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 conflits d'intérêts amicaux. (bartie)

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Bo(losse)

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MessageSujet: conflits d'intérêts amicaux. (bartie)   Mar 7 Mar - 14:41

FANNY : lol merci pour le conseil !
BO : de rien
FANNY : vous faites quelque chose ce soir ?
BO : non j'crois pas
FANNY : ok si vous allez en soirée tu me préviens ?
BO : tkt
FANNY : moi j'en ai trop marre de réviser là -__-'
FANNY : tu fais quoi toi ?

Je soupire, verrouille le téléphone sans répondre et le pose sur la table de chevet d'Arthur pour le mettre à charger. J'aime pas mentir. Je déteste ça même, à chaque fois je me sens terriblement coupable. Mais je suppose que si Arthur ne lui a pas dit qu'on allait en soirée, c'est parce qu'il avait probablement l'intention de ramener une fille. Ce qui veut dire canapé pour moi cette nuit, génial. Je pourrais dire à Fanny qu'on sort finalement, comme ça elle viendrait et ça me permettrait de dormir dans mon lit. Mais ça voudrait dire trahir Arthur et ça, je n'en suis pas capable. Je me sens déjà suffisamment mal vis-à-vis de lui de l'attitude de Fanny avec moi de ces derniers temps. Je ne sais pas si elle me prend pour son nouveau meilleur ami ou quoi, mais je déteste ce rapprochement qu'elle opère entre nous. J'ai l'impression d'y être forcé, de ne pas pouvoir dire non. Et en même temps, j'ai l'impression de faire quelque chose de mal dans le dos d'Artie. Pourtant, nos conversations sont banales avec Fanny, rien d'extraordinaire. Mais y a quelque chose qui me dérange et j'ai du mal à mettre le doigt dessus. Ou peut-être qu'au contraire, j'ai parfaitement mis le doigt dessus et je préfère justement me terrer derrière une bonne couche de déni en espérant faire fausse route. Je l'espère vraiment. Sinon, ça risque de mal tourner.

Je me lève et viens tambouriner contre la porte de la salle-de-bain.
- Groooos, dépêche toi, tu fous quoi ? Laisse tomber le maquillage ok, t'es plus belle au naturel !
Je me marre tout seul, continuant de cogner contre la porte, jusqu'à ce que j'entende la serrure s'enclencher et l'instant d'après, il ouvre la porte en grand, vêtu d'un simple caleçon. Je détourne aussitôt les yeux et échappe un râlement plaintif et sec, excédé.
- Arthur, punaise, habille toi !
Je le soupçonne de l'avoir fait exprès pour se venger. Je garde la tête vissée dans la direction opposée à lui en attendant qu'il dégage le passage avant de m'engouffrer dans la salle-de-bain et de refermer rapidement la porte à clé derrière moi. Je me mets à tousser et me dirige aussitôt vers la fenêtre pour aérer un peu, gueulant à travers la porte.
- Punaise c'est un sauna ici, c'est pas possible ça !
Je secoue les bras dans le vide comme un fou furieux pour tenter de chasser toute la buée qui bouche la pièce et m'étouffe avant de finalement me décider à passer sous la douche à mon tour.

Dix minutes plus tard, je suis fin prêt, à l'exception de mes cheveux encore mouillés. Je m'amuse à les plaquer en arrière à la façon d'un gentleman des années 50 et je sors de la pièce pour rejoindre Arthur dans la chambre avec cette tronche. Je tape la pause devant lui, prenant un air sérieux et mystérieux à la fois.
- J'ai pas trop l'air d'un mania de la finance des années 50 comme ça ?
Que je demande avec une voix plus grave que d'ordinaire, le menton relevé, petite moue au coin des lèvres. Puis, j'éclate de rire et passe les mains dans mes cheveux pour les ébouriffer à nouveau avant de reporter mon attention sur Arthur qui ne rigole pas des masses. Je le toise une seconde, perplexe devant le sourire forcé qu'il m'offre.
- Ben qu'est-ce t'as ? T'es jaloux ?
Que je surenchéris en espérant le dérider un peu. Puis je me pose sur mon lit et commence à enfiler mes chaussures puis la veste qui traîne dessus.
- Y aura tes potes de promo ce soir ?
Que je demande avec une nonchalance exagérée, pour camoufler mon malaise. Faut pas croire, j'adore les soirées, j'adore trainer avec Arthur. Mais ses potes, j'ai du mal. A croire que leur plan à tous dans la vie c'est de battre le record du monde de filles baisées et moi, ça m’écœure. Entre les plans dragues foireux, l'alcool et la drogue, ça finit rarement bien. J'suis le seul sobre à chaque fois et c'est moi qui dois gérer la masse défoncée et j'ai horreur de ça. Je me lève, attrape mon téléphone, zieute l'écran une seconde, le temps de voir que j'ai deux nouveaux messages de Fanny, mais je le range aussitôt dans la veste de mon blouson.
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MessageSujet: Re: conflits d'intérêts amicaux. (bartie)   Mar 4 Avr - 8:52

Au moment où je sors de la douche, dans un épais nuage de vapeur, j’suis presque sûr d’avoir vidé le ballon d’eau chaude. Mais je m’en fiche, y a rien qui me motive plus qu’une douche bouillante. Ma peau de rouquin est écarlate, je passe ma main sur le miroir et me regard profondément, mes bouclettes tombent devant mes yeux. J’avale ma salive, et check mon portable. Pas de réponse. Je soupire. Je le repose, commence à me gratter la tête avec ma serviette snoopy mais je la fais rapidement tomber sur mes épaules et reprends mon portable avec mauvaise grâce. Je commence à taper un message agressive, où je lui fais comprendre en gros que son attitude de gamine ça me dépasse alors qu’elle est sensée être “mature” et que c’est pas en faisant la gueule pour rien que ça me donnera envie de passer plus de temps avec elle. J’allais l’envoyer mais j’me ravise. Je soupire un grand coup, le souffle court à cause du sauna qu’est devenu la salle de bain. J’efface tout.
Code:
Pk tu réponds pas ? Tu fais quoi ? J’te jure que j’fais rien ce soir, j’vais réviser avec Noa et Nur pour nos partiels. Bisous jtm.

Je me relis, j’efface “Nur” et j’envoie.

Elle me casse les couilles quand elle comprend c’que je trafique, comme ça, sans raison. C’est pas que j’aime lui mentir vous savez, j’aime pas mentir en règle générale, ça me stresse, mais c’est beaucoup plus simple comme ça. Sinon quoi ? Elle va me faire la gueule, me pourrir la soirée et ça n’aurait rien changé. Ça commence par des petites choses, je lui ai pas dis la première fois que j’ai pris du speed, j’voulais pas l’inquiéter, j’voulais pas qu’elle le répète à mon père, n’importe. Et puis ça a continué. J’ai commencé à parler à une nana, juste pour me marrer, et puis ça a dérapé. Tout dérape, et c’est devenu tellement naturel pour moi de mentir à Fanny que je ne me sens même plus coupable. Enfin presque. J’me regarde dans la glace. Je regarde mon téléphone. Il indique qu’elle a lu mon message, mais elle ne répond pas. Je déteste quand elle fait ça. Qu’elle ait au moins la décence de pas le lire, histoire que j’me dise qu’elle est occupée à autre chose. Je l’aime Fanny, vraiment, enfin j’pense l’aimer sincèrement. Alors ça me casse vraiment les couilles cette histoire. Groooos, dépêche toi, tu fous quoi ? Laisse tomber le maquillage ok, t'es plus belle au naturel ! J’en oublie presque de me marrer. Cependant, j’enfile un caleçon et je déverrouille la porte pour qu’il puisse commencer à se préparer lui aussi. Je ricane quand je le vois sursauter, se cacher les yeux et se liquéfier devant mon corps presque nu. Ce mec a un grain, un vrai grain. Il m’ordonne de m’habiller. J’ai jamais compris ce qui le dérangeait tellement dans la nudité. Qu’il ne se sente pas prêt à toucher une fille par conviction religieuse ou à cause de l’énorme balai que son père lui a enfoncé dans le cul, très bien. Mais là franchement, j’suis quasi un frangin pour lui, et j’ai la décence de porter un caleçon. Ma foi, j’attrape un t-shirt posé en boule à côté du lavabo et je l’enfile. Ca va Tartuffe, détends-toi, j’ai mis un t-shirt. J’sais pas d’où me vient cette référence à Molière, mais j’en suis sacrément fier, j’dois l’avouer. Mais pas le temps de me féliciter pour ma pudeur, le gars commence à geindre à propos de la buée. Qu’il se plaigne, il aurait encore mieux vu mon corps de dieu grec si y avait pas eu autant de vapeur.

Bon j’le laisse essayer de se mettre beau gosse (même si je vois pas l’utilité vu que de toute façon il voudra pécho personne) et je retourne dans notre chambre. J’enfile un jean et met mes chaussettes quand j’entend le portable de Bo vibrer. J’avais pas envie de regarder, je tiens à la préciser. Mais sur son écran j’ai vu le prénom de Fanny, j’vous jure que je l’ai vu. Alors j’ai pris son portable et j’ai lu les messages. Les messages qu’ils étaient EN TRAIN de s’envoyer. Alors que Fanny me répond plus depuis une heure au moins. Le jean à la moitié des cuisses, je me pose sur le lit de Bo et remonte leur conversation, encore, encore, encore. Je sais même pas où m’arrêter tellement y a de messages ces derniers jours, et ceux d’avant. Quand ton meilleur pote parle à ta nana, t’es sensé le savoir, non ? NON ? J’vais pas commencer à être jaloux, j’peux pas me le permettre. Mais putain, ça fait chier.

Quand j’entend la salle de bain se déverrouiller à nouveau je balance le portable plus loin sans m’occuper de savoir où il était à la base. Pile à ce moment-là, j’entend le portable vibrer, l’écran s’illuminer et le prénom de Fanny s’éclairer. PUTAIN. J’ai envie de plonger sur le portable pour lire ce qu’elle peut bien lui envoyer, mais j’entend déjà Bo qui sort de la salle de bain juste à côté. DU COUP, je me relève dans la hâte et remonte mon jean. Au même moment, Bo arrive avec une coiffure ridicule, ça m’aurait sans doute fait rire si j’étais pas entrain de bouder. J'ai pas trop l'air d'un mania de la finance des années 50 comme ça ? J’le regarde en silence, je trouve rien pour rebondir, faire une blague. Et pourtant avec Bo c’est facile de se laisser aller à déconner pendant des heures. J’suis bon public de ses plaisanteries à la con. Mais pas là. Y a Fanny qui clignote comme une néon dans ma tête, et leurs foutus messages qu’ils s’échangent alors qu’elle ne prend même pas la peine de me répondre, A MOI. Ben qu'est-ce t'as ? T'es jaloux ? Je serre les dents. Quel con. Jaloux de quoi ? que je demande d’un air plus condescendant que je ne l’aurais voulu. Du coup je lui tourne le dos, ferme les yeux une seconde pour me calmer et commence à fouiller dans mon armoire. Pendant ce temps-là, il me demande si mes potes de promo seront là ce soir, d’un air aussi craintif qu’on peut l’imaginer. Je lève les yeux au ciel. Ouais. que je dis simplement. Je sors de mon armoire un petit sachet en cellophane. Allez, on se reprend Artie. J’me retourne avec un grand sourire et agite le cellophane sous le regard de Bo. R’garde ce que j’ai. Il capte pas. Quel inculte. C’est des champis, ça te fait décoller grave ce truc. J’essaies de paraître convaincant, mais je vois d’ici ses remontrances. Du coup j’enfonce le paquet dans ma poche et attrape ma veste en jean sur la chaise de mon bureau. Tu vas en avoir besoin, j’crois que y a Carrie qui te kiffe grave. Aucune idée, mais Carrie est célibataire, et j’ai soudain une envie folle d’en faire la prochaine madame Carter. Je ne lui laisse pas le temps de se défendre, que je l’embarque hors de la chambre, j’attrape mes clés au passage. Ah, et bizarrement, je lui retire son portable des mains et le balance sur son lit. Et tu prends pas ton portable, c’est un coup à commander un taxi à minuit à peine pour rentrer. Ce soir tu passes toute la soirée avec nous. Ok ? Je demande si c’est ok, mais je ne lui laisse pas le temps de me contredire, je l’ai poussé hors de la chambre et j’ai fermé la porte derrière nous. J’ai gueulé au reste de la coloc qu’on y allait.

Vers l’arrêt de bus qui doit nous mener vers le club de nuit, on est seul. Je regarde d’un côté et d’un autre pour voir s’il n’y a pas trop de monde autour de nous, et là, je tends la jambe pour plonger ma main dans ma poche et sortir les champis. J’ouvre le cellophane, et le tends à Bo. Allez, fais-moi plaisir. que je dis avec un sourire scotché sur mes lèvres. Et pourtant, mon regard dit tout le contraire. Y a un arrière-goût de rancoeur au fond de mes yeux. J’me dis qu’il aurait préféré rester à l’appart, parler à ma meuf, et pourquoi pas finir par lui avouer la vérité, que j’étais de sortie ce soir, et que j’allais sans doute ramener une nana. Peut-être bien que ça l’arrangerait que ma relation capote. Peut-être bien qu’il en a marre de lui mentir. Peut-être bien qu’il s’estime meilleur que moi pour elle. Histoire de ne pas me laisser envahir par ce sentiment, je sors une mentholée que je coince entre mes lèvres.
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MessageSujet: Re: conflits d'intérêts amicaux. (bartie)   Lun 17 Avr - 9:18

- Ça va Tartuffe, détends-toi, j’ai mis un t-shirt.
- Ouais ben la prochaine fois, pense au pantalon aussi.
Que je grommèle à mi-voix, plus pour moi-même que pour lui. De toute façon, je sais très bien qu'il s'en fout et que mes petits soucis de pudeur ne lui font ni chaud, ni froid. En revanche, pendant qu'il s'éloigne, j'hausse le ton pour le reprendre.
- Et j'te signal que Tartuffe c'était avant tout un imposteur, rien à voir avec moi !
Faut dire que j'apprécie moyennement la comparaison. Rien que ce nom, Tartuffe, ça sonne crétin et humiliant. Alors, non, vraiment, me faire appeler comme ça ne me plait pas du tout. Je préfère encore quand il me sort tout un tas de conneries, plutôt que quand il joue les intellos aux références désagréables. Puis je m'enferme avant de râler sur le sauna qu'il vient de me laisser et d'en ressortir quelques minutes plus tard, quasiment prêt à partir. Je le rejoins dans la chambre, sur le ton de la déconnade mais ma petite entrée humoristique ne trouve pas son public et fait un flop total. Arthur me dévisage sans un mot et ça, c'est suspect. Arthur ne la ferme jamais. Arthur a toujours quelque chose à dire. Surtout quand il s'agit de dire des conneries. Je le dévisage, un peu perplexe, mais pas plus inquiet que ça malgré tout, loin d'être doué pour déchiffrer les gens et leurs émotions. Voyant qu'il ne se décide toujours pas à ouvrir la bouche, se contentant de me fixer avec une mine étrangement sérieuse, je surenchéris. Et cette fois, j'obtiens une réaction. Il se contracte et répond du tac au tac.
- Jaloux de quoi ?
Je hausse un sourcil, laissant quelques secondes de flottement avant de finalement taper la pose tout en désignant mon corps.
- Mais de ce corps magnifique et de ce look incroyable pardi !
On sait très bien tous les deux qu'Arthur est mieux gaulé que moi. Il est un peu plus épais et surtout un peu plus musclé que moi, qui ressemble simplement à une sorte de crevette géante. C'est là toute l'ironie de la chose. Mais ça ne semble toujours pas l'amuser. J'abandonne ma pose et me redresse, l'observant avec curiosité.
- Punaise, t'es hilarant ce soir Artie, retiens toi j't'en prie, j'en peux plus d'rire.
J'emploie volontairement un ton particulièrement blasé, espérant obtenir une véritable réaction de sa part. Sinon je vais m'inquiéter et finir par l'amener aux urgences. Arthur qui ne se marre pas, c'est aussi grave que le soleil qui ne se lève pas. Ça cache un truc probablement dramatique. J'espère qu'il ne va pas m'annoncer qu'il a un cancer ou une connerie de ce genre là. Faut dire que ça fait un petit moment que je n'ai pas prié pour lui.. Faudrait que je m'y remette. Juste au cas ou. Il se lève et se met à fouiller dans son armoire pendant que je lui demande si ses potes de promo seront là ce soir. Et face à sa réponse positive, je ne peux pas m'empêcher d'esquisser une grimace saoulée. J'suis pas vraiment fan d'eux et de l'ambiance qu'ils mettent en soirée.
- Super..
Que je souffle discrètement, sans pour autant me soucier de savoir si Arthur m'entend ou pas. Il sait très bien ce que j'en pense de toute manière. Puis, il revient vers moi en agitant un petit sachet transparent sous mes yeux.
- R’garde ce que j’ai.
Je regarde. Mais je ne comprends pas. Je hausse un sourcil et l'interroge du regard, j'suis censé savoir ce que c'est ? Au fond de moi, même si je ne suis pas foutu d'identifier le contenu de ce sachet, je sais que ça ne va pas me plaire. On parle d'Arthur qui va en soirée et qui sort un sachet louche de son armoire. J'suis ignare dans ce domaine mais pas totalement crétin non plus.
- C’est des champis, ça te fait décoller grave ce truc.
Et voilà, je le savais. J'échappe un long soupire désapprobateur et lève les yeux au ciel, exaspéré. Mais à peine ai-je le temps d'ouvrir la bouche pour lui faire part de mon avis, qu'il me coupe dans mon élan.
- Tu vas en avoir besoin, j’crois que y a Carrie qui te kiffe grave.
Je me fige, je me tends.
- Quoi ??
Je le dévisage, l'air ahuris et un peu inquiet. Je finis par froncer les sourcils, grimacer et secouer la tête de gauche à droite dans un signe de négation convaincu.
- N'importe quoi ! De toute façon, j'm'en fous d'elle, elle m'intéresse pas.
Elle est sympa Carrie c'est vrai. Mais elle ne ressemble en rien aux filles qui me plaisent habituellement. C'est une petite tête blonde, plutôt mignonne, assez lambda finalement, rigolote et gentille. Et y a rien qui me plait dans tout ça. Et puis, de toute façon, même si elle avait tout pour me plaire, qu'on se le dise : ça ne changerait rien.
- T'as pas intérêt à jouer les entremetteurs ce soir, ok ? J'te l'répète : moi pas être intéressé par elle.
J'insiste lourdement avec un regard significatif. Oh je le connais Arthur, ce ne serait pas la première fois qu'il tenterait de me caser avec une fille contre ma volonté. Et ça finit toujours mal et d'une façon excessivement gênante, autant pour moi que pour la fille. Mais il a réussi son coup, j'en ai presque oublié les champignons. Mais pas le temps de le dissuader plus que ça, le voilà qui déjà me pousse hors de la chambre et m'arrache mon téléphone des mains.
- Hey ! Mais.. ?
- Et tu prends pas ton portable, c’est un coup à commander un taxi à minuit à peine pour rentrer. Ce soir tu passes toute la soirée avec nous. Ok ?
Je soupire, râle, ronchonne mais obtempère, parce que je ne refuse jamais rien à Arthur. Quasiment rien, en tout cas. Je me retrouve hors de la chambre, avec mon pauvre téléphone, mon seul soutient en soirée, qui me regarde tristement m'en aller depuis mon lit.
- Ok, ça va être génial.
Que je marmonne, absolument pas convaincu du tout. Tant pis, je rentrerai à pieds s'il le faut. Mais je sais d'avance que je n'aurais jamais le courage de tenir jusqu'au bout avec eux qui seront bourrés et défoncés aux champi. La soirée s'annonce prometteuse et longue, trèèèès longue. La seule bonne nouvelle, c'est qu'on est les deux seuls de la coloc à y aller. C'est-à-dire : sans Nur. Comme ça, ça m'évitera de les voir batifoler sous mon nez vu que Fanny n'est pas là non plus. On se retrouve rapidement installé sous l'abri-bus et Arthur me ressort ces saloperies de champignons avec un petit sourire figé sur le visage.
- Allez, fais-moi plaisir.
Mon cœur rate un battement et mon sang ne fait qu'un tour. Je me crispe et tend les mains vers Arthur dans l'idée d'attraper les siennes pour le forcer à ranger tout ça, mais je m'arrête à quelques centimètres des siennes à peine, comme bloqué. Pas foutu de franchir cette limite. Fait chier. Du coup, je m'insurge et je m'indigne.
- Range ça, t'es fou ou quoi ? Tu veux qu'on s'fasse prendre ?!
Je regarde autour de nous, paniqué, pas serein pour un sous. Je retire mes mains pour les enfoncer dans mes poches et m'éloigne un peu de lui.
- J'te préviens, si tu te fais choper avec ça, moi, j'te connais pas.
Ma solidarité pour lui à ses limites. Je n'irais pas en taule parce que monsieur estime qu'une soirée sans drogues n'est pas une vraie soirée.
- Et commence pas avec ça Artie, j'veux pas en prendre ok ?
Je sens qu'il va me coller et m'user toute la soirée avec ça, jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je craque. Je le connais à force. Et ça ne me rassure pas. J'inspire un grand coup en cherchant à me persuader que ce soir, ça n'arrivera pas. Que j'aurais la force de lui tenir tête toute la soirée et que tout ira bien. Je me penche en avant pour regarder le bout de la rue avant de me retourner vers lui.
- Range ça, le bus arrive.
Je me lève et fais signe au conducteur de s'arrêter pour nous prendre. On s'installe sur les sièges du fond et au vu de l'espace réduit, je me retrouve tout prêt d'Arthur, nos vestes qui se frôlent sans arrêt. Mais je ne bronche quasiment pas, Arthur étant une des très rares personnes avec qui j'arrive à établir parfois un contact physique sans m'évanouir. L'autre étant Jemima. Pas d'autres exceptions. Histoire de changer de sujet, je me fais vindicatif et le met en garde.
- Et j'te préviens, si tu trouves une fille ce soir, tu la ramènes pas à l'appart ! J'veux pas encore dormir sur le canapé.
Je le fusille du regard, histoire de bien me faire entendre. Y en a ras le bol de se faire jeter de sa propre chambre sans arrêt. J'ai pas signé pour dormir dans le canapé moi.
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MessageSujet: Re: conflits d'intérêts amicaux. (bartie)   Mar 16 Mai - 8:54

Non, clairement ça ne m’amuse pas. J’ai pas envie de rire, je suis vexé au plus profond de mon âme. Je peux être une vrai tête de con quand j’en ai envie. Je suis un gosse, et quand un truc m’embête : je boude. C’est peut-être immature, mais je ne supporte pas l’idée que Fanny préfère parler avec Bo plutôt que de répondre à mes messages. Vous savez, dans une relation il y en a toujours un qui aime l’autre plus fort. Un qui pourrait crever pour sauvegarder la relation, un autre qui s’en fout. J’ai été celui qui s’en fout, je suis encore celui qui s’en fout. Et quand on est cette personne-là, ouais, on est moins névrosé que l’autre, mais au moindre doute, on est complètement paralysé. Parce que ce n’est pas habituel. Fanny, c’était l’obèse de la classe. Je suis son premier petit copain, mais aussi le premier qui ait posé ses yeux sur elle. Et malgré ses 20 kilos en moins et la confiance gagnée, je n’ai jamais pris le temps de me dire que ouais, peut-être bien qu’elle pourrait être intéressé par quelqu’un d’autre. Pire encore, peut-être bien qu’un autre pourrait être intéressé par elle. Un autre, comme Bo le frigide. Plus gentil, plus attentionné, plus marrant que moi. Et surtout, qui n’ira jamais voir ailleurs. Donc, je suis ronchon. Dans ma tête y a ces dizaines, de dizaines, de dizaines, de milliars de messages échangés dont j’ignore tout. J’exagère à peine. Y en avait un paquet. Partout, des tas et des tas. Bref, en finissant de me préparer, j’essaie de le brancher avec je-sais-plus-laquelle de mes copines. Je sais que ça n’a pas la moindre chance de marcher, mais faut que j’éloigne Bo et Fanny dans ma tête. Je vais les caser chacun dans un hémisphère et ça sera bon. Evidemment, Bo se plaint. Quoi ?? N'importe quoi ! De toute façon, j'm'en fous d'elle, elle m'intéresse pas. Je roule des yeux. C’est pas possible, toutes mes copines sont canons. Carrie est canon. Bien plus que Fanny. J’dis pas ça méchamment. Si j’pouvais me la faire, j’me la ferais. T'as pas intérêt à jouer les entremetteurs ce soir, ok ? J'te l'répète : moi pas être intéressé par elle. Je me retourne d’un coup sec, là je suis juste face à lui, un peu trop proche d’ailleurs, car j’le sens mal à l’aise. Moi qui suis si tactile, c’est pas avec Bo qu’il faut l’être. J’pourrais passer ma vie à lui faire des calins en regardant la télé si je m’écoutais, mais il ferait une crise cardiaque si j’le faisais. Mais là, ce n’est pas par affection que je me plante devant lui. Non, c’est pour le déstabiliser. Bah t’es intéressé par qui alors ? Que je balance. Je ne sais même pas s’il comprendra les sous-entendus que j’ai planqué dans chacun de mes mots. Je regrette presque instantanément ce que je viens de dire, et j’essaie de chasser de ma tête toutes mes mauvaises intentions. Pour preuve, je jette un coup d’oeil par la porte pour vérifier qu’il n’y ait personne dans le couloir et, à voix basse, j’ajoute : Faudra bien que tu le fasses un jour. Et autant que ça soit avec une bombasse comme Carrie. Pire que tout, il ne veut même pas entendre mes mots impurs. Désespéré j’attrape son téléphone pour le balancer sur le lit. Hors de question qu’il rentre dans trente minutes quand on aura commencé un “Je n’ai jamais”.

Sous l’abris-bus, évidemment, il est hors de question pour lui de prendre des champis. Vous vous dites certainement que je suis un ami horrible, essayer de caser mon mec avec toutes les meufs chaudes envahies de chlamydia qui passent, lui faire prendre de la drogue ou boire. Mais j’vous jure que ça part d’une bonne intention. Il passera jamais cette foutue frontière physique sans un petit coup de pouce du destin. Ou de moi. Mais voilà, encore une preuve désespérante de sa folie : il essaie de m’arrêter et ne trouve même pas la force de m’attraper le poignet. J’explose de rire, sans gène, la mentholée à peine allumée entre mes lèvres. T’es grave p’tain. Que je commente. J'te préviens, si tu te fais choper avec ça, moi, j'te connais pas. Je continue de rire en fumant ma cigarette. J’arrive à articuler un “sympa” entre deux taffes et jette un coup d’oeil autour de nous. Y a personne, détends-toi. Et au pire, on a bien l’droit de bouffer des champignons de paris, tranquille, entre bros, sous un abris-bus. Il ne semble pas vraiment de mon avis. D’ailleurs, le bus arrive plus vite que je ne l’avais pensé et Bo m’alerte rapidement en m’ordonant de ranger ce que j’ai dans la main. Faut pas me stresser moi, quand on me stresse, je panique. Je me retrouve comme un con pendant que Bo se lève pour accueillir le bus. Et comme souvent dans ces cas-là, je fai n’importe quoi. Je retire dans la hâte le champignon du film plastique et hop, je le met dans ma bouche. J’entre dans le bus avec des joues d’hamster et va dans le fond en essayant de mâcher. Ch’est dégueulache. que je souffle à Bo en essayant de retenir mon envie de gerber. Je mets 5 bonnes minutes avant d’avaler. Courte mais intense pensée pour Fanny.

Et j'te préviens, si tu trouves une fille ce soir, tu la ramènes pas à l'appart ! J'veux pas encore dormir sur le canapé. Je me tourne vers lui, en fait je ne l’ai pas écouter. Je le fais répéter et finis par soupirer quand je comprend ce qu’il me dit. C’est pas possible d’être à la fois aussi con et rabat-joie. je veux dire, Bo, c’est le monsieur bonne ambiance, je me suis jamais autant marré avec quelqu’un d’autre. Et puis, y a des fois où il est juste… très chiant. Tu sais que je déteste dormir autre part, mec. Que je précise. Je me tourne vers lui et lui donne un coup de coude dans le bras en riant : Et j’t’ai jamais demandé de dormir sur le canap, t’as qu’à rester dans la chambre, ça me gène pas. Il a sursauté quand je l’ai frolé avec mon coude. J’imagine qu’il est entrain de réfléchir à la scène et qu’il a déjà des vertiges. Je me souviens de la scène qu’il avait fait, l’une des fois où il nous a capté avec Fanny, quand on pensait qu’il dormait. Ce sketch. J’hausse les épaules : Ca vaa, j’rigole. Je ramènerais personne. Comme souvent, mes promesses sont totalement infondées et je ne le pense pas une seule seconde. Ce soir, j’ai l’intention de renouer avec Jessica.

On arrive dans le nightclub y a déjà un monde fou et moi j’ai un bourdonnement sourd dans mes oreilles, je transpire déjà et ça fait deux minutes que je pouffe de rire pour un rien. Je fais signe à Bo de me suivre et j’entre en me trémoussant comme une collégienne pour frayer un chemin. J’écarte tout le monde autour de moi, histoire que Bo n’ait pas à toucher qui que ce soit. Vieille habitude. Enfin, je tombe sur le groupe, des copains de promo qui sont entrain de discuter activement du dernier cour de pratique ou de se plaindre des internes qui nous traitent comme des larbins. HEY R’GARDEZ QUI EST LA ! que j’hurle, puis j’introduis Bo que tout le monde acclame. Contrairement à ce qu’il à l’air de penser, Mes amis l’aiment bien Bo. Il est drôle et il a un petit côté énigmatique. C’est lui qui reste persuadé qu’en médecine on ne se mélange pas avec les autres ou j’sais pas quoi. Bon, c’est vrai que quand Thomas s’est tapé une nana de l’école d’infirmière, on l’a charrié pendant des semaines. Mais Carrie, elle est ouverte d’esprit. D’ailleurs, quan j’arrive devant elle, je n’ai aucune gène à gueuler : Hey Carrie, t’as vu comme il est beau gosse mon pote ? Il a passé une heure à se préparer et tout pour toi. Elle éclate d’un rire clair et s’approche de Bo pour lui faire la bise. Normalement, je le sauve de ce genre de situation mais là, je suis trop occupé à me jeter sur Jessica pour la serrer tout contre moi.

On nous apporte des verres, on est serré comme des sardines sur une banquette. Y a que Bo qui reste debout devant nous pour ne pas nous toucher. J’ai déjà vidé une vodka-redbull et là, c’est le drame complet. J’ai jamais vu ce genre de truc. Le son résonne jusqu’au fond de mes tympans, et je suis en pleine hallucination. Je saurais même pas expliquer ce que je vois, les couleurs éclatent sur ma rétine, y a tout qui tourne, qui danse, qui brille. C’est magnifique. Je suis persuadé d’avoir déjà vu ça dans ma vie, peut-être gamin, quand je regardais dans cet espèce de kaléidoscope. J’me lève dans la hâte et me rue sur Bo pour partager ma découverte. Mec, mec, mec, mec ! Je lui tape sur l’épaule. J’vois tout en quadruple. QUADRUPLE MEC ! T’imagines ? Dis, t’imagines ? 4 PAIRES DE NICHONS ! J’explose de rire et me tourne vers Jessica et Carrie entrain de se chuchoter à l’oreille en nous regardant. Les filles, v’nez danser, c’est la chanson préférée de Bo. Elles ne se font pas prier et je les attrape par les mains. Là j’fais les gros yeux à Bo qui cherche déjà un moyen de se défiler. Ah non, non, ce soir il s’amuser. Ce soir il ne pense plus une seconde à retrouver le confort de son petit lit une place de puceau. NON. Ce soir, il pense certainement pas à ma meuf. Alors je l’incite à aller sur la piste de danse, qu’il marche devant nous histoire qu’on lui fasse barrage s’il veut retourner s’asseoir. Au milieu de la foule, on commence tous à danser, je pousse Carrie contre lui et avec son regard de tigresse elle se trémousse à deux centimètres d’elle.
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MessageSujet: Re: conflits d'intérêts amicaux. (bartie)   Mar 23 Mai - 11:02

   - Bah t’es intéressé par qui alors ?
   Je me sens fiévreux d'un coup. Il fait chaud, non ? Je déglutis, alors qu'Arthur se tient tout près de moi. Et je ne suis plus très sûr de ce qui me gêne le plus. Sa proximité, ou sa question ? Je deviens un peu rouge et je perds mes mots, alors qu'une lueur un peu honteuse, un peu coupable, vient passer dans mon regard. Si Arthur apprend que je craque sur Nur, je suis mal. Et je ne lui ai jamais parlé de Baya non plus. J'ai pourtant tendance à tout lui dire, mais pas avec les filles. C'est trop embarrassant et lui dire, c'est aussi me l'avouer à moi-même. Ça devient concret, réel, inévitable. Et pour l'instant, j'aime autant mieux pas. Mais je me retrouve à lui mentir et je déteste ça. Je voudrais lui mentir. Vraiment. Je balbutie quelques mots incompréhensibles, mais j'ai l'impression que Dieu me regarde et qu'il me met au défi de mentir sous son nez. Je finis par soupirer. J'peux pas. Mais malgré tout, je refuse de parler de Nur. Alors, je tente ce que je peux. Une semi-vérité, quelque chose comme ça.
   - Personne, c'est, je.. Euh.
   Punaise.
   - Elle m'intéresse pas vraiment tu sais, c'est juste..
   Je hausse les épaules et gesticule maladroitement, pour essayer de combler le vide.
   - De toute façon tu la connais pas.
   Si on pouvait en rester là, ce serait génial. Mais je le connais Arthur. Si ce n'est pas maintenant, ce sera plus tard. Mais ce foutu aveux me reviendra forcément dans la figure à un moment où à un autre. Je le vois qui lance un regard du côté de la porte et qui s'approche encore un peu. Je me tends et grimace doucement.
   - Faudra bien que tu le fasses un jour. Et autant que ça soit avec une bombasse comme Carrie.
   Je deviens livide et m'étrangle à moitié. Paaaaaaaaaardon ? Je recule aussitôt, histoire de retrouver un peu de champ libre et de respirer à nouveau et je le dévisage de haut en bas, fâché qu'il aborde ce sujet alors qu'il sait pertinemment que je déteste ça. Les traits tirés, je passe en mode agressif.
   - La ferme Arthur !
   Je le fusille du regard. De toute façon, il sait très bien que je ne ferais rien avant le mariage. C'est comme ça, c'est Dieu qui l'a dit. A moins que ce ne soit mon père ? J'avoue que parfois, je ne sais plus très bien. Quoi qu'il en soit : mariage. Rien avant. De toute façon, même si je le voulais, je ne pourrais clairement pas. Et si je reste comme ça toute ma vie ? Mes yeux se voilent d'une inquiétude palpable. Ce n'est pas la première fois que je me pose cette question. Et c'est légitime. J'ai bien conscience que mon problème tient plus du désordre psychologique que de mon respect de la religion. Je souffle et on finit par s'en aller, me retrouvant dépourvu de mon téléphone. La seule chose qui aurait pu me sauver pendant la soirée. Super. On se retrouve finalement à attendre le bus et Arthur me fait encore un plan foireux. Un de plus à ajouter sur l'interminable liste des plans douteux de Mr Teague. C'est que je commencerais presque à m'y faire.
   - T’es grave p’tain.
   Je hausse les épaules, préférant l'ignorer alors qu'il se fout ouvertement de ma gueule. Comme d'hab aussi. Ça ne m'atteint plus qu'à moitié depuis le temps. Venant de lui en tout cas. Les autres, ça me révolte toujours autant. Mais lui, ça va. Lui, il a le droit. Parce que c'est Arthur.
   - Y a personne, détends-toi. Et au pire, on a bien l’droit de bouffer des champignons de paris, tranquille, entre bros, sous un abris-bus.
   Je me mets à rire aussi, essayant de me détendre un peu.
   - Ben oui, bien sûr, la base, rien de suspect du tout.
   Je lève les yeux au ciel, le visage amusé. Mais ça ne dure pas, parce que le bus arrive. Et je me remets à paniquer en lui sommant de cacher ça. Sans regarder ce qu'il fait, je me lève pour attirer l'attention du bus et essayer de camoufler un peu Arthur qui, normalement, doit être en train de ranger sa merde dans ses poches. On grimpe dans le bus et tout en remontant jusqu'au fond, je l'entends qui parle dans mon dos.
   - Ch’est dégueulache.
   - De quoi ?
   Je demande innocemment, sans me douter un instant de l'horrible décision qu'il vient (encore) de prendre. Je tourne la tête tout en avançant, avant de repérer sa joue bombée et lui qui mâche.
   - MAIS NON ?!
   Ça sort tout seul. J'écarquille les yeux, estomaqué. Mais c'est pas possible bon sang. C'est pas possible ! Il est complètement crétin ce mec. Je viens frapper mon front avec la paume de ma main et accélère le pas jusqu'au fond. Dès qu'il s'installe près de moi je m'agite.
   - Mais t'es sérieux ? Pourquoi t'as fait ça ? T'es complétement abrutis Arthur !
   Génial, donc ce soir, en plus d'être mal pour moi, je vais être mal pour lui parce que je vais m'inquiéter toute la soirée. Je le déteste, c'est officiel. Je lève les yeux au ciel, désespéré. J'ai peut-être un sérieux grain, mais lui aussi punaise. Lui aussi.
   - Ça va aller ? C'est dangereux ou pas ?
   Je n'y connais pas grand chose moi en champignons et autres drogues. J'espère simplement que non. Je me laisse tomber en arrière tout en secouant la tête. Essayons de relativiser un peu.
   - Au moins comme ça, tu me feras plus chier pour qu'je goûte.
   Je tends une main préventive vers lui, index dressé.
   - N'essaye même pas d'en sortir un bout d'ta bouche ou j'te tue.
   C'est qu'il en serait capable, ce gros dégueulasse. Je finis par tourner la tête vers lui avant de me remettre à rire. Ce mec est un cas soc' ambulant. Je finis par le mettre en garde, quant au fait que je refuse de dormir (encore encore) sur le canapé. Mais lui, il s'en fout. Ça le fait marrer.
   - Tu sais que je déteste dormir autre part, mec.
   - Ah, parce que moi j'adore dormir sur le canap' peut-être ?
   Il me refile un coup de coude et je me décale aussitôt en fronçant les sourcils, surpris.
   - Et j’t’ai jamais demandé de dormir sur le canap, t’as qu’à rester dans la chambre, ça me gène pas.
   Sérieusement ? J'écarquille les yeux, ma bouche qui s'entrouvre d'indignation avant de se refermer sèchement.
   - C'est.. T'as un problème, sans déconner Artie !
   Ça n'a pas l'air de le gêner plus que ça puisqu'il continue de se marrer. Je ne sais pas comment il fait pour être aussi à l'aise avec sa sexualité. Et avec le fait d'être le pire des infidèles. Il cumule deux péchés atroces et quelque chose me dit qu'on ne se retrouvera pas au paradis une fois mort. Il finit par me dire qu'il ne ramènera personne mais je n'y crois pas une seconde. Je le connais à force. De toute façon, vu ce qu'il vient d'avaler, il ne se souviendra même plus qu'on a eu cette conversation. Je me contente donc de croiser les bras, un peu boudeur, jusqu'à ce qu'on arrive sur place. J'ai tellement, teeellement envie de faire demi-tour. Je déteste ces espaces confinés ou tout le monde se colle, ce mélange de fluides et d'odeurs. C'est écœurant. Mais je me retrouve propulsé à l'intérieur par Arthur, qui se la joue garde du corps en poussant tout le monde sur mon passage afin que je puisse avancer sans faire une dizaine de crises cardiaques. Je souris, parce que j'aime bien quand il fait ça. Quand il fait attention à moi. C'est dans ce genre de moment que je sais que quoi qu'il advienne de nous, dans 10 ans, on sera toujours ensemble.
   - HEY R’GARDEZ QUI EST LA !
   Je salue tout le monde de la main et fait quelques courbettes face à leurs acclamations. L'avantage maintenant avec eux, c'est qu'ils savent que je ne serre pas la main et que je dis toujours bonjour de loin. Alors tout le monde se contente de ça. Enfin, presque tout le monde. J'entends Arthur qui gueule un truc à la fameuse Carrie mais je ne capte pas ses mots. Je la vois qui se marre et qui me souris tout en se levant. Punaise, qu'est-ce qu'il est allé lui dire encore ? Et... Et pourquoi elle s'approche de moi ? Elle s'approche beaucoup quand même. Je lance un regard à Arthur mais celui-ci est déjà trop occupé à sauter sur Je-ne-sais-plus-comment-elle-s'appelle. Je me tends, me fige et lance un regard noir à Carrie, comme pour la dissuader d'aller plus loin. Je ne sais pas si elle ne voit pas mon regard ou si elle n'en a juste rien à foutre, mais cette sombre conne (pardon) viens me coller pour me faire la bise. Horreur.  
   - Wohhh !
   J'échappe un rire nerveux et me décale pour la fuir un peu, abrégeant rapidement cette bise mal venue. Je lui lance un sourire gêné, nerveux, ne me souciant pas une seconde de savoir comment elle peut bien le prendre et je me détourne d'elle pour la décourager. Mon regard se pose à nouveau sur Arthur, mais celui-ci ne me voit même pas. Je vais le tuer. Je vais, vraiment, le tuer. Je serre les dents, mal à l'aise. Je reste finalement planté là, debout devant eux, pas franchement à l'aise. On me propose plusieurs fois de m'asseoir, puis des verres, mais je refuse toujours, un sourire sur les lèvres, alors qu'à l'intérieur, je fulmine. Et ça ne s'arrange pas. Arthur finit par se souvenir que j'existe et me fonce dessus. Y a qu'à voir comment il bouge pour comprendre : il est raide. Super.
   - Mec, mec, mec, mec !
   Y a sa main qui se pose sur mon épaule. Y a. Sa. Main. Qui. Se. Pose. Sur. Mon. Épaule. Je hurle en silence, les muscles de mon épaule qui se contractes, la faisant partir vers l'arrière, mais ça ne change rien. Je pourrais le repousser, chasser sa main, péter un plomb. Mais c'est Arthur. Avec Jemima, c'est le seul qui a le droit à quelques passes droits de temps en temps. Rarement. Mais ça arrive. Alors je reste stoïque, me contentant d'avoir l'impression que mon épaule se dissout comme si on venait de verser de l'acide dessus.
   - J’vois tout en quadruple. QUADRUPLE MEC ! T’imagines ? Dis, t’imagines ? 4 PAIRES DE NICHONS !
   Oh bon sang, c'est pas vrai. Je ferme les yeux une seconde et souffle, avant de les rouvrir.
   - Non, j'préfère pas imaginer.
   Je roule des yeux et détourne la tête, continuant de secouer inconsciemment mon épaule, comme des spasmes incontrôlables.
   - Les filles, v’nez danser, c’est la chanson préférée de Bo.
   Quoooiiiii ?! Ça y est, je panique.
   - Mais non, j'la connais même pas ... cette..
   Y a ma voix qui se meurt sous le regard noir d'Arthur. Je me braque. J'essaye de lui répondre par le même regard, du genre : me fais pas ça ! Mais il le fait quand même. Je me retrouve à devoir avancer avec les trois derrière moi et j'ai juste envie de disparaitre. Je me retourne régulièrement pour lancer des regards désespérés à Arthur mais il n'en a clairement rien à cirer. Et très vite, on se retrouve au milieu de la foule. Arthur se met à danser avec Jess et Carrie gravite autour de nous. D'ordinaire, j'ai pas de mal à danser. Je ne suis pas un timide. Mais là, non. Là, y a un truc qui ne va pas. Et quand je vois Arthur pousser Carrie sur moi, j'hallucine complètement. Le sale.. ! Punaise ! Mais qu'est-ce qui lui prend ? Mais j'oublie Arthur une seconde parce que y a Carrie qui ondule beaucoup trop près de moi. Vraiment, beaucoup trop. Je la sens qui me frôle par moment. Du coup je m'éloigne un peu, me fait bousculer par la gauche, grogne et subitement, y a une main qui se pose sur mes hanches et des lèvres qui effleurent mon oreille.
   - Ça va ?
   J'explose.
   - Mais lâche moi !
   Que je hurle, tout en la repoussant assez violemment en arrière, la faisant heurter des gens au passage. Elle me regarde, surprise, sidérée. J'ai le cœur qui s'emballe, qui s'affole, tous les sens en éveil. La musique, les gens, tout ces gens autour de moi, bon sang. J'suis en colère. Vraiment en colère. Pas contre Carrie. Contre Arthur. Je fonce droit sur lui, lui attrape le t-shirt pour le forcer à se décoller de la fille et crie à son oreille.
   - Va t'faire foutre Arthur ! Si tu la trouve si bonne Carrie, t'as qu'à t'la faire toi-même, une de plus une de moins HEIN ?!
   Et je le repousse tout en lâchant son t-shirt avant de faire volte-face, bien décidé à sortir d'ici. Mais y a trop de monde qui me barre la route.
   - Pardon ! Hey ! Poussez-vous ! J'veux passer.
   Je tente de me frayer un chemin mais c'est peine perdue. Personne ne m'entends, personne ne m'écoute. Et c'est en train de me faire vriller. Je sens la rage qui monte en moi, cette foutue rage que je tente constamment de dissimuler et d'emprisonner, parce que ça me fait peur. Parce que je sais que y a trop d'années de frustration contenue et que si je me lâche, je vais le regretter amèrement ensuite. Mais je n'arrive pas à faire redescendre la pression. Alors, brutalement, y a mes deux mains qui se posent dans le dos d'un gars et qui le pousse vers l'avant, le faisant tomber sur des gens.
   - POUSSE TOI !
   C'est aussi libérateur que destructeur de me laisser aller à mes pulsions. Parce que je suis sobre et que j'ai conscience de faire quelque chose de mal. Et ça n'aura servit à rien en plus. La chute du mec à attirer l'attention et les gens s'agglutinent encore plus devant moi. Je vais devenir fou.
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MessageSujet: Re: conflits d'intérêts amicaux. (bartie)   Mar 27 Juin - 8:50

Personne, c'est, je… Euh… Elle m'intéresse pas vraiment tu sais, c'est juste… De toute façon tu la connais pas. J'ai un moment de bug intersidéral quand il me dit ça, parce que franchement ça me tombe dessus sans que je puisse y faire quoi que ce soit. En temps normal, j'aurais sautillé partout comme un gamin en criant "IL A UNE AMOUREUSEEUUH" et je l'aurais harcelé jusqu'à la mort pour savoir qui c'était. Ça c'est la réaction attendue. Parce que Bo il n'est jamais intéressé par quelqu'un, quelque chose, quoi que ce soit. JA-MAIS. Et qu'il sous-entende que si, y a bien une fille qui lui a tapé dans l'œil, c'est de l'ordre du miracle, du divin. Béni soit ce Père qui est au cieux ou j'sais pas quoi (pourtant j'vous assure, j'ai fais 10 ans de cathé et mes communions). Voilà, j'devrais sauter de joie. Sauf que ça me brise le cœur. Je sens mes boyaux qui remuent dans mon bide, mon intestin s'emmêle, et ma mâchoire tremble. Il peut pas savoir à quel point ça me fait du mal d'entendre ça maintenant, ce soir. Parce que je sais de qui il parle. De Fanny. Il a avoué texto que je n'étais pas en train de me faire des films, il se passe vraiment un truc entre eux. Et moi j'en aurais presque la gerbe. J'le regarde un long moment, comme ça, abattu et sous le choc. Et puis je répond d'un air mauvais, sans le croire une seconde : Ouais, c'est ça, j'la connais pas… Et j'enchaîne rapidement sur autre chose. Je hais le conflit plus que tout et j'essaierais toujours de fuir plutôt que d'affronter les choses. Pas très reluisant, mais triste vérité. On se barre rapidement vers l'arrêt de bus.

Il me pique une crise alors que je suis en train de me battre contre mon réflexe de régurgitation. le bras devant la bouche je ferme les yeux de toutes mes forces, ces trucs sont vraiment, vraiment dégueulasses. Il gueule dans tout le bus que je suis un abruti ou quoi que ce soit du genre et moi je lui tape avec ma main libre sur le torse pour le forcer à se taire et je fais les gros yeux. J'ai l'impression, souvent, d'amener un cousin amish qui ne connaît rien à rien parfois. Ça va aller ? C'est dangereux ou pas ? J'hausse les épaules, j'en sais pas plus que lui en fait. Faut d'mander à sa sœur. Ce que je ferais volontier si j'étais pas persuadé qu'elle allait se ramener à notre soirée pour m'étudier avec son regard de sociopathe.

Quand on arrive dans la boîte de nuit, je suis déjà sérieusement attaqué. Pas dans le mauvais sens du terme, je suis tellement insouciant que ça me protège complètement des bad trips et autres délires parano qui frappent les jeunes drogués. Le secret, c’est de ne pas appréhender. Après tout, ce sont des champignons. Comment on peut crever en bouffant des champignons, hein ? L’euphorie se propage en moi comme une bonne odeur de pancakes le dimanche matin (papa nous en faisait tout le temps, le dimanche, avant la messe.) J’y pense à ces putains de pancakes qu’on se volait, mon frangin, ma frangine et moi-même. Bo aussi quand il squattait à la maison. Qu’est-ce que c’était bon. J’aimerais en débattre avec Bo, mais pas le temps. On se fait happer par la fête et l’ivresse générale en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. J’ignore totalement comment ça se passe avec Carrie, je suis trop occupé à admirer les sons qui se baladent dans l’air, ravi de découvrir enfin à quoi ressemble une longueur d’onde, en vrai. Les sons, les gens et putains ces quatre paires de boobs, PARTOUT. Pied total, trip d’enfer. Faut que j’le dise à Bo. J’ai oublié l’espace d’une seconde toute cette histoire avec Fanny. Pas rancunier pour deux sous et surtout complètement raide j’me rue sur lui, oubliant ses tocs à la con de cul-béni. Non, j'préfère pas imaginer. J’ai rien compris. J’le regarde bizarrement, et pas seulement parce que sa tête se déforme, se tend, se mélange là sous mes yeux. Putain d’angoisse, ses bouclettes filent jusqu’au sol maintenant. J’explose de rire sans même lui expliquer pourquoi et je me retourne au plus vite, j’ai entendu (ou vu) l’une de mes chansons préférées. Mais non, j'la connais même pas… cette… Qu’il tente de protester. Mais je lui fais un regard aux pupilles complètement dilatées qu’il ne peut pas ignorer. Je sais qu’il ment, tout le monde connaît cette musique. Ma grand-mère la connaît. Hein, Bo, t’es plus hype que ma grand-mère quand même ? Ah merde, je l’ai dite dans ma tête celle-là, dommage elle était cool.

J’me trémousse comme un gogole avec Jessica, qui n’est pas mieux que moi. Vous savez, j’ai vraiment l’impression ultra sincère d’avoir le rythme dans la peau et de faire une chorégraphie digne d’un des clips de Sia, v’voyez ? On se lance des regards, avec Jess, on se cherche, on rigole sans trop savoir pourquoi. Je me laisse aller dans cette marée humaines, comme si j’étais en plein océan justement. Putain que c’est bon. Les bras écartés, je fais de la place autour de moi. Les autres doivent sentir que je suis pas dans mon état normal, j’oscille entre bien être absolue et vision psychédéliques. Et puis Jessica se fait bousculer par Carrie. Il est taré ton copain putain ! S’énerve Carrie. Je ne capte qu’à moitié. Je me retourne et là j’vois Bo, au loin, si loin. Vraiment comme s’il était à des kilomètres mais je vois quand même sur son visage, un smiley pas content. Je le regarde, je penche la tête sur le côté, j’arrête complètement de danser. En fait, il est pas si loin que ça, vu qu’il m’empoigne violemment par le col. (J’ressens presque la fierté d’une maman, il a cherché le contact humain tout seul, c’est si beau.) Va t'faire foutre Arthur ! Si tu la trouve si bonne Carrie, t'as qu'à t'la faire toi-même, une de plus une de moins HEIN ?! Je suis totalement ahuri devant lui et je ne sais pas quoi répondre, trop absorbé par ses yeux qui sont entrain de sortir de son visage, genre cartoon et la fumée qui s’échappe de ses oreilles. J’hausse les sourcils et la seule chose qui sort de ma bouche c’est un genre de miaulement de chaton : Quoooii ? Mais d’où il s’énerve ? POURQUOI ? Ca fait genre, trente secondes qu’on est arrivé. Les filles autour de nous essayent de nous séparer. Mauvaise pioche, quand c’est chose faite, je m’écroule sur le sol avec l’agréable impression de m’enfoncer dans de la pâte à modeler. Quand je relève la tête, Bo s’enfonce dans la foule. Il va en crever, vraiment.

Jessica me relève et je m’appuis sur elle, le peu de lucidité qui me reste me pousse à chercher Bo dans la foule. Il n’a pas l’air dans une bonne posture j’vois un genre de cercle qui se forme autour de lui. J’essaie de lâcher Jessica, elle me retient. Non, laisse-le, il est con ! Qu’elle me dit mais j’écoute pas. Bo a beau être un vrai con qui veut me piquer ma copine, il reste le meilleur ami que je n’ai jamais eu. Champi ou pas, jalousie ou pas, faut que je le protège de la crise cardiaque qu’il va faire d’ici cinq minutes. Je suis pas en état de faire de la réanimation, stagiaire urgentiste ou pas. Du coup, faut que j’anticipe. Je fend la foule d’un geste expert et je me rue sur Bo, me pend à son bras comme si j’allais crever. Bo putaaaain, chiioooootteeeuh… j’vais… j’vais gerber… j’peux plus respireeeeerrr Je gueule du plus fort que je peux et je m’emmêle les pieds. J’atterris sur une nana qui me regarde apeuré, je fais la pire tête de l’histoire et me met à chouiner. Putaaain j’suis défoncéééééééé… Là je mime un haut-le-coeur et je me raccroche à Bo. Et là, magie, toutes les gamnes qui ne veulent pas salir leur robe nous créent un véritable passage jusqu’aux chiottes, y a même deux trois bonnes âmes qui demande à Bo si je vais bien, s’il a besoin d’aide. Malgré son énervement, il me mène jusqu’aux chiottes et on entre sans faire la queue. Dès que la porte se referme derrière nous j’le lâche et tangue jusqu’aux lavabos, me penche devant l’un deux et passe de l’eau sur mon visage avant de me regarder dans la glace, je me mets à rire doucement. Putain cette tronche. Bo fulmine dans mon dos. Je me retourne et le regarde. Tu m’en dois une, t’allais te faire défoncer. J’ai un sourire qui veut pas partir sur le visage, pourtant j’suis pas si euphorique et mes visions que j’ai commencent sérieusement à me donner le mal de mer. C’est quoi ton fucking problème ? Sérieux ? Tu fais la gueule alors que c’est ma nana que tu veux te faire. C’est moi qui devrais faire la gueule. et merde, c’est sorti tout seul.
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