne le voit pas ça ? Pourquoi elle ne comprend pas ? Elle ne comprend rien. Et au fond, moi non plus. Finalement, je me tais, gardant pour moi mes états d'âmes. C'était peut-être mieux quand on se contentait de parler de choses futiles. Ces choses qui ne heurtent pas et qui n'impliquent rien, qui ne soulèvent pas de questions ni d'angoisses. Je ferme les yeux, finissant par me dire qu'on va en rester là. Quelques minutes qui s'écoulent mais le sommeil ne vient pas. Je cogite trop et mon corps reste tendu à cause de notre proximité. Ce n'est pas ce soir que je vais dormir encore. Et puis, me tirant de mes pensées sinueuses, Baya qui m'interpelle à nouveau. Je tourne la tête vers elle, histoire de lui signifier que je suis bien réveillé et que je l'écoute. Mais la suite, je ne l'ai pas vu venir.
   — Pourquoi tu veux jamais qu'on te touche ?
   Je me crispe, me contracte et me braque de plus belle. La réponse sèche qui fuse sans attendre, automatique.
   — Parce que.
   Point barre. Je n'arrive pas à parler de tout ça. Parce que ça soulève d'autres questions ensuite, des questions gênantes auxquelles je ne veux pas répondre. Et peut-être aussi parce que je n'ai pas de réponse à apporter à celle-là déjà. Je ne sais pas pourquoi. Parce que j'suis taré ? Parce que j'ai un truc qui tourne pas rond ? Je ne sais pas. Aucune idée. C'est comme ça aussi loin que je me souvienne. Et l'éducation sans contact de mes parents n'a pas dû aider à apaiser ce trouble, bien au contraire. Pour autant, ça ne vient pas d'eux, parce qu'on a tous été élevés comme ça et sur 9 gamins, y a que moi qui ai ce problème. Et ça m'énerve autant que ça me rend triste. Mes perspectives d'avenir qui partent en fumée à chaque fois que j'y pense. A mon âge, mes parents étaient déjà mariés et ma mère m'avait déjà eu. Moi, à part un baiser volé par Mina, je n'ai jamais rien connu. Et plus le temps passe, plus je me dis que ça ne changera jamais. Condamné à une vie amoureuse déserte. Condamné à voir les autres autour de moi se trouver, s'aimer, fonder un foyer. Et moi je reste sur le bas côté. Je reste sur le quais pendant que les autres avancent. Et ça fait trop mal pour que j'ai envie de parler de ça. Surtout pas avec elle. Parce que je voudrais lui dire que j'ai envie. Que souvent j'imagine la douceur de sa peau et le contact que ça pourrait faire sur la mienne. Mais que ça n'arrivera pas. Probablement jamais, ouais.
   — Bonne nuit Baya.
   Fin de la conversation. Je me tourne dans le sens opposé, me mettant autant que possible au bord du lit et je m'accroche aux draps, nerveux et dépité.

   Et le sommeil ne vint pas de la nuit. Cœur battant, sens affolés, frissons dans le dos à chaque fois qu'elle bougeait, de crainte qu'elle se rapproche et établisse un contact. Alors quand mon téléphone affiche 6h sur l'écran, je me lève, les yeux éclatés, le corps tout endoloris de ne pas avoir osé bouger de la nuit. Muscles contractés, douloureux. Et maintenant, faut s'activer. Faut qu'elle se réveille et qu'elle s'en aille avant que les autres ne se lèvent. Je fais le tour du lit, épuisé et viens m'accroupir à côté d'elle, tirant doucement sur les couvertures.  
   — Baya.. ? Baya ?
   J'insiste un peu, jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux. Et c'est terrible cette envie de venir glisser mes doigts dans ses cheveux, pour venir les mettre derrière son oreille et dégager son visage. Mais, évidemment, je ne fais rien. Quand j'ai son attention je me redresse.
   — Debout, faut que tu partes avant que mes colocs se lèvent !
   Ton autoritaire, intransigeant, pressant. Et elle est loin la discussion de cette nuit. Le calme et le cœur légèrement ouvert à l'autre. Tout est redevenu à la normale. Moi qui râle, impatient, exaspéré alors qu'elle n'a encore rien dit, rien fait. Mais je m'agite, je stresse et lance des coups d’œils frénétiques en direction du couloir. Je tends l'oreille, à l'affût du moindre signe de vie. Allez, debout Baya, faut que tu t'en ailles. Faut pas que je laisse de traces de ton passage. Et je devrais m'y habituer, non ? Parce qu'un de ces jours, c'est ton passage dans ma vie que je devrai faire disparaitre. Et je me maudis en silence de repenser à tout ça alors que j'étais persuadé de pouvoir foutre ça dans un coin de ma tête et faire comme si de rien était. Faut croire que non. Faut croire qu'elle compte bien trop pour que j'arrive à passer outre. Maudite Baya.  
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MessageSujet: Re: it's a trap ! (boya)   Mar 20 Juin - 19:08

Bo au milieu des gens que tu connais c'est l'agneau au milieu des loups. Il ferait tâche sans doute. Puis franchement, ça te donne envie d'aller  l'enfermer dans un placard ou de partir en courant sans plus jamais donner de nouvelles pour qu'il voit jamais ceux que tu cotoies. la réunion de ceux qui connaissent Baya c'est sûrement pas une bonne idée, si Bo il a pas l'impression que tu sois agréable avec lui t'as pourtant ce qui se rapproche le plus de ton bon caractère quand  t'es avec lui, même s'il en a pas l'impression. Tu songes pas un seul instant a lui faire voir ton pseudo-entourage, encore moins pour qu'il sache plus que ce que tu veux en montrer. De toute façon, lui et son église c'est un peu ton univers parallèle, quelque chose que tu gardes a l'écart de tes habitudes, de ta vie en général. Pudiquement, presque égoïstement. « Évidemment que non. » Et ça arrivera sans doute jamais. Si vous avez dépassé l'enceinte de l'église ce soir, c'est juste un hasard – son téléphone qui sert a rien, surtout – mais d'habitude ça reste là-bas, dans les échos d'une salle vide sous les crucifix qui te nargues pendant que toi tu nargues Bo. En vérité, t'es même pas sûre qu'il te dise bonjour s'il te croisait dans la rue s'il était pas seul. Il a plutôt l'air d'être du genre a baisser la tête en priant pour pas que tu viennes le dérangé avec ses amis. Et t'es certaine que toi, t'en ferais des tonnes pour lui foutre la honte. pour pas trop changer. « Tu peux pas vraiment comprendre. » Tout le monde part peut-être pas, mais toi si. Et la plupart de ceux que t'as connu. C'est comme ça. T'aurais peut-être pu être le genre de fille qui reste, entouré de ceux qui ne partent jamais dans une autre vie. Si t'étais pas toi. Autant qu'il pourrait tout quitter s'il n'était pas lui. Mais y a que vous et dans ton monde obtu régit par tes propres règles, y a jamais rien qui dure, surtout pas les relations.  T'as pas besoin qu'il comprenne non plus, c'est pas comme si t'avais envie d'entendre son avis ou quoique ce soit qui mènerait à une réflexion qui pourrait rendre bancale tes certitudes déjà foireuses. T'es bien installé dans ta mauvaise foi et ta colère sans aucune envie d'en sortir avec des espoirs de toujours qui finiront déçus. Puis, quel intérêt t'aurais encore a râler si on te donnait une bonne raison de ne plus le faire ? Non, vraiment, t'es bien enroulé dans ton cocon de colère, t'es pas du genre a savoir faire face aux bons sentiments. Tu préfères les étouffer. « Pourvu que ça dure. » t'y mets tout le cynisme dont t'es capable, peut-être que t'es un peu jalouse qu'il soit si facilement sûr que sa place c'est ici, qu'il en partira pas et que les autres non plus. Juste un peu. Et de toute façon, c'est facile de prétendre ça maintenant, y a encore des années a vivre pour vouloir s'enfuir, d'ici sa crise de la quarantaine il vivra peut-être mille trucs qui lui donneront envie de prendre l'air. Ou peut-être pas, c'est Bo après tout, t'es jamais sûr de rien quand ça le concerne. Il en dit peu lui aussi, peut-être parfois moins que toi. C'est pour ça que tu clos le chapitre Baya pour poser la question qui te démanges, que tu trépignes presque d'impatience de connaître la réponse comme les gosses qui attendent l'heure d'ouvrir les cadeaux. et qui finalement, devaient pas être assez sage pour les ouvrir. Parce que. Ca retombe comme un soufflé. Parce que quoi ? Le silence résonne et tu cherches dans les échos du rien les réponses qu'il te donne pas. T'as envie de grogner de mécontentement mais l'air de la pièce s'est saturé, t'as l'impression de pouvoir toucher l’électricité qui vole entre vous d'un coup sans savoir pourquoi elle s'incruste tout a coup entre vous. Étrangement, tu pensais que la première a se refermer face a une discussion ce serait toi alors tu peux pas t'empêcher de rester un instant perturbé par le ton catégorique de Bo, tu gères comme tu peux ton envie de lui filer un coup de pied dans le tibia pour ce revirement de situation. Ou de lui tirer les cheveux jusqu'à ce qu'il te donne une meilleure réponse, c'est pas comme si t'avais eu beaucoup d'occasion de satisfaire ta curiosité à ce sujet et la seule fois ou la porte est entrouverte il te la claque si fort que t'es sûr d'en avoir le nez pété. Bonne nuit, couperet sur l'instant suspendu. Capsule témoin qui restera niché là, invisible entre le parquet et le plafond. Demain, y aura que vous pour vous en souvenir et les silences pour se le remémorer. Tu réponds rien, t'as rien a répondre, tu le regardes juste te tourner le dos, soupçon de déception-colère qui reflux dans ton estomac, pas certaine de saisir. T'es pas souvent honnête, ni avec toi-même ni avec les autres et t'a l'impression que ce soir, ça t'as pas réussi d'essayer d'être un livre ouvert. Rictus amer, goût d'océan. tu viens de boire la tasse.. Tu retiens un soupir avant de tourner sur le dos, a fixer le plafond en attendant le sommeil ou le levé du jour. Celui qui viendra en premier.

Y a une voix que tu déchiffres mal qui vient troubler ton sommeil, t'y réponds dans un grognement dérangé. Tu sais même plus ou t'as dormi cette nuit, tu sais juste que c'était pas une bonne idée puisqu'on vient te faire chier. T'ouvres vaguement un œil sur la tête ébouriffée de Bo et son air de déterré . T'es pas du matin. T'es pas du soir non plus cela dit. Ni de l'après-midi. T'es jamais d'humeur globalement, mais encore moins maintenant. La tête prête à explosé, l'impression d'avoir dormi que cinq misérable minutes et ton œil qui jauge l'heure avec horreur. « il est six heures t'es sérieux là ? Il est ou le café ? » Ce qui est certain c'est que tu sens pas l'odeur du café chaud, qu'il te réveille super tôt sans rien a boire et qu'il est déjà en train de tourner dans tous les sens. Il ressemble a ces adolescents qui font dormir leur petite copine dans leur lit et qui les vire en entendant les parents qui sont en train de rentrer. Est-ce qu'il va te faire sortir par la fenêtre ? Te planquer dans un placard ? T'as déjà les deux jambes en dehors du clic-clac, l'oeil exaspéré qui se pose sur Bo, même le matin il est chiant. « c'est comme ça que tu traites les filles après une folle nuit d'amour ? » lâché sur un ton ironique. Tu daignes enfin sortir du lit, a passer vaguement les mains dans tes cheveux pour remettre de l'ordre, a t'étirer comme un chat, a prendre tout ton temps pour renfiler tes chaussures, juste pour l'ennuyer un peu plus. T'es presque sûre d'avoir réussi a prendre dix minutes pour des trucs insignifiants qui t'en aurais prit à peine deux. Tu finis quand même par passer devant Bo avec un sourire, attrapant au passage ton sac a dos avant de faire un crochet par la cuisine, a fouiner dans les placards jusqu'à trouver un paquet de gâteau déjà entamé. Si tu t'abstiens de voler les trucs intéressants parce que c'est chez Bo tu vas pas te priver d'un peu de bouffe. Tu coinces un biscuit entre tes dents en revenant vers la porte d'entrée « T'en veux un? » Tu tends le paquet, après tout c'est le tien maintenant mais t'es plutôt sympa alors tu peux bien lui en proposer un avant de le ranger dans ton sac. « Bon. Bah a la prochaine hein. » T'aurais pu dire plein d'autres trucs, vraiment. merci de pas m'avoir laissé dehors. ou un truc du genre c'était vraiment sympa, on remet ça ?. n'importe quoi d'un peu plus avenant mais t'es là, à l'observer en mangeant ton foutu gâteau et t'as simplement dans la tête les échos de votre conversation qui résonnent. Qui te donne envie de prendre l'air, de t'éloigner assez pour pas penser que t'as voulu qu'il soit proche un instant. T'as pas besoin de Bo. T'as besoin de personne. Un pas en arrière, la main sur la poignée, la porte ouverte. Et finalement, tu peux pas partir comme ça non, c'est trop calme, c'est trop chiant. « Hé Bo? » tu lui laisses même pas le temps de répondre, t'as déjà claqué un bisou aussi sonore que malvenu sur sa joue. Parce qu'il t'a pas répondu hier quand tu lui a demandé pourquoi. Parce que rien a changé et que t'es toujours cette fille qui l'insupporte, qui fait tout ce qui peut l'énerver par pur plaisir, parce que c'est un peu différent malgré tout mais que personne n'en parlera. C'est comme un message caché qu'il prendra forcément mal puisqu'il le comprendra pas. Et ça te va bien, Baya, tu gères mieux ces regards noirs que ses questions tard le soir. Infime sourire aux lèvres, de victoire ou de défaite, tu sais plus vraiment. T'attend pas sa réaction, tu vois pas son visage outré qu'il a chaque fois qu'on le touche, t'es déjà de l'autre côté de la porte close. Déjà partie, déjà ailleurs.
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