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 incendie. (mana)

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MessageSujet: incendie. (mana)   Mer 18 Jan - 0:40




y a trop de brouhaha autours d'elle. les mots se perdent entre deux gorgées de bière, ça fait longtemps qu'elle les écoute plus nana. elle est lasse de leur vie à deux balles. puis qu'est-ce qu'elle en à foutre, qui en est un qui vive dans une maison à deux rues d'ici et que l'autre possède un chien. putain mais pourquoi elle a accepté de boire un verre avec ses abrutis de collègues. pourquoi à t-elle pensée une seule seconde que ça pourrait être cool ou même l'intéresser. elle se fout trop du monde pour y trouver une quelconque utilité. tout ça, c'est rien que du blabla, des je te raconte des trucs pour te prouver que j'ai une vie. connard, si t'avais un semblant d'existence tu ferais pas des soirées avec tes "potes" du boulot. tout ça, ça lui donne la gerbe à nana. c'est cruel la façon dont elle ne porte aucun intérêt au monde qui l'entoure, la façon dont elle se lasse en moins de temps qu'il ne le faut pour dire un ferme ta gueule. nana c'est soit tu l’appâtes soit tu crèves devant son regard sans pitié. et le pire dans tout ça, c'est qu'elle est là, elle aussi. comme si quelque chose aurait pu se passer, comme si elle aurait pu croiser une personne qui bouleverserait tout, mais non. alors elle fait semblant, parce qu'elle est forte à ce jeu et que de cette façon on lui pose pas de question, de toute façon elle les évite quand elles arrivent.

seule la mousse de sa guinness reste accrochée au fond du verre, y a comme un goût amer sur ses lèvres. l'envie de se soûler jusqu'à l'oublie pour ne pas avoir à se remémorer cette soirée d'une fadeur extrême. elle trouve pas la motivation d'en recommander une, en réalité, elle veut simplement fuir. fuir comme elle à toujours su si bien le faire. affronter les problèmes c'est pour les autres, pas pour nana, elle, elle passe au travers comme si de rien était. elle quitte le groupe sans rien dire, de toute façon qui va remarquer son absence ? ils sont trop lovés dans leur hypocrisie pour se rendre compte de quoi que ce soit. puis c'est juste une clope, ou peut-être deux, si ce n'est pas trois. histoire de se cramer les poumons avec du goudron et oublier tout ce ramdam à l'intérieur. elle sort une clope de son paquet avant de la glisser entre ses lèvres. elle trouvera bien quelqu'un en possession d'un feu pour y foutre le feu. c'est plus fort qu'elle, nana se refuse à allumer ses propres clopes et celles des autres aussi d'ailleurs. toute façon y aura toujours le chien du coin qui sera prêt à tout pour espérer voir une paire de seins, ne serait-ce que pendant dix minutes.

l'air extérieur est saisissant, c'est tellement froid qu'un frisson s'échappe jusqu'à la faire trembler. elle reste là, cinq secondes sans bouger, pensant que le fait de stagner devant la porte pourrait la réchauffer. partagée entre la chaleur intérieur et les températures trop basses mais de saison. au diable les bouts de doigts gelés accrochés à la clope. nana elle veut s'intoxiquer pour survivre à tout ça. ses yeux se perdent de ci et de là, à la recherche de celui qui pourrait donner un sens à ce futur bonheur. y a le vieil habitué, c'est limite s'il se jetterait pas sur elle pour lui foutre le feu. il est trop souvent là et il est à un rien de la connaitre par cœur mais ses yeux se détournent. là. comme un aimant qui l'aurait appelé, elle trace sa route vers cet inconnu qui ne semble pas en être un. y a son parfum qui flotte dans l'air, emporté par la brise glaciale. elle le connait. elle s'est déjà perdue dans ses draps, attirée par ce déni de ressemblance caractérielle. elle se souvient maintenant. les images qui reviennent comme si c'était hier et les parois du lit cognant contre le mur délabré. son corps résonne encore en elle et ça la perturbe. parce que dans la vie de nana y a que JJ qui a le droit de lui faire pareil effet et lui en une nuit il arrive et il ébranle tout. comme si elle lui avait donné l'autorisation de foutre le bordel dans son petit être déjà mal organisé. putain. elle en a rien à foutre de lui et pourtant c'est plus fort qu'elle. cette envie d'aller le voir, de l'aborder, de percer le mystère qui l'entoure parce que oui c'est tout à fait ça. putain c'est quoi son nom déjà. y a un rapport avec le monde des merveilles, celui qui a bercé son enfance. mad. ouais mad. ça l'a fait sourire la première fois que son prénom est arrivé jusqu'à ses oreilles. elle en jubilait presque parce qu'elle savait déjà que sous ce nom il se cachait quelque chose. y avait un truc entrain de se tramer et une nuit c'était trop peu pour lui arracher ne serait-ce qu'une bride d'histoire. la curiosité la dévore et quand elle se réveille de la folie dans laquelle il est déjà entrain de la traîner, elle est face à lui. là, à respirer les effluves de sa clope alors que la sienne attend au creux de sa bouche de se faire incendier. elle la retire doucement, comme si le temps venait soudainement de prendre une autre tournure, souriant à peine. tu m'allumes ? murmure aguicheur qui veut tout et rien dire. il y a cette envie qui s'éveille et prend le pas sur tout le reste, l'envie de creuser et d'aller plus loin. aller mad emmène moi dans ton monde.

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MessageSujet: Re: incendie. (mana)   Dim 22 Jan - 14:13


ce sont les heures ingrates, les heures malsaines, les heures ennuyeuses d'un couple de jours ennuyant. c'est le temps qui file, qui s'étire pourtant et se détend et qui passe à une vitesse alarmante. pas dans le bon sens, pas dans le vrai sens, dans le sens où chaque secondes durent une heure et les heures s'éternisent. pour toujours. c'est l'impossible drame de l'avant nuit, quand le ciel est encore trop gris d'une journée qui se termine dans un soupire. encore quelques instant. encore quelques milliers de moments, avant que la course reprenne vie, que la vie reprenne son sens. c'est le moment qu'il hait tant, quand le réveil repousse l'orage, quand les démons reviennent par vague. tonnerre et acidité, le tout qui reviennent avec une tasse de café. dehors il ne fait pas encore noir, et dans sa tête c'est encore le brouillard. c'est toujours pareil, identique à se faire sauter la cervelle. il ne compte plus les réveils solitaire, les réveils loin d'être imaginaire. il rêve de dormir durant des jours, d'ouvrir les yeux et avoir loupé trois jours. mais Mad n'y a pas le droit, Mad ne dort pas. pas autant qu'il voudrait, peut-être même pas autant qu'il faudrait. alors le repos des soixante-douze heure, il n'y aura pas le droit, il s'y est fait. soupire. comme toujours c'est le même refrain pour une nuit collé avec un lendemain. ce soir il ne travaille pas, cette nuit libre à ses occupations, il n'a pas de contrainte et pas de solution. soupire. il n'aime pas se lever, mais pourtant parfois il aime observer le ciel clope aux lèvres et café. ce soleil d'hiver qui disparait entre les buildings, ce soleil d'hiver qui fuit face à l'arrivée de sa bien aimable amie appelé nuit. Mad aime le jour, mais ne peut pas vivre dans cette lumière impossible. fidèle à ses démons il ira courir après les ombres de la lune. comme toujours.

c'est le réveil après l'agonie, ou bien l'agonie après le réveil. question. auquel il n'attendra aucune réponse. savoir comment il s'est trainé ici n'est plus d'actualité. si c'était de sa propre volonté ou bien une demande d'un cercle d'ami plein de bonne volonté. qui sait... Mad il s'en fou, Mad ne passe pas son temps à analyser la vie, il se contente de vivre et de suivre. parce qu'il est toujours au bon endroit, Mad c'est pas la folie qui l'appelle c'est lui qui l'amène. alors il se demande plus grand chose. son esprit s'évade, entre discussions stupides et rires débiles. il boit comme toujours. il est à l'aise Mad malgré les torrents dans sa tête, il discute, il converse il a l'air normal quand on le prend dans un groupe si tôt le soir. si on regarde rapidement, si le regard passe comme ça, si normal. si banal. et c'est comme ça qu'on plonge, sans le vouloir, sans s'apercevoir de ce qui se cache là-bas dans le coin. il vous amènerait lui même vous flinguez vous savez... rire bancal. et le temps s'étire, et les verres se vide, et la nicotine dans ses veines se fait rare alors que c'est le deuxième carburant impossible à sa vie. temps mort. direction le froid ardant, direction le ravitaillement. un blouson vaguement attrapé, il tient pas à crever. douce ironie. petite mort qu'il repend sans vouloir l'accompagner. il pousse la porte et le froid de janvier vient jouer avec ses mèches trop sombre. frisson léger, il s'engage dans ce cocon impossible de froid. il s'éloigne de la porte, il s'éloigne de la chaleur sans retour en arrière. ses doigts abimés cherchent un paquet trop de fois utilisé. il s'empare de ce bâtonnet qui le fait survivre, et la flamme vient lécher celui-ci avec une indécente banalité. il inspire, il expire, il frémit et s'endiable de ces retrouvailles qui ne se font que trop présentes dans son quotidien. il est seul. il s'en fout. les autres sont dedans, sans qu'il est demandé à quelqu'un une présence pour de la distraction. Mad est comme ça, trop sociable et peu sociable, le paradoxe ambulant qu'on arrive pas à suivre. mais il ne se perd pas en pensée, non Mad il arrive à se mettre sur pause par moment c'est apaisant. jusqu'à l'intrusion dans son monde, jusqu'à l'arrivée de l'étranger. étrangère. faux, il devrait à deux fois s'y attarder.

ses yeux trop bleu quittent le béton du trottoir pour se relever sur la présence qui s'est approchée. pas le temps de penser. son regard s’écorche et s'accroche à ces lèvres tentatrice. séductrice, elle n'a aucun goût ce soir d'étranger. il le sait. flash back et images qui reviennent de loin s'embraser. tu m'allumes ? et le son de sa voix font remonter des fonds de l'oublie son prénom. Eanna, c'est bien ça ? si l'incertitude reste presque présente du reste il n'y a aucune place pour l'intrigue et l'inconnue. elle était froide, elle était ardente et il ne sait pas à qui étaient les draps mais il se souvient de l'effluve de parfum qui s'est incrusté dans ses bras. passion inflammable, c'est pas sa tête qui s'embrase c'est son sang en entier. il ne sait pas s'il veut l'enfer ou son paradis, et avec les souvenirs dans sa tête un moment c'est le questionnement sans réponse. il parle pas. Mad par moment c'est l'enfer de la solitude, surtout quand dans sa tête c'est Bagdad et toutes les explosions. ses doigts viennent et s'approchent de son visage, et la flamme qui surgit vient illuminer des yeux trop tentateur. si elle illumine le diable qui habite le jeune homme, y'a comme un éclat de mal dans celui de la femme face à lui et bordel il veut détruire ça autant que.. le découvrir. il observe avec trop d'attention cette nouvelle flamme qui vient à nouveau lécher, danser, envelopper cette cigarette égarée. tu dois être vachement perdue pour venir te trainer jusqu'à moi... c'est charmant, c'est dément, c'est véridique. et pourtant y'a un soupçon de réalité qui lui souffle que ça menace de devenir réciprocité. ça fait un moment... que l'on a baisé. que l'on sait croisé. qu'on s'est amusé, que t'as réussis à faire taire trop longtemps mes pensées... ça englobe trop de chose et si peu de construction dans cette conversation bancale. mais le monde devrait savoir que Mad ne sait pas communiquer, y'a que dans ses objets de folies qu'il arrive à devenir poète et artiste mais sinon on arrive jamais à vraiment le suivre. mais elle semble pas beaucoup mieux, c'est vrai.
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MessageSujet: Re: incendie. (mana)   Sam 11 Fév - 1:13




y a le bleu de leurs pupilles qui s'entrechoquent. ils se rejoignent à l'égal du ciel qui vient se noyer dans l'océan, quand l'horizon s'étend à perte de vue. les vapeurs s'échappent de leurs poumons, laissant glisser la fumée dans l'air froid, dessinant dans le vide des formes sans noms. illusion de leur souffle chaud qui se meurt dans la nuit noire. y a des sourires qui se perdent, des arrières pensées qui se dévoilent et pourtant les mots dépassent pas la barrière des lèvres. un silence qui berce l'âme avec arrogance. ils savent tous les deux où ils en sont, assez perchés pour ne pas être là par hasard. si elle est là et nana le sait, ça n'a rien d'hasardeux. c'est parce que son corps est un putain d'aimant. et à distance assez suffisante, foutez en deux non loin de l'autre et il y aura ce lien invisible qui les incitera à se trouver. à s'accrocher jusqu'à faire volte face pour se repousser. elle est éreintante cette envie qui s'infiltre dans chaque pore sans crier gare. à venir murmurer au creux de l'oreille les mots maudits qu'on se refuse à avouer bien que le désir soit ardant. ces mots qui n'existent que pour l'inconscient, inventés pour se donner l'excuse que tout ça n'a rien de réel. pourtant elle est bien là. face à lui essayant de percer sa carapace comme si ça allait lui apporter quelque chose, comme s'il allait lui offrir la réponse qu'elle semble attendre depuis une éternité. elle peut pas nier ce qui se trame au fond d'elle. y a rien d'habituel à tout ça, c'est pas de l'amour, c'est même pas de la passion. elle est poussée par une curiosité insatiable qui déborde d'objectifs malsains. comme si elle pouvait pas se contenter ce qu'il lui a déjà donné. nana c'est de l’excès à tout va, c'est trop peu et trop inintéressant que de se contenter de la surface des gens. non, elle, elle veut creuser, s'infiltrer la où ça fait mal, là où les malheurs arrivent. y a une autre dimension chez mad, ce truc qu'elle à pas encore saisit et qui la bouffe parce que c'est plus fort qu'elle. cette envie d'aller déterrer son propre cadavre, celui qu'il a enfoui au fond de lui et à qui il a susurré pendant des années de se la fermer. cette petite mort qui à réveillée celle enfouie en elle. cette folie incertaine qui n'existe que lorsqu'ils choisissent de la dévoiler. elle est perturbée en sa présence, pas parce que c'est lui ou parce qu'il l'attire ou un tout autre bordel. elle est perturbée parce qu'elle sait qu'il peut la démasquer, peut-être même qu'au fond il à déjà compris sont petit jeu et qu'il s'amuse d'avance. peut-être qu'elle aussi elle veut participer. participer à sa propre autodestruction.

s'il arrive que le cerveau puisse jouer des tours, les gestes, eux ne mentent jamais. les trahisons se dessinent lorsqu'on s'attarde sur les contractions des muscles, sur le corps livrant tout la vérité sur un plateau alors que les mots s'assemblent pour former une histoire. pourtant ce soir l'être de nana semble à l'abandon, lassé de fournir des excuses quand son esprit glisse ailleurs. elle est partie loin, au delà de ce qu'elle aurait voulu, au delà de son enveloppe corporel, elle s'est perdue en lui. le plus triste dans tout ça c'est la réalité qui vient dissoudre de façon cruel le monde qu'elle s'est créée en l'espace de quelques secondes. existait-il déjà, venait-elle d'y retourner parce qu'il l'avait gentiment invité à en apprendre plus ou n'était-ce qu'une illusion ? tout se mélange alors que que ses iris suivent attentivement la danse tentatrice de la flamme. les courbes ondulent d'un bout à l'autre du briquet, assoiffées par l'envie de donner vie à un brasier. l'impuissance domine pourtant cette petite source de chaleur qui n'a de cesse d'exister lorsque le gaz n'est plus. banale prisonnière qui pourra se satisfaire un instant en effleurant le tabac avant de se rendormir jusqu'au prochain feu. instant de gloire suffisant pour remplir les poumons de fumées. si ce n'était pas comme inné chez eanna, elle se serait probablement étouffée de par l'oubli de respirer. une seconde bouffée et tout semble soudainement moins flou, sortie d'une torpeur qui semble déjà s'effacer de sa mémoire. elle aurait pu la retenir mais elle sait qu'elle reviendra de son plein gré, et le temps avec mad c'est tout un programme. inutile de compter les minutes, elles défilent à l'envers. la vie ? elle ne tient plus qu'à un fil, osez y songez et vous tombez. alors nana elle fait comme de rien parce qu'elle connait son rapport avec le temps et elle sait ô combien rien n'est certain lorsqu'elle tente d'y échapper. alors au lieu de se poser des questions, elle savoure cette clope, se laissant habiter par le tabac, laissant son corps en apnée pour n'en garder que mieux les saveurs, pour imprégner la peau jusqu'à ce que l'odeur ne s'en détache plus de peur d'en oublier les parfums.

tu dois être vachement perdue pour venir te trainer jusqu'à moi... et sa voix résonne en elle comme un écho. elle aurait envie de ne pas savoir pourquoi elle se trouve là mais malheureusement elle est persuadée de connaître la réponse. elle aurait pu l'ignorer, ne pas se retourner et éviter tout conflit intérieur mais la tentation était trop présente pour y résister. les caprices de l'enfant quelle est n'ont pas eu besoin de la supplier bien longtemps, son choix était déjà fait avant même qu'elle n'en prenne conscience. j'ai pas suivi les bonnes personnes. excuse bidon pour apporter du contenu, comme si nana c'était une suiveuse, comme si elle en avait quelque chose à foutre des autres. si elle était là, elle pouvait s'en prendre qu'à elle, remettre la faute sur le reste du monde plutôt qu'assumer ses propres choix, c'était juste une forme de soulagement. une façon d'éviter encore une fois la réalité des choses pour se contenter de ce qui l'arrange en ce bas monde. ça fait un moment... un moment c'est vague, c'est l'espace d'une instant comme c'était y a trop longtemps. c'est vrai qu'ils sont partis comme ça, sans rien se dire, sans savoir s'ils se retrouveraient ou non. une incertitude qui semblait leur convenir. elle aurait pu lui filer son numéro ou prendre le sien mais échanger quelque chose aurait eu l'air d'une promesse. et sur l'instant le fait de ne pas savoir semblait tellement plus attrayant. ne rien contrôler, laisser l'inconnu décider de leur sort. tu connais un moyen de remonter le temps ? un moyen de se gâcher un peu plus longtemps que la fois précédente, tout en échappant aux contusions des heures qui défilent.


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MessageSujet: Re: incendie. (mana)   Jeu 16 Fév - 14:58


le souffle d'un vent trop froid ne semble pas pouvoir tuer ce soir quelques braises qui reposent depuis pourtant bien longtemps. c'est comme si d'un souffle glacial, se ravivait l'envie d'un feu bien plus ardant. c'est comme si le froid du temps, ramenait la chaleur de l'esprit. de l'esprit fou et torturé, de l'esprit malsain et délabré. d'un Mad jamais en phase, jamais satisfait d'un trop peu qui ne lui fait plus d'effet. folie douce et chaleureuse, petite lueur incandescente de trop nombreuses pensées qui s'y accumulent. sans même le savoir. sans même le vouloir. il ne fera rien pour l'éteindre, pour l'étreindre. mais elle arrive, mais elle se plante avec une folie salvatrice. la brune bien trop tentatrice. et il sait que sans même le vouloir, sans même chercher à éveiller quoi que ce soit qui depuis trop longtemps dort tout au loin... c'est incandescent, c'est brûlant, ça se réchauffe et comme toujours ça s'embrase sans le savoir. elle n'y est pour rien, elle n'en sait peut-être rien... mais le résultat est le même et s'en ira aussi bien. et en vérité, elle doit savoir. seule les plus masochistes restent dans un dédale infernal qui crie dès le début de s'en aller. seules les plus folle ignore les signaux et continuent à s'engager. la témérité n'a rien à voir, quelques unes, bien plus folles ont essayé pour le sauver, pour le changer... et en y pensant c'est encore une fois le goût amer de l'absence qui vient s'accompagner d'un cercueil. il y'en a qui ne sont pas fait pour être sauvé. et depuis un bref instant Mad s'interroge, Mad s'en fou des autres mais n'oublie pas facilement.. pas les mains qui passent sur sa peau, pas ses cheveux qui s'emmêlent entre ses doigts. et il se demande ce qu'elle peut bien penser pour rappliquer. pour revenir alors que dans sa tête il semblait y avoir déceler la même folie mal tournée. et ça résonne dans sa tête comme un reflet dans le miroir figé. même folie partagée. peut-on détruire son reflet aussi bien acéré, la folie peut-être vraiment s'éteindre jusqu'à dans un sombre caveau ?! et Mad il s'interroge, dans son regard à elle il n'y a rien qu'un pâle reflet d'une fille qui cherche trop. en lui ? chez lui ? il ne sait pas et le bleu océan de ses yeux si accroche avec brutalité. un brin flouté par la fumée qui s'élève dans le froid, il s'y perd un temps.

et les secondes passent, et lentement sa voix vient finir par s'éloigner et venir échanger. douce banalité ? pas son genre, sans doute pas leur genre mélangé. lui il préfère les laisser parler, se perdre dans des monologues auquel il ne prêtera qu'une oreille à peine attentive. alors évidement ça vient à la réalité, aux phrases presque acérées, sans même le vouloir, la plus part du temps il est au delà de la sympathie. j'ai pas suivi les bonnes personnes. elle est là, détachée, et elle accapare un peu trop ses pensées, sans le vouloir peut-être. et il l'observe avec un demi sourire qui finit par se glisser sur le coin de sa lèvre. rien de vraiment transcendant, rien de vraiment souriant, parce que Mad n'a jamais vraiment su le faire. pas par manque d'envie, juste par manque de volonté, toujours à tirer la gueule, ce mec trop cliché du type renfrogné. mais à l'instant, il l'imagine mal, il l'imagine pas la brune splendide et si détachée qui puisse vraiment suivre la moindre personne par sociabilité. vraiment pas. ta présence ici le prouve.. il sourit vaguement et quand sa clope finit par atteindre ses lèvres, il n'y a, à ce coin, plus aucune trace de cette ancienne réalité. Mad ne sourit pas, presque pas, et c'était juste là. parce que c'est pourtant vrai, pour en arriver à venir vers lui, à venir se perdre face à lui après s'être perdu dans ses draps et s'en être sauvé... non il faut vraiment n'avoir pas suivit la bonne voie... vraiment pas.
et il expire la fume de ses poumons, écran factice d'un verre fumée, d'une barrière entre eux qui ne semble en rien les ébranler. la barrière est présente, comme toujours parce que Mad le monde ne fait pas partit de lui. comme tous. mais quand la fumée s'échappe, elle est toujours là, aussi présente qu'avant, et il se demande comment elle peut vraiment faire. de quelle force elle tire cette folie qui l'a pousse vers sa propre personne. tu connais un moyen de remonter le temps ? et à cette instant il comprend. que non elle n'est pas la folle qu'on fera sombrer, que ce n'est pas la folle qui ira se tuer... bien qu'il puisse vouloir le tenter, non c'est bien une autre folie. une folie qui se glisse dans ses yeux et ce sourire un peu trop joueur. non ce n'est pas une folie de souffrance mais un truc bien plus envoutant un truc qu'elle dégage et qui ramène à son esprit des images d'une nuit éloignée. égarée. non... mais des dizaines pour le faire s'arrêter. et ses mots sont simple, sont sans aucun sourire juste une réelle vérité. avec un peu trop de vérité d'une envie de trop bien recommencer, contre son corps, contre son esprit, à tout fouiller et tout retourner. mais pour ça il faudrait sans doute abandonner ces personnes qui t'ont poussé jusqu'à ici.. mauvaises disait-elle... si douce en comparaison au reste et vers quoi ils veulent fuir.
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MessageSujet: Re: incendie. (mana)   Lun 13 Mar - 22:26


faut croire qu'elle s'était perdue dans l'espoir de trouver une occupation. se perdre pour palier à un manque qui était considérable, inévitable. un manque qu'elle n'arrivait pas à combler. alors elle s'était mise à suivre les propositions. acceptant tout et n'importe quoi pour vu que le temps semble prendre une autre tournure, le reste, elle s'en foutait. nana elle voulait juste pouvoir virevolter dans l'air du temps, gagner des secondes sur sa vie qui semblait défiler à une vitesse folle tout en étant d'un ennuie mortel. c'était pas son genre pourtant elle se laisser prendre dans le piège, menant à son tour une vie de mouton. comme si cela pouvait y changer quelque chose, comme si le fait de faire quelque chose sans importance pouvait réellement l'occuper et donner un nouveau sens à sa vie. il fallait dire ce qui était. elle était entrain de mener une vie, vide de toute importance et n'importe quoi était bon pour remplir cette minable petite existence. alors elle en était là. sans trop savoir pourquoi. pour faire plaisir, pour s'occuper ou oublier. pauvre âme errante. et il s'est présenté à elle, salvateur. chacun de ses mots semblaient penser les cicatrices intérieures, tout devenait envoûtement. sortilège qui adoucit l'existence qui a pâlit sous le joug des heures qui défilent. une bouffée d'air entremêlée à la fumée et tout semble soudainement plus léger. plus aisé. alors elle peut se blâmer d'avoir inconsciemment suivit le mouvement, d'avoir cru que ça pourrait la satisfaire. la satisfaire, elle, si complexe. ses mots résonnent comme une délivrance. elle lâche enfin prise et il la comprend comme s'il avait toujours su. comme si il la connaissait par coeur, parce que oui nana, ce n'est pas une suiveuse. c'est elle qu'on suit pour s’engouffrer dans les abysses sans fin de son existence. ta présence ici le prouve.. il a raison. elle ne peut qu'acquiescer face à sa remarque. c'est rare venant d'elle. elle qui trouve toujours un tord à édifier pour rendre la personne pitoyable. pourtant ici, le cas est inverse et il n'y a rien de déshonorant dans tout ça. peut-être qu'au final toute cette soirée, tout ce bordel, pt'être que c'était juste pour la mener à lui. pour qu'ils se retrouvent afin de poursuivre l'histoire inachevée qu'ils ont laissé derrière eux la nuit où leur corps se sont ébranlés. les pensées qui la traversent l'agite un peu plus. les souvenirs sont plus que délicieux et l'attraction ne peut se nier. c'est douloureux de résister au fait de se lier alors que la volonté se plie sous le désir. et l'envie de remonter le temps pour savourer un peu plus ce moment se présente. une idée lambda qui pourrait tout changer. qu'ils deviennent des dieux un instant pour asseoir le monde face à leurs idées. non... mais des dizaines pour le faire s'arrêter. les aiguilles ne remontent pas le fil du temps, mais la course peut se stopper durant un laps. et l'envie se dessine de partout sur elle. éveillant son corps au supplice qu'il va lui réserver. alors stoppons le. murmure séducteur dévoilant les ambitions de la brune. les sacrifices ne l'ont jamais fait fuir, elle donne encore et toujours tout, parfois trop. l'abondance ne lui fait pas peur et elle ira au delà de celle dont elle s'est déjà délecter pour se perdre un peu plus à chaque seconde qui s'écoule. mais pour ça il faudrait sans doute abandonner ces personnes qui t'ont poussé jusqu'à ici.. elle s'est poussé jusqu'ici seule. elle a probablement cédé à un ou deux caprices pour faire plaisir, comme ils disent. plus rien ne la retient désormais, ni eux, ni personnes. elle laisse chuter sa clope avec délicatesse, la regardant chuter jusqu'à se heurter contre le bitume humide. un dernier regard et elle met un terme à la vie du mégot en l'étouffant sous ses semelles. elle relève à nouveau la tête, se frayant un chemin le long des courbes de l'homme qui la fascine. il n'y a personne qui m'attend. je suis toute à toi. alors, elle l'attire contre son corps pour l'emmener loin des sentiers battus. elle veut se perdre dans la nuit comme la première fois, histoire de mieux se remémorer cet instant qui ne semblait pas se faire une réelle place dans l'espace temps. marcher sans but jusqu'à élire domicile pour la nuit dans un endroit sans nom qui sera là à leur disposition le temps des ébats langoureux. le temps qu'il faudra pour bousiller leur raison et le pourquoi de leurs actes charnels. un temps qui détruira tous les idéaux pour en créer un nouveau qui n'appartiendra qu'à eux et disparaîtra aussitôt des les premières lueur de l'aube. alors elle s'accroche à son bras pour aspirer sa chaleur, pour s'enivrer de ce parfum qu'elle oubliera au petit matin parce qu'elle retrouvera celui qui compte vraiment. cependant là maintenant, elle n'est qu'à lui. le temps d'une nuit, le temps imparti.

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MessageSujet: Re: incendie. (mana)   Sam 1 Avr - 19:38


l'absence totale de plan pour la soirée aide à ne pas s'en préoccuper. et puis Mad il n'aime pas suivre les lignes, les plannings se font et se défont, et ça ne le gêne pas d'en dériver. briller par ses absences, c'est un acte trop présent. alors il n'y prend pas garde. ses seules pensées sont tournées depuis quelques instants sur la brune et sa manière d'agir. incendiaire, elle apparaît sans teaser. le fantôme d'une nuit que trop bien occupée. elle se perd dans un futur dans lequel même lui ne voit que la brume. elle le perturbe, le Mad. elle le détourne de sa soirée première, de ses buts non fixés et de cette clope monotone dans une ruelle à peine bondée. et la brune continue ce jeu dont elle même ignore l'enjeu. lui non plus, et ils sont là deux inconnus, aux corps déjà vu. promesse informel d'acte qui referont sans doute surface à nouveau, Mad ne l'a pas oublié. Mad n'oublie pas, et son visage lui apparaît ce soir comme le fruit impossiblement défendu qu'il se fera un plaisir de saisir. elle ne se défile pas, elle souffle comme une diablesse sur des braises qui n'attendaient que cela. et le feu commence doucement mais surement, comme un jeu auquel on ne croit pas. qu'on ne voit pas. elle sent l'impossible à saisir, la clope et l'envie. elle reflète toutes ces choses auxquelles Mad vous un culte de l'envie, et il n'en fera rien pour y résister. l'enfance est passé, l'homme ne sait pas se mesurer. se rationner mais pour quoi ? pourquoi ? face à elle aucun doute, sa langue ne fourche pas sur ces phrases qu'il insinue sans s'en cacher. c'est explicite. alors stoppons le. elle lui tire un sourire, elle relance son envie. son murmure est somptueux et elle a réussit le meilleur. tirer un rictus des lèvres d'un taré. ça me va.. son regard se termine sur ses lèvres alors qu'elle même en retire le mégot inutile. et il finti au sol, et n'a le droit qu'a un bref regard de MAd alors que le leu de ces yeux revient se fixer à elle. il n'y a personne qui m'attend. je suis toute à toi. elle ne choisit que trop bien ses mots, elle ne fait que trop bien son rôle. et l'un après l'autre, à pied joint ils se glissent dans ce jeu qui n'aura de fin que le futur matin. il se décolle du mur quand elle l'attire à lui, et y'a son parfum qui fait partir en vrille ses pensées. Mad n'est plus, l'autre prend le dessus. la nuit n'aura pas assez de limite pour contenir leur désir et ils abandonnent ces gens qui se sont laissé dépassés par leur inintéressante destinée. je n'attendais que ça. et Mad quand il parle il a cette façon de montrer que plus rien d'autres n'a d'importance, il créer ce rôle de divinité à son image incendiaire. il jette sa clope, en sort autre chose de sa poche. Mad fume trop et son esprit part trop loin, alors il embrase le bout avec son briquet, soufflant cette odeur bien trop particulière dans l'air. ils marchent sans savoir, la destination n'est pas importante. puis il l'arrête par le bras l'attirant sans mal à lui venant souffler la fumée proche de sa poche l'incitant à respirer. donne moi l'premier lieu dans lequel tu rêves d'aller ? il a ce regard des grands mec, plein de sentiment, l'espèce de taré qui ne voit que par le regard de sa destinée. le violent qu'on arrive à calmer pour une nuit passionnée.
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MessageSujet: Re: incendie. (mana)   Mer 12 Avr - 0:43




il n'y a pas de raison à ce que le temps leur file entre les mains. les journées se défilent bien trop vite et les nuits écourtées se veulent interminables. arrêter le temps, qu'elle jolie idée. l'envie qui grandit de seconde en seconde, rendant les possibilités d'une nuit sans fin plus probable. elle n'a peur de rien, soudainement transgressée par une force qu'elle n'aurait pas soupçonné quelques heures auparavant. alors y a son sourire qui occupe l'espace, parce qu'elle sait ce qu'elle veut. elle sait ce que lui, il veut. ça l'excite, c'est incontrôlable. et pour dire vrai, elle a juste envie de foutre le feu au poutre et tant pis pour ce lendemain qui lui donnera le vertige. elle veut vivre l'instant présent, le savourer pleinement et ne plus réfléchir au reste. ça me va.. il ne pouvait en être autrement. refuser ça serait comme se mentir alors qu'on sait pertinemment comment l'histoire se termine. et y a pas de doutes. pas de doutes à cette histoire sans queue ni tête, qui révèle ce que la plupart se contente d'enfouir. elle est trop vivante pour se cacher derrière des excuses quand tous les signaux sont là. je n'attendais que ça. ça résonne en elle, comme si elle attendait ses paroles depuis une éternité. y a pas de place pour deux dans son cœur trop petit, mais y a de la place dans tout son corps pour qui veut bien l'ébranler. c'est viscérale. c'est ses mots qui se fraient un chemin jusqu'à son cerveau et lui il envoie des signaux, foutant le bordel, démontant les convictions qu'elles se pensent pouvoir tenir. à cet instant précis, elle se fout de tout, captivé par son sourire, son parfum qui envahit l'air et ses doigts qui jouent avec le briquet. les repères s’effacent au fur et à mesure qu'elle foule le sol, ne regardant pas même où ses pieds la mènent. elle aurait pu se mettre à rire et à tournoyer sur sa propre personne, prise d'une certaine euphorie. tout ça, s'il ne l'avait pas finalement arrêté dans sa folie, attraper son bras pour la rapprocher un peu plus de lui. et la respiration déjà saccadé, le souffle court submergé par l'envie qui devient présente. ce besoin d'en finir avec la tentation en se contentant d'y céder. c'est mal de désirer autant, elle ne se le permet pas d'ordinaire mais là c'est différent. enfin c'est ce qu'elle c'est dit. c'est différent. c'est mad, tout simplement. c'est comme une clope, ça s'allume, ça s'savoure et puis sa s'envole jusqu'à la prochaine. elle est prise au piège, elle le sait. et elle ne bougera pas ne serait-ce qu'un petit doigt pour s'en défaire, trop bien lotit. donne moi l'premier lieu dans lequel tu rêves d'aller ? elle ne se défait pas de son regard, ne pouvant décrocher de ses yeux qui la dévorent. puis y a ses lèvres qu'elle à subitement envie de prendre entre les siennes et ne plus les lâcher. peut-être que c'est un moyen de s'rassurer, de se sentir toujours désirable.. elle reste accrochée à ses mots, repensant mille fois à la question qui lui a été posée. tirer la carte la vérité ou choisir l'histoire inventé. un cabanon de pêcheur. comme ceux sur les côtes irlandaises. ces vieux cabanons à la peinture bleu ébréchée que le sable à dégradé. ces petites cabanes en bois vétustes qui puaient le poisson, remplient de bordel pour la pêche soit disant. les effluves de whisky qui réchauffaient les pêcheurs se pointant sur la côte à l'aurore. un souvenir vague et flou qu'elle ne vivra plus jamais. ça la bouleverse inconsciemment parce que ça remue toute la vase qui traîne dans l'fond de son âme, tous ses moments de vie qu'elle souhaite oublier. alors elle passe à autre chose, comme si de rien était. parce que tout ça au final ce n'est rien. viens. et elle s'accroche à lui, enroulant ses doigts autours de sa nuque pour venir finalement l'embrasser. savourer la chaleur qu'il dégage et s'en imprégner pour se sentir un peu plus vivante. et tant pis pour le reste, tant pis s'ils se retrouvent blottit l'un contre l'autre dans cette rue oubliée de tous. elle s'en fout tellement de ce qu'il peut bien se passer après, elle ne joue plus. elle arrête le temps.


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MessageSujet: Re: incendie. (mana)   Mar 9 Mai - 18:41


c'est doux et c'est froid, comme le temps qui passe et l'éloigne. on sait pas tellement comment ni pourquoi, pas de description possible au pays des ombres et des nuits. et Mad il oublie la nuit, il oublie la vie. chaque fois, chaque soir et parfois même le matin. Mad n'est pas fou, mais est folie, Mad oublie le temps qui passe dans les actes qui s'enfoncent en lui. ils écrivent sa vie, faisant des minutes des heures et les heures des années. années perdues, années brûlées. Mad il a bel et bien arrêté de les compter. peut-être que c'était hier, qu'il quittait les études et l'corps froid d'sa Manon, peut-être que c'était dans ses rêves et que la vérité a un tout autre nom. le temps est une notion que le brun au yeux océan n'ancre pas en lui. Mad c'est comme ça, il oublie. alors le temps se laisse filer, et le voila bien incapable de dire depuis combien de temps il se perd à lui parler. à parler de rien, à parler du vide, du néant et pourtant des projets qui se dessinent en cascades sur les formes prometteuse de cette brune sulfureuse. peut-être qu'il l'a quitté la veille au saut du lit, ou alors c'était bien avant, peut-être que la journée a filé sans même que le brun semble s'en soucier... les détails du temps ne s'accrochent pas à son esprit, il se souviendrait du travail, du sommeil, des bières et des cigarettes. il pourrait. mais Mad il s'en fou, Mad il s'en contre fiche. parce que quand elle parle, elle promet des merveilles sans même porter sa voix sur des mots réels. et Mad en est fou, de ces promesses sans Salut, de ces promesses sans deadline hormis le temps et le corps. alors il la suit. ou bien c'est elle qui le suit, collé à son ombre. il serait bien difficile de le dire, de le savoir et le comprendre qui fait quoi et comment se décide les actes qui continuent de s'inscrire sur les pages d'un futur porche de se réaliser. un cabanon de pêcheur. il bouge pas, il sait pas réagir, il ne sait qu'agir et parfois c'est pas encore de l'acquis. il se surprend pas, il ne s'en inquiète pas. il absorbe la réponse comme s'il en connaissait la réelle explication. négation. y'a des images et des odeurs qui grimpent à son imagination, et il marche avec elle. nulle obligation. il n'en a jamais vu dans cette ville de ces cabanons dont il saurait pourtant décrire le moindre recoin dans l'idée. il y en a ici ? l'attente d'une réponse semble assez faussée, Mad ne questionne jamais comme s'il en attendait. ça semble demandé à soi-même, ça semble posé sur le ton d'intrigue et pourtant sans émotion. il a été que trop lavé de sensation. mais Eanna a d'autre projets, Eanna n'oublie pas le temps Eanna modifie sa courbe et l'arrête à ses envies les plus profondes. sorcière des temps moderne, elle fige les secondes pour les faire devenir minuscules, trop rapides. viens. le froid s'oublie avec le temps quand Mad sent les doigts frais de la brune sur sa peau que trop tiède. elle ne cherche pas d'approbation, elle n'est pas du genre à le faire et des deux humains de cette rue, il n'y a aucune possibilité d'un rejet et abandon. ses lèvres scellent le maléfice avec voracité. les embuant dans un autre monde hors du reste alors que Mad délaisse ses autres démons. l'seul à rester est celui de l'envie et la passion. elle s'accroche, il avance. c'est le corps maigre et trop grand du brun qui force la jeune femme à finir contre l'mur, l'souffle bloqué contre des lèvres trop envieuses. c'est pas brutal, c'est voulu, c'est sauvage sans aucun dérapage. et son corps qui se colle au sien, qui vient bloquer ses hanches contre la brique derrière elle. elle purge de son être le reste des ennuis, elle fonce tête baissé dans une nouvelle envie. commune. il passe ses doigts dans son cou, y'a pas d'mot, c'est pas doux c'est pas Mad. et son autre main qui déjà passe sur sa cuisse à la recherche de contact qui s'oublieront peut-être. plus tard. un jour mais pas là. il ne planifie pas ses volontés d'approfondir, ce soir il sortait pour boire et fuir. il ne cherchait ni corps à corps, ni passion d'une nuit... promesse qui pourtant se défait et se glisse tout autour comme un pacte en lui. maintenant, il la veut. elle.
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