Partagez | .
 

 "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Mer 18 Jan - 17:27

J'avais à peine eu le temps de voir mon frère avant de commencer mon service. Pourtant j'avais vraiment besoin de lui parler, j'avais l'impression de pédaler dans le vide, de ne pas réussir à faire assez pour lui. Il me manquait, c'était bien plus difficile de vivre sans lui que de vivre en Alaska. De fermeture, j'allais devoir faire preuve de beaucoup de patience avec les clients quelques peu avinés en fin de soirée. Arrivant au travail en jean, je dus céder mes vêtements contre ceux d'un pseudo uniforme, entendez par la une jupe courte et un t-shirt moulant à l'effigie des lieux. C'est fou comme dans ces moments là j'aimais mes jeans. Lâchant mes cheveux, j'essuyais une énième remarque sur l'absence de maquillage avant de rentrer dans la salle. Je n'avais pas beaucoup de doute quant au calme évident qui trônerait ce soir en salle, mais cela n'empêchait pas quelques personnes de rentrer. La soirée avait déjà bien été entamée lorsqu'un groupe de jeune fini par franchir les portes, à en voir leurs allures, nous allions fermer plus tard que prévu, ce qui n'était pas pour me ravir, mais bon, j'allais faire avec. M'avançant donc vers eux après quelques minutes, le temps de les laisser s'installer, je pris un petit carnet pour prendre leurs commandes. Un sourire étirait mes lèvres lorsque j'arrivais à leur niveau, non pas par joie de faire ce métier, mais simplement car je n'aimais pas faire la tête sans raison et que je n'avais pas envie de me faire tirer les oreilles. « Bonjour, je m'appelle Aleks, c'est moi qui m'occuperais de vous pour ce soir. », il était sans doute inutile d'espérer qu'aucune remarque graveleuse n'échappe à leurs lèvres, mais je pouvais toujours espérer non ? Et puis j'étais un peu obligé de le dire.

« Par contre, je vous demanderais vos cartes d'identité tout de suite. »

Car le patron était assez clair sur le fait qu'il ne servait pas d'alcool à des jeunes. Et que je ne voulais pas d'ennuie. Ok, je n'avais pas l'âge non plus de travailler ici, et j'étais prête à parier que les cartes qui viendraient sur la table seraient fausses, mais c'était obligatoire. Il y avait bien des choses que je pouvais reprocher à mon patron, mais certainement pas d'être regardant sur ce genre de choses. Et bien souvent, c'était davantage car il ne voulait pas qu'ils leurs arrivent d'accidents, que pour lui, enfin bref. Les cartes vérifiées, je pris les commandes avant de tourner sur moi-même pour aller les transmettre au barmaid. Ce dernier ne tarda pas à me remplir un gros plateau qui devait faire mon poids sans doute et que j'eus un peu de mal à leur amener. Quelque chose me disait qu'ils avaient beaucoup d'argent à jeter dans de l'alcool.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Mer 18 Jan - 23:24

Nous arrivons avec fracas dans le petit bar. Il y a déjà du monde, mais cela nous importe peu alors que nous investissons les lieux sans aucune gêne, rassemblant des tables et piquant des chaises pour mieux nous installer. Pour ma part, je m'affale dans la banquette. Des jeunes bruyants, pas vraiment sobres... On a déjà commencé à se détendre avant d'arriver là. Pourquoi ce bar ? Aucune idée. Il était sur le chemin, on avait soif et voilà. Ce n'est clairement pas l'endroit le plus luxueux de la ville. J'ai vu beaucoup mieux. Et plus coincé. Et je n'ai pas envie de trucs aseptisés et guindés, ça tombe bien. Là... ça va. Pas miteux non plus. Et plutôt propre. Même si les fringues que je porte doivent valoir un mois de salaire d'une serveuse... genre la petite rouquine qui vient à notre rencontre dans sa jupe trop courte. Sans doute une idée du gérant histoire d'exciter un peu les clients. Basique. Mais efficace. Quand les filles sont jolies, bien sûr. Celle là... Je la regarde alors qu'elle nous demande nos pièces d'identité. Un peu maigre et pâle. Pas beaucoup de seins. De jolis jambes et un beau petit cul. Et surtout, une cascade de cheveux roux qui donne vachement envie d'y mettre les mains quand même. Elle a une jolie bouche aussi. Franchement, arrangée, elle serait canon. Arrangée et moins affamée.

Aleks donc. Sourire aimable. Professionnel, sans doute. Allez, elle doit nous maudire intérieurement. C'est jamais évident de devoir servir une table d'hommes quand on est une belle gonzesse. Et forcément, les remarques fusent à sa présentation alors que mes potes se présentent et y vont de leurs compliments, plus ou moins inspirés. Et classes. Il faut dire que sa formulation a de quoi être détournée. Vas-y ma jolie occupe-toi de nous... Un par un ou tous en même temps ? Tu crois que t'as l'endurance ? Les cons. Mais ça me fait sourire. Je ne suis pas plus intelligent. Surtout en ayant fumé et bu un peu. Je me demande si elle va subir tout ça avec un sourire ou si elle va finir par nous rentrer dedans. J'ai presque envie de la voir s'énerver. Elle a une crinière de lionne, ce serait intéressant qu'elle ai le caractère qui va avec.

Nous lui montrons nos cartes en riant. Je me demande si elle a l'âge légal elle. Elle fait jeune quand même. Jeune et fatiguée. Mais pas naïve... La vache, j'ai peut-être un peu exagéré alors que je pars dans des délires qui n'ont rien à voir avec la choucroute. Malgré moi, je regarde le cul de la serveuse qui repart avec nos commandes ce qui fait marrer Ryan à côté de moi.

« Eh Zak... 20 dollars que tu l'emballes ? »

« Elle ? J'ai un peu de standing quand même... »

« Oh genre, fais pas ton difficile, elle est mignonne. T'as peur qu'elle résiste à ton charme ? »

« Connard. »

« Eh les mecs, Zak, il se dégonfle, il est pas capable de rouler une pelle à la rouquine. »

« Ahah, on peut faire monter les enchères à 50 dollars et tu te la fais ? »

« Et oh, j'ai des limites, je baise pas les sacs d'os. Mais je vais l'emballer, préparez votre fric. »

Et la voilà qui revient avec un plateau trop lourd pour elle. Je ne cesse de me demander si un verre va se renverser et nous tomber dessus. Finalement, je me lève, avec un sourire charmeur et m'empare des boissons pour les poser sur la table, filant ainsi un coup de main à la serveuse.

« Merci, Aleks. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Mer 18 Jan - 23:42

Soyons honnête, j'aurais pu parier toutes les réponses qu'ils me firent en quelques secondes, mais bon, ils étaient éméchés, pour le moment pas méchant. Je ne préférais pas répondre, à quoi bon. Je disais ce que l'on me demandé de dire, rien de plus. Et le patron avait volontairement décidé de jouer sur les mots, comme sur les tenus, je n'avais pas d'autre choix que faire avec. Tant qu'ils restaient dans la suggestion, ça irait, je préférais qu'on sous entende que je puisse m'occuper d'eux plutôt qu'on me le demande clairement. Une question de verbage sans doute. Toutefois, lorsque je reviens avec leur commande, le comportement de l'un d'entre eux me laissa quelque peu perplexe. Je doutais sincèrement qu'un gentil garçon se cache dans le lot, encore moins qu'il prenne le risque de s'afficher sans rien attendre derrière. Non pas que j'avais beaucoup d'expérience en matière de garçon, mais j'avais suffisamment fréquenté un homme pour me méfier des attentions. Mais je ne pouvais pas non plus lui jeter la première pierre. Aussi calculé pouvait-être tous ça, il m'avait éviter de casser un verre ou de me faire mal. Je le laissais donc prendre certains des verres, me permettant donc de poser le plateau sur la table, sans oublier de répondre à son sourire clairement charmeur par un autre un peu plus gênée. Je n'avais pas envie de donner le moindre espoir à ce garçon. Et je ne pouvais pas non plus lui dire clairement qu'il n'y avait rien à tenter. Je devais donc marcher sur un fils. Continuant de servir les garçons, je glissais le plateau sous mon bras avant de capter à nouveau le regard du jeune homme pour lui répondre dans un demi-sourire.

« Merci. »

Replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille, je faisais rapidement demi-tour pour rejoindre le bars et remettre mon plateau, j'avais une autre commande à prendre. Et si je voulais me concentrer sur mon travail, il était clair que la tache serait compliqué. Ils faisaient beaucoup de bruit et à chaque fois que je tournais les yeux vers le groupe, mon regard se faisait presque aussitôt accroché par celui du garçon. J'allais pas mentir, il était plus que charmant, il avait l'air sportif, soigneux et son petit sourire vous imposait presque aussitôt une réponse. Un piège à fille à n'en pas douter, mais un piège qui devait être efficace. J'évitais d'être sensible à ce genre de chose, mais il dégageait quelque chose qui attirait l'attention. Certes, le fait qu'il n'y soit pas allé de sa petite réflexion tout à l'heure aidait sans doute. Mais encore une fois, ça restait un jeune qui avait sans doute une idée bien différente des choses. Je n'étais pas dupe.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Jeu 19 Jan - 23:16

Je me serais presque attendue à ce que la serveuse me fasse une réflexion alors que je l'aidais, vexée peut-être que je la pense incapable de mener à bien sa tâche. Ce n'était évidemment pas mon intention, je voulais juste paraître charmant. Ce serait plus simple de gagner un baiser avec un sourire et en lui donnant l'impression que j'étais quelqu'un de bien, avec des potes relou, certes. Je n'étais pas vraiment sobre, mais pas ivre non plus. Insouciant sans aucun doute. Un peu euphorique. Son sourire timide était... craquant. Elle ne savait pas trop comment répondre à cet élan soudain de gentillesse. Peut-être pas habituée ? Ou alors malgré tout charmée par mon sourire ? Je savais en user et en abuser. Je n'allais pas jouer les faux modestes, je savais que j'étais beau gosse et je cultivais mon apparence en ce sens. Pourquoi se priver quand on avait l'argent et le temps pour, hum ? Il valait mieux cultiver ce que mère nature m'avait offert.

« De rien. »

Ce soudain accès de timidité était vraiment mignon. Sa façon de replacer sa mèche de cheveux derrière son oreille. Elle avait quand même une chevelure fantastique. Et cela devait être encore plus sympa à la lumière naturelle, sous le soleil. Mais à sa peau pâle, elle ne devait pas souvent profiter du soleil justement... Je me demandais soudain qu'elle était sa vie... Serveuse, ce n'était pas très glorieux quand même. Le salaire était misérable. C'étaient les pourboires qui faisaient toute la différence. Mignonne comme elle était, il lui était sans doute aisé d'en avoir. Mais... Les gens étaient radins. Je décidai donc de lui octroyer un généreux pourboire à la fin de cette soirée, surtout si le gagnais le pari. Après tout, elle y aurait participé, ce serait normal de partager, non ? Bon, ce n'était pas comme si se faire embrasser par un mec comme moi n'était pas déjà une chance en soi. Pas sûr qu'elle le prenne comme ça si je n'arrivais pas à lui en donner envie.

Elle repartit donc, n'ayant pas que nous en clients, évidemment. Et je captais de fréquents regards en notre direction. En ma direction. Un coup de coude dans les côtes me fit tourner la tête vers mon voisin qui ricanait.

« On dirait que le poisson est ferré. »

« Ouais... Il n'y a pas de limite de temps, hein ? »

« Ben pas dans deux semaines quoi. Avant qu'on se barre, ce serait bien. Trop dur pour toi ? »

« Bien sûr que non. »

Nous recommandâmes une tournée. Et je me décidais à carrément aller au bar pour demander, m'accoudant et observant la serveuse qui faisait ses allers et venues. Efficace, discrète. Elle en faisait des kilomètres. Pas étonnant qu'elle soit toute mince. Presque maigre. Alors qu'elle passait à côté de moi, je l’interpellais :

« Hé, je peux vous poser une question ? »

Je n'attendis même pas qu'elle me réponde, pour enchaîner :

« Vous êtes en route depuis quelle heure ? Et vous terminez à quelle heure ? »

Elle avait l'air fatigué quand même et il n'y avait nul maquillage pour le masquer. J'avais failli me montrer plus familier, mais c'était prendre le risque qu'elle s'offusque.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Jeu 19 Jan - 23:37

Je l'avoue, je me laissais adoucir par ses regards, par ses sourires, la journée avait été compliqué, je savais que j'allais rentrer seule pour trouver une maison froide. Je n'allais pas non plus ramener un inconnu chez moi, non, mais se sentir regarder, sans cette lueur prédatrice avait quelque chose de différent. Enfin bref, je continuais de travailler sans me laisser perturber trop longtemps. La salle se vidait peu-à-peu, laissant une poignée de client, dont la table de cet inconnu. Je savais qu'il avait quelque chose derrière la tête, pourtant je n'avais pas l'impression qu'il s'agisse de quelque chose dangereux. Enfin je n'en savais rien, je me faisais trop surprendre par ses regards pour parfaitement bien le vivre en réalité. Il était charmant, il devait le savoir, et me regarder presque sans interruption n'était pas la situation la plus facile à gérer. Reprenant une nouvelle commande de leur part, je la transmis avant de me faire surprendre par le jeune homme. Il était bien plus grand que je ne l'aurais cru, si bien que la surprise faisant, la proximité m'avait forcé à lever haut les yeux. Reculant d'un pas, il me demanda si il pouvait me poser une question, ce à quoi il ne me laissa aucune chance de répondre. quelque chose me disait qu'il ne cherchait pas à savoir où était les toilettes. En effet il me demanda depuis combien de temps j'avais commencé le travail et à quelle heure je terminais. Ah, nous y voilà. Je n'avais pas l'habitude d'être aborder. Enfin si, mais que par des pervers qui ne prenaient aucune pincette. En générale, l'absence de maquillage rebuté les garçon, et ceux qui pouvaient être charmé étaient trop timide pour m'aborder. Alors oui, c'était surprenant, bien que prévisible.

« Ah euh… »

Répondis-je dans un premier temps avant de me mordre la lèvre inférieur. Je venais vraiment de faire ça ? Ressaisis toi ! Secouant un instant la tête, je reculais d'un pas de plus avant de lever à nouveau les yeux vers lui. Il était impressionnant, et je ne savais pas spécialement comment gérer ça, mais je n'allais pas me défiler, ce n'était pas mon genre.

« J'ai commencé à 17 heures, et je terminerais quand vous aurez fini en fait. »

Répondis-je dans un premier temps, avant de sourire doucement pour reprendre.

« Écoutez, c'est gentil de vous montrer si prévenant, mais je pense savoir où vous voulez en venir et… Je pense pas que ce soit une bonne idée. Je dis pas que vous n'êtes pas toute à fait charmant, ne vous vexé pas, c'est juste que… »

Je m'enfonçais sans doute, mais je sentais déjà le regard du barmaid sur mon cou.

« Que votre commande est prête ! »

Concluais-je avec une intonation plus enjouée, comme soulagé d'être rappelé par le travail. Je n'avais bientôt plus grand monde à servir pour éviter les discussions. Prenant donc à nouveau le plateau, j'allais rapidement le déposer sur sa table, soupirant presque sur le chemin. C'était définitivement compliqué de s'en sortir quand le garçon en face de vous n'était pas aussi douteux que les autres.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Lun 23 Jan - 23:11

L'approche n'était pas des plus subtile. Mais en même temps, un jeune homme abordait rarement une jolie serveuse sans une petite pensée en tête. Elle n'était pas vraiment le type de fille auquel j'étais habitué. Moi, c'étaient plus les ravissantes étudiantes aux courbes voluptueuses, aux longues jambes... Les canons du campus quoi. Plutôt friquées en général. C'était toujours difficile de savoir si elles sortaient avec moi parce que j'étais mignon ou parce que j'étais riche. Cela avait-il vraiment une importance ? C'était pour le sexe et rien d'autre de toutes façons. Passer du bon temps, s'amuser, ne pas trop penser aux aléas de la vie, au fait que la mienne était toute tracée et ennuyeuse finalement... Suivre les pas de mon père. Architecte. Wouh, le fun.

Et cette serveuse et bien... Elle était tout ce que je ne draguais pas vraiment d'ordinaire. Et pourtant, elle était jolie, encore plus de près. Ce ne serait pas désagréable de l'embrasser, contrairement à ce que j'avais dit à mes potes. Pas désagréable du tout. Elle avait une jolie bouche. En tous les cas, elle était vraiment sans fard. Naturelle comme je n'en voyais plus des masses. Je fixai un instant ses lèvres alors qu'elle les mordillait, apparemment embarrassée par ma façon de l'aborder. Je n'avais jamais été un timide. Je n'avais pas non plus aligné beaucoup de râteaux dans ma vie, ça aidait à avoir confiance en soi.

Elle fit un pas en arrière, sans doute pour reprendre contenance. Elle était petite. Dans la moyenne pour une femme, mais j'étais assez grand aussi. Je retins un léger sourire amusé alors qu'elle devait lever la tête. Ah oui, quand j'étais assis, c'était elle qui dominait.

« Oh... On repousse votre heure de fermeture alors. »

Je fis mine d'être désolé. Après tout, on payait, donc on pouvait bien rester jusqu'à ce qu'on nous mette dehors, non ? Mais je comprenais aussi qu'elle ai envie de rentrer chez elle, ce devait être pénible comme boulot.

« Je vais dire à mes potes de décoller. »

Sauf que je devais lui voler un baiser avant quand même. Elle commença à gentiment m'envoyer sur les roses, même si je la sentais sensible à mon charme, avant d'être sauvée par la commande. Elle tombait à point celle-là dis donc. Je soupirai, la suivant, mais récupérant mon verre au passage avant de lui emboîter le pas.

« Et où est-ce que je veux en venir au juste Aleks ? Qu'est-ce qui est une mauvaise idée ? »

Bon alors ça c'était quand même petit. Mais c'était pour le plaisir de la voir rougir d'embarras alors qu'elle pouvait se méprendre sur mes intentions. Bien qu'en fait, elle avait raison. Même si mon plan était moins pire que ce qu'elle pouvait imaginer. Je n'allais pas coucher avec elle. Juste l'embrasser. A moins que cela colle entre nous et qu'elle en veuille davantage... Peut-être... Difficile à dire. J'évitais de faire des plans sur la comète.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Lun 23 Jan - 23:36

J'entrouvais la bouche pour contester, je ne voulais pas qu'il croit que je voulais finir vite mon travail et que donc, lui et ses amis me dérangeaient. Je ne voulais pas me faire virer, bien que ce soit la réalité. Mais lorsqu'il reprit pour dire qu'il allait demander à ses potes de décoller, j'eus comme un soulagement. De même lorsque l'on me donna leurs commandes et que donc, je pus fuir quelques minutes pour aller les servir. Tranquille ? Je pensais l'être jusqu'à ce qu'il prenne sa commande pour me suivre à nouveau. Il était en train de me piéger, et je ne savais plus ou me mettre. Je ne me faisais aucune illusion sur ce qu'il attendait de moi à présent, la seule différence, c'est que je ne savais plus comment réagir. Il n'était pas méchant, peut-être un peu lourd, mais il y mettait les formes et je ne pouvais pas nier le fait que ça me changeait, que je ne savais pas trop comment le repousser, ni comment lui dire d'arrêter. Il changeait des personnes que je voyais habituellement et inconsciemment, l'adolescente que j'étais été chamboulé par ce genre d'attention.

« Je veux pas vous porter de fausse attention, ne le prenez pas mal. »

Commençais-je un peu confuse alors que je dérobais mon regard. Pourquoi la moitié de la salle s'était vidé ? Et pourquoi le Barmaid regardait son portable ? Je n'étais pas à mon aise.

« Le concept de draguer la serveuse, c'est pas la meilleure idée, vous imaginez pas combien les patrons n'aiment pas ça. »

Ajoutais-je avec un rire nerveux avant de me mordre les lèvres au point de les faire rougir.

« Encore merci pour votre aide et l'attention que vous m'avez porté, mais c'est … Enfin, c'est gentil, mais c'est tout. »

La difficulté de dire non à quelqu'un alors que votre corps vous dit littéralement autre chose. Après je n'allais pas mentir, il m'avait suivi, mais il n'avait pas cherché à me coincé, et ok il jouait avec moi, il avait trouvé une faille sans doute, mais il ne s'était pas levé pour me mettre une main aux fesses, pas comme d'autre. Je pense que le pire était tout simplement qu'un garçon comme lui me regarde. Et qu'il me regarde autrement que comme un bout de viande. Il devait sans doute être très fort, mais j'y étais sensible, malgré tout ce que je pouvais dire. J'étais une petite souris face à un chat, et au lieu de lui dire non et partir, je restais là, comme une cruche de 17 ans.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Mar 31 Jan - 17:10

La frontière entre drague et harcèlement pouvait être mince parfois. En l'occurrence, je savais que j'étais un peu trop insistant mais elle ne m'aidait pas, la petite Aleks. D'habitude, j'arrivais à avoir un joli sourire ravi, un rougissement, quelques signes d'intérêt et les filles résistaient rarement. Elle, elle était un peu plus coriace. Même si je la devinais quand même sensible à mon charme. Mais peut-être que sa raison était plus puissante que ses hormones. Ce serait bien ma veine. Mais bon, gagner un pari facilement, ce n'était pas drôle non plus, il fallait bien un peu de piment. Sa situation n'était pas très confortable, elle était en service. Ce n'était pas évident d'envoyer balader un client qui payait bien n'est-ce pas ? Et j'ignorais la politique de son patron, mais vue la longueur de la jupe, je doutais qu'il défende ardemment ses serveuses des assiduités des clients. Elles étaient là pour être jolies. Tant que je ne lui collais pas une main aux fesses, je devais être tranquille de ce côté là.

Je haussai un sourcil quand elle commença à s'expliquer, non sans bredouiller un peu. Elle cherchait à se dérober, mais il n'y avait personne pour lui venir en aide. L'heure de la fermeture approchait et le bar se vidait. Mes potes me regardaient l'air de rien, même si certains riaient comme des cons et nous lançaient des coups d’œil moins discrets. Les cons. Elle continua alors laborieusement et je haussais les sourcils.

« Ben, faut pas leur coller des petites jupes, surtout quand elles sont jolies. Ne me dites pas qu'il ne le fait pas exprès. Il ne faut pas s'étonner qu'elles se fassent draguer dans ces circonstances. Cela doit vous arriver souvent, non ? »

Sous tendu qu'elle était assez jolie pour subir les assauts répétés des mecs. J'exagérais un peu, mais cela ne m'étonnerait pas non plus, elle était quand même mignonne et avait de jolies jambes. Elle ne se faisait pas forcément accoster tous les soirs, mais cela devait bien arriver. Il y en avait d'autres, mignonnes aussi, plus pulpeuses et qui jouaient de leur charme. Elle... pas du tout. Elle semblait timide sur ce point. Un peu maladroite. C'était... adorable. Mon regard accrocha sa façon de se mordiller la lèvre. J'avais quand même bien envie de les embrasser ces lèvres et pas juste pour gagner mon pari.

« Mais c'est tout ? »

Je me faisais éconduire là, on était bien d'accord ? Coriace la petite. Mais je n'avais pas pour habitude de baisser les bras si facilement, non mais...

« Il n'y a pas vraiment à me remercier... »

J'avais froncé les sourcils, un peu surpris de sa façon de tourner les choses. Genre... je faisais de la charité ou un truc du genre.

« On dirait que vous n'avez pas tant l'habitude que ça qu'un garçon s'intéresse à vous... Ou alors, vous êtes extrêmement timide. Je pencherai plus pour la seconde option, parce que je ne dois pas être le premier à vous aborder et vous trouver jolie, non ? Si c'est parce que vous êtes en service que cela vous gêne, on peut faire autrement. J'attends la fin de votre service et je recommence tout, comme ça, on ne dira pas que je drague la serveuse, n'est-ce pas ? »

Je la regardais avec malice, avant de sourire, histoire de faire faiblir sa volonté, que je sentais déjà bien fragile.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Mar 31 Jan - 22:28

Comment suis-je censé m'en sortir si il ne me lache pas ? Si il continue à m'en demander plus, à contrer mes propres contre. Je n'étais pas forcement la plus convaincante je l'avoue, mais comment l'être. Il changeait de ce qui me faisait face. Je finis donc par me cacher derrière mon patron, ce à quoi il répondit à juste titre que si celui lui importait tant, il ne nous aurait pas affublé d'une jupe aussi courte. Il chercha alors à me faire dire qu'il n'était pas le premier à tenter sa chance, certes, mais en quoi cela pouvait-il l'aider. « Pas si souvent que ça. Plus souvent on se sert sans demander. », soufflais-je avant de trouver une nouvelle parade. Le remercier pour l'inviter à prendre congés. Ce qu'il ne fit pas, bien évidemment. Il s'accrochait bien plus que je ne l'aurais voulu. Il ne voyait visiblement aucune raison de le remercier et après son forcement de sourcils, j'aurais cru m'être libéré de lui, mais non. Il observa à juste titre que je n'avais pas l'habitude d'être l'intérêt d'un garçon. Pour être plus exacte, je n'avais pas l'habitude de l'être de la part d'un mec comme lui. Et je n'étais en effet pas le plus franche du collier dans ce genre de chose. Il proposa alors d'attendre la fin du service et il recommencerait tout, sans qu'il ne drague une serveuse. Détournant un instant le regard, je ne vis que cette solution pour être tranquille et pour souffler.

« D'accords. »

Déclarais-je avant de fuir vers la salle. La nuit avança un peu plus, jusqu'à ce que le groupe ne finisse par sortir. Non sans un regard vers ce garçon téméraire, je les vis disparaitre de la vitre assez rapidement. Priant presque pour qu'il est oublié et que je n'ai pas à me confronter à nouveau à lui. Je finis de nettoyer la salle, rangeant tous avec le patron avant de sortir les poubelles, de me changer et de sortir. J'étais définitivement mieux dans mon jean. Quittant le travail par l'arrière boutique, j'allais tourné dans l'angle opposé lorsque j'entendis des rires. Serrant les bras sur mes flancs, je vis le groupe attendre sagement non loin. Je les avais vu, ils m'avaient vu. Je pris donc l'initiative d'y aller.

« Écoutes… »

Commençais-je avant qu'un rire assez fort vienne me couper. Ils étaient excité ou quoi. Soupirant alors, je fis un pas en arrière. Je ne savais vraiment pas ce qui m'avait prit de revenir le voir. Je savais bien que cette histoire allait tourner étrangement en ma dessaleur, surtout avec des gars aussi alcoolisé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Jeu 9 Fév - 18:00

Oh... Cela n'avait rien d'étonnant. De la tripoter sans demander. Pour être honnête, cela m'arrivait aussi de placer une main sur le joli petit cul d'une serveuse ou d'une nana, quitte à me prendre une gifle en retour, cela n'a jamais tué personne, hein. Mais il y avait des limites et j'aimerai autant ne pas me faire coffrer pour harcèlement sexuel ou agression, hein. Même si, bien bourré ou totalement stone, les conséquences me paraissaient bien vagues. Trop pour que j'y songe sur le moment. Sauf que là, je n'étais pas totalement défoncé et j'avais un pari à gagner. Je demeurais assez lucide pour savoir que l'aborder en lui pinçant les fesses réduisait ma chance de l'embrasser à peau de chagrin. Ah tiens, quel con, je n'avais même pas demandé à mes potes si elle devait être consentante pour le baiser. Un baiser volé, ça marchait peut-être et ça m'évitait tout ce cinéma de gentil garçon... Enfin, maintenant que j'y étais...

« Suis pas étonné. »

Non, pas du tout. Et même pas indigné en fait, parce que je pouvais faire pareil. Et là, je me demandais ce que cela me ferait si c'était Quinn qui était serveuse et que des connards dans mon genre s'amusaient à la peloter. Je leur casserai la gueule, sans doute. Mais c'était une projection qui ne servait à rien et ne faisait que me donner mauvaise conscience. Je lui proposai donc de flirter avec elle à la fin de son service, puisque cela la mettait mal à l'aise quand elle bossait. Et elle accepta. J'ignorai si c'était sincère ou simplement pour se débarrasser de moi et retourner à son taf, mais si elle pensait pouvoir m'esquiver après, elle se trompait. C'était mal me connaître que de penser que je puisse renoncer.

Je retournai avec les autres, il y eut encore une paire de tournées, avant que nous ne quittâmes le bar. Je jetai un regard à la rouquine, avant de me retrouver dehors, dégainant une clope que je fumai en attendant. Elle était foutue de mettre trois plombes à ranger la salle et nettoyer juste pour que je me lasse et me casse.

« Alors Don Juan, t'en mets du temps, tu perds la main ? »

« Ta gueule. J'ai préparé le terrain. Si vous trouvez ça trop long, vous pouvez vous casser. »

« Tu rêves, faut qu'on ai des preuves que t'as réussi, on va pas te croire sur paroles. »

« Argh... Tu mets mon honnêteté en doute, je suis touché en plein cœur. »

Joignant le geste à la parole, je fis comme si j'avais été blessé au niveau du cœur, faisant rire stupidement mes potes. Et enfin, Aleks pointa le bout de son nez. En jean. Cela lui allait bien aussi. Elle n'était vraiment pas épaisse cette fille. Elle vint vers nous, commençant à parler, avant d'être interrompue. Non, mais, qu'ils étaient lourds, c'était pas possible. A ricaner comme des cons, ils allaient tout faire capoter ces crétins. Je soupirai, les fusillant du regard.

« Vous êtes trop cons. »

Je me saisis du coude d'Aleks pour nous éloigner un peu, tout en restant visibles.

« Désolé, ils ont trop bu, ils sont complètement raides, ne fais pas attention à eux. »

Ouais, moi aussi j'avais bu, mais pas autant, je m'étais arrêté dés lors que je savais que je devais la séduire, buvant moins qu'eux. Je ne lâchai pas son bras et me fendis d'un sourire, avant de déclarer :

« Et donc, on recommence. Bonsoir Aleks, moi c'est Zak. Merci de ne pas avoir fui. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Jeu 9 Fév - 18:20

Pour être cons, ils l'étaient, mais passons, je n'avais pas été très éclairé de rester ici, je préférais partir, du moins c'était ce que j'aurais voulu faire avant qu'il ne m'attrape le coude, sans force, mais suffisamment pour m'arrêter. Le suivant alors sans trop avoir le choix, il nous arrêta quelques mètres plus loin afin de s'excuser. C'était ses amis, les cons, pas lui, enfin je n'en savais rien, mais il avait l'air moins aviné qu'eux. Je leurs avais lancé un regard lorsqu'il m'avait invité à ne pas faire attention à eux. Je l'avoue c'était passablement compliqué avec leurs couinements débiles de ne pas faire attention à eux. Il fallut attendre qu'il reprenne la parole pour que mon regard se replonge dans le sien. Se présentant à nouveau avant de me remercier de ne pas avoir fuit. Je n'avais pas manqué de le faire, simplement, je n'aimais pas partir comme une voleuse et il avait été trop sympa avec moi pour que je l'envoie sur les roses. Souriant donc doucement, je lui répondis.

« Enchanté de faire ta connaissance Zak. »

J'étais pas spécialement doué à ce jeu, vraiment pas. Je n'étais pas à l'aise, j'avais l'impression d'être une petite souris face à un grand chat. Une petite souris ayant un faible pour le chat soyons honnête.

« T'es du genre motivé. »

Ajoutais-je sans savoir vraiment ou aller. J'avais envie de partir en courant, mais il me tenait toujours. Je n'avais pas envie de me libérer, car je risquais d'être brusque et de passer pour une folle. En même temps, je ne connaissais pas ses intentions, et j'espérais ne pas m'être embarqué dans une histoire… Trop similaire à ma vie. Il était gentil, il avait l'air gentil tout du moins. Mais je savais aussi que ce genre de garçon ne s'intéressait pas à des filles comme moi. Nous étions trop transparente, pas assez exubérante. Nous étions invisible à leurs yeux. Pourtant, c'était bien son regard qui plongeait dans le mien sans me lâcher et c'était bien un sourire qui fendait son visage.

« Tu vas pas me faire croire qu'il n'y a aucune petite amie pour s'accrocher à ton bras. »

Repris-je avec un rire gêné. Dis moi oui que je puisse fuir en me disant qu'il était un con comme les autres et que je ne faisais que laisser mon esprit fantasmer sur une chimère.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Jeu 9 Fév - 20:32

« Charmé. »

Oui, je savais être un gentleman. Mine de rien, j'avais été quand même bien élevé. Et je m'étais tapé suffisamment de soirées mondaines et chiantes pour savoir me montrer poli et irréprochable. Séducteur aussi. Heureusement, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu à paraître dans ce genre d’événements. Parce que maintenant, je pouvais me montrer aussi impeccable qu'imprévisible et faire honte à mon père avec un comportement inacceptable, si bien qu'il ne me faisait plus guère confiance à ce sujet. En fait, il ne me faisait plus confiance pour rien. Cela ne m'attristait pas, je le faisais exprès, quelque part. C'était contradictoire avec mon besoin qu'il me reconnaisse des qualités et s'intéresse à moi. Il le faisait. Pour les mauvaises raisons.

« Quand le jeu en vaut la chandelle, oui. Pas toi ? »

Quand on voulait quelque chose, il fallait s'en donner les moyens, non ? Ce n'était pas mon style d'abandonner devant l'adversité. C'était ce qui faisait le piment de la vie aussi. Tout pouvait me tomber tout cuit dans le bec. Mais c'était chiant ce mode de vie. J'avais besoin d'un peu plus. De me prouver des choses. De les prouver aux autres. Je m'y prenais simplement très mal. J'aurais pu me dépasser pour de bonnes choses, mais ce n'était pas le cas. Au fond... C'étaient Luka et Quinn qui me tiraient vers le haut, étrangement. Pas ma bande de potes snobinards, riches, qui se croyaient tout permis. Avec Quinn et Luka, j'apprenais un peu l'humilité. Et des valeurs fortes comme l'amitié et la loyauté.

Je la regardai avec surprise quand elle parla d'une petite amie. Etait-ce une façon détournée de me poser la question et de savoir si j'étais du genre à tromper ma copine ? La blague... il aurait encore fallu que j'en ai une pour cela. Et je n'en avais pas. Il y avait des filles d'une nuit et basta. Mais mieux valait ne pas le lui avouer, cela n'inciterai pas vraiment à la confiance n'est-ce pas ?

« Pas besoin de te le faire croire, c'est vrai. C'est toi qui es à mon bras. »

Nouveau sourire, avec un brin de malice, alors qu'au loin, mes potes faisaient du bruit et que l'un d'eux faisait des mouvements de bassin très suggestifs. Mais quel con... ils voulaient me faire foirer mon coup. On aurait vraiment du établir des règles avant que je me lance là dedans, parce que me pourrir comme ça, c'était vraiment de l'anti-jeu. Même si, heureusement, Aleks pouvait très bien penser qu'ils m'encourageaient à conclure, simplement, sans savoir que c'était là un enjeu pécunier. Des mecs qui draguaient des nanas, ça n'avait rien d'extra-ordinaire.

« Pourquoi tu penses que j'ai une copine ? »

Parce que j'étais beau gosse ? Parce que j'avais l'air gentil ? Ouais, ça devait être ça. Je haussai une épaule :

« Je ne m'amuserai pas à ça avec toi si j'en avais une, tu sais. Non, je suis libre comme l'air. Y'a un truc que j'ai envie de faire depuis toute à l'heure... Enfin, pas qu'un, mais... »

Je n'ajoutai rien, alors que je me saisissais d'une mèche de cheveux. Une vraie cascade de feu. Et ils étaient aussi doux qu'ils en avaient l'air.

« Hum. Ça donne terriblement envie d'y enfouir les doigts. Je ne comprends pas que tu sois libre. Certes, tu n'es pas facile d'abord et tu ne te laisses pas approcher facilement, mais... tu vaux le coup qu'on s'accroche un peu... »

J'avais rapproché mon visage du sien en parlant, ma voix s'amenuisant en un murmure, alors que je lâchais ses cheveux et que je caressais sa joue du pouce... avant de souligner la courbe de ses lèvres. Je me penchai alors et l'embrassai. Un pari. Juste un pari. Des filles, j'en avais embrassé des dizaines. Je savais m'y prendre. Pourtant, je ne me forçai pas à prendre ses lèvres, loin de là. C'était... plaisant. C'était une bonne soirée finalement.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Jeu 9 Fév - 21:01

Mon coeur venait de rater un battement. Je m'étais tellement moqué de ces filles qui tombait folle amoureuse d'un garçon au premier regard, de ces filles qui papillonnaient près de la star du lycée. Et bien ce soir, j'avais l'impression que c'était moi. La vie m'avait apprise des choses, le seul soucis c'est que là, avec son sourire, j'avais perdu tout sens commun. Je restais là, béate, incapable de réagir autrement qu'en lui souriant. Le jeu en valait la chandelle ? J'avais besoin de trouver une solution, une excuse pour me défaire de son emprise, car j'étais purement et simplement incapable de lutter en cet instant. Même de répondre en fait. Je ne pouvais que déglutir, cherchant comment repousser sa présence. Lui demandant alors comment cela se faisait-il qu'il n'est pas de copine, il me répondit qu'à l'occurence, j'étais à son bras. Rectification, il me tenait le bras, mais je n'avais pas encore trouvé le moyen de m'en défaire sans passer pour une sauvage. Mais oui, je ne pouvais pas penser qu'un garçon comme lui puisse être célibataire.

« Parce que tu... »

Répondis-je alors que ma voix avait disparu pendant ma phrase. Il reprit alors en m'expliquant qu'il ne s'amuserait pas à ça avec moi si il en avait une. J'en doute, les garçons avaient un peu du mal avec le concept de fidélité quand il était dopé d'un physique comme le sien. Je me méfiais beaucoup trop, je le jugeais comme on m'avait jugé. Je n'aimais pas penser comme ça. Ca ne me ressemblait pas d'être aussi critique. Je me méfiais, je ne jugeais pas. Il m'affirmait qu'il était libre comme l'air. Je devais le croire jusqu'à preuve du contraire non ? Il me confia alors qu'il avait envie de faire quelque chose depuis un moment, ajoutant alors qu'il ne s'agissait pas d'un seul au passage. Fronçant légèrement les sourcils, mon pied recula légèrement lorsqu'il saisit une mèche de mes cheveux, mon coeur battait de plus en plus fort, je le regardais comme une biche en plein milieu d'une route. Je n'étais pas à l'aise, mais pourtant, j'étais hypnotisé. Je n'arrivais pas à en placer une, je l'avoue, j'étais décontenancé, intimidé. Bien plus encore lorsqu'il ajouta qu'il avait envie d'y enfouir ses doigts. Pourquoi j'étais libre ? Car je n'arrivais pas à faire confiance ? Car les garçons de mon âge était souvent gentil et que j'avais peur de les briser avec mon passé ? La raison pour laquelle je ne me laissais pas aborder aussi facilement en soit.

« Il faut croire que non… »

Répondis-je presque dans un souffle alors que son visage s'approchait du mieux. Fermant un instant les yeux au contact de ses doigts sur ma peau, je repris presque aussitôt mes esprits lorsque son pouces toucha mes lèvres. Du moins jusqu'à ce qu'il m'embrasse et que mon coeur explose au contacte de ses lèvres contre les miennes. J'étais une de ses filles stupides qui se laissaient impressionné par un garçon plus beau que la moyenne. J'étais une de ces filles qui piquait un fard lorsque leurs souffles se faisaient voler par un homme. D'abords interdite, je finis par répondre à ses lèvres, mes mains cessant d'être figé dans l'espace s'étant posé sur son torse. J'étais raide, c'était une évidence, je ne savais pas comment réagir dans cette situation si ce n'est ainsi, fébrilement.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Ven 24 Fév - 21:28

Et voilà. Gagné. Elle avait bien pu se montrer prudente et un peu distante, se disant qu'elle n'était pas comme les autres et que la drague d'un beau garçon ne lui faisait ni chaud ni froid, qu'elle ne tomberait pas dans le piège, en définitive, elle n'avait pas opposé énormément de résistance. Il suffisait de se montrer intéressé, sans être trop relou, insistant sans la stalker, de décocher un beau sourire, quelques paroles bateaux et d'être charmant et hop, le tour était joué. J'aurais presque pu être attristé pour cette pauvre fille d'être tombée dans le panneau du beau parleur, mais bon. Je ne pouvais pas vraiment lui jeter la pierre, j'avais fait ce qu'il fallait et il était difficile de me résister de toutes façons. Quand je voulais quelque chose, je l'avais et j'avais eu la chance de naître plutôt beau gosse, ça aidait quand même pas mal.

Quoiqu'il en soit, je l'embrassais donc, Aleks ne m'opposant absolument aucune résistance alors que son cerveau se débranchait sous l'assaut de mes lèvres et je pris du plaisir à l'embrasser. Tant qu'à faire... Elle était un peu timide, mais pas maladroite. D'abord sur ses gardes, avant de s'abandonner, tandis que ses mains se posaient sur mon torse et que je l'attirais davantage vers moi, collant son bassin au mien, mes mains agrippant sa taille fine. Trop fine. Elle était trop maigre, vraiment. Parce qu'elle faisait attention à ce qu'elle mangeait ? Ou était-elle malade ? Ou juste qu'elle n'avait pas le temps pour manger ? Je n'en savais rien et je me demandais bien pourquoi je pensais à ça maintenant. Je ne la reverrais pas cette jolie et crédule petite serveuse de toute façons. Elle n'était que l'objet d'un pari stupide lancé par les crétins de potes bourrés et défoncés, qui n'étaient pas foutus de lever une fille en une soirée si elle n'était pas elle-même bourrée.

Je les entendis ricaner et arriver sur nous et je me raidis, avant de cesser d'embrasser Aleks, la regardant encore un instant, mes yeux sombres voilés par un certain désir auquel je ne m'étais pas attendu en l'embrassant ainsi. Et puis... Une claque dans le dos, des rires gras.

« Et beh Zak, j'ai cru que t'y arriverais jamais ! »

Confusion chez Aleks, naturellement. Je souris aux mecs, arrogant, de nouveau.

« C'est pas parce que vous êtes des nazes qu'il faut m'inclure dans le lot. C'était un jeu d'enfant. »

« Ouais... »

« Allez, par ici la monnaie. »

Ah ça, c'était plus difficile hein, de sortir le flouze. Et pourtant, il dut bien s'y résigner, me filant les billets de mauvaise grâce et en regardant Aleks, de mauvais poil :

« Pff, t'aurais pu continuer à faire ta mijaurée toi. »

« Ta gueule, sois pas mauvais perdant. »

Je le repoussai, avant de prendre la main d'Aleks sans lui laisser le temps de réagir et de vraiment comprendre ce qui était en train de se passer. Ouais, c'était un pari. Un petit jeu entre mecs. Ouais, elle était la victime de ce jeu idiot et avait été bernée. Pourtant, je déposai les billets dans sa main et refermai ses doigts dessus, avant de lui chuchoter à toute vitesse :

« Tiens, tu l'as bien mérité. »

Pour le service, pour le baiser. Mon pari, je l'avais gagné grâce à elle après tout. Et je la lâchai, avant de tourner les talons et de m'éloigner, alors que mes potes me chopaient et me charriaient.

« Sans rancunes Aleks, c'était sympa! »

Ouais, elle allait le prendre mal forcément, les meufs étaient chiantes avec ça...
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité

✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   Mer 8 Mar - 11:52

L'instant avait été tellement étrange, une chaleur me prenant le ventre sans que je ne puisse réagir. Et puis la douche froide. Les rires, les tapes dans le dos. Des phrases que j'avais l'impression de trop bien connaitre. Je m'étais fait avoir. Pourtant j'étais incapable de réagir alors qu'il réclamait de l'argent. Un pari, j'étais un pari. L'un d'entre eux s'en prit alors verbalement à moi, mais bien que j'eus ouvert la bouche pour répondre, je n'eus pas le temps de le faire. Il le fit à ma place. Il m'attira alors à sa suite, jusqu'à ce que d'un mouvement sec, je me dégage de sa main. Je ne voulais plus qu'il me touche, j'avais envie de le frapper. Il déposa alors les billets dans ma mains, m'affirmant que je les avais bien mérité. Pourtant, aucune réaction de ma part, j'étais prise entre bien trop de feu pour réagir correctement. Sans rancunes ? Sans prononcer un mot, je me mis à marcher le plus vite possible jusqu'à mon immeuble, finissant par taper à la porte de l'appartement de Quinn à m'en faire mal au poignet. On ouvrit, Luka. Quinn non loin derrière, m'avançant vers elle sans trop réfléchir, je la pris dans mes bras avant d'éclater en sanglot. Je n'étais que ça ? Un objet qu'on pouvait utiliser à sa guise ? Ma mère avait décidé un jour que je ne serais que l'objet d'un désir, d'une envie et je ne pourrais jamais rien trouver de réel ? Je serais toujours manipulé, considéré comme une simple fille de joie ? Ne tenant pas longtemps sur mes jambes, je finis par m'écrouler à ses pieds. J'étais incapable de parler, j'avais juste mal. Car j'avais beau eu me protéger, j'étais comme toute les gamine de mon âge sensible aux charmes, sensible à leurs charmes, et il ne fallait pas. Je ne pouvais pas accuser le coup, je ne pouvais pas gérer comme toute les autres. Si je tombais sur un mauvais gars, je me faisais avoir. Je me faisais brisé. Il avait joué, j'avais perdu. Je le haïssais tellement, pourtant, en cet instant, ce qui me faisait pleurer c'est bien le sentiment d'être sale à nouveau.

« Désolé… J'ai besoin de… rester avec vous… S'il vous plait. »

Soufflais-je de façon saccadé à Quinn et Luka. Je savais qu'il était. Je savais que je ne saurais pas rentrer. J'avais besoin de personne de confiance et ma mère n'en était pas une.


END
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



✰ ✰

MessageSujet: Re: "Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks   

Revenir en haut Aller en bas
 

"Boy you can say anything you wanna I don't care" zaleks

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WE ARE BROKEN :: MELTING UNDER BLUE SKIES :: version treize-


team animation

team speed-dating

team stalkage