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 I dare you - Penelior

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⊹ life can hurt

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MessageSujet: I dare you - Penelior   Sam 14 Jan - 14:54

Elle stresse. Elle stresse incroyablement. Elle stresse tellement qu’elle doit inspirer un grand coup pour que ses mains arrête de trembler. sois cool Penelope, sois cool putain. Mais elle a du mal, elle est gauche, elle arrive pas à respirer normalement. Elle tourne le dos pour que Junior la voit pas, qu’il voit son visage un peu paumé, qui se demande si c’est vraiment une bonne idée. Ca partait d’une de ses idées à la con, comme toujours, agir avant de réfléchir. Et maintenant qu’elle se retrouve face à la situation, elle hésite. Putain. C’est pas trop tard pour appeler Tom, Tex, Billy. Pour demander du renfort, pour tout avouer. Puis les choses lui reviennent comme une vague dans la tronche, les silences de Billy, les mensonges de Tom, la distance de Tex. Le pire c’est Tom. Ça la brûle encore, c’est trop récent, ça la dégoute. Alors égoïstement elle a envie de lui rendre la pareille, de mener une vie qu’il ne connaitra pas. C’est la première fois qu’elle bosse en solo Penelope, elle a pas l’habitude de tout prévoir, de tout gérer. D’habitude Penelope elle ne pense pas, elle se contente d’exécuter. Alors quand Cecilia lui a proposé le job, elle a voulu faire la maligne, l’intelligente, la nana qui sait prendre les choses en mains. La vérité c’est qu’elle s’est retrouvée totalement bloquée, incapable de réfléchir à quoi que ce soit. Stupide Penelope qui pense pas aux conséquences.
C’est là qu’elle s’est dit, pourquoi pas ? Pourquoi pas après tout ? Pourquoi foutre Junior sous son bras et l’embarquer dans ses conneries avec elle ? Parait qu’il est doué le gamin, alors bon, autant le tester pas vrai ? Puis s’il veut faire parti des MIB, autant voir clairement de quoi seront fait ses journées, s’il en est vraiment capable, s’il peut supporter. Elle espère que oui Penelope. Elle espère sincèrement. Parce que Junior s’est infiltré dans sa tête sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Non, en fait, il s’est infiltré un peu partout, sans vraiment prévenir, rien du tout. Connard. Elle voudrait qu’il intègre le groupe, qu’ils se mêlent à eux, qu’il devienne une constante et non variable de l’équation de leur vie. Elle voudrait Penelope. Mais on n’a pas toujours ce qu’on veut, tout le monde le sait, elle la première. C’est pas pourtant qu’elle va baisser les bras.
Alors oui, elle a embarqué Junior dans toute cette merde, il a pas vraiment dit non, il s’est penché sur les plans avec elle, café à la main dans le salon du duplexe trop vide. Ils ont préparé leur coup avec soin, avec minutie, et Junior a pu avoir droit à la Penelope concentrée, calme, efficace. Pas de cris, pas de blagues pourries, un sérieux forgé par huit années de cavale, le flingue entre les doigts et les poches pleines de billets dérobés. Jours après jours le plan avait pris forme et Penelope avait pris le temps d’expliquer à Junior ce qui les attendait là-bas et comment réagir si jamais il y avait un problème à tel ou tel endroit. Elle lui avait tendu un paquet : le kit du parfait petit voleur vêtements fluides et noirs, gants, baskets confortables, lampe et ainsi de suite. Bienvenue au club Junior, regarde on t’a même préparé un badge.
Puis le jour J était arrivé. Penelope avait prétexté une soirée chez Halina, expliquant aux garçons qu’elle ne reviendrait pas tout de suite, ils l’avaient à peine regardé, hochant la tête, les yeux rivés sur la télé. Stupides. Ils n’avaient pas remarqué sa tenue, ni même son sac. Rien du tout. Elle avait rejoint Junior au point de rendez-vous et ils avaient filés direction Tybee Island. Elle le sentait dans son dos, nerveux, normal, elle l’était aussi. C’était une première pour tous les deux, un crash test. Ca passe ou ça casse qu’elle avait murmuré entre ses dents. Envolé le malaise de leurs dernières rencontres, les souvenirs du cinéma, de tout le reste. Y avait plus que l’appréhension qui lui tordait les boyaux comme avant chaque intervention.

Alors ouais  elle stresse Penelope, au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de la maison, qu’ils garent la moto, qu’ils s’approchent furtivement de leur cible. Elle stresse parce qu’elle a peur que tout foire, qu’ils aient merdés quelque part, Elle s’arrête un instant, inspire un grand coup et pose son sac au sol. Elle en sort deux pistolets, un qu’elle attache à sa ceinture avant de tendre l’autre à Junior. « Tu ne vas pas t’en servir » espérons que non « il n’y aura personne de toute façon »  d’après Cecilia « mais je préfère savoir que tu as quelque chose pour te défendre si quelque chose tourne mal » parce que les choses ne sont pas certaines, que tout peut basculer d’un instant à l’autre. La preuve est logée dans son abdomen, cicatrice de la balle qui a failli l’arracher un peu trop vite au monde. Elle se rapproche doucement et pose le pistolet dans la main de Junior. Pendant un instant elle garde sa main sur la sienne, leur peau se touchant légèrement. Ça lui envoie une vague de frisson et elle inspire doucement pour essayer de se calmer. « Il n’y a pas de sécurité. Tu vise juste et tu tires. Fais attention au recul. »  Penelope écarte sa main toussotant légèrement. « Mais ne t’en fais pas, je suis là, tu sais c’est mon job dans tout, assurer votre sécurité » c’est à ça qu’elle a été formée, véritable ptit soldat, il est temps que Junior la voit dans son élément, qu’il comprenne qu’elle est pas juste une nana un peu trop jetée, qui gueule trop fort, tout le temps. Elle lui adresse un petit sourire avant de rabattre le bord du bonnet de Junior sur ses yeux, rigolant silencieusement « Allez champion, soit pas nerveux sinon je vais l’être et ça va pas aller »  sa voix tremble un peu, mais le malaise qui l’avait envahi un peu plus tôt commence à se dissiper petit à petit. Penelope enfile son sac sur son dos et fait signe à Junior de la suivre. Elle est déjà venue la semaine dernière, en repérage, alors qu’elle faisait son footing quotidien. Alors les lieux, elle a plutôt bien retenu. Elle indique à Junior le portail visible à quelques mètres avant de regarder autour d’elle : « tu te souviens où est le boitier pour la première alarme ? »  Première oui, parce que c’est ça le problème avec les riches, ils n’ont pas une seule alarme ou un seul verrou. Non, non. Ils en ont tout une rangée et c’est un véritable calvaire à tout arrêter. Mais heureusement Junior c’est le pro des chiffres, des trucs comme ça, et elle l’a déjà vu à l’œuvre une fois. Alors elle lui offre un sourire encourageant dans la pénombre, le laissant faire ainsi ses premiers vrais pas dans le milieu des hors-la-loi.
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J'suis pas v'nu ici pour souffrir, okay ?

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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Jeu 9 Fév - 18:08

Cette fois-ci, je n'ai pas cherché à instaurer une quelconque distance entre elle et moi. Je n'ai pas cherché à faire le malin en m'accrochant à l'arrière de la moto. Non, mes bras sont venus entourer la taille de Penelope et mon torse s'est collé à son dos, dans une étreinte délicate et ferme à la fois. Et ça me fait perdre la tête un peu. J'ai le cœur qui cogne dans la poitrine, mais ce n'est pas à cause de l'adrénaline. Je ne suis pas en train de penser à ce qu'on s'apprête à faire, alors qu'elle traverse toute la ville pour m'emmener sur le lieu du crime. Non, je pense à elle. Rien qu'à elle. A son abdomen que je sens légèrement se gonfler et se vider au rythme de sa respiration. A ces derniers jours passés avec elle. A son air sérieux et concentré qu'elle a affiché durant toutes nos heures de préparation. J'ai dû passer plus de temps à la regarder elle, discrètement, qu'à étudier les plans qu'elle me détaillait. Ses sourcils légèrement froncés, les dents serrées, je l'avais trouvé si belle avec cet air. Et je n'avais alors eu de cesse de repenser à notre dernière entrevue. Ce baiser raté, par ma faute. Pour changer. Qu'est-ce qui se serait passé si j'étais allé au bout ? Même si une partie de moi craint toujours de se faire rejeter, l'autre en revanche est désormais pleine d'assurance. Parce qu'elle n'a pas eu l'air gênée par l'idée que je veuille l'embrasser. Elle m'a même avouée après coup que ce rendez-vous soit disant oublié était une pure invention de sa part. Elle m'avait réellement refilé un rencard. C'est bien parce que je lui plait, non ? Je crois. Au moins un petit peu. Même si je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas comment elle peut passer de Tex à moi. Dans ma tête, ça ne fonctionne pas, c'est comme s'il me manquait des éléments pour comprendre ce revirement inattendu. Quoi qu'il en soit, j'ai décidé de la surprendre moi aussi. Qu'elle puisse découvrir le meilleur de moi-même. Que je ne suis pas simplement un empoté effrayé par la vie, par les femmes. Avec des tas de phobies bizarres.

La moto s'arrête et, brusquement, je suis renvoyé dans la réalité. Cette fois-ici, l'appréhension vient me nouer la gorge. J'oublie nos bons moments passés ensemble et je ne pense plus qu'à ce qu'on va faire. J'ai un moment de doutes. Je regrette un peu. Putain, allez, il est peut-être encore temps de se tirer, non ? J'aurais peut-être dû prévenir Micha. Pas pour lui demander l'autorisation, parce que je sais déjà ce qu'il pense de tout ça. Non, juste pour qu'il sache. Au cas ou. Au cas ou il m'arriverait quelque chose. Juste au cas ou. Bon sang, pourvu que tout se passe bien. Je lui emboîte le pas, silencieux. La vérité c'est que je suis terrorisé. Je ne sais pas ce qui me prend de me lancer là-dedans. Juste avec elle en plus. Ils opèrent toujours en bande normalement, de ce que Tom a pu me dire. Alors, ça m'inquiète. Est-ce qu'à nous deux ça suffira pour faire le boulot ? J'imagine que oui, sinon elle ne m'aurait pas embarqué là-dedans, je lui fais confiance. Je déglutis, pris d'un haut le cœur terrible. J'ai une boule dans l'estomac, les mains moites et tremblantes, je ne me sens vraiment pas bien du tout. Mais je ne veux pas reculer. Je ne veux pas la décevoir. Je me fiche de Tom, Tex et Billy. Je me fiche de ce qu'ils font. Je ne veux juste pas décevoir Penelope. Je veux l'impressionner. Alors je garde pour moi ma peur et je tente de la dissimuler du mieux que je peux. On finit par arriver le long de la maison et elle s'arrête, je l'imite aussitôt et la regarde faire. Elle sort deux armes et je ne peux m'empêcher de me sentir incroyablement mal à l'aise face à ça. Je déteste les armes, je trouve ça vraiment angoissant. Alors forcément, lorsqu'elle m'en tend une, je me décompose totalement. Je deviens livide et la fixe, les yeux écarquillés, perplexe. Elle déconne là, elle déconne ? Je me fige, incapable de réagir.

- Tu ne vas pas t’en servir. Ça ne me rassure pas vraiment. - Il n’y aura personne de toute façon, mais je préfère savoir que tu as quelque chose pour te défendre si quelque chose tourne mal.

J'ai envie de lui dire qu'elle se trompe, que je ne partage absolument pas son avis. Qu'à moi de cambrioler un mafieux en puissance, il y a assez peu de chance pour qu'on me braque une arme dessus. Et même si c'est le cas, je préfère simplement me rendre et me laisser sagement livrer à la police plutôt que de tirer sur qui que ce soit. J'ai le cœur qui se fracasse contre ma cage thoracique, à la fois anxieux et tiraillé. Je me retrouve à devoir choisir entre mes principes et elle. J'observe l'arme un instant, puis je la regarde elle. J'peux pas échouer. Je tends ma main, elle tremble, et j'attrape l'objet quand elle vient me le donner. Et une vague de malêtre terrible s'empare de moi. J'ai envie de la jeter par terre, le plus loin possible de moi. Je ne fais même pas attention au contact de sa peau sur la mienne. Mais je me contente de la ranger soigneusement dans mon blouson. Terrifié.

- Il n’y a pas de sécurité. Tu vises juste et tu tires. Fais attention au recul. J'ai envie de rentrer chez moi. Mais ne t’en fais pas, je suis là, tu sais c’est mon job dans tout, assurer votre sécurité.
Je lui offre un sourire nerveux.
- Ça marche. Et je ne m'en fais pas, je sais que tu gères.

Mes mots se veulent assurés et détendus, mais ma voix chevrotante me trahi largement. Je baisse les yeux une seconde et tente de me concentrer au maximum pour calmer ma respiration. Je me répète en boucle que ça va aller. Que tout va bien se passer. Il faut que tout se passe bien. Elle rabat soudainement mon bonnet sur mes yeux et je me redresse, échappant un petit rire nerveux avant de le relever dans la foulée, la cherchant du regard.

- Allez champion, soit pas nerveux sinon je vais l’être et ça va pas aller.

Ah non, elle n'a pas le droit de l'être elle aussi. Sinon, je vais me consumer sur place tellement je suis stressé. Sérieusement, je suis à deux doigts de me liquéfier. Alors faut qu'elle tienne le coup, sinon c'est à la petite cuillère qu'elle me ramènera dans mon squat.

- J'suis pas nerveux, j'suis un professionnel moi madame !

Je tente de me dérider un peu en plaisantant gentiment, mais mon sourire est crispé, un peu tordu je le sais. Je finis par serre les dents et prendre une grande inspiration. Me calmer. Il faut que je me calme. On a tout prévu, au détail près. On va rentrer, prendre ce qu'on doit prendre et ressortir. Fin de l'histoire. Elle jette son sac sur son dos et on s'élance. Je la suis à tâtons, tentant de me faire le plus discret et le plus silencieux possible, bien que la rue soit déserte. Je m'arrête à nouveau quand elle le fait et observe le portail qui se dresse devant nous, le premier obstacle.

- Tu te souviens où est le boitier pour la première alarme ?
- Oui, bouge pas de là.

Allez, à moi de jouer. Il faut que tu assures Junior. Je vérifie que la voie soit libre et je m'élance rapidement. Dans ma tête, je visualise avec précision tous les plans qu'on a étudié des jours durant. Je les connais par cœur, ils défilent dans ma tête comme si je les avait sous les yeux. A l'entrée, y a deux boitiers. Un premier, visible, avec l'interphone. Le deuxième est caché sur le côté, c'est lui qui contrôle le portail électrique. C'est lui que je dois bidouiller pour pouvoir couper le jus et ainsi désamorcer la serrure et l'alarme qui va avec, afin qu'on puisse rentrer discrètement. Penelope m'a donné la marque des boitiers et j'ai passé un paquet d'heures sur internet à glaner toutes les informations sur la façon dont ils fonctionnent. Une fois le boitier trouvé, je le démonte rapidement, mais j'ai les mains qui tremblent et ça me ralentit. Concentre toi. Je fais le vide dans ma tête, je prends le tête de penser à un endroit calme et paisible, pour détendre mon corps. Puis, je me remets au travail. Je change quelques branchements, modifie le circuit de l'électricité en espérant ne pas me planter. Trois interminables minutes plus tard, j'entends un déclic métallique. Je retire mes mains et attend quelques secondes. Pas d'alarmes, rien. Je reviens vers le portail et pousse doucement la porte qui s'ouvre alors sans forcer. PUTAIN. J'ai réussi. Aussitôt, je me mets à sourire comme un malade, soulagé et soudainement pris d'un sentiment de puissance. Je me tourne vers Penelope qui guette le coin et lui fais signe de rappliquer.

On passe le portail sans un bruit et je le referme derrière nous. On remonte l'allée jusqu'à la porte. Forcer la serrure, c'est le boulot de Penelope. Pendant qu'elle s'attèle à la tâche, je la préviens.

- Bon, normalement le prochain boitier est à gauche de la porte. J'ai une minute maximum pour le désamorcer du moment où on aura ouvert la porte. Si j'échoue, on a peu près dix minutes pour trouver la salle où y a l'enregistrement des caméras extérieures, effacer notre passage et de se tirer avant que la police n'arrive.

A nouveau, la pression revient m'étreindre et je me sens nauséeux. Le poids des responsabilités qui pèse sur moi me met mal à l'aise et m'angoisse totalement. J'ai l'impression que tout repose sur moi, que si on échoue tout sera de ma faute. Et je ne veux pas que ça arrive. Elle parvient à ouvrir la porte et je m'engouffre aussitôt dans la maison avant de chercher le boitier. Il est exactement là où c'était prévu, m'évitant de perdre trop de temps à le chercher. Je le démonte rapidement et suis soulagé de constater qu'il dispose d'exactement la même constitution que celui du portail. Maintenant que je l'ai fait une fois, ce sera beaucoup plus facile. Les secondes s'écoulent et je me mets à perler au niveau du front. Il ne restait que trois secondes avant que l'alarme ne se déclenche, mais je parviens une seconde fois à interrompre le processus. Je recule de plusieurs pas et souffle longuement. Pour moi, le plus dur est passé. Je me penche en avant, posant mes mains sur mes cuisses, reprenant mon souffle.

- C'est bon.. j'ai réussi.

Avec ma bidouille, le centre de contrôle croit que l'alarme à simplement été désactivée comme si les propriétaires avaient tapé le code. Rien de suspect en somme. Donc, on est tranquilles. Désormais, il faut effacer notre passage des bandes de caméra et trouver ce qu'on est venu chercher. D'abord les caméras. On s'élance dans la maison et je sais à peu près quelles pièces peuvent correspondre. Avec le plan, on avait les arrivées d'eau de marqué dessus, je peux ainsi éliminer rapidement toutes les pièces qui en comportent, donc cuisine et salles de bain. Je peux également éliminer les quelques pièces attenantes à certaines salle-de-bain, car ce sont forcément des chambres. Et ça fait déjà un bon tri. Après quelques portes ouvertes, on finit par trouver notre bonheur et la chance est de notre côté. Tout est stocké dans le bureau du mec, là où Penelope doit justement trouver ce qu'on lui a demandé. Je lui offre un petit sourire soulagé et on s'attèle chacun à notre boulot.
Elle fouille la pièce pendant que moi je me connecte au système grâce au PC qu'on a ramené et sur lequel j'ai installé tout ce dont j'avais besoin. Rapidement, j'efface la bande où on nous voit passer le portail et je remplace ce morceau par un autre passage. Je modifie l'heure pour que ça corresponde et qu'on ne remarque pas le changement à première vue. Puis, je fais tourner en boucle pour la prochaine heure le même morceau de bande, pour ne pas qu'on nous voit ressortir non plus. Mais pendant que je m'attèle à la tâche, je vois sur les caméras une voiture passer le portail.

- MERDE ! PENELOPE ! Je me tourne vers elle, complètement paniqué. - Y a quelqu'un qui arrive ! Y a .. y a une voiture qui arrive !

Qu'est-ce qu'on fait putain, qu'est-ce qu'on fait ? Il me faut encore une ou deux minutes pour terminer propre mon travail et tout remballer. Je me pétrifie et la dévisage, m'en remettant entièrement à elle. Là, je ne gère rien du tout. Je panique complètement. Le mec n'était pas censé être absent ces jours-ci ? J'ai envie de vomir, c'est horrible. Je suis devenu blême et je n'arrive plus à réfléchir. Je suis complètement tétanisé, le cerveau sur pause. On est foutu.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Dim 26 Fév - 19:07

Elle a l’impression d’être autre part, dans un autre corps. Peut-être parce que le schéma n’est pas le même, parce que ce n’est pas Billy qui conduit mais elle et que la personne qui se tient derrière elle n’est pas Tex mais Junior et qu’il est venu poser ses mains sur sa taille avec un tel naturel qu’elle n’a pas pu s’empêcher d’être surprise. Il ne tremble pas alors qu’elle se retient de le faire. Elle inspire, expire, et à chaque fois elle sent la pression légère – mais bien présente – des bras de Junior. Ça lui rappelle leur soirée au Drive-In, où pendant un instant ils ont baissé leurs barrières avant de les redresser tout de suite. Ca lui rappelle aussi les après-midi passées dans les plans, les papiers, à élaborer toutes les situations possibles pour avoir un plan de secoure. Elle voudrait se dire qu’ils ne sont pas en route pour faire un coup foireux. Elle voudrait se dire, tout au fond d’elle, qu’ils vont faire une sortie à deux histoire de comprendre un peu mieux ce qui se passe entre eux. Parce que ça ne fait aucun doute qu’ils sont tous les deux aussi paumé par cette situation même s’ils essayent de faire comme si tout allait bien. Oui tout va bien.

Ils arrivent à destination, la maison indiquée par Cecilia lors de leurs entrevues. C’est pas un job comme les autres, sans doute ça qui est le plus flippant. Il n’y a pas Tom pour lui hurler quoi faire, il n’y a pas Billy pour la rassurer d’un sourire, il n’y a pas Tex pour lancer une blague vaseuse pour détendre l’atmosphère. Non. Il n’y a qu’eux deux et leurs regards fuyants. Et pourtant Penelope refuse de reculer. Pas maintenant. Elle veut leur montrer à tous qu’elle est grande elle aussi, que c’est plus le bébé de la bande, qu’elle est capable de faire les choses bien, seule, avec Junior. Ils seront impressionnés. Tous. Peut-être qu’ils lui donneront alors plus de responsabilité et que Junior sera intégré. Comme prévu.
Elle voit son regard changer quand elle lui tend l’arme. Elle voit la peur, l’appréhension. Et sans trop savoir pourquoi ça la rend triste. Elle voudrait le protéger, l’empêcher de poser ses doigts sur la crosse du pistolet, qu’il ne soit pas tâché par son contact. Mais c’est son choix, et Penelope se sentirait égoïste de le laisser sans un minimum de protection. Comme un rappel : Que ce qu’ils font est dangereux. Pardon Junior qu’elle murmure comme pour elle même quand il s’empare de l’arme et qu’il la range contre lui, dans son blouson. Alors comme pour le rassurer elle lui adresse un petit sourire réconfortant, après tout, tout ira bien. Ils sont prêts. Ils ont tout prévus ; Jamais il n’en aura besoin. Jamais. Promis. Dans le pire des cas, elle tirera avant, pour l’empêcher de se tacher le cœur définitivement. Ça marche. Et je ne m'en fais pas, je sais que tu gères. Elle gère. Toujours. Sans failles. C’est ce qu’elle essaye de se convaincre en secouant doucement la tête, sourire gêné qui fleuri sur ses lèvres.
Penelope regarde Junior et pendant un instant elle comprend qu’ils ne sont que deux enfants à jouer aux grands. Deux enfants avec des choses à prouver. Deux inconscients. Mais ça ne l’a jamais arrêté. Au contraire. A croire que la peur s’amuse depuis trop longtemps à lui donner un coup de pied dans le dos pour la faire chuter dans le vide. D’habitude elle ne dit rien, la musique dans les oreilles jusqu’au moment où il faut sortir du camion, mais là elle fait un effort prononce quelques mots pour le blond, comme pour lui montrer qu’ils sont humains, que leurs émotions ont le droit de se barrer en couille aujourd’hui. Mais qu’il faut pas non plus déconner. J'suis pas nerveux, j'suis un professionnel moi madame ! Tu parles, il respire le stress à des kilomètres. Mais c’est compréhensible. Et si ce n’était pas le cas, Penelope se poserait des questions. « Faut bien qu’un de nous deux le soit et vaut mieux que ça soit toi »   qu’elle plaisante avant de se ressaisir.

C’est parti. Penelope jarte de ses pensées Junior et ses grands yeux, ou toutes les incertitudes qui la bouffent depuis trop longtemps. En un instant elle devient Calamity, la foutue gâchette du groupe, soldat parfait qui s’exécute avec précision. Au millimètre près. Elle vérifie quand même que Junior la suit mais ne ralenti pas. Il faut qu’il comprenne comment marchent les choses et que ce n’est pas un camp de vacance, que c’est la putain de réalité. Devant le portail elle se tourne vers lui pour le questionner sur les caméras et alarmes, après tout c’est son boulot, elle, elle a jamais comprit vraiment comment tout ça fonctionnait. Trop occupée sans doute à se construire des muscles en acier. Oui, bouge pas de là. Elle hoche silencieusement la tête et le regarde partir avant de commencer à monter la garde. Son cœur se met à battre à un rythme indécent et elle ne peut s’empêcher de jeter des regards à Junior pour vérifier que tout va bien. Elle ne devrait pas. Elle devrait se concentrer. Mais y a les foutus sentiments qui s’en mêlent. Comme y a trois ans et que la balle avait déchiré son abdomen à cause d’une erreur de jugement. Ça peut pas se reproduire.
Finalement Junior lui fait signe de loin qu’il a réussi et Penelope s’élance aussi rapidement que possible, levant les pouces pour montrer son approbation. Première étape passée avec brio, elle s’autorise à se détendre. Un peu.

Face à la porte Penelope s’agenouille et sort de sa ceinture un ensemble de crochets. Silencieusement, elle se met au travail, remerciant intérieurement ses après-midis passées à crocheter les portes de l’orphelinat avec Tex pour réussir à s’échapper. Pendant qu’elle travaille Junior lui explique la suite du plan : Bon, normalement le prochain boitier est à gauche de la porte. J'ai une minute maximum pour le désamorcer du moment où on aura ouvert la porte. Si j'échoue, on a peu près dix minutes pour trouver la salle où y a l'enregistrement des caméras extérieures, effacer notre passage et de se tirer avant que la police n'arrive. Penelope hoche la tête notant dans son cerveau les informations.
Quand finalement le clic se fait entendre elle se redresse et ouvre la porte le plus rapidement possible pour laisser passer Junior. Et pendant une minute elle retient sa respiration apnée totale et le cœur qui résonne dans sa boîte crânienne. Ses mains se serrent, ses jointures blanchissent. Il faut que ça marche ; Ça doit marcher. C'est bon.. j'ai réussi.  « Yes ! »  qu’elle murmure entre ses dents avant d’entrer à son tour dans la maison, sourire vissé aux lèvres. « T’es génial Junior ! ».   Ouais, vraiment. Et elle le pense. Mais déjà ils doivent s’activer car le temps est compté.

A eux deux ils partent à la recherche de la salle des caméras. Penelope essaye de retenir le plan de la maison, le chemin suivit pour ne pas se perdre. Elle n’a jamais été très douée en orientation mais elle fait un effort. Finalement c’est Junior qui ouvre la bonne porte et tout est là : bureau & caméra, jackpot. Sans un mot ils se mettent chacun à leur tâche respective, pas besoin de parler pour comprendre ce qu’ils ont à faire. Lampe entre ses dents pour éclaire elle commence à fouiller dans les tiroirs du bureau à la recherche des papiers dont lui a parlé Cecilia. Elle ne lui a pas dit grand-chose, juste le minimum pour ne pas l’impliquer plus et au fond Penelope s’en fiche. C’est juste un travail. Pas besoin de savoir ce qu’elle vient voler.
Cependant ce qu’elle cherche est plus dur à trouver que prévu. Pas dans le bureau, pas dans les tiroirs, il ne reste qu’un grand secrétaire et un coffre-fort caché derrière des bouquins. Bingo. Pourquoi elle n’y a pas pensé avant ? le truc c’est qu’elle n’a jamais aimé les coffre-fort et que c’est toujours un véritable challenge à ouvrir ces saloperies. La vie réelle c’est pas comme dans les films, il ne suffit pas de coller son oreille à la porte pour entendre la combinaison. Rapidement la jeune femme pose son sac au sol et en sort une petite perceuse. Heureusement qu’elle a prévu le coup et qu’elle a pensé à fouiller dans les affaires de Tom. Complètement perdue dans ses pensées elle n’entend pas Junior s’affoler tout de suite, concentrée sur cette putain de porte qu’elle sent commencer à céder. Y a quelqu'un qui arrive ! Y a .. y a une voiture qui arrive !  « QUOI ? »  Sa voix monte dans les aigues et la porte finit par céder. « T’es sur ? »   Bien sûr qu’il est certain. Merde, merde, ce n’était pas prévu. Son regard se pose à nouveau sur le coffre et elle claque la langue, agacée. Ils n’ont pas le temps de trainer. Rapidement elle fait sauter la porte de ses gonds et sans réfléchir fourre tout ce qui se trouve dans le coffre à l’intérieur de son sac. Des papiers surtout, mais aussi des liasses d’argent et un flingue. Avec un peu de chance ça camouflera la véritable raison du cambriolage, le propriétaire pensera qu’ils sont venus pour l’argent. Elle finit par se redresser et se plante devant Junior. Ce dernier panique totalement, blanc comme le linge. « Hey Junior. Junior » Elle claque des doigts devant son visage pour qu’il se concentre sur elle.  « Tu vas pas me lacher maintenant ok ? J’ai besoin de toi tu comprends ça ? »   Elle pose ses mains sur les épaules du jeune homme, légèrement plus grande que lui elle plonge ses yeux dans les yeux. « Ça va aller ok ? Tu vas faire exactement ce que je te dis et tout ira bien ».   C’est la première fois qu’elle doit sortir précipitamment d’un casse. Et surement pas la dernière. Tout son corps se tend et l’adrénaline se déverse dans ses veines, boostant son système nerveux.   « On s’est occupé des caméras donc personne saura que c’était nous d’accord ? On a des gants donc pas d’empreintes, les bonnets ça empêche la chute de cheveux et a m’étonneraient qu’ils aient que ça à foutre de faire une analyse génétique vu le monde qui doit passer dans cette baraque. »    Pendant qu’elle parle elle jette un coup d’œil à la caméra. Les arrivants sortent de la voiture pour ouvrir le portail, ils ont encore le temps. Ils ne se rendront compte de la présence d’intrus que devant la serrure d’entrée fracturée. Ca leur laisse quelques bonnes minutes d’avance. « Tu m’écoute Junior ? Tu te souviens du plan de la maison ? J’ai besoin que tu te souviennes du plan de la maison »  Parce que c’est pas son rôle à elle de retenir ça. Pour cela qu’ils sont deux et pas tous seuls.  « Il y a une porte arrière, qui donne sur le jardin. Tu te souviens comment y accéder ? Il faut aller là, on sortira par là et on fera le tour aussi discrètement que possible pour rejoindre la moto. »   Elle lui fait signe de passer devant elle pour qu’il lui montre le chemin puis sors de sa poche son arme, doigts sur la détente, elle inspire un bon coup avant de reprendre.  « Ecoute Junior, quoi qu’il arrive, si je te dis cours, tu cours. Si on est séparé on se retrouve au foyer. »   Parce qu’elle n’a pas trop d’autre endroit qui lui vient à la tête là tout de suite.  « Je te couvre Junior, t’en fais pas, c’est à moi de jouer maintenant, contente toi juste d’avancer, le temps qu’ils se rendent compte qu’on est entré on sera déjà loin. »  Et comme pour montrer que tout va bien elle lui adresse un sourire d’encouragement avant de le pousser légèrement de la main pour le faire avancer dans le couloir. Dernier regard à l’écran pour vérifier où en est la situation et Penelope serre les dents. Ca va aller. Tout va bien se passer.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Jeu 9 Mar - 12:01

- Faut bien qu’un de nous deux le soit et vaut mieux que ça soit toi.

Je n'en suis pas si sûr et à sa place, j'éviterais de trop compter sur moi. J'suis mort de trouille, je n'ai jamais été aussi stressé de toute ma vie. Jamais. Et j'ai l'impression que mon cerveau est hors d'usage, que tout devient subitement si compliqué, si difficile, moi qui appréhende toujours avec une facilité ennuyante d'ordinaire. Et je crois que, quelque part au fond de moi, ça me plait. L'impression d'avoir enfin trouvé un défi, un vrai. Avec un enjeu, du stress. Pas simplement un défi sur papier, des équations, des problèmes, une partition ou toutes ces choses qu'ont m'a toujours foutues sous le nez, pour mettre mes compétences à l'épreuve. Ça n'a jamais été aussi angoissant et stimulant que ce que je vis ce soir. Et malgré la peur qui me noue les tripes, je crois que j'aime ça. L'adrénaline me transporte et finalement, je parviens à passer les deux premières étapes avec succès. Le soulagement qui m'étreint est immense, j'ai l'impression que je viens de sauver ma peau, j'ai jamais rien connu d'aussi intense.

- Yes ! T’es génial Junior !

Je lui souris, touché et hyper fier de moi. Je me sens étrangement connecté à elle à cet instant, plus que jamais. Comme si on fusionnait, obligé de ne faire plus qu'un pour que tout marche comme il faut. Obligé de s'appuyer l'un sur l'autre d'une façon tellement forte que ça dépasse tout ce qu'on peut imaginer. Et je crois que je commence à comprendre leur addiction aux braquages. C'est vrai que j'ai failli annuler au dernier moment, que la veille et toute la journée d'aujourd'hui ont été éprouvantes, horribles. J'ai voulu abandonner, lui dire que je n'en était pas capable, que c'était trop dur pour moi, que ça ne me ressemblait pas. Mais maintenant qu'on y est, tout me semble différent. La peur devient boostante, je ne m'étais plus senti aussi vivant et libre depuis la mort de Bee. Et ça fait du bien, putain. Ça fait tellement de bien. Mais pas le temps de tergiverser plus longtemps sur mes états d'âmes, on a un timing à respecter. Alors, on s'élance dans la maison et me repasse les plans rapidement pour essayer de nous guider le plus rapidement possible jusqu'à ce qui doit être le bureau. Une fois dedans, le contact qui nous relie se brise un peu alors qu'on s'affaire chacun de notre côté. Et si la pression commençait à redescendre vraiment, elle triple lorsque je vois la voiture arriver sur la caméra. Non, non, c'est pas possible. Elle avait dit que y aurait personne, que le mec était parti. Pour plusieurs jours. Je me pétrifie et il me faut quelques secondes avant de partager l'information avec Penelope, qui aussitôt se met à crier, prise de court. Je me sens perdre pied, paniquer. Non, non, non. J'suis pas prêt pour gérer ça. Toutes les sensations agréables disparaissent pour ne plus laisser qu'un paquet d'émotions terrifiantes et douloureuses. Et j'ai beau faire confiance à Pene, je n'ai qu'une envie à cet instant : que Micha soit là. Parce que c'est toujours lui qui m'a sauvé, qui a géré les situations difficiles. C'est toujours à lui que je m'en suis remis aveuglément, en toute confiance. Pourquoi je me suis embarqué là-dedans ? Pourquoi sans lui ? Je veux rentrer chez moi putain, je veux rentrer chez moi. Je ne vois pas ce qu'elle fait, je n'ai plus aucune conscience du temps qui s'écoule. Je suis juste figé, le regard rivé sur l'écran, suivant la voiture des yeux, avec l'horrible sensation de sentir le sol se dérober sous moi.

- Hey Junior. Junior. Je n'arrive pas à réagir, coincé dans ma bulle, comme si ça allait me protéger. Elle vient finalement claquer ses doigts devant mes yeux et un long frisson me parcours, je cligne des yeux et reviens un peu à moi, comme sonné. - Tu vas pas me lâcher maintenant ok ? J’ai besoin de toi tu comprends ça ?

Je la regarde sans comprendre. Besoin de moi ? Mais pour faire quoi ? Mon taf à moi c'est les machines, pas les gens. Je ne vois pas ce que je peux faire. Et j'ai subitement l'impression de sentir le flingue dans la poche de mon blouson venir me cramer les fringues et les chaires. L'impression qu'il pèse une tonne, qu'il pèse tout le poids de l'horreur qu'il pourrait me faire faire. J'aurais pas dû venir, j'aurais pas dû accepter. Tout ça pour elle, pour l'impressionner. Et là, elle se met à me parler. Elle déverse sur moi un flot interminable d'informations et j'ai du mal à tout traiter. Mon cerveau est comme bugué. Il ne filtre plus rien, tout se mélange et forme une sorte de paquet informe, sans queue ni tête. Je la fixe, le regard hagard, ne pigeant quasiment rien à ce qu'il se passe autour de moi. Le souffle court, je me contente de boire ses paroles sans vraiment l'entendre. Elle m'incite à me lever et me fait passer devant, direction le couloir et c'est là seulement que je reviens à moi.

- Non attend ! Pene, j'ai pas terminé !

Et sans lui demander qu'elle est la meilleure option, je fais demi-tour et reviens m'asseoir. Je n'avais pas encore eu le temps de modifier la bande pour cacher notre départ. Et subitement, toute mon attention se focalise sur ce que je dois faire. Je n'entends plus, je ne vois plus. Elle pourrait me coller le flingue sur la tempe et me hurler qu'elle va tirer que je ne capterais pas. C'est toujours comme ça quand je me concentre sur quelque chose, mon cerveau vire tout ce qui pourrait venir le parasiter et je me retrouve en dehors de la réalité. Mes doigts frappent le clavier à toute allure, des séries de chiffres et de lettres défilent sous mes yeux et je suis simplement en train de faire une sorte de puzzle informatique. Il me faut très exactement une minute et trente secondes pour tout terminer et remballer. Je jette mon sac-à-dos sur l'épaule et lui attrape la main, profitant de cette adrénaline et de ma lucidité pour m'activer, avant de redevenir une loque effrayée.

- Maintenant on y va.

Et mon cerveau ressort les paroles de Penelope. Le plan de la maison, la porte de derrière, le jardin, le foyer. Mais je ne peux pas imaginer une seconde être séparé d'elle. Je ne pourrais pas me résoudre à l'abandonner là, du moins je ne pense pas. Pourtant, tu l'as déjà fait me hurle mon cœur. Non, putain, non. Ce n'est pas le moment de repenser à Bee, à tout ça. Faut que je me concentre. Je ne peux pas laisser tomber Penelope, pas maintenant. Je cours à pas légers, la trainant derrière moi, sans faire attention à ce qui nous entoure. Je ne fais que visualiser le plan et me diriger dans la maison de façon automatique. Je n'entends rien, je ne vois rien, aucune idée de s'ils sont rentrés dans la maison, de s'ils sont là à trois mètres devant moi ou pas. Et tout à coup.

PAN.

Je me fige, pétrifié. Mon cœur s'arrête, ma tête aussi. Je suis comme mis sur pause. La bouche entrouverte, les yeux écarquillés, ma main serre celle de Penelope de toutes ses forces, comme pour m'assurer qu'elle est toujours là. Toujours debout. Toujours en vie. Et puis d'un coup, je reviens à la réalité. C'est brutal, violent. Mon coeur qui s'emballe, qui cogne si fort et si vite, le sang qui remonte à toute allure et vient s'écraser contre mes tempes. Le frisson glacé qui monte et descend le long de mon dos, la peur grandissante qui ravage tout sur son passage. Je pivote lentement et on se retrouve nez à nez avec trois mecs, dont un armé, le pistolet encore en main, dirigé vers le plafond. Je lève lentement la tête pour voir l'impact de balle au-dessus de nous et je deviens livide. Je déglutis difficilement, terriblement lentement. Oh mon dieu. J'ai tellement peur que je suis à deux doigts me pisser dessus. Je me contracte et échappe un souffle haletant. Mon corps se glace et je demeure muet de terreur. Je ne veux pas mourir. J'ai peur de mourir, j'ai peur d'avoir mal. Et je me mets à penser à Micha. Je ne peux pas l'abandonner. Je, ne, peux, pas, l'abandonner. Il ne survivrait pas sans moi.

- Vous vous êtes perdus les enfants ? Demande le type du milieu, le patron visiblement, un sourire cynique au coin des lèvres.

Ma lèvre inférieure tremble et sans un bruit, des larmes de peur se mettent à couler sur mes joues. De culpabilité aussi. Comment j'ai pu être aussi égoïste ? Prendre un tel risque et abandonner Micha comme ça ? Je vois un des types donner un coup de coude à l'homme qui vient de parler et me désigner d'un signe de tête.

- Je rêve ou il chiale ?

Et subitement, les trois hommes braquent leurs regards sur moi et se mettent à rire. Je pourrais probablement me sentir humilié, mais je m'en fous en vérité. Je n'ai pas honte de pleurer face à des mecs armés, face à une mort assurée, face à l'abandon de mon frère. Sans le savoir, j'offre même la diversion parfaite pour Penelope. J'ai à peine le temps de la voir bouger à côté de moi et déjà..

PAN.

Je sursaute et me décale d'un pas avant de voir un premier mec crier et tomber. Un second coup de feu retentit, et le second homme de main s'écroule aussi. Je suis immobilisé, en état de choc, terrifié. Je sens la main de Penelope m'attraper à nouveau et me tirer avec elle. Je lui emboite le pas sans résister, le corps mou, en pilote automatique. Mais je garde la tête tournée vers l'arrière, pour voir le patron se jeter sur une des armes et se lancer à notre poursuite.

Putain.
Mais qu'est-ce qui vient de se passer ?
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Dim 12 Mar - 16:09

Ya tout qui s’emballe, tout qui va trop vite, les images qui défilent et la panique qui grimpe. Merde. Merde. Tout allait si bien pourtant, tout se déroulait parfaitement. C’était pas prévu. Cette voiture ne devait pas être là, ces gens ne devaient pas être là. Cecilia lui avait promis. A croire que ses informations étaient corrompues. S’ils s’en sortaient vivants, Penelope lui toucherait deux mots, histoire de bien faire comprendre qu’ils étaient certes jeunes, mais que ce n’était pas une raison pour jouer avec leur vie. Putain. Respire. Ca va aller. Elle ferme les yeux, se concentre, se rappelle de toute les fois où elle a dû improviser parce que la situation était en train de littéralement déraper. Combien de fois avec Tex ou avec Tom elle avaient eu besoin de courir plus vite que le vent pour échapper aux flics et pas finir en prison ? Et l’adrénaline, putain, ce shoot qui tout d’un coup lui donne l’impression que le reste du monde tourne au ralenti. Son cœur. Son cœur qui bat si vite. Et tout qui devient perceptible. Elle n’a pas le temps de s’en vouloir d’apprécier la situation. Non. Y a le temps de rien. Et Junior à côté d’elle qui phase. Bon sang. Elle a pas besoin de ça maintenant, il peut pas la laisser tomber alors qu’ils sont à deux doigts de se faire bouffer. Elle a besoin de lui mais il semble ailleurs, dans un autre univers, perdu. Hey Junior qu’elle murmure, claque des doigts, le regarde se réveiller soudain. Parfait. Sans plus attendre elle l’entraine dans le couloir mais Junior la retient : Non attend ! Pene, j'ai pas terminé ! « Pas terminé quoi ?? » qu’elle siffle entre ses dents, le suivant la pièce, les yeux rivés sur les écrans, déjà la voiture et garée, elle dénombre trois hommes, plus un qui reste dehors. « Faut vraiment qu’on y aille Junior, je blague pas ! »    Parce que malgré son entrainement, trois hommes c’est beaucoup pour elle. Surtout vu leur gabarit. Mais Junior ne répond pas, il se concentre sur l’écran, les doigts volants sur le clavier et Penelope se retrouve à compter les secondes qui passent, essayant de se rappeler combien de temps ils avaient mis eux avant d’arriver à cette pièce. Vite. Vite. Vite. Elle trépigne, grogne, serre les poings. Elle déteste rester immobile, l’inaction, elle a l’impression d’étouffer. Puis soudain Junior s’écarte de l’ordinateur et Penelope lâche un soupir de soulagement. Maintenant on y va. Il lui attrape la main et l’entraine hors de la pièce en courant. Pendant un instant elle reste stupide, les yeux rivés sur leurs doigts entrelacés et ne pense même pas à se dégager. Pourtant elle devrait, elle aurait plus de mouvements comme ça. Mais elle a pas envie. La chaleur de la peau de Junior l’apaise, et elle le laisse choisir le chemin. « On va y arriver Junior » qu’elle murmure, pressant doucement sa paume. Oui. Ils vont y arriver, elle lui fait confiance et elle espère de tout son cœur que c’est réciproque.

PAN. Elle freine, les sens en alerte. Ils sont là. A côté d’elle Junior tremble, lui broyant presque la main, mais elle s’en fiche. Elle est trop occupée à détailler les adversaires : trois hommes, dont un qui est armé et qui vient de tirer dans le plafond pour les stopper. Une balle en moins qu’elle compte machinalement. Toujours bon à savoir.
Y a son cœur qui bat à cent à l’heure, l’adrénaline qui pulse encore et toujours, et soudain Penelope se sent apaisée, comme si elle se trouvait dans l’œil de la tempête, le calme pendant que tout explose autour d’elle. Elle inspire. Expire. Y a plus rien qui compte. Juste dans sa tête les plans qui s’enchainent, les schémas qui se dessinent. Elle voudrait être télépathe pour rassurer Junior, mais elle ne l’est pas, alors à la place elle se contente de serrer une nouvelle sa main dans la sienne, petites pressions, comme pour le rassurer. Ils vont s’en sortir. Puis ils ont un avantage : qui prendrait au sérieux une gamine comme elle et un garçon au bord des larmes ?
Vous vous êtes perdus les enfants ? «Oh…Non pitié »  sa voix tremble, ses yeux sont larmoyants, elle se fait toute petite et intérieurement elle se donne un claque pour pas rigoler. Parfois elle se demande ce qui va pas chez elle, comment elle fait pour devoir se forcer à rester sérieuse dans un moment pareil. Pourquoi est-ce qu’elle se sent pas au bout de sa vie comme Junior à côté d’elle ? Qui sait. Elle débloque quelque part. La faute à son enfance bousillée comme dirait la plus part des psy. Je rêve ou il chiale ? Penelope ne prend pas le temps de se retourner pour observer Junior. Non. Elle se détache lentement de lui pendant que les regards sont rivés sur le jeune homme, pendant qu’ils se bidonnent. Idiots. Et sans attendre elle porte la main à son pistolet et vise la main armée du premier homme. PAN. Touché. Et déjà elle pivote, en apnée, vise, tire. PAN la jambe cette fois ci. Touché. Il n’en reste qu’un, trop sous le choc pour penser à réagir. Alors Penelope ne réfléchit plus, elle attrape Junior par la main et le traine derrière elle, courant le plus vite possible. « Allez Junior on s’active ! » qu’elle murmure entre ses dents.
Ils s’enfoncent dans la maison, sans vraiment savoir où aller, parce que Junior semble en pilote automatique et qu’elle n’a pas vraiment pensé à tout mémoriser. Derrière eux celui qui semble être le patron les poursuit. Penelope jette un regard en arrière et le voit armer son arme. « Putain » Il va tirer et les deux en plein milieu du couloir offrent une cible facile. Ses yeux se posent sur une porte et Penelope l’ouvre précipitant Junior dedans avant de s’accroupir. PAN la balle siffle et Penelope ne peut s’empêcher de rigoler.  « On vous apprend pas à viser à l’école des gangster ? »  qu’elle s’écrie avant de se cacher derrière la porte, sortant à son tour son arme. Silence. Elle glisse la tête dehors pour évaluer la situation. PAN. Un vase se brise. « Raté ! Mon tour. »  La crosse bien fixe dans sa main, l’index sur la gâchette. Inspiration. PAN Et un cri de douleur qui fuse dans le couloir.   «Bouge pas Junior ! »  Elle se redresse, quitte sa cachette pour avancer dans le couloir, en face d’elle le patron se tient l’abdomen et déjà sa chemise blanche se tâche de rouge. Et l’espace d’un instant la nuit d’Halloween lui revient en tête. L’homme étendu par terre et le sang qui s’étale sur le sol. La panique qu’elle avait ressentie cette nuit-là, la peur. Plus jamais. Pourtant aujourd’hui c’est réel et pas une illusion. Un tir parfait et elle l’envoi au tapis, une balle entre les yeux. Elle lève le bras, vise, tremble. En face d’elle l’homme fait de même, grimaçant de douleur. « Tuer ou être tuée hein ? » qu’elle murmure doucement, presque résignée. PAN - PAN la balle lui érafle le bras et elle grimace, il s’effondre. Pas mort, elle s’est assuré de viser le genou à la dernière minute. Rapidement elle se précipite vers le corps et lui arracher le pistolet des mains avant de lui assener un coup de pied dans la tête pour l’envoyer au pays des rêves. Mieux vaut prévenir que guérir pas vrai ?

Le souffle court elle retrouve Junior dans la pièce où elle l’a laissé et se rapproche de lui. Il tremble, les larmes aux yeux. Putain. Elle s’en veut tellement. Elle aurait pas du. Non. Elle aurait pas du. Il est pas fait pour ça Junior, il est trop pure, comme du cristal, et elle vient de le salir avec tout ce sang. Lentement elle porte sa main à sas joue et essuie les larmes qui coulent. Caresse. « Hey bubulle. Je suis désolé. Tellement désolé »  elle voudrait prendre le temps de le calmer, l’aider à mieux respirer ; faire quelque chose. Mais dans sa tête elle fait le compte. Sur quatre hommes elle en a mis deux à terre, touché un à la main. « Je te protège ok ? Rien va t’arriver, tu reverras Micha tout à l’heure promis » Parce qu’elle sait qu’il y pense autant qu’elle  pense à Tom. A Billy. A Tex. Elle le serre un instant contre lui, les yeux fermés, avant de lui donner une petite tape sur le front. « Mais là tout de suite faut qu’on sorte de là, alors tu vas me guider ok ? »    Il semble réagir aux paroles de Penelope et de nouveau, main dans la main, ils se mettent à courir vers la sortie.

Ils finissent enfin par déboucher dans le jardin, l’air frais s’infiltre dans les poumons de Penelope et elle a l’impression de déjà mieux respirer. Ils vont s’en sortir. Ils vont s’en sortir. Sauf que non. « MERDE »    instinctivement elle se place devant Junior pendant que le quatrième gars apparait, le flingue à la main, les visant tous les deux. Posez vos armes si près du but. Penelope soupire et pose son pistolet au sol, imité par Junior. Dans le cerveau de Penelope ça tourne à cent à l’heure, elle a pas le droit à l’erreur. Faite qu’il soit con, faite qu’il soit con comme tous les gars armés qui tombent sur deux jeunes pas vraiment impressionnant. Vous savez la vie c’est pas comme la télé, il y a des conséquences… il se rapproche d’eux, sourire satisfait aux lèvres et Penelope serre les dents pour pas le provoquer inutilement. Ca servirait à rien au point où ils en sont. Il est proche maintenant, trop proche d’elle. Tu sais gamine, t’aurais pas du écouter ton copain et t’aurais du rester sagement à jouer à la poupée chez toi Sa main qui se tend, comme s’il voulait lui toucher la joue. Ils font tous cette erreur. De la sous-estimer. Parce qu’elle est une fille. Parce qu’elle est blonde. Parce qu’elle a les yeux trop bleus. Et ça l’agace. Sans attendre Penelope attrape la main de l’homme et vient abattre le bras de ce dernier son genou. Craquement sinistre, il hurle, elle pivote et envoi son pied en plein dans le visage. Deuxième craquement, il tombe au sol.  « Désolé j’ai jamais aimé les poupées »    non. Jamais. Et une dernière fois elle écrase son pied sur son visage pour lui faire perdre connaissance.  Elle perd pas de temps et déjà elle reprend sa course vers l’extérieur de la propriété trainant Junior derrière elle.

Ils finissent par atteindre la moto sans encombre et Penelope s’arrête, le souffle court, le cœur battant. « Je pense qu’on les a semés »    et qu’ils ont mérité une petite pause. Trop d’émotions. Beaucoup trop d’émotions. Et la sensation d’être vivante. Elle a mal au bras, mal à la tête, mais elle a l’impression qu’autour d’elle tout est lumineux et que rien ne pourra l’arrêter. Foutu shot d’adrénaline qui n’en finit plus de grimper. « Tu vois Junior, je t’avais dit que j’allais te protéger. Je laisserais jamais personne te toucher. »   qu’elle finit par murmurer en se tournant vers le blond, sourire rayonnant aux lèvres. Non. Jamais. Jamais. Elle laissera jamais personne abimer ce gamin blond qui a débarqué dans sa vie. Promis juré.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Dim 19 Mar - 17:20

- On va y arriver Junior.

Et pendant un instant, j'y crois. Pendant un instant, je me dis qu'on va vraiment s'en sortir, parce que Penelope l'a dit. Et que si elle le dit, c'est forcément vrai. Je n'ai pas d'autres choix que d'y croire, pour mon propre bien, pour l'état de mes nerfs. Alors je fonce de plus belle, ayant retrouvé un semblant de courage. Grâce à ses mots, ou peut-être grâce à la chaleur de sa main dans la mienne. Comme une sensation revigorante qui m'éclaircis les pensées. Mais ça ne dure pas. Le bruit d'une détonation vient tout foutre en l'air et en une fraction de seconde, je redeviens terrifié, impuissant. Et je déteste cette sensation, parce qu'elle réveille en moi de terribles souvenirs que je tente d'effacer. L'impuissance. La pire des choses que j'ai pu connaître. Impuissant devant la folie de mes parents. Impuissant face au départ de Michael. Impuissant contre la mort de Bee. Je déteste ça, je déteste tellement ça. Ça me bouleverse et me met en colère à la fois. Et s'il n'y avait pas une arme braquée sur moi, probablement que je pèterais un peu les plombs. Probablement que je me laisserais submerger par toutes mes émotions dévastatrices et que je craquerais. Mais l'arme me maintient terrifié, figé. J'ai l'impression de ne plus entendre, de ne plus voir, de ne plus rien comprendre. J'ai l'impression qu'on m'a projeté dans une autre dimension où tout me semble si abstrait. Je les entend qui parlent, mais je ne comprends pas ce qu'ils disent. Je sens Penelope qui bouge à côté de moi, mais je ne comprends pas ce qu'elle fait. Et mes yeux s'arrondissent d'horreur lorsque j'entends de nouveaux coups partir, quand je vois deux des hommes se faire désarmer et tomber. J'ai l'impression d'être extérieur à tout ça. De ne pas être vraiment là. D'assister à quelque chose qui me dépasse et dont je ne fais pas partie. Pourtant, la peur est bien là, bien réelle. A peine supportable. Elle me compresse la poitrine, me retourne les tripes, me fait pleurer, me donne envie de vomir, me pétrifie. Je suis incapable de réagir. Tétanisé.

- Allez Junior on s’active !

Sa voix me tire légèrement de ma bulle hermétique et je réalise alors que je suis en train de courir à sa suite, nos mains à nouveau liées. On remonte un couloir et je ne sais même pas comment on est arrivé là. Ni ce qu'il s'est passé vraiment. J'accélère ma course autant que possible, haletant, le souffle court à cause de la terreur qui me met en apnée par intermittence. Et tout à coup, je me retrouve projeté dans une pièce alors qu'un nouveau tir se faire entendre. Je me vautre au sol et me retourne aussitôt en gueulant.

- PENELOPE ?!

J'ai un haut le cœur, alors que ma peur s'intensifie à l'idée qu'elle ait été touchée. A l'idée de la perdre. Ça forme une boule douloureuse, là, dans ma poitrine, qui prend toute la place. Mais je l'entends rire et je la vois rentrer à son tour dans la pièce pour s'abriter. Et je reste dubitatif. Elle se marre ? Elle se marre vraiment ? Je la fixe, perplexe, ahuri. Ça n'a pas l'air d'être un rire nerveux. On va crever, et elle, elle rigole ? Je plisse légèrement le front, complètement paumé et dépassé. Les coups de feu continuent de pleuvoir et je finis par porter mes mains à mes oreilles, ne supportant plus ce bruit angoissant. Je ferme même les yeux, cherchant à m'échapper de la réalité une seconde fois. Mon coeur bat si vite qu'il peine à laisser passer le sang et je me sens au bord du malaise. Je tente de me concentrer sur mon souffle et je me mets à prier à mi-voix. Prier pour qu'on s'en sorte. Prier pour qu'aucun de nous ne soit blessé ou pire encore. Je n'ai aucune conscience du temps qui s'écoule, peut-être 20 secondes, peut-être 20 minutes. Quoi qu'il en soit, je continue de prier jusqu'à me faire interrompre par une main sur ma joue. Je sursaute et rouvre les yeux, tombant nez à nez avec Penelope. Je me tais et la dévisage, soulagé de la voir encore en vie. Tellement soulagé. Sa caresse m'apaise et me réchauffe, et mes palpitations ralentissement progressivement.

- Hey bubulle. Je suis désolé. Tellement désolé.

Je n'ai jamais été aussi heureux de l'entendre m'appeler comme ça. J'échappe un sourire tremblant, discret, mouillé à cause des larmes qui s'assèchent petit à petit.

- Je te protège ok ? Rien va t’arriver, tu reverras Micha tout à l’heure promis. Mon sourire disparait à l'énonciation de Michael. Je dois le revoir. Il faut que je le revois. Je dois être là pour lui. Je ne peux pas l'abandonner. Je ne peux pas lui infliger une nouvelle mort. Surtout pas la mienne. - Mais là tout de suite faut qu’on sorte de là, alors tu vas me guider ok ?

Il me faut deux secondes avant de réagir mais je finis par hocher la tête tout en me relevant. Je dois le faire. Pour Micha. Pour elle. Je ne peux pas les abandonner, je n'ai pas le droit de faire ça. Alors, je rassemble ce qu'il me reste de courage, ou de folie je ne sais plus trop à ce stade, j'agrippe sa main pour être sûr que ne soit pas séparés pendant la fuite et je prends le temps de regarder rapidement autour de moi pour analyser la pièce et ainsi en déduire où nous sommes et quel est le chemin le plus rapide pour rejoindre l'extérieur. J'inspire un grand coup et je m'élance hors de la pièce, remettant toute ma confiance entre ses mains. Remettant ma vie, entre ses mains. Rapidement, je nous permets de rejoindre l'extérieur et je sens une bouffée d'espoir m'envahir. Le cauchemar est bientôt terminé. Tout va bien se passer. Je souris presque, soulagé. Mais encore une fois, ça ne dure pas. Le quatrième homme surgit devant nous, l'arme braquée droit sur nous. On s'arrête violemment et je n'ai pas le temps de réagir que Penelope se place déjà devant moi. Alors ça y est, c'est la fin ? Cette fois-ci, on est vraiment foutu ? J'en ai bien l'impression. On se retrouve à devoir poser nos armes au sol, nous retrouvant alors sans défense. La voix de l'homme me glace le sang et j'ose à peine le regarder. Pourtant. Pourtant quand je le vois approcher sa main de Penelope, c'est plus fort que moi. C'est instinctif. Je me décale de derrière elle et tend la main en avant, m'apprêtant à l'interrompre, à l'empêcher de la toucher. Parce qu'il n'a pas le droit. Il n'a pas le droit de poser ses mains dégueulasses sur elle. Mais je n'ai pas le temps d'intervenir, Penelope me devance. Et en un rien de temps, l'homme se retrouve au sol, l'épaule déboitée, inconscient. J'écarquille les yeux, la bouche entrouverte et je le fixe quelques secondes avant de relever la tête pour poser mon regard sur Penelope, sans savoir quoi penser. Sans savoir si je dois être impressionné et admiratif, ou inquiet et méfiant. Je découvre une nouvelle facette d'elle ce soir, dans les pires conditions possibles et je ne sais pas ce que j'en pense. Je ne sais pas si j'aime ça ou si, au contraire, ça m'effraie et me bloque.

Mais ce n'est pas le moment de penser à tout ça. Il faut qu'on parte. Vite. Avant que d'autres n'arrivent, avant que les voisins, alertés par tout le bordel n'appellent la police. On s'éclipse en vitesse, regagnant la moto et Penelope part en trombe, mettant aussi vite que possible un maximum de distance entre eux et nous. Est-ce qu'ils sont morts ? Est-ce qu'on vient d'abandonner des cadavres derrière nous ? Cette idée me dégoûte et me fait sentir minable. Probablement parce que ça vient faire écho à une situation similaire déjà vécue et qui a laissé beaucoup trop de traces, beaucoup trop de séquelles. Je m'accroche à Penelope, profitant de cet instant de répit pour reprendre mes esprits. Mon cœur qui bat la chamade, tout mon corps douloureux à cause de la tension, et mes idées qui fusent à toute allure, une sensation d'euphorie incontrôlable, créée à cause de l'adrénaline qui s'écoule encore de partout sous ma peau. On finit par s'arrêter et je descends de la moto, les jambes en compote, un peu tremblantes. Je retire mon casque et inspire une grande bouffée d'air, comme si j'avais été tenu en apnée pendant trop longtemps. Je passe une main sur mon visage comme pour me réveiller de cet affreux cauchemar.

- Je pense qu'on les a semés.
Je regarde derrière nous et hoche doucement la tête, encore haletant.
- Ouais, j'crois aussi.

Et petit à petit, une sensation puissante de soulagement me prend aux tripes et détend chacun de mes muscles, les uns après les autres. Je souffle en gonflant mes joues et lève le regard vers le ciel, pour m'imprégner de la tranquillité des astres immobiles. On est vivants. On s'en est tiré.

- Tu vois Junior, je t’avais dit que j’allais te protéger. Je laisserais jamais personne te toucher.

Je baisse la tête vers elle, touché par ses mots. Je lui offre un petit sourire reconnaissant, ému. La peur s'en va mais l'adrénaline est toujours là. Je reste silencieux, la bouche entrouverte, mon regard vissé sur elle. Elle se détache dans l'obscurité, la pâleur de la lune venant faire ressortir le blond de ses cheveux de façon presque irréelle. A moins que ce ne soit mes yeux qui hallucinent, à cause du trop plein d'émotions.

- J'ai cru.. Ma voix tremble. - A un moment j'ai cru..

J'ai cru que t'étais morte, j'ai cru qu'il t'avait eu. J'ai cru que je te reverrais jamais. J'ai cru que je t'avais perdu. Et ça m'a fait mal. Terriblement mal. Pendant une seconde, tu m'as manqué, tellement fort que ça en est devenu douloureux. Pendant une seconde, j'ai eu si peur que j'ai réalisé. Que j'ai compris.
Je secoue doucement la tête de gauche à droite et lui souris tendrement, pris d'un élance de courage. J'en ai marre. J'en ai marre de vivre dans la peur. Marre de me cacher, marre de ne rien assumer.

- J'ai cru qu'on allait mourir avant que tu saches.

Et sans hésiter, je m'élance. Je fais les quelques pas qui nous sépare, je brise la distance et mon corps vient se heurter au sien tandis que ma main droite vient se perdre dans ses cheveux à l'arrière de son crâne, attirant son visage vers moi. Ma main gauche se pose sur sa joue, en même temps que mes lèvres sur les siennes. Mes yeux se ferment et je presse mon corps contre le sien, désireux de la sentir tout contre moi, plus que jamais. Mes lèvres qui s'accrochent aux siennes, dans un échange intense et passionné. Et j'implose complètement. Je me sens libéré d'un terrible fardeau. Transporté par notre proximité, par le goût de ses lèvres dont je rêvais depuis un peu trop longtemps. Le corps frissonnant, les joues brûlantes, des papillons dans le ventre. Et j'ai la furieuse envie de prolonger notre baiser ad vitam æternam. J'ai envie que ça dure, encore et encore. Parce que ça fait un bien fou. Parce que ça m'apaise, parce que la douleur s'en va. Parce que j'suis bien, là, tout contre elle. Parce que je ne voudrais être nulle part ailleurs. Parce que je ne pense plus à rien, si ce n'est à elle. A nous. A nos lèvres qui se lient enfin. Et je ne me pose aucune question. Je n'essaye pas de savoir pourquoi je lui plait, comment c'est possible, elle qui est si belle, bien mieux que moi. Je n'y pense pas, parce que je n'ai pas envie de gâcher cet instant magique. Hors du temps. Cet instant que j'ai espéré et redouté. Mon cœur qui s'emballe à nouveau, mais pour la meilleure des raisons. C'est comme un feu d'artifice dans ma poitrine, qui se calque sur le rythme de notre échange.
Tout doucement, je finis par ralentir le baiser jusqu'à venir décoller ma bouche de la sienne. Je pose délicatement mon front contre le sien, restant tout contre elle, incapable de remettre de la distance entre nous. Je rouvre les yeux et tout bas, je murmure, d'une voix honteuse.

- Pardon. J-j'suis désolé d'avoir merdé. De t'avoir lâché.

Parce que c'est vrai, je n'ai pas assuré. Et si elle s'était faite tuer, je ne me le serais jamais pardonné. Encore une fois.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Sam 25 Mar - 14:10

Il y a quelque chose dans son cerveau qui se déconnecte. Conscience mise sur pause, Penelope passe en mode machine. Elle ne réfléchit plus vraiment, laisse juste l’instinct prendre le dessus et l’adrénaline lui courir dans les veines. Elle rigole un peu Penelope, et Junior doit surement la prendre pour une folle, mais pour le moment elle n’y pense pas. Elle pense juste à ce frisson qui parcourt sa colonne vertébrale, à son rythme cardiaque qui s’emballe de façon étrangement maitrisée. C’est ça qui lui manquait, c’est cette sensation qu’elle ne retrouve pas autre part, ce besoin de frôler le danger, la mort, osciller sur la ligne et forcer pour pas tomber. Elle agonisait à rester immobile dans leur appartement trop grand, entre blagues pourries et les regards résignés de Tom. La pause, elle a jamais su maitriser Penelope, pire qu’un colibri et ce besoin permanent de bouger. Encore, encore. Bouger jusqu’à en crever. Alors oui elle rigole Penelope, parce qu’elle se sent de nouveau exister, avec le flingue entre les doigts et viser des cibles qui ne sont pas de papier.
Penelope et le cri de Junior, et la réalisation qu’il est toujours à ses côtés, qu’elle doit le protéger. Parce qu’elle survivrait pas s’il lui arrivait quelque chose, elle s’en voudrait éternellement. Parce que c’est sa faute s’il est là dans ce merdier aujourd’hui, parce qu’elle n’était pas assez sur de ses capacités et qu’elle avait décidé, égoïstement, de l’embarquer avec elle. Pardon Junior. Mais au lieu de la freiner, ça la motive encore plus. Toujours plus. Comme une nouvelle poussée de courage quand elle regarde ses yeux mouillés. Parce qu’elle refuse de le voir pleurer une nouvelle fois, de le voir terrorisé une nouvelle fois.

Main dans la main ils courent à travers les couloirs et Penelope ne regarde pas en arrière. Elle ne les a pas tué. Elle sait. Mais les blessures sont potentiellement mortelles. Et une petite voix au fond de son crâne lui rappelle sa panique terrible le soir d’Halloween, quand elle avait halluciné et cru avoir tué pour la première fois. Tout mais pas ça, elle refuse de revivre ce moment, alors elle enferme ses émotions, ses ressentiments au fond d’une cage, loin, bien loin. Parce que ce n’est pas le moment de se bloquer, de paniquer. Faut qu’elle bouge Penelope, qu’elle fasse le soldat comme elle sait si bien le faire, fantassin multi-tâche qui ne recule devant rien. Pas même devant cet homme qui pense pouvoir la menacer parce qu’il est du sexe opposé, parce qu’elle ne paye pas de mine comme ça, mais sous ses vêtements elle contracte ses muscles ciselés par des années d’entrainement. La violence est douce, sans éclat, sèche. Penelope réagit par instinct et finit par envoyer l’opposant au sol. Ça aussi ça lui avait manqué, le combat à main nu, le besoin de frapper, frapper, frapper. Elle trouve pas grand monde qui a envie de l’affronter à Savannah, sous prétexte qu’elle n’est qu’une fille, blondasse aux yeux trop bleus. Ah s’ils savaient, que tous les matins elle enchaine quelques coups avec Tom, et que le plus souvent c’est elle qui a l’avantage. Alors elle savoure l’instant, avant de se rappeler que la course n’est pas terminée, qu’ils doivent encore s’en tirer. Et de nouveau c’est la course dans le noir, jusqu’à sentir ses poumons à la limite de l’implosion.

Ils s’en sont tirés. Du moins pour le moment. Et ils prennent une pause bien méritée au niveau de la moto, laissant la réalité les frapper de plein fouet. Du moins pour Junior. Penelope est encore dans l’instant, dans le moment, prête à frapper, prête à tirer au moindre bruit. Mais elle sent son cœur se calmer petit à petit quand elle constate que Junior est en un seul morceau et elle aussi. Et c’est l’apaisement qui prend place, tout son corps qui se détend. J'ai cru.. La voix de Junior qui tremble et Penelope qui le regarde, intriguée. A un moment j'ai cru.. Il est bouleversé, ça se sent et c’est normal, surtout après ce qu’il vient de vivre. Penelope lui adresse un petit sourire, pour l’encourager à continuer. Parce que c’est ce qu’il y a le mieux à faire : vider son sac pour se sentir mieux après. Et c’est au tour du jeune homme de lui sourire. Un sourire qui fait rater un battement incontrôlé au cœur de Penelope. Parce que quand il sourit comme ça, elle perd tous ses moyens, elle préfèrerait limite se retrouver face à un canon de révolver car là au moins elle saurait comment riposter.
J'ai cru qu'on allait mourir avant que tu saches. « Que je sache quoi ? »  et les mots qui meurent déjà dans sa gorge quand elle le voit approcher, quand elle le sent contre elle. Elle reste interdite un instant, quand la main de Junior se pose sur sa joue et qu’il rapproche son visage du sien. Oui. Elle reste interdite, les bras ballants quand il finit par l’embrasser. Parce qu’une part d’elle n’y croyait plus, surtout après la dernière fois, après cette soirée complètement foirée quand il l’avait laissé en plan au cinéma. Puis finalement quand elle comprend que ce qui se passe n’est pas juste son imagination, Penelope se fait moins tendue, pose une de ses mains dans le creux de la nuque du jeune homme, l’autre allant se perdre dans au niveau de sa hanche. Elle oublie tout Penelope, les appréhensions, les incertitudes, les regrets. Elle répond au baiser, d’abord timidement puis plus sereinement. Des garçons, elle en a pas embrassé des tas. Ils se comptent sur les doigts de la main même. Mais le fait que ça soit Junior lui fait oublier tous ses doutes. Parce qu’il a ce quelque chose de si particulier que Penelope ne saurait nommer. Alors elle savoure, elle se perd dans ce baiser qui n’était pas prévu, dans ces sentiments qui commencent à gratter la surface de son palpitant. Non pas maintenant.
Et finalement il s’écarte, rompant l’instant, mais pas le contact. Front contre front, Penelope essaye de cacher le rouge qui s’installe furieusement sur ses joues et la façon dont ses lèvres ont envie de s’étirer en un sourire stupide. Parce qu’elle se sent humaine en cet instant. Parce qu’elle se sent femme. Et pas une espèce de machine à détruire ce qui se dresse sur son chemin, pas le garçon manqué que le miroir lui renvoi tous les matins. Elle le dévisage lentement, lui et ses yeux trop bleus dans lesquels elle voudrait se noyer. Pardon. J-j'suis désolé d'avoir merdé. De t'avoir lâché. Elle rigole doucement, secoue la tête avant de poser sa main sur la joue du jeune homme, incapable de se souvenir ce que ça fait de ne pas le toucher. « T’as pas merdé Junior, loin de là. Tu sais, sans toi je serais même pas entrée »   qu’elle murmure avant de poser de nouveau ses lèvres sur les siennes pour l’embrasser de nouveau. Comme un besoin, comme une envie. Puis elle s’écarte de nouveau, petit sourire moqueur sur le visage.  «  Ca aurait été dommage de mourir pas vrai ? De pas savoir tout ça… »   Les baisers, les regards, les sentiments qui débordent un peu trop malgré leurs efforts. Mais c’est pas le moment de s’arrêter, pas le moment de rester là béat comme deux idiots sur le pavé à se regarder droit dans les yeux, débordant de guimauve et autres bêtises du genre. Penelope s’écarte de Junior un peu rapidement avant d’enfiler son casque de moto. « Faut pas qu’on reste ici Junior.  Elle voudrait qu’il ne la lâche jamais.
Et déjà la moto file dans la nuit, Penelope sui se concentre sur les lumières de la ville qui défilent pour essayer de se concentrer, de faire le tri dans ses pensées. Parce que c’est beaucoup, vraiment beaucoup à assimiler.

Arrivée au parking de l’appartement, Penelope gare la moto et descend, rangeant son casque et celui de Junior avant de se tourner vers le jeune homme, hésitante.  « Je. Tu. »   et le rouge qui revient envahir ses joues. Foutue timidité qui perce sa carapace d’acier.  « Tu restes ici ce soir ? »   Qu’elle demande dans un souffle avant de tourner la tête pour ne plus affronter son regard. Parce qu’égoïstement elle n’a pas envie de laisser filer. Elle n’a pas envie de le voir tourner les talons et de se retrouver toute seule après ce trop plein d’émotions. Et quand elle a l’accord du dernier elle lui fait signe de le suivre.
Dans l’ascenseur elle a son cœur qui commence à palpiter et elle n’ose pas le regarder, les yeux rivés sur ses chaussures. Dans le couloir c’est son ventre qui se tord, et les putains de papillons clichés qui décident d’élire domicile dans son abdomen. « Reste là, je veux juste vérifier que les gars dorment…J’étais pas censée être sortie ce soir »  qu’elle murmure tout doucement en faisant signe à Junior de rester en arrière. Lentement elle se glisse dans l’appartement, jusqu’au salon où les lumières son complètement éteintes. Rapidement elle fait le tour du lieu avant de revenir à l’entrée ou elle invite Junior à entrer. « Ils dorment tous la voie est libre soldat » et le ton qui frôle la plaisanterie, comme pour détendre l’atmosphère, parce que là tout de suite elle a l’impression d’être une de ces gamines de 15 ans dans les séries télé. Et ça l’agace réellement.
Toujours sans bruits ils arrivent à l’étage, là où se trouve sa chambre et Penelope ouvre la chambre invitant Junior à entrer. Elle se sent stressée, terriblement stressée, à l’idée de le faire pénétrer dans son territoire secret. Sa chambre, c’est l’endroit où elle se cache, l’endroit où elle se protège. Caverne qu’elle décors à chaque déménagement du mieux qu’elle peut, placardant aux murs ses envies, ses personnalités, là elle peut plus vraiment cacher qui elle est, et ça lui fait peur que Junior décide que c’est pas assez, que c’est décevant et qu’il tourne les talons, la laissant ici en plan. « Pardon pour le bazar » Penelope s’excuse pour les fringues jetées un peu partout, les bd qui jonchent le sol et tout le reste qui refuse de rester ranger, malgré ses efforts répétés. Elle soupire, secoue la tête et finalement enlève son blouson, grimaçant quand le cuir rappe la blessure à son bras. C’est vrai, elle avait oublié dans toute l’agitation. « Installe toi ou tu veux…Fais comme tu veux » et toujours le regard qui fuit, elle a pas l’impression de l’avoir regardé depuis qu’il a accepté de rester. Parce que dans sa poitrine c’est l’apocalypse, pire qu’un 4 juillet tant les explosions sont puissantes. Alors elle fait semblant de se concentrer sur sa blessure, enlève son pull pour se retrouver en débardeur, les bras nus, et la plaie à l’air libre. Rapidement elle fouille dans un tiroir pour en sortir du désinfectant et du sparadrap puis s’installe sur son lit, commençant à nettoyer la blessure, car c’est tellement plus simple que d’affronter la réalité.
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J'suis pas v'nu ici pour souffrir, okay ?

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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Dim 2 Avr - 22:44

J'ai un bref instant de panique, lorsque mes lèvres se posent sur les siennes et qu'elle ne réagit pas. Mon baiser qui ne trouve pas d'écho et ses bras qui restent le long de son corps. Pendant un bref instant, j'ai envie de disparaitre. De remonter le temps de quelques secondes et de ne surtout pas faire ça. Pendant un bref instant, je me sens horrible et ridicule. Pendant un bref instant, j'ai le cœur qui part en lambeaux. Mais ce n'est qu'un bref instant. Et bien vite, elle se mouve, ses lèvres qui s'activent et ses mains qui se posent sur moi. Derrière ma nuque ; premier frisson. Sur ma hanche ; deuxième frisson. Et la douce extase libératrice qui m'envahit, qui me fait me sentir léger, qui me fait me sentir bien. Important. Qui me fait oublier à quel point je hais ce reflet dans le miroir, à quel point je pense qu'on ne peut pas m'aimer. Parce que les baisers de Penelope semblent vouloir me hurler le contraire. Et pour une fois, j'accepte d'entendre, j'accepte d'y croire. Et je souris en l'embrassant, comme un gosse qui découvre pour la première fois la douceur des lèvres d'une fille. Leurs parfums si particulier, tous unique, qui vient gentiment apaiser mes nuits moroses, mes nuits agitées. Mais là, ce n'est pas un souvenir, ce n'est pas une sensation. C'est réel, c'est en train de se passer. Et c'est si fort, ça bouscule tout, ça lave toutes les peurs et les inquiétudes. Ça me fait jusqu'à oublier que quelques minutes auparavant, j'étais terrorisé avec trois mecs armés devant moi. Ça me fait même oublier Bee et toute la culpabilité qui va avec. Juste un instant de bonheur total et complet, que je voudrais éterniser. Les fourmis partout qui s'agitent et qui courent dans tous les sens dans ma poitrine et mon estomac. Sensation délicieuse, salvatrice. Et tout doucement, j'arrête le baiser, nos fronts désormais collés, comme si l'idée de ne plus avoir un contact physique n'était pas acceptable, pas supportable. Et je finis par m'excuser platement d'avoir été un si mauvais partenaire. Je doute fort qu'elle me recommande au reste de la bande après ça. Tant pis, je n'aurais pas tout perdu. J'aurais même gagné le plus important finalement. Sa main glisse sur ma joue et je souris tendrement, désireux de la voir refaire ça encore et encore, indéfiniment.

- T’as pas merdé Junior, loin de là. Tu sais, sans toi je serais même pas entrée.
J'échappe un petit rire pas convaincu et hausse modestement les épaules. Nos lèvres qui se rencontrent encore et la certitude que je ne m'en lasserais jamais.
- Ça aurait été dommage de mourir pas vrai ? De pas savoir tout ça…


Je hoche la tête de bas en haut pour confirmer. Oui, terriblement dommage. Et je suis fier de moi, d'avoir osé passer le pas. D'avoir trouvé le courage d'oser et surtout de ne pas m'être effondré cette fois. Lamentablement. Comme la dernière fois au cinéma. Peut-être que je lui expliquerais un jour. Mais pas encore. On a le temps et je ne suis de toute façon pas prêt à évoquer Bee. Peut-être que je ne le serais jamais, aucune idée. Nous verrons bien. Elle finit par s'activer en me faisant remarquer qu'on doit vite filer de là, ne pas traîner ici et ce n'est pas moi qui vais la supplier du contraire.

- Ouais t'as raison, bougeons de là.

Je grimpe sur la moto derrière elle, sans appréhension, sans gêne. Au contraire. Je me blottis contre elle, serrant sa taille entre mes bras, sûrs d'eux pour une fois. Mon cœur qui cogne contre son dos et je m'en fous. Tant mieux, même. Je veux qu'elle l'entende raisonner dans sa cage thoracique. Je veux qu'elle sache l'effet qu'elle me fait et tout ce qu'elle réveille en moi. Et j'aimerais aussi qu'elle puisse sentir cette douce chaleur qui se diffuse partout en moi, réchauffant chacune de mes cellules et réconfortant mes chagrins. Je souris sous le casque, détendu, apaisé, incapable de penser à ce qu'on vient de faire. Aux hommes blessés qu'on a laissé derrière nous. Ce n'est probablement pas très chrétien, ouais. Mais tant pis, au diable dieu, la bible et les préceptes religieux. Pour l'instant, mon Eden est sur terre et je me soucie bien peu de ce qui peut m'attendre après. On finit par arriver à destination et je réalise alors qu'on est sur le parking de son immeuble. Elle ne m'a pas ramené en ville. Je descends de la moto et retire le casque, lui lançant un petit regard interrogateur. Pourquoi on est ici ?

- Je. Tu.

Et je la vois piquer un fard, sous mes yeux ébahis. Je découvre une nouvelle facette de sa personnalité, un côté plus sensible et je me sens fondre devant sa gêne. Je ris en silence, touché, encore plus charmé. Elle n'a de cesse de me surprendre, un peu plus chaque jour. Et y a comme une impatience là, qui naît au fond de ma poitrine. Cette envie dévorante de tout savoir, de tout découvrir d'elle. Tout en espérant que ça prendre du temps. Pour pouvoir mieux en savourer chaque découvertes. Je suis finalement plus détendu qu'elle, qui l'aurait cru ? Je m'approche, laissant ma main frôler la sienne, pour l'encourager à continuer.

- Tu restes ici ce soir ?
- Avec plaisir, Penelope.

Et ma réponse semble la soulager. Je peux comprendre, c'est ce même soulagement que j'ai éprouvé lorsque j'ai compris qu'elle n'allait pas me rejeter alors que je l'embrassais. On se retrouve à grimper dans le bâtiment, silencieux, côte à côte dans l'ascenseur. Et elle fuit clairement mon regard. Est-ce que je dois m'inquiéter ? Est-ce que ça n'est rien d'autre que la manifestation de sa gêne, ou est-ce qu'elle regrette ? Je me sens subitement un peu moins vaillant. Le schéma classique qui se répète, les questions et les doutes qui se bousculent dans ma tête. Est-ce qu'elle m'apprécie vraiment ? Ou est-ce que c'était juste l'adrénaline du moment ? Est-ce que ça se reproduira encore ? Et pourquoi elle veut que je reste du coup ? Par politesse ? Par pitié, parce que j'ai chialé toute la soirée ? Mon sourire disparaît progressivement, au fur et à mesure que ma poitrine se retrouve compressée et que je me mets à étouffer. Le bonheur n'aura pas duré longtemps. Toujours sans avoir dit un mot, on se retrouve devant la porte et elle m'arrête. Encore une fois, j'ai ce bref instant de peur, d'appréhension. Elle a changé d'avis ? Elle veut que je m'en aille finalement ? On doit faire comme si rien ne s'était passé ?

- Reste là, je veux juste vérifier que les gars dorment… J’étais pas censée être sortie ce soir.

Oh. Et voilà, je me sens con à nouveau. J'ai encore paniqué pour rien, foutu habitude, foutu manque de confiance en moi. Je déglutis et secoue la tête, lui faisant signe de faire ce qu'elle à faire. Moi, je ne bouge pas d'ici. J'attends quelques instants, retrouvant un semblant de nervosité. Je secoue mes épaules, allez. Détend toi Junior. Ça va aller. Ce n'est pas la première fois qu'on passe du temps ensemble. Rien que tout les deux. C'est même chose courante finalement. Elle finit par me revenir et me fait entrer discrètement. On se faufile sans bruit jusqu'à sa chambre et dès que la porte est fermée, je me sens à nouveau en sécurité. Je n'étais jamais venu ici et très vite, mon regard se perd un peu partout. Les murs, les étagères, le lit, le sol, le bureau. J'ai un sourire stupide sur les lèvres, comme un gosse émerveillé qui découvre les cadeaux le 25 décembre au matin. La pièce est bordélique, remplie de choses et d'autres et je n'en attendais pas moins d'elle. Je la retrouve aisément dans l'ambiance de la pièce, qui lui colle carrément à la peau. Et ça me rassure, finalement.

- Installe toi ou tu veux… Fais comme tu veux.

Je l'écoute d'une oreille distraite, sans la regarder, alors que mon attention a été retenue par autre chose. Une BD par terre, aux couleurs familières. Je m'avance et attrape l'objet pour l'extirper du reste de la pile. C'est bien ça. Un large sourire vient illuminer mon visage, ravie de voir que l'on peut avoir des goûts en commun. Je pivote vers elle en lui montrant la bande dessinée.

- Je l'avais aussi. Ouais, je l'avais. Parce que maintenant, je n'ai plus rien. - Elle est vraiment gén..
Je m'interromps en découvrant son bras blessé. Mon sourire disparaît et je la regarde aller s'installer sur son lit, les mains chargées pour se soigner.
- Pene, mais, t'es blessée ?!
Et je me sens un peu honteux de ne pas m'en être rendu compte avant. J'abandonne la bd et viens rapidement la rejoindre sur le lit, m'asseyant à ses côtés.
- Laisse moi voir. Que je souffle doucement.

J'oublie ma nervosité et tout le reste. Je me concentre. Le front légèrement plissé, les traits contractés, je me penche sur son bras et j'observe la blessure pour évaluer les dégâts. L'entaille n'est pas très profonde, mais ce n'est pas très beau à voir, comme une brûlure. Une balle perdue j'imagine. Et cette pensée me fait froid dans le dos. Ça aurait pu être ailleurs. La balle aurait pu venir se loger dans son cœur ou dans sa tête. Elle aurait pu y rester. Cette pensée m'affole mais je la chasse rapidement, je n'ai pas le temps de m'étendre sur mes états d'âmes. Prise à temps, elle ne devrait pas s'infecter et on devrait pouvoir soigner ça nous même sans difficulté. Sans la regarder, sans rien lui demander, je commence moi-même à la panser. Je prends d'abord le temps de nettoyer sa blessure, exécutant des gestes doux, sûrs et appliqués, sans la moindre hésitation. Puis, une fois la plaie propre, j'attrape le sparadraps et l'applique soigneusement pour protéger le tout des agressions extérieures.

- Et voilà. Ça va aller, tu n'as pas trop mal ?

Que je dis doucement, un sourire satisfait sur les lèvres, de ces sourires qu'on a après un travail bien fait. Je relève les yeux vers elle, cherchant son regard, avec la sale impression que je ne l'ai pas croisé depuis une éternité. J'attends d'avoir son attention et, le cœur battant, je me penche un peu vers elle, hésitant. Si elle accepte que je l'embrasse une seconde, c'est que la première n'était pas une erreur. Et j'ai l'impression que c'est maintenant que tout se joue réellement. Ma poitrine se soulève à un rythme rapide, trahissant la crainte qui me traverse à cet instant. Mon visage près du sien, nos souffles qui s'emmêlent, tremblants. A mi-voix, plus stressé que jamais, n'ayant pas la moindre idée de la façon dont il faut procéder, je souffle :

- J'ai envie d'être avec toi..

Et mes lèvres qui viennent sceller les siennes, timidement, tendrement. Elle n'a rien à dire si elle ne veut pas. Il lui suffit de m'embrasser à nouveau et je prendrais ça pour un oui. Comme il lui suffit de me repousser pour que je comprenne que je fais fausse route, que je me méprends depuis le début, que j'ai imaginé des choses et que je suis le seul à espérer plus de nous deux. Le seul a avoir le cœur qui bat un peu trop vite dès qu'elle est dans les parages, dès qu'elle envoie un message. Dès que je pense à elle.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Jeu 13 Avr - 22:35

Junior dans son dos, et la façon dont il s’agrippe à elle, ses bras autour de son abdomen, et le sourire qu’il ne peut voir qui s’étale sur ses lèvres. Elle voudrait rester comme ça pour l’éternité, sur la moto à filer dans la nuit, avec Junior derrière elle qui ne la lâche jamais. Parce que comme ça y a plus rien, y a plus la violence dont elle a besoin de faire preuve, y a plus la bande, ya plus Tex et ses yeux trop bleus qui la hante. Y a plus non plus Tom, et la peur de le décevoir. Foutu Tom, s’il savait dans quoi il l’avait balancé, il aurait peut-être réfléchi avant de lui demander de jouer ce foutu rôle. Rôle qu’elle n’a plus besoin de forcer maintenant, tant le réel se fond avec la fiction, et qu’elle sent encore les lèvres de Junior contre les siennes. Mais elle veut pas penser à ça Penelope, aux conséquences, aux mensonges qui deviennent vérités. Elle veut pas parce que ça lui fait peur. Alors à la place elle se contre sur la route, sur la chaleur des bras de Junior, sur les lumières qui défilent devant ses yeux. Voila. C’est mieux comme ça.
Puis y a le parking, la fin de la route et Penelope quitte sa bulle à contre-cœur. Elle sait ce qu’elle va demander et y a son palpitant qui hurle d’appréhension dans sa poitrine. Le rouge au joue qui monte trop vite et qu’elle n’arrive pas à contrôler quand elle prend enfin la parole pour lui proposer de rester. Elle se maudit intérieurement, aurait voulu se la jouer cool un peu comme Billy quand il embarque une fille au bar, mais elle mélange ses mots et se met à bafouiller. Cependant Junior ne semble pas vraiment s’en formaliser et quand elle sent sa main rencontrer la sienne, juste une caresse pour l’encourager, elle raffermi sa position et finit par enfin réussir à lui demander s’il veut dormir ici ce soir. Elle a jamais proposé à qui que ce soit de venir, préférant allez chez les autres plutôt que chez elle. Parce que c’est personnel. Terriblement personnel. C’est leur univers à tous les quatre, à Tom, Billy, Tex et elle. C’est leur vie qu’ils posent entre quatre murs à chaque fois, c’est loin des bobards qu’ils peuvent raconter après un verre ou deux dans le nez. Mais Junior, elle a envie qu’il sache. Elle a envie qu’il découvre. Elle a envie de lui servir des foutues gaufres le matin et de le menacer avec la poêle pour qu’il termine son assiette et qu’il arrête de râler. Elle a envie de le voir se chamailler avec Tex, avant de baisser la tête parce que y a Tom et Billy qui viennent d’arriver et que ça suffit de déconner. Elle imagine tout ça, rien qu’un instant, en se disant : pourquoi pas après tout ? Ils étaient venu pour ça pas vrai, le recruter. C’est-à-dire l’intégrer à leur putain de famille soudée.
Avec plaisir, Penelope. La réponse est positive et Penelope pousse un soupir de soulagement, rejetant l’air qu’elle avait retenu trop longtemps dans ses poumons, en apnée en attendant sa réponse. « Cool » et le sourire qui lui échappe malgré elle. Sourire qui disparait rapidement quand elle se rend compte de ce qui vient de se passer, de ce que ça implique, de tous les scenarios qui se mettent à germer dans son crâne. Alors elle évite de le regarder pendant qu’ils grimpent dans l’ascenseur, parce que tout d’un coup elle se retrouve complétement démunie et y a une armée de et si qui commence à l’envahir. Et si, et si, et si. Qu’est-ce qui se passerait s’il se rendait compte de comment elle était ? De la gamine au sol jonché de bandes dessinées, celle qui range pas sa chambre et qui laisse trainer ses flingues sur la table de nuit. De la foutue gamine pas féminine pour deux sous, avec les brassières et les caleçons au lieu de la lingerie sophistiqué qu’on vous vend à la télé. De la foutue gamine incapable de beaucoup trop de choses, de cuisiner ou même de compter normalement parce que les divisions elle avait toujours trouvé ça trop compliqué. Parce qu’avec tout ce temps passé aux côtés de Junior et l’impression qu’il commence à prendre trop de place, trop d’importance, et qu’elle n’a pas envie de tout gâcher.
Elle ne voit même pas que son silence a un impact sur Junior. Elle ne voit pas qu’il est aussi nerveux qu’elle. Elle ne voit pas grand-chose à part la porte de l’appartement et la prière qu’elle adresse silencieusement pour que les garçons soient couchés. Pour que Tex soit couché. Elle veut pas qu’il apprenne comme ça, qu’il les surprennent alors qu’elle a pas réussi à lui expliquer. Doucement elle fait signe à Junior d’entrer avec elle et lui explique qu’elle va vérifier si la voix est libre. Puis une fois son inspection terminée elle l’entraine à sa suite dans sa chambre.
Sa chambre. Beau bordel de tout et de rien, d’affaires qu’elle n’a jamais eu envie de déballer ou même de ranger, persuadée que demain ils seraient de nouveau sur la route. Y a les BD au sol, les fringues un peu partout, et Junior qui observe tout. Elle sent de nouveau ses joues s’échauffer, parce que sa chambre c’est vraiment elle, dans l’intimité, tout pleins de choses qu’elle ne dit pas quand elle fait la femme forte et qu’elle joue les gros bras.
Je l'avais aussi. Elle revient vers le lit en regardant Junior sortir une bande dessinée de tout le fatras. Et le sourire fugace qui fleurit sur son visage. Elle est heureuse de voir qu’ils ont au moins quelque chose en commun. Elle est vraiment gén.. Mais déjà qu’il s’arrête et qu’il fixe son bras blessé, l’air soudain paniqué. Pene, mais, t'es blessée ?! « Trois fois rien je t’assure c’est pas grand-chose » qu’elle répond légèrement en haussant les épaules pendant qu’il vient la rejoindre. Ouais, pas grand-chose, jamais pire de la balle qu’elle avait pris en plein ventre, ou de cette fois où elle s’était cassé la jambe et que l’os avait percé la chaire. Des éraflures dans ce genre elle en a partout sur le corps, même au niveau de la joue quand on regarde bien, fine trace blanche qui zèbre sa peau. Elle en tient plus vraiment compte, elle les laisse cicatriser en attendant la prochaine. Jusqu’au jour où il n’y en aura plus. Laisse moi voir. « T’en fais pas Junior j’ai l’habitude t’embête pas avec ça » mais Junior ne lui laisse pas le choix, et étrangement elle n’éprouve pas le besoin de le repousser. Au contraire. Elle le regarde s’affairer sur la blessure, la façon dont il fronce les sourcils similaires à quand il s’occupait des alarmes et des vidéos dans la maison. Elle frissonne légèrement quand elle sent ses doigts sur sa peau nue, mais ne trésaille pas quand le désinfectant rencontre la plaie. Non. Elle est trop concentrée sur le souffle de Junior sur sa peau, de la façon si délicate qu’il a de panser la plaie, comme si elle était faite de porcelaine et qu’elle pouvait se briser au moindre geste trop brusque. Et voilà. Ça va aller, tu n'as pas trop mal ? Et le rire qui s’échappe doucement de ses lèvres. Elle palpe le pansement avant de secouer la tête. « Non t’en fais pas j’ai connu pire. » Puis elle lève la tête pour le regarder dans les yeux. « Tu fais ça bien, on dirait que t’as l’habitude. » Ouais, l’habitude de réparer les choses, de foutre de l’antiseptique pour que l’infection ne prenne pas et la douceur dans ses gestes. Elle pensait pas qu’il serait aussi doué à ça. Non. Elle pensait pas. Et elle aime ça, la surprise, la découverte. Puis soudain y a la réalisation. Junior trop près d’elle, et leurs souffles qui se mélangent. Junior à portée de doigts et son cœur qui s‘affole. Il se penche légèrement vers elle, comme s’il allait l’embrasser encore. Encore. Et déjà son ventre qui s’enflamme alors qu’il ne l’a même pas touché. Bon sang. Ca la rend dingue. J'ai envie d'être avec toi.. d’être avec elle. Comment. Maintenant ? Tout de suite ? Ou plus long. Genre… Sortir avec elle ? Ca veut dire quoi tout ça, ça veut dire quoi ? Et le cerveau de Penelope qui tourne à cent à l’heure, immobile elle se fige, incapable de trouver une réponse à cette affirmation parce qu’elle est tout simplement prise de court. « Junio… » Mais déjà il l’embrasse, lui faisan ravaler ses mots. Il l’embrasse tellement doucement, avec tendresse, comme lorsqu’il lui avait fait le pansement. Il l’embrasse comme si elle était fragile, précieuse, comme s’il ne savait pas lui-même si un baiser était autorisé. Et c’est trop. Beaucoup trop. Et l’impression que le cœur va déborder. Alors elle envoie ses doutes et ses questions au loin et doucement elle l’attire vers elle, répondant avec la même douceur à ce baiser qui la secoue bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Elle fait glisser ses doigts le long de sa nuque, s’agrippe légèrement au tissus de son t-shirt avant de se rapprocher un peu plus de lui, comme si elle voulait détruire chaque centimètre qui les sépare. Elle se perd Penelope, et le baiser devient plus vif, moins tendre, plus désireux. Parce que ça fait longtemps qu’elle a pas eu envie d’embrasser un garçon comme ça. Depuis Tex en fait.
Finalement elle s’écarte à contre cœur de lui et se met à rigoler. C’est fin, léger, un peu gêné puis le rire s’amplifie et elle est obligée de porter la main à sa bouche pour l’étouffer. Une fois calmée elle secoue la tête doucement avant de regarder le jeune homme, attrapant sa main dans la sienne, jouant distraitement avec ses doigts. « J’ai envie aussi. Je sais pas ce que ça veut dire. J’en sais rien. Je connais pas tout ça. Mais j’ai envie. » De nouveau elle se rapproche, souple elle s’installe à califourchon sur les cuisses de Junior avant de poser ses mains sur sa nuque. « Faut qu’on arrête d’avoir peur. La peur c’est nul. Je pense qu’on est tous les deux d’accord sur ce qui se passe pas vrai ? » et le sourire moqueur pendant qu’elle vient déposer un baiser léger sur les lèvres du jeune homme. Puis un autre. Et encore. Avant de finir par l’embrasser vraiment, faisant glisser ses mains le long des bras de Junior pour se saisir de ses mains et venir les placer sur ses hanches à elle. « Moi la première donc je crois » qu’elle murmure doucement contre ses lèvres « J’ai envie de toi. » de lui, de ses mains sur son corps et qu’il reste avec elle. Qu’il ne la laisse pas. Qu’il ne parte pas. Plus maintenant. Il a pris trop de place là-dedans, et le seul moyen de rendre ça moins oppressant c’est qu’il continue d’être présent.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Ven 21 Avr - 11:14

- Trois fois rien je t’assure c’est pas grand-chose.
Pas d'accord. Je fais doucement claquer ma langue sur mon palais en guise de protestation et je la rejoins rapidement. C'est à moi de décider si c'est grave ou pas. Pourquoi ? Simplement parce que mon quotient émotionnel est bien trop élevé et que si je ne m'assure pas qu'elle ne risque rien, je vais paniquer toute la nuit et tous les jours suivants, jusqu'à ce qu'elle me montre son bras guérit. Alors j'aime autant prendre les devants, faire les choses moi-même et les faire bien. Juste pour être sûr. Peut-être aussi parce que j'en ai envie. Envie de prendre soin d'elle. Est-ce qu'elle trouverait ça trop macho ? Faut dire que c'est une indépendante Penelope. Pas du genre à dépendre de qui que ce soit, pas du genre à attendre qu'on s'occupe d'elle. Alors je déglutis et je rassemble tout mon courage pour passer outre mes pensées angoissantes, priant en silence pour qu'elle ne se vexe pas. Qu'elle ne me repousse pas. Et j'espère, au fond de moi, qu'elle comprend la motivation de mon geste. Je ne veux pas la soigner parce qu'elle est une femme et moi un homme. Non. Je veux la soigner parce que c'est elle, parce qu'elle compte. Un peu trop sûrement. Et que je ne sais pas trop comment lui dire, alors je cherche désespérément et maladroitement à lui montrer. Ne pouvant rien faire d'autre qu'espérer qu'elle comprenne et qu'elle voit tout ça. Tous mes efforts pour lui plaire, tous mes efforts pour lui faire plaisir. Parce que je voudrais pouvoir la voir sourire tout le temps. Ne jamais être triste. Chasser ses peines et ses angoisses d'un revers de la main. Parce qu'elle est tellement belle quand elle sourit. Elle est lumineuse et elle comble tout l'espace autour d'elle, inondant tout ceux qui sont proches d'elle d'une chaleur réconfortante. Et je veux préserver ça. Aussi longtemps que possible.
- T’en fais pas Junior j’ai l’habitude t’embête pas avec ça.
Je m'interrompt un instant, relevant les yeux vers elle. Sourire tendre en bord de lèvres.
- Ça ne m'embête pas.
Que je souffle doucement. Et je sens mes entrailles se tordre dans mon ventre, parce que j'ai l'impression que chaque mot que je dis est un aveux de ce que je ressens. Et c'est stressant, gênant. Alors je toussote et baisse rapidement le regard pour me concentrer sur sa blessure. Très vite, j'occulte tout le reste. J'oublie même ma proximité avec elle. Quand mon cerveau se met en marche comme ça, il prend toute la place et étouffe dans un coin mes émotions. Celles qui me dérangent tellement habituellement. Celles qui me font bégayer et perdre tous mes moyens, alors que je suis capable d'apprendre une nouvelle langue en quelques semaines à peine ou encore de lire un livre une fois et de le connaître par cœur. Les gens qui savent pour mon intelligence pensent souvent que je dois déborder de confiance en moi. Que la vie doit être simple, que je réussis tout ce que j'entreprends et que je mène une vie de rêve en accord avec moi-même. Ils ne pourraient pas plus se tromper que ça. Mes capacités ont toujours représenté une grande souffrance dans mon enfance. Que ce soit à la maison, exploité par mes parents tarés. Ou à l'école, rejeté par les autres. C'est à cause d'elles que je me sens indésirable et minable. Micha n'a pas mon QI et pourtant lui, c'était le roi partout où il allait. Tout le monde l'adorait et l'admirait. Moi, j'étais le vilain petit canard. Son ombre. Celle sur laquelle on marche sans même y prêter attention. Mais aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est différent. Parce que c'est grâce à elles que j'ai rencontré la bande. Grâce à elles que j'ai rencontré Penelope. Et ça ne semble pas la décourager ni la repousser. Alors, ça me réchauffe, là, au fond de ma poitrine. Ça me redonne un peu confiance en moi, en la vie. Je me dis que tout n'est pas perdu finalement. Que je ne suis peut-être pas si nul que ça. Que c'est peut-être à mon tour de m'intégrer parmi mes semblables. Et je veux y croire. Je me raccroche à ça, peut-être un peu trop fort. Je termine enfin le boulot et m’enquiers aussitôt de son état. Ça la fait rire et je fais la moue, conscient qu'une blessure de ce genre-là ne doit pas vraiment la perturber plus que ça.
- Non t’en fais pas j’ai connu pire.
- C'est rassurant..
Que je souffle, ironique. Je préfère ne pas penser à ça. Pas penser au fait qu'elle pourrait se retrouver avec une balle mal logée qui viendrait la terrasser. Ça me fait trop peur, ça me fait trop mal. Je veux pas revivre ça. La mort d'une personne aimée. Que ce soit de ma faute ou pas. Je ne veux juste plus jamais revivre ça. Jamais. Mon sourire s'efface une seconde, un peu effrayé par cette pensée. On peut pas dire qu'en la choisissant, mon cœur ait opté pour la sécurité. Con de palpitant.
- Tu fais ça bien, on dirait que t’as l’habitude.
Je retrouve un sourire légèrement amusé.
- Ouais, c'est toujours moi qui m'occupait de Micha et d'moi-même.
Je déglutis. Mon sourire s'envole à nouveau et je deviens nerveux. Je détourne le regard et hausse mollement les épaules, comme si ça n'avait pas d'importance.
- On était des gosses turbulents, deux garçons quoi.. !
Je parle un peu trop vite, la voix un peu enraillée, déformée par l'émotion subite qui vient me déstabiliser. Ces foutues émotions qui refont surface toujours quand il ne faut pas. On était pas turbulents. Micha, si, un peu. Mais moi non. J'étais toujours calme, rarement en mouvement. Pondéré et réservé. Toutes ces blessures que j'ai pansé, c'était celles infligées par nos parents. Eux et leur imagination débordante pour nous punir, pour nous corriger. Les genoux écorchés, le dos lacéré et tout le reste. Les bains glacés, les nuits dans la boite. Ma poitrine se compresse rien que d'y repenser. Je ne veux pas y repenser. Surtout pas maintenant. Pas en étant avec elle. Alors je prends sur moi. Je me redresse et je force mes pensées à se tirer de là, à me foutre la paix. Je lui souris, un peu faiblement mais j'y mets toute ma conviction malgré tout. Mon regard rencontre le sien et ça va déjà mieux. L'obscurité se dissipe et il ne reste plus qu'elle. Elle et son sourire qui éclaire tout. Alors je retrouve mon courage et je n'ai jamais été aussi sûr de mes sentiments à son égard qu'à cet instant. Jamais aussi sûr de ce que je veux d'elle. Alors je me lance. Les mots glissent doucement le long de mes lèvres et je m'étonne moi-même d'avoir réussi à dire ça sans trembler, sans défaillir. Et quand elle commence à parler, je prends peur. Je ne veux pas qu'elle me repousse. Je ne veux pas qu'elle hésite et qu'elle s'éloigne. Alors je l'embrasse. Tentative désespérée pour la retenir. Et elle y répond, avec la même tendresse. Mon cœur explose à nouveau, libérant encore une fois une nuée de papillons qui viennent me faire sentir si léger, si détendu. A ma place. L'échange délicat s'intensifie rapidement. Elle passe sa main derrière ma nuque et je fais de même, désireux de la sentir plus proche de moi. J'ai besoin de la sentir tout contre moi. Et je me sens incroyablement chanceux qu'une fille comme elle puisse s'intéresser à moi. Même dans mes rêves les plus osés je n'osais pas l'imaginer. Et pourtant, c'est bien réel. Ce baiser qu'on échange, là, dans sa chambre. Elle finit par se détacher et je n'insiste pas, malgré mon envie de retourner à la conquête de ses lèvres. Déjà accro, déjà en manque. De leur goût, de leur douceur, de leurs étreintes autour des miennes. Elle sourit, elle rit même. Et j'étire mes lèvres à mon tour, sans dire un mot. Trop occupé à la regarder. A la trouver si parfaite. Elle vient faire taire son rire en appuyant sa main sur sa bouche et moi, je glisse mes bras autour d'elle, pour la retenir, pour l'approcher encore plus. Le cœur qui bat, si fort, mais c'est si agréable. Une sensation grisante qui vient éveiller tous mes sens et me faire sentir invincible. Et ça faisait longtemps que je n'avais plus ressentit ça.
- J’ai envie aussi. Je sais pas ce que ça veut dire. J’en sais rien. Je connais pas tout ça. Mais j’ai envie.
Et c'est ça que j'aime chez elle. Cette façon qu'elle a de ne pas voir à quel point elle est belle, à quel point elle est remarquable. Elle ne voit sûrement pas tous les regards des hommes qui la dévisagent sur son passage. Et ça la rend encore plus touchante, encore plus jolie. J'me sens fondre comme neige au soleil sous son regard pétillant et je voudrais pouvoir la garder près de moi à chaque seconde pour ne jamais m'en détacher. Mais avant que je n'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, elle vient s'installer sur moi et je ris en silence, la laissant faire, sans prendre vraiment conscience de la tournure de la situation.
- Faut qu’on arrête d’avoir peur. La peur c’est nul. Je pense qu’on est tous les deux d’accord sur ce qui se passe pas vrai ?
Mes bras entourent son dos, caressant son visage de mon regard, sourire serein.
- Oui, j'espère.
Et à cet instant, je n'ai plus peur. Tout semble se dérouler à la perfection, mieux que je n'aurais pu l'imaginer. Je n'ai pas gaffé, ni bredouillé. Elle n'a pas hésité, ne m'a pas repoussé. C'est parfait. Peut-être un peu trop justement et j'aurais dû me douter que ça ne pouvait pas continuer bien longtemps comme ça. Elle m'embrasse et je la laisse faire, savourant l'instant. Puis, elle vient attraper mes mains pour les poser sur ses hanches et je la sens qui se cambre légèrement. Mon palpitant rate un battement alors que doucement, à l'horizon, je vois l'orage s'approcher.
- Moi la première donc je crois. J’ai envie de toi.
Et brusquement, mon regard se voile, la panique se lit au fond de mes yeux. La pression de mes mains autour d'elle retombe et c'est comme si je la frôlais à peine. Je regarde autour de moi dans un mouvement nerveux, analysant la situation. Elle et moi, seuls, dans sa chambre, sur son lit, elle sur moi, mes mains sur ses hanches et elle qui me dit qu'elle a envie de moi. J'suis pas très doué pour les relations, mais je vois bien ce qui m'attends. Et j'peux pas. L'euphorie redescend brusquement et l'atterrissage est violent. Je baisse les yeux et retire mes mains, le cœur en feu, mais pas de la bonne façon.
- Pene, écoute je..
Les mots restent bloqués dans ma gorge et à nouveau, je me sens pitoyable. Je soupire, passe ma langue sur mes lèvres et secoue lentement la tête de gauche à droite, embarrassé et déçu. Y a ce foutu blocage qui est revenu, comme l'autre soir au cinéma quand j'ai voulu l'embrasser et que finalement, j'ai fuis lâchement.
- J'peux pas.
La honte et la culpabilité me brûlent et me rongent et doucement, je l'incite à redescendre pour me libérer un peu. Parce que sa proximité m'étouffe à cet instant. Je passe ma main dans mes cheveux, ne sachant pas comment me sortir de cette situation sans la blesser. Je relève les yeux vers elle, le regard confus et tellement désolé. Et voilà que je me mets à bafouiller.
- J'veux dire.. J'veux être avec toi, j'le veux vraiment. Mais ça..
Ça. Nous, un lit, nos envies.
- Ça j'peux pas.
Pas encore en tout cas. Pourtant, j'y arrive avec Ivy. Mais c'est différent. Ivy ça s'est fait très rapidement après la mort de Bee. Ivy c'est l'exutoire, je vais me cacher entre ses bras pour oublier ma douleur. Et elle fait de même. On se sauve comme on peut pour oublier toute la souffrance qui nous bouffe. Mais là, avec Pene, c'est autre chose. J'attrape ses mains pour les entourer des miennes, glacées et tremblantes à cause de l'appréhension.
- Pas encore en tout cas, mais je..
Je soupire et baisse la tête, dépité.
- Pardon Pene, j'suis désolé.
Et mon regard la supplie de ne pas m'en vouloir. De ne pas le prendre mal. C'est pas contre elle. C'est tout l'inverse même. C'est parce qu'elle compte déjà beaucoup trop que je n'y arrive pas. Mais comment j'peux lui expliquer ça ? Lui dire que j'suis hanté par le souvenir de ex-copine, mon grand amour, celui qui a été fauché par une voiture et que j'ai abandonné ? Lui dire que je culpabilise et qu'en m'engageant de la sorte avec elle, j'ai l'impression de tromper Bee ? De tromper une morte. Parce que tous mes sentiments ne sont plus pour elle. Y en a pour Penelope maintenant et j'ai l'impression que je n'ai pas le droit. Que je suis horrible, monstrueux. Je souffle, dégoûté d'avoir probablement tout gâché. Comme d'habitude.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Dim 30 Avr - 19:50

Les blessures c’est rien, toutes ces zébrures qui marquent sa peau, elle voudrait les lui montrer pour lui prouver qu’il y a bien pire qu’un bras éraflé par une balle perdue. Que dans sur son ventre y a cette petite boursoufflure et qu’à côté tout semble trop léger. Elle voudrait lui montrer sa jambe, la fine ligne en relief à l’arrière de son tibia ou encore toutes ces autres marques de son passé trop turbulent. Non. Pas le passé, le présent, ce pour quoi il est entrain de signer. Criminels. C’est pas rien, ça parle d’eux dans les journaux, ils ont même un nom de code, une petite blague de la presse qui semble les adorer pendant que le reste du pays gronde après chacun de leur passage. Peut être qu’il comprend pas encore, que des blessures comme ça y en aura encore, des tonnes, à la pelle, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de peau à abimer, d’organes à perforer. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un cadavre trop froid allongé sur le pavé. Mais quand elle regarde Junior, la façon dont la panique semble briller dans ses yeux quand il observe la plaie séchée, elle ravale ses mots. Ravale tout. Elle se contente de le laisser faire bêtement, alors qu’elle a toujours détesté qu’on s’occupe d’elle comme ça. Je suis plus un bébé Tom, lâche moi ! Qu’elle râle trop souvent quand son frère bataille contre elle pour passer du baume cicatrisant sur ses genoux écorchés. Mais Junior c’est différent. Junior y a pas de rugosité quand il s’occupe de la plaie, y a que de la douceur et de la chaleur là où ses doigts survolent la peau. Elle frissonne. Ça ne m'embête pas. Sa voix, son sourire, et le cœur de Penelope qui accélère un peu. Un tout petit peu. Elle a jamais rencontré de gars comme lui. Et pourtant, dieu sait ce qu’elle connait plus le genre masculin que féminin. Mais des gars comme Junior ? Avec cette pureté et pourtant cette absence de naïveté qui se cache bien au fond de son regard, jamais. Peut être pour ça qu’elle s’est laissée avoir, qu’elle s’est laissée prendre à son propre jeu. Qu’aujourd’hui c’est plus juste une chasse, et que dans le piège y a Junior et y a elle, bien trop ficelés.Putain. C’était pas prévu. Pas du tout. Et pourtant les voilà.
Il termine son bandage, et Penelope le rassure, petit sourire amusé, elle laisse entendre que y a pire. Qu’il y aura pire. Mais c’est léger, presque anodin. Juste de quoi lui rappeler que c’est pas des gens normaux chez qu’il a atterrit. Qu’ils ne sont pas comme les autres, pas une jolie petite famille brillante avec des rêves de promotion et de mariage arrangé. Non. Y a l’or au bout de leurs doigts et la violence dans les veines. C'est rassurant..    « Tu t’y feras, au bout d’un moment tu comptes même plus »    oui. Il s’y fera, éventuellement
Ouais, c'est toujours moi qui m'occupait de Micha et d'moi-même. Micha. Le jumeau maléfique. Celui qu’elle a confondu trop de fois, qu’elle a détesté avant d’apprendre à apprécier. D’une autre façon, amicale. Micha, Michael, l’opposé de Junior, la lune et le soleil, la nuit et le jour. Penelope regarde le sourire de Junior mourir sur ses lèvres et soudain ça la transperce. Comme une évidence. Elle sait pas tout. En vrai elle sait même rien de leur vie. Et elle se sent stupide tout d’un coup. On était des gosses turbulents, deux garçons quoi.. ! Ouais. Deux garçons. Et la voix de Junior qui se brise, l’ombre qui s’installe sur son visage pendant trop longtemps. Elle est pas stupide Penelope. Peut être un peu brut de décoffrage, mais loin d’être stupide. Elle fait les maths, et même si elle est loin d’imaginer la vérité y a tout un tas de scenario qui fleurissent dans son crâne, et aucun ne comprends deux gamins dévalant une colline avec une luge bancale pour finir par s’écraser par terre, les genoux incrustés de graviers.   « Les garçons ouais. T’inquiète je connais ça »    Quatre garçons, une fille, et au final c’était elle la pire. Turbulence comme deuxième prénom, à trainer Tex dans son sillage pour sauter du haut des pommiers du pensionnat pendant que Tom s’arrachait les cheveux à la chercher.   « Je comprends mieux »   elle insiste pas. Parce que c’est pas le moment, c’est pas aujourd’hui qu’elle lui demandera ce qu’il voulait dire par là. Pas tout de suite, pas maintenant. Il y a le temps pas vrai ?  Parce qu’avant ça il y autre chose, il y a les lèvres de Junior et toute cette douceur qui la submerge. Elle est pas habituée à tout ça. Non. Elle n’est plus habituée. Trop d’années depuis Tex et le vide dans le cœur, parce que le blond prenait trop de place. Alors elle hésite, timide, devient la fille qu’elle essaye de cacher sous ses gros mots et les coups qu’elle distribue trop facilement. Il y a les lèvres de Junior et puis le palpitant qui s’emballe, les mains qui s’accrochent et les peaux qui s’entrechoquent. Rire, sourire, c’est une bulle de bonheur qu’ils installent à chaque embrassade, à chaque retrouvaille. Encore, encore, pour se cacher de la réalité. Des responsabilités.
Les mots qui s’échangent, les murs qui se brisent et les décisions qui se prennent. Penelope qui s’installe sur les cuisses de Junior et les bras du jeune homme qui l’entourent. Ils ne se quittent plus des yeux, le regard solennel des mots échangés. Moi aussi j’le veux. Mais ça veut dire quoi tout ça ? Elle sait plus Penelope, en fait peut être qu’elle n’a jamais su. Et dans sa tête y a quelque chose qui espère que Junior non plus. Qui sait. Oui, j'espère. Tant mieux. Elle aurait détesté passé pour une débile et s’imaginer des trucs toutes seules dans son cerveau de fille pas vraiment fonctionnelle. Alors elle prend sur elle, avance, embrasse et balance. La vérité, ce qui la bouffe. Peut être aussi parce qu’elle est incroyablement stressée et qu’elle ne sait pas vraiment comment se comporter. Parce que c’est plus simple de foncer les yeux fermés que de réflechir un peu vraiment à ce qui devrait se passer. Je te veux. Mais comment, comme ça ? Maintenant ? Ou juste lui et elle sous les draps des caresses du bout des doigts et des rires complices. Je te veux. Et le regard de Junior qui s’évade, y a plus que du vide là où y avait ses mains. Bon sang qu’il fait froid soudain. Pene, écoute je.. Tu quoi Junior ? C’est la deuxième fois qu’il la lache en plein saut, c’est la deuxième fois qu’il rentre dans sa carapace comme ça, aussi vite qu’il en est sorti. Mais Penelope ne dit rien, elle se contente de le regarder doucement, l’encourageant à continuer. Faut qu’on arrête d’avoir peur. Alors fonce Junior, tu sais elle t’en voudra pas. J'peux pas. Il peut pas quoi ? Eux deux ? Elle ? Tout ça ? Il peut pas ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Elle est pas assez bien ? Elle est pas assez belle ? C’est quoi la raison ? Peut être qu’elle est juste trop conne, trop bonne qu’à casser des gueules et à tout faire foirer, à le trainer dans des plans de misère et qu’il vient de percuter. Dangereuse Penelope et peut être que ça y est il commence à flipper. Elle descend, se retrouve sur le lit et soudain y a comme un vide entre eux. L’impression que c’est retour dans le temps, abandon sur le siège arrière de la voiture et les flammes qui crament tout. Elle a ce goût acide dans la bouche, et pourtant elle dit rien. Pas encore.
J'veux dire.. J'veux être avec toi, j'le veux vraiment. Mais ça.. Oh. D’accord. Ça j'peux pas. Elle a l’impression d’avoir merdé Penelope, d’avoir commis une erreur impardonnable. Elle se sent nulle de pas avoir compris ça aussi, d’avoir voulu aller trop vite, et de tout simplement pas savoir pourquoi. Pourquoi il peut pas. Pourquoi à chaque fois y a cette tristesse dans son regard, comme une plaie béante quelque part entre le cerveau et le cœur.  C’est différent cette fois ci. C’est plus Tex contre elle, c’est le mystère, l’inconnu. C’est Junior et les quelques info glanées par ci par là. Elle baisse les yeux à son tour, fixant ses mains, la gorge nouée. Mains que Junior vient doucement enlacer, avec ses doigts qu’elle commence à vraiment apprécier. Pas encore en tout cas, mais je.. Elle relève la tête pour le regarder, ce blond assis en face d’elle qui semble soudain porter le poids du monde sur ses épaules. Il lui donnerait presque envie de pleurer. Et pourtant elle pleure jamais. C’est ridicule. Pardon Pene, j'suis désolé. Pene, Penelope, et le regard tellement sincère de Junior qui lui fait tressauter le cœur. Ca efface les choses, les peines, les peurs. Elle se sent soudain responsable, de cette boule de tristesse humaine. Alors doucement elle se rapproche et le prend dans ses bras, l’attirant contre sa poitrine.   « Hey Junior, tu sais c’est pas grave »    sa main qui vient passer dans ses cheveux, encore, encore, les doigts qui se perdent dans les boucles blonde.   « On a pas besoin de ça tu sais. On en a pas besoin »    elle murmure à son oreille, rassurante, et ça lui fait tout drôle parce qu’elle a jamais eu à consoler quelqu’un comme ça. Alors finalement elle s’écarte un peu pour le regarder droit dans les yeux.    « Je t’ai déjà dis je sais pas comment ça marche tout ça, faut qu’on parle. Si ça va pas, on le dit. Sinon on va s’enfoncer dans une relation qui nous bousillera tous les deux »   ouais, comme avant, comme avec Tex. L’échec cuisant des mots ravalés et des conneries balancées, l’équilibre instable et les cœurs qui s’écharpent. Elle dépose un rapide baiser sur sa joue avant de se lever pour ouvrir un de ses tiroirs, elle sort deux t-shirt, un qu’elle lance à Junior avant de lui tourner le dos   « tient change toi, il devrait être à ta taille »    et pendant qu’elle parle elle enlève son pantalon et son haut pour enfiler le sien avant de se cacher rapidement sous la couette, regardant Junior s’installer à son tour.    « Je te préviens si tu ronfles je te fous dehors sans aucune pitié. »  
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Mer 10 Mai - 11:59

-Tu t’y feras, au bout d’un moment tu comptes même plus.
Et je réalise doucement, grâce à ses mots, que je risque de finir comme ça moi aussi. Écorché de la tête aux pieds, par les braquages qui tournent mal. Je déglutis, plus très certain soudainement d'être toujours aussi emballé à l'idée de faire partie de tout ça. Des cicatrices, j'en ai déjà bien assez. Des petites, des grandes, des légères et des profondes. Surtout sur les genoux et dans le dos. Sans parler de celles à l'intérieur. Les phobies mal contrôlées qui sont apparues au fil du temps. A force d'être enfermé dans une boite ou plongé dans un bain glacé. Je n'aime pas les espaces clos, confinés ou sombres. Je ne dors jamais sans lumière. Jamais. Et je fuis autant que possible l'océan aussi. La simple idée de foutre un pied là-dedans me tétanise. Alors ouais, j'ai déjà eu mon lot de galères. Et plus le temps passe, plus je me rends compte que je suis en train de m'embarquer dans un truc qui me dépasse et dont je n'avais pas pris en compte toutes les données. Trop aveuglé par le sourire de Penelope. Mais aussi par le rire de Tex et l'intérêt de Tom à mon égard. Stupide Junior. Et ça ne s'arrange pas. J'en dis trop et me rattrape minablement, avec un sourire raté. J'ose à peine la regarder, faisant mine de me concentrer sur ce que je fais. Je sens bien qu'elle n'est pas convaincue, mais elle ne pose pas de questions, elle n'insiste pas.
- Les garçons ouais. T’inquiète je connais ça. Je comprends mieux.
C'est vrai qu'elle est toujours entourée que de garçons Penelope. Et je me demande si ça a toujours été comme ça ? D'eux, je sais seulement ce que Tom a bien voulu me dire. Je sais qu'ils se sont connu dans un orphelinat et qu'ils ne se sont plus quittés. Mais je ne sais pas vraiment à quel âge, ni où, ni si ça n'a toujours été qu'eux 4. Avant, y en avait un autre avant, celui qui est parti, celui qu'ils voudraient que je remplace. Mais je ne sais même pas pourquoi il est parti. Est-ce qu'il est au moins parti de son plein gré ? Je me rend subitement compte que je n'avais jamais réfléchit à tout ça. Et d'un coup, ça m'inquiète un peu. Et s'ils me cachaient des choses ? Et si je ne savais pas tout ? Je relève mon regard vers elle, une pointe de méfiance au fond des yeux. Mais il suffit que je croise les siens pour que ça disparaisse. Y a trop de gentillesse dans le regard de Penelope pour que je puisse la soupçonner de quoi que ce soit. J'peux pas croire qu'elle me mentirait. Alors je souris doucement et j'oublie mes questions. On verra plus tard pour l'interrogatoire. Là, tout de suite, ce n'est pas ça dont j'ai envie. Ce n'est pas à Calamity Jane que j'ai envie de m'adresser. Mais a Penelope, seulement Penelope, pas celle qui manie les armes et distribue des poings. Mais celle qui embrasse et qui caresse.
Mais subitement, y a tout qui s'accélère et je perds le contrôle. Je panique un peu et me braque, terrifié, coupable. Elle est là, perchée sur moi et une partie de moi ne peut pas s'empêcher de la trouver magnifique. Une partie de moi voudrait l'attraper, la blottir contre mon torse et l'embrasser. L'embrasser si fort qu'on oublierait que le monde tourne encore autour de nous. Mais cette partie là est trop faible. Elle se terre, elle étouffe, écrasée par l'autre qui prend toute la place et qui me fait perdre tous mes moyens. Celle qui hurle le prénom de Bee, sans s'arrêter. Longue plainte continue qui ne me laisse pas une seconde de répit. Qui martèle mon cœur, déjà bousillé. Comme si cette partie de moi ne voulait pas le laisser vivre, pour que surtout, il ne puisse plus aimer. Pour le laisser bloqué sur l'épisode Bee. Le laisser se dessécher jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Et je ne sais plus si je trouve cette idée atroce ou juste. Si c'est tout ce que je mérite, ou si j'estime avoir une nouvelle chance. Ça s'embrouille dans ma tête et le regard de Penelope n'aide pas. Je la sens aussi perdue que moi, un peu confuse, un peu gênée. Nos souffles brûlants qui s'entremêlaient il y a encore quelques secondes sont devenus glacés et s'évitent soigneusement. J'ai encore tout gâché. J'ai encore merdé. A force, elle va m'en vouloir. A force, elle ne voudra plus me voir. Elle ne voudra plus de moi. Elle doit me trouver bien compliqué, terriblement pénible. C'est probablement plus simple avec Tex. Plus drôle, aussi. En résumé, ce doit être mieux. Et quand elle s'en rendra compte, si ce n'est pas déjà fait, je me doute bien qu'elle continuera d'avancer sans moi, me laissant dans son sillage, m'abandonnant moi et tout ce poids que je traîne derrière moi. Et je ne lui en voudrais pas. Alors je m'excuse lamentablement, comme si ça pouvait changer quoi que ce soit. Et contre toute attente, elle s'approche de moi et ses bras qui m'entourent pour venir m'attirer contre elle. Surpris, je me laisse faire.
- Hey Junior, tu sais c’est pas grave.
Mon palpitant qui s'emballe et ses doigts qu'elle vient glisser dans mes boucles. La peine est toujours là, harassante, mais je souris malgré tout, le cœur réchauffé par la chaleur qui émane du sien. Douce Penelope.
- On a pas besoin de ça tu sais. On en a pas besoin.
Je ferme les yeux une seconde et viens l'enlacer à mon tour, avec ce désir de me perdre dans ses émotions. Pour la comprendre et pour apaiser les miennes. Leur dire qu'elles ne risquent rien, que j'ai le droit de ressentir tout ça. Elle me relâche et je me redresse, accrochant mon regard au sien, comme si j'avais peur qu'elle s'en aille. Qu'elle me fuit.
- Je t’ai déjà dis je sais pas comment ça marche tout ça, faut qu’on parle. Si ça va pas, on le dit. Sinon on va s’enfoncer dans une relation qui nous bousillera tous les deux.
Et je souris tendrement, amusé. Y a ce décalage en elle, entre les différents aspects de sa vie, un coup femme forte, un coup jeune fille découvrant la vie. Et c'est touchant. Ça la rend encore plus attachante. Je hoche lentement la tête pour approuver ses dires et viens caresser sa joue du revers de la main, avant de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille.
- J'ai tellement de chance.
Que je souffle doucement, reconnaissant qu'elle réagisse comme ça. Qu'elle m'accepte moi et les problèmes qui vont avec. Elle finit par déposer un baiser sur ma joue et je me détends, durant un instant en tout cas. Elle se lève et attrape un t-shirt qu'elle me lance.
- Tient change toi, il devrait être à ta taille.
- Merci.
Je le rattrape maladroitement et observe le t-shirt un instant, avant de relever les yeux sur elle. Oh putain. Elle est déjà en train de se déshabiller. Je détourne aussitôt les yeux et viens me mordre la lèvre inférieure pour essayer de retenir un sourire stupide. Je résiste à l'envie de regarder et me détourne pour faire de même. Je vérifie juste brièvement qu'elle ne regarde pas dans ma direction avant de retirer mon pull, ne voulant pas qu'elle voit l'état de mon dos et de mon torse. Elle devra pourtant bien les voir un jour. Mais pas ce soir.
- Je te préviens si tu ronfles je te fous dehors sans aucune pitié.
Je me retourne vers elle en rigolant et m'approche du lit, grimpant dessus à quatre pattes pour venir jusqu'à elle.
- Vraiment ? Tu oserais ?
Je dépose un baiser sur sa joue, puis un autre, puis je glisse jusque dans son cou, recouvrant chaque millimètre de sa peau avec mes lèvres.
- Tu te débarrasserai de moi comme ça ?
Je finis par me décoller de son cou et viens poser mon front contre le sien, lui faisant mon regard de petit chiot. Je cligne des yeux trois fois, puis, retrouvant un sourire malicieux, j'ajoute.
- J'suis sûr que tu ronfles plus que moi en plus.
Je l'embrasse très rapidement et me recule en riant, pour éviter toute attaque physique de sa part. Je viens m'asseoir sur le bord du lit et retire rapidement mon jean avant de cacher mes jambes sur les couvertures. Puis, je roule jusqu'à elle et l'attrape entre mes bras, venant la coller contre moi. Désireux de sentir son odeur, de blottir mes mains contre sa peau, de l'entendre respirer paisiblement. Je voudrais parler toute la nuit avec elle, mais les émotions de ce soir m'ont épuisé et je me sens déjà somnoler. Alors, je me contente de l'embrasser tendrement.
- Bonne nuit, Pene.
Et mes mains qui la frôlent, dans des caresses légères et apaisantes. Ma respiration qui se calque sur la sienne, mon coeur qui cogne contre ma poitrine et qu'elle doit probablement pouvoir entendre, tant il raisonne fort. Comme s'il cherchait une réponse du sien. Les yeux qui se ferment, rassuré par les lumières de la ville qui éclairent doucement la chambre. Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas endormi aussi heureux.


08h03.
Je m'étire, souffle et roule sur le côté, clignant doucement des yeux pour m'habituer à la lumière. Il me faut quelques instants pour émerger et je finis par tourner la tête pour apercevoir le dos de Penelope qui dort toujours. Je souris, à l'aise. Heureux d'être à cet endroit, avec elle. Je finis par me relever et l'observe quelques secondes. On dirait une petite fille quand elle dort, loin de la tigresse armée qui braque des banques. Je ris en silence et dépose un baiser sur le sommet de son crâne avant de sortir du lit sans un bruit. Bon sang, ça faisait une éternité que je n'avais pas aussi bien dormis. Pas de cauchemars, pas de réveils 40 fois dans la nuit. Je me sens reposé, serein. J'enfile mon jean, gardant le t-shirt qu'elle m'avait filé la veille. Il doit être à un des gars, je présume. Silencieux, je quitte la chambre, motivé par l'envie pressante de passer aux toilettes. Mais lorsque j'en ressors, je tombe nez à nez avec Tex qui est visiblement en train de s'installer pour petit-déjeuner. Je me fige. Merde. J'avais comme qui dirait oublié ce détail. Nos regards se croisent et je le sens aussi surpris que moi. Peut-être un peu plus, finalement.
- Euhhh....
Et j'ai subitement l'horrible sensation d'avoir fait un truc de mal. De très, très mal. Je déglutis et lance un regard en direction du couloir qui mène à la chambre de Penelope. Je crève d'envie d'aller m'y réfugier, mais ce serait terriblement mal venu. Du coup, je m'avance vers lui, cherchant à prendre un air détendu.
- Salut Tex.
Je tente un sourire tout en lui tendant la main pour le saluer. Mais je suis bien trop crispé pour avoir vraiment l'air à l'aise.
- Je.. je peux ?
Que je demande en désignant la cafetière encore chaude, avec le faible espoir qu'il ne me demandera pas ce que je fous là. A cette heure-ci. Avec la trace des draps encore imprimé sur la gueule. Et je ne suis pas très sûr de vouloir voir Penelope se lever à son tour. Non, vraiment pas sûr du tout.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Mer 10 Mai - 16:24


Huit heures du matin, et il a la gueule de bois – pour changer, putain, appelez le Pinocchio Allen. C'est vrai ce mensonge, Tex ? Il a pas la réponse, pas aussi tôt. A cette heure là, il a son calbar sur l'cul, son café dans les mains, et les yeux à peine ouverts dans le vide. Déjà, il a fait l'effort de se foutre un t-shirt sur le dos, peut-être qu'il sera vraiment productif aujourd'hui. C'est vrai ce … Ferme là. Il aime bien, quand ça commence réglé comme ça. Quand il a pas foiré le café, et qu'on sent l'arôme – grand mot, c'est dans les paquets les moins chers du supermarché – plus que le filtre dans lequel ça a trempé. Bonne journée. Migraine à la con comme un marteau-piqueur dans sa cervelle, mais bonne journée, ouais. Il prend une grande gorgée de café bouillant. Et ça tape tellement fort, et ça drille tellement loin, il est resté debout devant la table alors qu'il aurait mieux fait de s'asseoir. Attends. Il vient de recracher son café dans la tasse comme un idiot, parce que devant lui, il vient de capter qu'y a Junior. Junior et ses yeux écarquillés. Junior qu'a de toute évidence pas dormi sur le canapé, il aurait vu, il est passé devant en se levant. Junior dans leur appart. Junior dans son t-shirt. Ça fait un bail qu'il a pas porté ce t-shirt, d'ailleurs, il lui a passé à un moment ? Réfléchis, Tex. Il jure, il se souvient pas de lui avoir refilé ce t-shirt. Oh. « Oh. » Merde, merde, merde. « Euhhh.... » Il se sent encore saoul, il est encore saoul ? Peut-être qu'il est encore saoul et que Junior est pas vraiment là. Hallucination et tout. Le verre de trop, la pilule qu'on a forcée sur sa langue, tape sur le bar, lève, descends, descends, descends tout, le pire trip de sa vie, la gueule de bois, le coup de planche dans sa face, une foutue poutre. Il va se barrer avec sa migraine, il le sent. Vivre heureux tous les deux à l'autre bout du pays. Paraît que les migraines, elles ramènent pas de mecs chez eux le soir. Et pas des Juniors, surtout pas des Juniors. Les juniors, il les aime bien, c'est ça qu'est chiant. « Salut Tex. » Il regarde la main tendue vers lui, la tasse, la main, la tasse, sa main, tachetée du café qu'il a craché. La politesse passe par la fenêtre entrouverte alors qu'il passe devant Junior pour atteindre le lavabo et rincer l'incident. « Salut. Excuse j'peux pas trop là » Ou pas, écoute, excuse pas, fais comme chez toi apparemment. Bonne journée. Putain de bonne journée. Il a pas signé pour ça. « Je.. je peux ? » Il se retourne vers Junior, et sa tête quand dit plus long que les bégaiements. Le café ? Bien sûr, il peut. Tu vas voir, il est pas dégueulasse aujourd’hui, t'as de la chance. Et il voudra quoi avec ça ? Un autre t-shirt, les clés de l'appart, la nana en prime ? Du sucre ? « Vas-y, sers-toi » Pas le sucre. Il vient de s'en rappeler. « J'éviterai le sucre, si j'étais toi. J'ai foutu du sel dedans. J'pensais que Tom serait levé plus tôt. » J'pensais pas que tu serais là. Pas aujourd'hui, pas demain, pas à la même table que lui. Il s’assoit en faisant grincer la chaise, ou c'est peut-être la gêne ambiante qui hurle. « Sympa, le t-shirt. » Il se fait du mal pour rien, et maintenant, le café est froid. Bonne journée, putain.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Jeu 18 Mai - 0:09

Elle ronronnerait presque Penelope, tigresse transformé en chaton hésitant, le sourire complet et l’envie de se faire aimer. Oui. Elle ronronnerait presque, quand elle vient trouver Junior pour lui expliquer que c’est pas grave, qu’elle a envit de lui certes, mais pas spécialement maintenant, pas spécialement tout de suite. Un jour, peut être jamais, qui sait, elle ne le brusquera pas car elle a bien compris que c’était un sujet sensible. Elle se souvient encore de ses larmes au cinéma, du baiser raté qu’ils avaient pris soin de réparer aujourd’hui. Oui. Elle s’en souvient. Attention cœur fragile, à manipuler avec précaution. Mais la précaution elle connait pas Penelope, pourtant rien que pour lui elle se dit qu’elle va essayer. J'ai tellement de chance. Pas vraiment, parce que y a ce secret dégueulasse qu’elle a décidé d’enfouir tout au fond, les vrais raisons de leur rencontre, que le destin n’a rien à voir dans tout ça. Tu parles. C’était chronométré, à la seconde près. Tom jubilerait s’il savait. Ouais. Il jubilerait. Et ça agace Penelope de savoir ça. Peut-être une des premières fois qu’elle refuse que son frère vienne mettre son nez dedans.
Finalement elle s’écarte pour lui lancer un t-shirt et lui ordonner de se changer pendant qu’elle fait de même, sourire stupide aux lèvres, sans vraiment faire attention à si ça choque Junior de la voir se déshabiller comme ça. L’habitude sans doute de cohabiter avec des garçons, la pudeur qui n’a pas sa place depuis que la route est leur maison.
Vraiment ? Tu oserais ? Le rire de Junior et ce sourire qui illumine son visage. Il est beau comme ça, sans tristesse ni panique. Plus qu’il ne le pense. « Bien sur que j’oserais tu m’as prise pour qui » provocante, joueuse, y a ses lèvres à elles qui s’étirent en une moue moqueuse. Sourire qui s’agrandit quand il vient l’embrasser, le souffle qui s’accélère légèrement et le rire qui meurt dans sa gorge sous les lèvres de Junior. Tu te débarrasserai de moi comme ça ? « Peut être pas finalement » Surement pas même, mais elle ne va pas le lui avouer, ça briserait un peu le mythe de dure à cuire qu’elle s’est formé. Mais quand Junior vient poser son front contre le sien, lui adressant un regard à faire fondre un cœur de glace, elle ne peut s’empêcher de soupirer et de déposer un rapide baiser sur ses lèvres « putain c’est bon t’as gagné » autant pour l’image de meuf badas spas vrai ? Et Junior qui enchaine, ne lui laissant pas le temps de remonter ses défenses. J'suis sûr que tu ronfles plus que moi en plus. « HEY ! » mi outrée, mi amusée elle essaye de lui assener une petite tape mais il s’écarte déjà après l’avoir embrassé. « non, c’est Billy qui ronfle mais si tu veux aller dormir avec lui te prive pas c’est la porte tout au fond du couloir. » elle joue sur la peur de Junior et sa relation avec Billy, ça la fait marrer légèrement, parce que Billy n’est qu’un gros ours en réalité, il faut juste réussir à le charmer et le tour est joué. Facile non ? Non.
Penelope laisse son rire mourir doucement quand finalement Junior retire son pantalon avant de la rejoindre sous la couette. Ca fait combien de temps qu’elle n’a pas dormi avec quelqu’un ? Depuis Tex sans doute, et les quelques crises occasionnelles dans le lit de Tom. Mais Junior c’est nouveau, c’est différent, c’est le cœur qui s’emballe quand il la prend dans ses bras la collant contre son torse. Il l’embrasse doucement et Penelope laisse glisser ses doigts dans sa chevelure bouclée avant de venir caresser la joue de Junior Bonne nuit, Pene. « Bonne nuit Bubulle » qu’elle murmure comme une écho avant de fermer les yeux, soupirant d’aise sous les caresses de Junior. Lentement son souffle s’apaise et elle finit par s’endormir, les mains glissées autour de la taille du jeune homme, refusant de le lâcher.

C’est le bruit diffus à travers les murs qui la réveille. Penelope émerge doucement de son sommeil avant de se redresser sur son lit. Personne. Y a du vide à la place de là où se trouvait Junior dans la soirée, et Penelope se retrouve à sourire bêtement en se remémorant le fil des évènements. Il a du partir plus tôt, sans oser la réveiller, puisqu’elle ne voit plus son jean par terre. Tant pis. Elle lui enverra un sms pour lui signaler de la réveiller la prochaine fois. Elle s’étire longuement avant de finalement sauter hors du lit.
Il y a du bruit dans la cuisine, et l’odeur du café qui s’immisce sous la porte fait gronder son ventre. Tom ou Tex doit être réveillé. Peut-être Billy même, qui sait. Alors sans attendre elle ouvre la porte et se dirige vers le salon, le pas léger. « Alors les nullosses on mange quoi ce mat….. » merde. C’est les mots qui meurent dans sa gorge quand elle tombe face à face avec Tex et Junior en pleine discussion. Pas Tom. Pas Billy. Et Junior n’est pas parti. Il est juste tombé sur Tex. Tex. Merde. Tex. Et soudain elle a pleinement conscience de la nudité de ses jambes, de l’image qu’elle et Junior renvoient avec leurs cheveux ébouriffés et leurs yeux encore gonflés de sommeil. C’est pas ce que tu crois qu’elle a envie de hurler. Mais en fait si, c’est tout à fait ça. Putain Penelope, il serait temps d’assumer. Alors elle s’avance, comme si de rien n’était, comme si elle n’étais pas en putain de sous-vêtement au milieu de son premier et de son dernier copain, comme si le malaise n’étais pas si épais qu’on pouvait le découper avec un couteau. « Qui veut des gaufres ? Je fais des gaufres ? C’est bon les gaufres. » oui. La cuisine. Vite. La cuisine. Quelle idée parfaite. Fuir les deux derrière le comptoir de l’autre côté de la salle à manger et sortir les œufs, la farine et le lait des placards et frigo. Les gaufres, c’était toujours une sacré bonne idée, ça marchait à tout les coups. Toujours.
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MessageSujet: Re: I dare you - Penelior   Mer 24 Mai - 14:46

Y a un blanc. Tex qui regarde ma main à plusieurs reprises mais qui ne tend pas la sienne. Et j'ai un peu envie de disparaitre.
   — Salut. Excuse j'peux pas trop là.
   Ah non. Rectification : j'ai totalement envie de disparaitre. Je déglutis, mort de honte, gêné jusque dans mes doigts de pieds.
   — Pas d'souci..
   Que je souffle à mi-voix, sans même savoir s'il m'a entendu ou pas. C'est affreux cette situation. Je ne sais plus où me mettre, ni ce que je dois faire. Je laisse mollement retomber ma main le long de mes cuisses et reste bêtement planté là dans un premier temps. Est-ce que si je pars en courant tout de suite, il s'en rend compte ? Je l'observe alors qu'il me tourne le dos, penché au-dessus de l'évier, puis je jette un coup d’œil vers le couloir dont j'arrivais. Et je m'en veux. J'ai l'impression d'être un monstre, d'être un ami indigne, un salaud, un profiteur. Je finis par m'activer, ou je vais finir par fondre sur le carrelage si ça continue.
   — Vas-y, sers-toi.
   Je tente un sourire, mais c'est un peu laborieux. J'attrape une tasse, puis la cafetière et fais couler un peu du liquide noir dedans. Les gestes un peu maladroits, un peu nerveux. Putain, j'aime même pas vraiment le café.
   — J'éviterai le sucre, si j'étais toi. J'ai foutu du sel dedans. J'pensais que Tom serait levé plus tôt.
   Je me tourne vers lui et échappe un léger rire tordu, un peu confus.
   — Oh ouais je vois, la blague du sel.. Cool..
   Je hoche lentement la tête mais les mots me manquent. D'ordinaire, je me marre toujours avec Tex. Il invente toujours des conneries pas possible. Là par exemple, j'aurais adoré prendre le petit déjeuner avec lui, attendre que Tom se lève et le voir mettre le sucre salé dans son café avant de s'étouffer avec en beuglant. On aurait rigolé avec Tex, il nous aurait engueulé et ça nous aurait fait un souvenir de plus à partager. Mais j'ai tout fait foiré, c'est évident. Je baisse les yeux, penauds et prend appui contre le meuble derrière moi, sans plus oser parler ni bouger.
   — Sympa, le t-shirt.
   Putain. Je ferme les yeux une seconde et pique un fard. C'est pas vrai. Je finis par rouvrir les yeux en soupirant longuement, tellement, tellement mortifié. Je finis par inspirer un grand coup, pour me donner du courage et je relève la tête vers lui, pour croiser son regard. Et le mien est teinté d'excuses sincères.
   — C'est l'tien hein.. C'pas vrai.
   Je passe une main sur mon front, cherchant mes mots pour lui expliquer à quel point je suis désolé de cette affreuse situation. Mais je n'en ai pas le temps. Des bruits de pas qui arrivent du couloir et la voix claire de Penelope qui s'élève.
   — Alors les nullosses on mange quoi ce mat…..
   C'est le désastre le plus total. Je lève les yeux au ciel, tellement mal à l'aise que ça en devient ridicule. J'ai les joues qui chauffent et l'envie de pouvoir devenir invisible. Ou de pouvoir me téléporter, au choix. N'importe, je prends ce qu'on me donne. Y a un moment de flottement. Ou chacun se regarde tour à tour, comme pour savoir qu'elle est la bonne attitude à adopter. Et c'est finalement Penelope qui prend les devants.
   — Qui veut des gaufres ? Je fais des gaufres ? C’est bon les gaufres.
   Je ne dis toujours rien et j'ose à peine poser les yeux sur elle. J'ai l'horrible sensation d'être de trop. Et l'étrange impression de ne pas avoir la droit de la regarder dans cette tenue. Comme si.. Comme si elle sortait encore avec Tex et que j'étais l'intrus. Je me sens minable. Et cette sensation fait remonter d'autres souvenirs encore plus douloureux. C'est trop pour moi. Je repose brusquement la tasse de café à laquelle je n'ai même pas touchée finalement.
   — Tu sais quoi, j'ai pas très faim finalement. Et je.. Je dois passer voir Micha, j'avais promis. Alors, j'vais y aller.
   Et sans un regard pour elle, encore moins pour Tex, je quitte la cuisine à grandes enjambées, afin de m'extirper de cette ambiance pesante. Une fois dans la chambre, ni une, ni deux, je retire le t-shirt que j'ai sur le dos, comme s'il était subitement en flammes. Je le lance à travers la pièce, dans un geste enragé avant de venir foutre un coup de pied dans une pile de BDs qui s'effondrent bruyamment.
   — Merde, merde, merde !
   Mais quelle matinée merdique. Je jette un coup d'oeil par-dessus mon épaule pour m'assurer que personne n'arrive et tente de réparer ma bêtise en reconstituant la tour. Je ne sais pas si j'aurais le courage de ressortir de cette pièce finalement et de repasser devant eux. Peut-être pas. Sûrement pas. Est-ce que je peux passer par la fenêtre ?
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