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 Monday blues | Saskaïn

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Magic Mike

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MessageSujet: Monday blues | Saskaïn   Lun 24 Oct - 18:38

Un shot, deux shots, trois shot. Le verre qui tinte contre le comptoir et l’alcool qui descend trop vite dans la gorge. Encore et encore. C’est le même geste, et les billets qui filent de son portefeuille vers la caisse. Il est pas riche Caïn, pas pauvre non plus. Juste la moyenne, de quoi se payer une ou deux soirées arrosées par semaine, faut dire que pas payer un loyer ça aide à renflouer.
Il est seul ce soir, y a pas Chief ni Serena, y a pas Bran ou encore Soren. Y a personne pour le seconder, pour s’assurer qu’il va pas flancher. Non. Ce soir il a besoin d’être seul. Tout seul. Rien que lui et les verres, lui et l’alcool, lui et ses putains de pensées néfastes. Il a besoin de les purger ces pensées, de s’en débarrasser. Et personne peut l’aider avec ça. Pas même Bambi et son regard stellaire. Il a ses démons Caïn. Et ils sont pas gentils, ils ont cette soif de sang, cette envie de déchirer sa poitrine et de tout détruire. Alors il s’éloigne Caïn, quand il les sent gratter au pas de sa porte. Il s’éloigne de ceux qu’il aime pour pas les blesser. Putain non ça il refuse de les blesser et de finir par se faire abandonner par tous. Surtout par Bambi.
Encore un shot, de tequila pure. Il en faudra bien plus pour le faire tomber de son tabouret mais Caïn se sent déjà mieux. Il a cette chaleur dans le bout des doigts, l’alcool qui anesthésie doucement ses sens, ses nerfs, petit à petit. Il a moins mal soudain, il entend plus les grognements de ces foutus démons, non. Y a que du bruit sourd au fond de ses tympans, un léger bourdonnement. Il s’écarte un peu lève les bras, redresse les lunettes sur son nez avant de regarder autour de lui. Le bar est calme, pas tant de monde que ça, normal vu l’heure et le jour, qui irait se bourrer la gueule un lundi soir à 23h ? Pas grand monde. Ou juste les alcolos. Ou les cas désespérés comme Caïn. Ou comme la fille qui fait tourner son verre depuis plusieurs minutes déjà, enfoncée dans son siège.
Elle est belle.
Genre vraiment belle.
C’est la première chose que Caïn remarque quand il se met à la dévisager. Le genre de beauté qu’il a pas l’habitude de voir, un peu brute, un peu rugueuse, le genre de nana qui a comme un champ de protection tout autour d’elle. Et personne semble capable de traverser ce fameux champ de force pour aller lui parler. Sauf peut être lui. Non. Sauf surement lui. Parce que Caïn n’en a que faire des champs de forces ou des apparences, il s’en fout que la moitié du bar pense qu’il va juste se faire rétamer par la brune mystérieuse. Il voit ça comme un défi. Et l’alcool dans les veines aidant il se lève sans tanguer de son tabouret, pour marcher de façon spectaculairement droite avant de s’avachir sur le siège en face de la belle brune. Pfiou. Sportif le trajet.
Il dit rien au début, il se contente de la regarder. Elle a une sorte de dureté dans le regard, quelque chose de coupant. Mais Caïn ne s’arrête pas là, putain, le nombre de fois où il s’est coupé sur un regard de femme, ce serait pas la première fois. Il lui offre un sourire, pas le plus beau, ni même le plus rassurant. Juste un sourire, le sien. Pour lui faire comprendre qu’il lui veut pas de mal et que si elle veut le faire dégager il partira. Parce qu’il est comme ça Caïn, pas relou pour deux sous. Si on veut pas de lui zioup il sort ses ailes et s’envole, abracadabra il est plus là comme par magie. « Tu trouves pas ça un peu triste ? De boire un lundi soir ? Alors que la semaine vient de commencer ? » il désigne son verre qu’elle tient dans la main avec une moue amusé, avant de porter le sien à ses lèvres. Nouveau verre, whisky cette fois ci, on se lance dans le dur. « Non pas que je juge. » Il boit une gorgée. « Faut dire que je pense pas avoir le droit de juger. » Non Caïn. T’as le droit de rien du tout, juste de fermer ta gueule et de t’étouffer avec tes glaçons. Merci.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Dim 30 Oct - 23:47



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Monday Blues
La journée avait été longue et difficile. Et pour que ce soit une personne comme moi, qui acceptait environ n’importe quel défi, qui ne comptait pas ses heures supplémentaires et qui allait toujours au bout de ses idées et ses projets, en vienne à dire une chose pareille, c’était, en mon sens, parce qu’elle avait été des plus pénibles. Maintes s’en étaient plaints, moi, je n’étais pas tombée si bas. Sans rien dire, prenant mon mal en patience, bien souvent, trop souvent avec certaines gens qui semblaient faire exprès de m’empêcher de progresser dans mes dossiers, j’avais passé au travers de ma journée. Ce fut seulement à la fin de celle-ci, quand je me rendis compte qu’il ne restait que moi, que le préposé à l’entretien était sur le point de me mettre à la porte parce qu’il allait fermer le bâtiment et verrouiller les portes, que je vis à quel point tout cela avec été pénible. Plus de douze heures étaient passées, et pourtant, j’avais l’impression de ne pas avoir progressé dans quoi que ce soit. J’avais avancé le dossier concernant les dernières reconstructions suivant la tempête qui s’était abattue il y a quelques mois de cela, mais je ne l’avais pas complété. Je savais que celui-ci était complexe, mais je détestais laisser des choses en plan, d’autant plus que ce n’était pas le seul document au travers duquel je n’avais pas su passer au cours de cette journée. Quoiqu’il en soit, ce fut exaspérée, découragée, que je sortis finalement de la mairie. Ce sentiment ne fit que s’accroître lorsque je vis qu’il faisait nuit noire, me faisant comprendre que si jamais je me remettais au boulot une fois à mon appartement, je ne dormirais pas de la nuit. En principe, cela ne me dérangerait pas, mais sachant que la journée du lendemain serait probablement d’autant plus pénible, ce n’était pas un risque que je voulais prendre. Par contre, une fois chez moi, pour sûr, je serais du genre à tourner en rond comme un chacal si je ne faisais rien. Légèrement prise au dépourvu, j’avais finalement choisi de prendre la direction du bar le plus près de la mairie. Je m’y rendais que trop peu, sauf quand il y avait des soirées organisées où j’allais que trop rarement, parce que j’étais trop occupée ou bien parce que je n’avais pas envie. Ce n’était pas l’idéal, j’en étais parfaitement consciente, mais c’était la seule solution que j’avais trouvé, dans le désespoir que je pouvais ressentir. Et puis, un verre, ce n’était pas ce qui allait me tuer, clairement pas. Je n’étais pas certaine que cela me changerait les idées, mais au moins, cela m’empêcherait de devenir dingue, seule chez moi. J’avais de l’orgueil, donc je ne péterais clairement pas une crise devant certaines gens, même si, selon ce que je pus constatée arrivée sur place, il n’y aurait pas un grand public. Ne laissant pas ce fait m’arrêter, je pénétrai dans le bar, préférant me dire que c’était tant mieux, puisque je n’aurais pas à me bagarrer pour avoir une place. Encore mieux qu’un tabouret au comptoir, je trouvai une table, vide, que je choisis de m’approprier. Tant pis pour ceux qui étaient à deux, de toute façon, il y avait amplement de place un peu partout dans le commerce. Il y en avait tant que le serveur, qui semblait s’ennuyer derrière le comptoir à l’idée de ne servir personne, vint sitôt à ma rencontre, me demandant ce que je voulais boire. Sitôt, je lui dis: « Une bière rousse. » sans vraiment réfléchir au fond. Au début, j’en vins à me dire que c’était le mieux, puisqu’ainsi, en ne commandant pas quelque chose de raffinée, je ne serais pas déçue. Il fallait dire que cet endroit ne m’inspirait pas nécessairement confiance niveau qualité, donc autant ne pas prendre de risques. Cependant, j’avais si peu réfléchi que je ne me rendis pas compte que j’avais fait une erreur. Cette dernière me frappa seulement lorsque j’obtins mon verre, que je vis le liquide couleur orangée, la mousse qui dépassait, les bulles qui pétillaient. La bière rousse, c’était la seule que je buvais vraiment, même si je ne me plaignais pas quand il n’y avait pas autre chose. Bien souvent, il n’y avait pas autre chose, surtout à l’université, quand les gens ne se cassaient pas la tête et prenaient ce qu’il y avait de moins cher. Il y avait autre chose dans mon cas seulement lorsque Cole avait la bonne idée d’en apporter, juste pour moi, parce qu’avant, il pouvait être comme ça, attentionné, malgré tous les défauts qui pouvaient s’empiler et qui m’avaient obligée de gratter un peu pour trouver qui il était vraiment. Mais là, tous ces efforts avaient été vains, j’en avais l’impression depuis notre dernière rencontre. M’en voulant de soudainement repenser à lui, je ne sus toutefois me sortir de ma torpeur, me retrouvant à considérer mon verre avec un regard probablement vide jusqu’au moment où une personne, un jeune homme, en vint à s’installer en face de moi. Relevant le regard, je l’estimai chanceux d’avoir souri, puisque pour sûr, s’il avait pris un air plus innocent, j’aurais tôt fait de le chasser de ma place.  Puis, je finis par regretter de ne pas l’avoir fait, compte tenu des propos qu’il tint par la suite. Ne me privant pas de rouler les yeux au ciel, je le laissai terminer son discours sans rien dire, puis au moment où j’en eus l’occasion, je lui répondis, sans sourciller: « Tu ne trouves pas ça un peu triste, être défoncé un lundi soir ? Alors que la semaine vient de commencer ? » Après, peut-être il avait raison, peut-être il avait ses propres problèmes, mais je m’en moquais que trop bien. Après tout, il m’avait abordée, il l’avait cherché, en quelques sortes. Le pauvre, clairement, il ne savait pas dans quoi il venait de s’embarquer.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Sam 12 Nov - 1:38

Elle le regarde, elle l’écoute, sans sourciller, sans bouger. Elle ne l’envoi pas bouler se contente juste de lever les yeux au ciel ce qui a le mérite de faire rigoler Caïn. Elles font toutes ça, surtout quand il vient les aborder en mode gros lourd sans respect. Il cherche pas à la draguer, il cherche juste à discuter, à profiter un peu de sa présence pour voir avec quelqu’un, une jolie fille de préférence, on dit jamais non à de la compagnie aussi charmante.
Mais la belle se fait sèche, coupante, fracassante et sa réponse est sans appel. Tu ne trouves pas ça un peu triste, être défoncé un lundi soir ? Alors que la semaine vient de commencer ? Ouch. Il porte la main à son cœur faisant mine d’être blessé. « Aïe si un mot pouvait tuer je serais déjà entendu sur le parquet » qu’il s’exclame, la souffrance dans la gorge, avant de se redresser et de lui offrir un de ses sourires cassés dont il a le secret. Il prend pas cela contre lui Caïn, des remarques salées il en a tout un paquet qui lui on été adressé tout au long de sa vie. Faut dire qu’il est du type exubèrent insupportable, à se croire chez lui là où il n’est souvent pas le bienvenu. Mais qu’importe, si un refus devait l’arrêter il serait encore seul dans sa maison dans le Bayou, une mère morte sur les bras et la solitude pour compagne de chambre. Il fait tinter son verre contre celui de la demoiselle avant de le porter à ses lèvres pour une nouvelle rasade. « Je suis pas défoncée madame. Je suis légèrement bourré, nuance. Je fais pas vraiment dans les drogues tu vois, c’est mauvais pour la santé. » Comme s’il avait quelque chose à faire de sa santé, de l’état de ses veines et de ses poumons. C’est pas comme s’il allait remonter sur scène un jour où l’autre. Et puis c’était vraiment se foutre de la gueule du monde, parce même s’il préservait son cerveau, Caïn flinguait son foie à un rythme effréné. Mais c’était mieux comme ça, d’avoir tout flouté autour de soi. Ca permet d’oublier que la vie c’est de la merde que y a jamais rien qui marche et qu’on finit tous par crever seuls et enterrés dans une tombe rectangulaire ou bien dispersé dans le vent.
« Et tu sais quand on a mon rythme de vie, on oublie qu’on est dimanche ou mercredi, tous les jours se ressemblent, alors bon. Debut de semaine ou fin, qu’importe, tant qu’on peut boire en paix le soir moi ça me va. » Il est pas amer Caïn, juste un peu perdu, les yeux dans le vide, il pense à Bambi qui doit l’attendre dans le lit, à Chief qui doit se demander où il est parti, à Serena qui doit regarder son écran de téléphone attendant des nouvelles de lui. Mais non. Ce soir il joue cavalier seul, comme la Mort, solitaire. « Quelque chose à célébrer alors ? Si tu bois pas pour oublier ? » qu’il demande, désignant le verre de la jeune femme d’un geste de la tête. Il se fait plus léger, moins lourd, moins chiant. « Promis je veux pas te draguer, j’ai juste… » Juste quoi Caïn ? Il porte un instant sa main à son front, inspire, expire, essaye de reprendre ses esprits, de se contrôler, de pas se laisser submerger par un trop plein d’émotions. « Désolé c’était nul de ma part de venir te faire chier, passe une bonne soirée en tête à tête avec ta bière. » Elle sera surement de meilleure compagnie que lui. C’est mieux comme ça plutôt qu’il continue de faire chier une pauvre nana qu’a rien demandé, qu’à juste eu le malheur de lui taper dans l’œil un instant et d’être seule à sa table. Alors lentement Caïn se lève et lui tourne le dos.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Ven 18 Nov - 2:16



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Monday Blues
L’homme avait posé une question, j’y avais répondu par une autre question, ce n’était pas quelque chose de très spécial. Et pourtant, j’eus l’impression que mon interlocuteur avait choisi d’en faire tout un drame, ajoutant un aspect théâtral à sa réaction qui ne me fit ni chaud, ni froid. Pensait-il réellement qu’il était le premier que je poussais à faire demi-tour ? Certainement pas. Je n’étais pas une garce, je n’étais pas une personne dénuée de sentiments, mais disons que je n’étais pas ce genre de personne qui appréciait de me faire déranger comme cela, à tout hasard, alors que tout ce que je voulais, c’était boire un verre tranquille. Bon, j’étais mal placé pour parler, compte tenu que j’aurais pu rentrer chez moi et là, être vraiment seule, mais le fait que je me sois isolée ne le faisait pas paraître ? Apparemment non, ce qui avait abouti à ce moment ou après s’être montré faussement blessé, le jeune homme en vint à me corriger, mentionnant qu’il n’était pas défoncé, simplement bourré. Sans trop bouger, je marmonnai:  « Défoncé, bourré, même chose. » Je connaissais évidemment la différence entre les deux, je n’étais pas stupide à ce point. Pourquoi j’avais dit « même chose » dans ce cas ? C’était parce que celui-ci s’appliquait au fait que ça donnait le même résultat; une conversation qui ne menait à rien, légèrement pathétique, qui me faisait perdre mon temps. Mais ça, je préférai le garder pour moi, voulant épargner l’horrible spectacle que pourrait être le fait de voir le jeune homme se mettre à pleurer si jamais je venais à heurter ses sentiments une nouvelle fois. Non pas que j’étais persuadée qu’il le ferait, mais disons qu’à ce point, je préférais ne pas prendre de chance que cela arrive. Par conséquent, je laissai l’homme poursuivre son discours, tenir ses grands propos, sans ajouter quoi que ce soit, espérant sincèrement que je n’aurais pas à prendre la parole. Malheureusement, ce ne fut pas aussi simple; soumise à une nouvelle question qui me faisait trop peu plaisir, je dis, de nouveau irritée:  « Aucune de ces réponses ? C’est obligé d’avoir une raison aussi majeure pour prendre un verre ? » Bon d’accord, peut-être que d’une certaine façon, je venais boire pour oublier, pour ne pas me semble complètement isolée du reste du monde, mais ça, il n’avait pas à le savoir. Et puis, il était vrai que je détestais ces clichés comme quoi les gens étaient obligés de se trouver une raison pour venir boire. Que je sache, ma vie ne ressemblant à rien à une série télévisée, et je ne voulais clairement pas que cela commence aujourd’hui, même si, tristement, j’avais le sentiment que c’était exactement ce qui était en train de m’arriver. C’était triste, c’était ridicule, et cela me faisait regretter d’être venue en ces lieux. Par conséquent, je me dis, au moment où le jeune homme tourna les talons, que ça devrait être un soulagement, et que peut-être que je devrais me concentrer sur ma bière, effectivement. Me concentrer sur ma bière, toute seule, la boire comme pour oublier, parce que je n’avais pas le coeur à célébrer quoi que ce soit, même pas de célébrer le fait que je n’avais pas mis de temps à rembarrer cet indésirable. Et si c’était moi en fait, la personne pathétique ? Comme si je tentai de me convaincre que ce n’était pas le cas, j’inspirai profondément, et je demandai:  « Quel rythme de vie aussi spécial peux-tu avoir pour boire comme ça, sans te soucier du jour qu’on est ? » Ma question était ridicule, j’en avais l’impression, et évidemment, je n’en étais pas fière. Mais si cela pouvait me prouver que je n’étais pas totalement cinglée, que je n’avais pas perdu le peu de vie sociale que j’avais l’habitude d’avoir, alors ce n’était pas plus mal. Enfin, je ne savais pas trop si ça allait me le confirmer, mais au moins, je parlerais un peu, même si c’était à un lourdaud qui ne me semblait pas trop apte à tenir une conversation le moindrement normale.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Sam 10 Déc - 1:47

Défoncé, bourré, même chose. Piquante la nana. Elle a pas sa langue dans sa poche et doit rarement se faire emmerder le soir. Ou le jour. Dans la vie en général. Pourtant il en faut bien plus pour décourager Caïn. Quand il a une idée en tête, impossible de le détourner de ça, et la brune est rentrée dans son champ de vision, il refuse de l’en déloger maintenant. Alors il hausse les épaules en rigolant avant de répondre « Pas vraiment, pas les mêmes effets, pas les mêmes substances. Mais bon, je vais pas chipoter. Et de là à dire que je suis bourré… » Non. Juste un peu pompette comme dirait les bourges, quelques verres, la vision un peu trouble et des picotements dans les doigts. Mais pas assez pour le détourner de la réalité, pour le transformer en être humain plus qu’insupportable. En fait ça il a pas besoin d’alcool pour, il est déjà imbuvable au quotidien sans un gramme d’éthanol dans le sang. Dommage jolie brune, t’es pas au bout de tes peines.
Alors qu’il continue, se lançant dans un monologue de questions, n’attendant pas vraiment de réponses puisque la brune ne semble pas loquace pour deux sous. Pas grave, des conversations, il peut en tenir trois à lui tout seul, et parfois quand il s’ennui, il se parle à lui-même, ça passe le temps. Alors qu’elle se prépare. Pourtant à sa grande surprise elle lui répond. Toujours aussi glaciale, mais c’est déjà quelque chose, comme une perche tendue, non sans dédain. Mais une perche quand même. Aucune de ces réponses ? C’est obligé d’avoir une raison aussi majeure pour prendre un verre ? La il se marre carrément. Il l’aime de plus en plus cette brune au caractère pimenté. « Non, c’est vrai, excuse-moi. Aucune de ces réponses, ça me va aussi. En fait j’approuve complètement ! » Qui a besoin d’excuse de toute façon pour se bourrer la gueule un lundi soir quand tout le monde rentre chez soi dormir ? Uniquement ceux qui n’assument rien, les faux, les lâches, ceux qui prétendent. Mais ni Caïn la jeune femme ne jouent dans cette catégorie apparemment. Il lève son verre, boit une gorgée et le silence retombe sur la table. Mais Caïn ne trouve pas ça dérangeant ; Au contraire. On l’imagine souvent comme une personne exubérante parce qu’il parle beaucoup. C’est dans un sens vrai. Mais y a des soirs, comme ce soir, où juste de la compagnie, un verre et du silence, ça lui suffit. C’est juste ne pas être seul, profiter, partager ce moment avec quelqu’un, même une inconnue.
Quel rythme de vie aussi spécial peux-tu avoir pour boire comme ça, sans te soucier du jour qu’on est ? La voix de la jeune femme le tire de ses pensées. Il détourne son regard de son verre pour l’observer elle. Elle est drôle avec sa bière et son regard si sérieux. On aurait dit un peu une première de la classe, concentrée sur sa tâche, même quand celle-ci consistait à vider sa bière. Il prend son temps avant de répondre, fouille dans ses poches pour en sortir une carte de visite, la sienne, qu’il fait glisser vers la jeune femme. « Je suis taromancien. Je lis les cartes. Et parfois je tatoue. » Mais ça explique pas vraiment son rythme de vie, alors il reprend. « On est une boutique un peu particulière, chacun y bosse à son rythme on va dire et le miens est très décalé. » Ca, pour être décalé, il est décalé. « On s’en fiche un peu des normes, du lundi ou du dimanche, du matin ou du soir. On ferme quand on veut, on ouvre quand on veut, c’est pas vraiment fixé » Ca pose des problèmes parfois, toujours aux clients, jamais à eux. Parce qu’ils sont comme ça au Troisième Œil, pas regardant sur les règles, les barrières et les limites. Ils se contente d’exister, de vivoter, dans leur petit écosystème parfait. Ou presque. « Si jamais le surnaturel, les trucs un peu occultes ça t’intéresse hésite pas à passer, on mord pas promis. » Mais bon, il se doute bien que la brune doit pas vraiment être dans tout le délire magie et autres conneries. Tant pis.
« Et toi ? » Non parce que du coup, il est quand même un peu curieux, qu’une femme seule, vienne boire une bière toute seule un lundi soir. Quand même.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Ven 16 Déc - 2:58



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Clairement, je n’étais pas venue pour argumenter sur un terme quelconque. Même si j’aimais mon métier et que je pouvais prendre pas mal de temps à argumenter, parfois plus vivement que le client n’en demandait, une fois le soir venu, surtout dans ce contexte où je souhaitais me changer les idées tant bien que mal, je jugeais que je pouvais m’en passer. Voilà pourquoi je n’avais pas cherché à argumenter plus longtemps quand je m’étais rendu compte que le jeune homme n’allait pas lâcher le morceau, me contentant de rouler les yeux, convaincue à ce moment précis que j’allais le faire à plusieurs reprises à ce moment et qu’au bout du compte, cette soirée allait être encore plus longue que si j’étais rentrée chez moi. Découragée à cette idée, je regrettais limite d’avoir pris cette bière, jusqu’à ce que mon interlocuteur en vienne à me donner raison sur le fait qu’il n’était pas nécessaire d’avoir une bonne raison pour venir boire un verre, ce qui eut pour effet de me convaincre un peu que peut-être ce n’était pas tout qui était perdu, puis m’avait encouragé de lui poser une question par la suite, sur sa personne. Enfin, cela ne justifiait pas totalement mon geste, parce que peu de temps après, je fus trop peu certaine que cela eut été une bonne idée, mais malgré tout, je laissai le jeune homme aller jusqu’au bout de son propos. Si cela ne m’avait pas convaincue que cette conversation était la meilleure chose pour moi en ce moment, sa réponse m’avait toutefois rendue certaine d’un fait; je n’avais pas un interlocuteur qui avait une vie monotone, bien loin de là. Est-ce que cela allait toutefois m’intéresser ? Ça toutefois, je ne saurais le dire. Je me contentai alors de simplement le laisser aller au bout de son propos tantôt en hochant la tête pour lui montrer que j’accusais réception de l’information, tantôt en écarquillant les yeux quand je me retrouvais devant des informations un peu plus… troublantes, si je pouvais le dire ainsi. Non pas que j’étais traumatisée, mais parce que disons que c’était bien loin du monde que je connaissais, où les gens étaient majoritairement rationnels, donc une réalité à laquelle j’étais trop peu habituée. Ma confusion resta fort probablement dans mon visage bien malgré moi au moment où le jeune homme en vint à me proposer de passer dans sa boutique si jamais cela m’intéressait, puisque tout ce que je sus faire à ce moment précis, ce fut de hocher la tête une nouvelle fois tout en haussant les sourcils, visiblement trop peu convaincue, mais quand même désireuse de ne pas vexer mon interlocuteur ou quelque chose du genre. Puis, parce que rester silencieuse bien longtemps, ce n’était pas mon truc, j’ajoutai:  « Je prends note. », ce qui était quand même ironique compte tenu que je n’avais pas d’adresse ou quoi que ce soit. Enfin, je me disais qu’au pire, ce n’était pas un problème, ou plutôt quelque chose qui pouvait être réglé éventuellement. Et puis, clairement, cela ne semblait pas trop presser, pas suffisamment pour que par la suite, mon voisin de face en vienne à me rendre cette question dont je me souvins que trop peu dans un premier temps, si bien que je restai surprise - pour vrai cette fois-ci - et je dus m’imposer un bref moment de réflexion. Je pensais avoir une énergie à toute épreuve, là, visiblement, la fatigue commençait à se jouer de moi, et ma boisson ne venait pas trop m’aider. Malgré tout, je pus quand même fournir un semblant de réponse. Après tout, cela ne me servait à rien de me casser la tête, parce que ça ne ferait que frustrer moi, et de plus, je n’avais pas honte de mon métier, alors qu’importe à qui je parlais, je ne me gênais pas pour partager. Sans attendre plus longtemps, je dis donc:  « Je travaille à la mairie. Mon emploi du temps a une heure de début, mais pas vraiment d’heure de fin. » Ce fut qu’après avoir tenu ces propos que je me rendis compte que bien ironiquement, nous avions un rythme de vie environ semblable, même si bien sûr, ce n’était pas pour les mêmes raisons. Mais ça, je ne le soulevai pas, décidant de prendre une gorgée de bière pour voir où la discussion allait le mener par la suite, me rendant compte que lui, pour le coup, ne semblait pas avoir du mal à aborder les gens. Et puis, il me semblait que j’avais fait les efforts nécessaires pour lancer la conversation, je jugeais que je n’avais pas tout à faire, quand même.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Lun 26 Déc - 17:18

Il voit son regard s’écarquiller quand il lui explique quel est son métier. Ca fait toujours son effet quand il balance qu’il lit les cartes pour gagner sa vie, et Caïn apprécie de lire la surprise sur le visage de ses interlocuteurs. De son interlocutrice en l’occurrence. Il lui adresse un large sourire avant de continuer son explication. Taromancien, tatoueur, le Troisième Œil. Sa vie maintenant depuis plusieurs années, depuis son arrivée à Savannah. Il s’y est plutôt bien fait à ce rythme de vie différent de celui auquel il s’était habitué pendant ses années à danser pour sa compagnie à New York. Paradoxalement le rythme actuel lui correspondait mieux, il y avait moins de pression, moins de contraintes, tellement plus de libertés. Mais le prix pour tout ça était bien trop élevé, et on l’avait forcé à le payer, un canon sur la tempe, et son cygne envolé. Penser à Swann le rend soudain extrêmement mélancolique. Il finit son verre avant de faire signe au serveur de le resservir. Il sait qu’il ne devrait pas parce qu’il ne veut pas effrayer la jeune femme en face de lui mais c’est plus fort que lui. Il en a besoin, sinon il sent qu’il va finir par ruminer encore et encore, en pensant à cette femme qui lui a voler ses ailes à lui pour les mettre dans son dos à elle. Je prends note. La voix posée de la jeune femme le fait sourire et il lui offre un clin d’œil avant d’attraper le verre que le serveur lui tend. « Sans problème, on est ouvert même le dimanche » qu’il ne peut s’empêcher d’ajouter, parce qu’il se doute bien que la jeune femme en face de lui doit avoir un métier un peu plus classique, avec des horaires plus habituels. Ou peut être pas. C’est comme une intuition qui commence à faire surface. Alors en toute innocence il demande à la brune ce qu’elle exerce comme métier. Il la regarde hésiter, se perdre un instant dans ses pensées et en profite pour boire une nouvelle gorgée. Je travaille à la mairie. Mon emploi du temps a une heure de début, mais pas vraiment d’heure de fin Bingo. Un travail plus classique que le sien, certes, mais des horaires pas vraiment cléments. Il lève son verre à cette réponse en rigolant doucement « Comme ce soir par exemple pas vrai ? » Il se rapproche un peu avant de continuer de deviner « Tu es sortie bien trop tard, tout le monde était déjà parti. Puis tu t’es dit, pourquoi pas prendre un verre avant de rentrer ? » Il ne rigole plus, il se concentre, fixant la brune pour déceler sa réaction, ses tics. Y a pas vraiment de magie dans la lecture des cartes, ni même dans le mentalisme ou toutes les autres conneries psychiques qu’on peut vous balancer. C’est beaucoup de mécanisme, et puis cette sensibilité bien trop exacerbée chez les gens comme Caïn. Foutu empathique, même avec un verre de trop dans le nez il peut pas s’empêcher de se sentir concerné. « Dommage t’es tombé sur moi. » Il exerce une petite révérence amusée. « Enfin dommage, je sais pas, à toi de me dire. » Il s’installe un peu plus confortablement, le dos posé contre le dossier de sa chaise et fixe la jeune brune de son regard perçant. « Au fait moi c’est Caïn. Comme le premier meurtrier oui, oui, faut croire que ma mère avait de l’humour. » Ou pas. En fait il n’a jamais compris pourquoi sa mère lui a donné ce prénom. Ce qu’il sait c’est que si c’est sa mère qui l’a choisi, c’est qu’il y a une bonne raison. Tout comme le choix de sa carte associée, numéro XIII, la Mort. « Et toi ? Parce que je suppose que si je t’appelle belle brune tu risques de me foutre ton poing dans la tronche » Oh ça oui, elle en a l’air tout à fait capable. Et il n’a pas vraiment envie de se faire taper. Encore. Dana s’en occupe suffisamment à la boutique.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Dim 1 Jan - 17:06



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Au bout du compte, ce type était quand même perspicace en son genre, selon ce que je pus constater. Enfin, je n’aurais pas été en mesure de dire une chose pareille au moment où il précisa que sa boutique - parce que je ne trouvais pas meilleure appellation - était ouverte le dimanche, me doutant pendant un bref moment qu’il n’avait peut-être pas compris que je n’étais pas persuadée de m’y rendre. Ou bien l’avait-il compris et il jouait dans l’ironie ? Trop peu certaine, je ne m’attardai pas à ce détail, me contentant de le laisser passer à la suite, à ce moment qui me fit deviner cette fameuse perspicacité. En fait, ce fut plus précisément quand il en vint à formuler une hypothèse sur le pourquoi du comment j’étais en ces lieux un soir de semaine que je dus en venir à la conclusion qu’il n’était pas trop loin de la véritable réponse, à un tel point que mon honnêteté me poussa à hocher la tête et lui dire:  « Ouais, si on veut. » Parce que même si j’étais prête à admettre pourquoi j’étais ici, ce n’était pas pour autant que j’allais commencer à m’étaler sur les détails, sur le fait que normalement, même si je sortais la dernière de l’immeuble plus souvent qu’autrement, je rentrais chez moi sans me poser de questions, mais que là, parce que trop de choses tournaient dans mon esprit incessamment concernant ma vie personnelle, ce n’était juste pas possible, pas ce soir en tout cas. Déjà à la base, je parlais très peu de ma vie privée, alors le faire avec un inconnu dont je ne connaissais même pas le nom… Évidemment, ça ne m’empêcha pas d’essayer de prendre le moindrement plaisir à cette conversation, comprenant que c’était moins pire que m’exaspérer, d’où le fait qu’au moment où il me dit que j’étais peut-être mal tombée, ou au contraire, je me contentai de simplement hausser les épaules et dire, en espérant faire une blague:  « Disons que ça aurait pu être pire. » Je réalisai qu’après que compte tenu de mon attitude précédente, ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour jouer les pince-sans-rire, mais cela n’empêcha pas le jeune homme de venir complètement rendre invalide mon excuse de plus tôt comme quoi je ne connaissais pas son prénom. En effet, celui-ci en vint à me le donner, ne se faisant pas prier pour ajouter une série d’explications sur sa provenance. Acquiesçant en hochant la tête, je pris une autre gorgée de bière, signifiant que je n’en avais pas autant à dire, si bien que limite, j’avais l’impression que si je me présentais ici et maintenant, ça ferait limite tache dans la conversation. Puis, avant même que je décide de me lancer parce que j’en étais venue à la conclusion que cette idée était ridicule et qu’il fallait que je me décide à lâcher un peu les apparences pour le coup, Caïn reprit la parole, en venant à me demander mon nom d’une façon bien original, trahissant encore une fois sa perspicacité, si je pouvais le dire ainsi. Je pouvais difficilement me le cacher après tout; il était vrai que j’avais eu une attitude un peu merdique dans un premier temps, et même si je ne m’expliquais toujours pas le pourquoi du comment j’avais changé d’avis, je décidai de jouer le jeu, et je demandai, un sourcil arqué:  « Je fais si peur que ça, donc ? », m’essayant donc encore à la blague simili-sérieuse, mais cette fois-ci, en me permettant d’esquisser un petit sourire, comme si je voulais être sûre et certaine que mon dire ne porte pas à confusion. Parce que là, il était vrai que je voulais blaguer, parce que j’étais consciente de comment je m’étais comportée plus tôt et même si je ne pensais pas que ce soit sujet à excuses pour le moment, au moins, je voulais montrer que je n’allais pas bondir sur la table si jamais il en venait à m’appeler « belle brune ». Bon, je n’allais pas rester sans rien faire non plus, mais disons que des gros yeux, ce serait suffisant. Et puis, ce n’était pas comme si je n’avais pas un prénom, ou que je ne savais pas l’utiliser. Sans attendre plus longtemps, j’ajoutai donc:  « Je m’appelle Saskia. » en voulant ensuite reprendre une gorgée de bière tout en attendant sa réaction, mais me rendant compte que j’arrivais presqu’au bout de mon verre. Pas encore convaincue que j’allais en prendre plus d’un, je me ravisai de prendre cette dernière gorgée, me disant que celle-ci pouvait encore patienter un peu.

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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Mar 17 Jan - 13:39

Ouais, si on veut. Ca sonne comme une victoire dans la tête de Caïn, une petite victoire bien entendu mais une victoire quand même. Il a touché juste il le voit et même si la jeune femme semble se renfermer tout de suite après sa prise de parole, il a vu cette petite lueur dans son regard. Alors il se prend à imaginer des suites, des histoires où la brune est héroïne, une ribambelle de possibilité. C’est une des choses qu’il aime le plus dans son métier Caïn : les histoires. Celles qu’on lui raconte ou celles qu’il invente. Ca fait oublier pendant un instant le monde, le vrai, la réalité. Ouais, son univers de cartes et de peut-être est bien plus amusant que tout le reste, il l’a compris y a bien longtemps.
Il fait ensuite une remarque sur la chance de la brune, ou la malchance plutôt, d’être tombé sur lui. Type pas net au bagou trop facile, la société l’a rejeté trop vite, trop tôt et les nanas comme son interlocutrice il les évite normalement. Parce qu’elles n’appartiennent pas à son univers, pas à son monde, qu’il sait pas faire avec elles. Il préfère Serena et ses dents du bonheur ou bien Nora et ses froncements de sourcils délicats. Mais elles ne sont pas là. Il a fait exprès de ne pas aller se saouler au Smoking Dog pour ne pas les croiser. Il ne connait personne ici, pas même la brune en face de lui. Elle hausse les épaules d’ailleurs, elle semble avoir abandonné l’idée qu’il allait finir par la laisser tranquille, ça le fait sourire doucement. Disons que ça aurait pu être pire. Oui, ça aurait pu être bien pire. Ou bien mieux ; Il en sait rien. Et ça le fait rire, il éclate d’un rire franc, qui résonne dans la salle avant se calmer un peu. « Oui. Bien pire, si ça avait été mon pote Chief là je te fais pas dire la galère dans laquelle t’aurait été » Il est méchant Caïn, de dénigrer son meilleur ami de la sorte, mais faut dire que Chief est tout sauf avenant, encore pire que lui, la gueule de taulard plaquée sur le visage, il a cette aura qui vous donne mal au cœur quand on sait pas regarder plus loin que l’encre sur sa peau. « Mais ce n’est que moi et promis je sais bien me comporter en société » plus ou moins, faut bien se fondre dans la masse parfois.
La discussion s’enchaine Caïn se présente, parle, encore et encore et encore. Comme toujours. La brune n’est pas vraiment bavarde mais au moins elle ne l’ignore pas, alors il fera avec. Des murs, il en a vu pire, Robin par exemple, combien de fois il a dû batailler avant qu’elle ne daigne ne serait-ce lui répondre oui ou non. Puis il Caïn il a cette capacité, de parler pour dix alors qu’il n’est qu’un. Unique. Seul. Trop seul. Je fais si peur que ça, donc ? Caïn rigole une nouvelle fois, plus doucement cette fois ci et il secoue la tête. « Un peu, tu sais j’ai appris à me méfier des femmes ces derniers temps. Vous frappez sacrément fort » Enfin surtout Gengis, la folle furieuse qui a débarqué au Troisième Œil y a quelques mois. Il a encore le souvenir de son bras dans le plâtre, tout ça pour une blague – de mauvais gout d’accord – mais une putain de blague. « Si tu viens faire un tour à la boutique tu rencontreras peut être mon bourreau, c’est elle qui me dit qu’il faut que je sois plus poli » sous entendu qu’il est incorrect avec les femmes qu’il fréquente. Elle le connait mal, tellement mal. Mais il ne dira jamais rien pour la contredire, de peur que Gengis décide briser tous les os de son corps à l’aide de son petit doigt uniquement. Caïn frissonne à l’idée et se masse le bras, douleur fantôme de la maltraitance exercée par cette femme d’acier.
Je m’appelle Saskia. Ho. Elle a décidé de lui donner son prénom. Etrangement ça lui fait plaisir, c’est juste un prénom et pourtant, il a l’impression qu’elle abaisse petit à petit ses défenses. « Saskia. J’aime bien. C’est joli. Et pas d’ici pas vrai ? » Pas américain pour deux sous, sinon elle se serait appelée Bridget ou Jennifer, un truc un peu pourave. « Ça vient d’où ? » Il est curieux maintenant, il veut en savoir un peu plus sur elle, sur cette Saskia aux yeux qui lui rappellent l’abime et l’aura perturbée. Caïn se détend un peu plus sort un paquet de cigarette et le montre à la jeune femme, inquisiteur « Ca te dérange si je fume ? » C’est rare mais l’instant lui semble propice, un bar, une jolie fille, un énième verre de whisky et sa première cigarette depuis qu’il a décidé d’arrêter de fumer. Après tout on peut pas tout avoir dans la vie pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Mar 24 Jan - 1:52



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C’était peut-être un peu méchant de ma part de penser ainsi, mais tandis que je considérais Caïn alors qu’il déblatérait de nouveau sur sa vie personnelle, je me rendais compte que je n’étais pas très convaincue que je voulais connaître ce Chief, ce dit pote qui était décrit de façon plutôt péjorative par le jeune homme. Pourquoi ? Je ne saurais pas le dire. Peut-être parce que malgré moi, j’avais soudainement une idée préconçue de sa personne alors que je le connaissais pas, parce que je ne savais pas si je pouvais me fier aux propos d’un homme qui avait trop bu. Je n’étais pas sans savoir que c’était là des arguments plus que mauvais, mais c’était les seuls que j’avais, et au final, il ne me servait à rien de m’attarder sur le sujet, parce que je ne ferais certainement pas part de mes idées à mon interlocuteur, là, tout de suite. De plus, il n’eut pas besoin de moi pendant un petit moment pour alimenter ses propos; une simple question hors-sujet et voilà, il s’était de nouveau lancé dans un discours qui, cette fois-ci, me laissa quelque peu perplexe. Est-ce qu’il parlait de ma propre personne et le comportement que j’avais eu plus tôt, ou bien des femmes en général ? Bien que j’aurais mérité de me prendre une telle remarque, j’avouais que je préférais la seconde option. Heureusement pour moi, cela me fut confirmé quelques instants après, et clairement, il n’était pas au bout de ses peines avec les femmes, comme il le laissa sous-entendre en parlant de celle au-dessus de sa tête, prête à la corriger. Nouveau haussement de tête peu convaincu, voilà comment je réagis. Parce que même si je voulais potentiellement faire un effort pour être plus bavarde, je ne me sentais pas d’attaque à garantir que j’allais visiter cette fameuse boutique, rencontrer cette fameuse personne. Après tout, chaque chose en son temps, déjà que c’était quand même un effort considérable que j’étais en train de faire à mon avis, et que plus encore, je devenais de plus en plus irréprochable, puisque je me forçais toujours plus, en venant même à me présenter plus officiellement, ce qui me valut de nouvelles questions de la part de Caïn. À la première concernant l’origine de mon prénom, je secouai la tête négativement pour lui signifier que non, ce n’était pas un prénom américain, puis à la seconde, parce que je me disais qu’y répondre n’allait pas me tuer, j’eus un haussement d’épaules, puis je dis:  « C’est supposé être originaire d’Ukraine, mais apparemment, c’est hollandais. » Bon d’accord, ça sonnait complètement idiot, mais ce n’était pas moi qui avais choisi, après tout. Et puis, pour être franche, l’origine de mon prénom, je m’en moquais. Il était bien comme ça, je l’assumais parfaitement, mais là, pour les besoins de l’histoire et du divertissement, j’ajoutai, comme banale explication:  « Apparemment mes pères se sont gourés dans leurs recherches. Au moins ils ont le bon continent, c’est un début. » Je ne me rendis même pas compte que j’avais dit « mes pères » comme si c’était la chose la plus normale du monde, alors que je savais parfaitement que ce ne l’était pas, pas pour la majorité des gens, en tout cas. Enfin, je ne savais pas si je pouvais qualifier Caïn dans la normale des gens non plus, mais bon, c’était maintenant dit, et je n’avais aucun problème avec cela, pour être franche. En vérité, il n’y avait pas tant de choses avec lesquelles j’étais inconfortable avec ma personne, sauf peut-être mes mauvaises habitudes, à l’occasion, par exemple, le fait de fumer. Mais cette fois-ci, peu de temps après que j’aie secoué la tête pour montrer à Caïn que cela ne me gênait pas qu’il fume, je fus trahie par mes envies, le stress qui s’était accumulé ces derniers temps. Au début, je parvins à demeurer impassible, mais quand je vis le paquet, j’eus une petite grimace, et sans réfléchir, j’en vins à ajouter:  « Et ça me dérangerait encore moins si je pouvais en avoir une aussi. » Je réalisai qu’après-coup que c’était peut-être quelque peu brusque et malpoli que je vienne taxer une cigarette de la sorte, mais puisque je ne pouvais pas annuler mes paroles, j’essayai d’adoucir le tout en ajoutant un  « S’il te plait ? » un peu enfantin, me montrant un peu plus vulnérable pour probablement la première fois dans la conversation, ce qui ne me plaisait pas des masses, mais je m’étais échappée, à cause d’un vice occasionnel… C’était idiot, je le savais, mais que pouvais-je y faire ? Et puis, peut-être que cela allait changer un peu l’avis de Caïn sur les femmes en général, qui sait ?

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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Lun 13 Fév - 20:25

Il parle trop. Il parle toujours trop. C’est le même problème à chaque fois qu’il n’a personne pour le surveiller : pas de Serena ou de Chief pour lui dire d’arrêter de picoler, pas même Nora au bar pour grogner quand il commande le verre limite. 32 ans et toujours gamin, qui a besoin de ses gardiens pour se contrôler. Il voit bien qu’elle a pas l’air plus emballée que ça par ses histoires, par Chief, par son avis sur les femmes. Faut pas qu’il se lance sur les femmes, surtout quand il a un peu trop bu. Les souvenirs de Swann remontent trop facilement et c’est terriblement désagréable, car tout d’un coup il a l’impression de la voir partout. Elle le hante depuis trop longtemps, moqueuse, vilaine, avec son sourire tordu déformé dans les reflets. Elle a quelque chose d’angoissant dans ses visions. Connasse. Pourtant pas pour autant qu’il les déteste toutes, y en a trop qui continuent d’avoir de l’importance dans sa vie, ces femmes enfants qui l’entourent, sans qu’il ai vraiment compris pourquoi. Il sent leurs poids sur ses épaules, et leurs attentes dans son cœur, c’est douloureux, toutes ces gamines paumées à sauver.
Finalement Saskia le tire de ses pensées en répondant à sa question sur le prénom. Tant mieux, il commençait à baliser sévère. C’est supposé être originaire d’Ukraine, mais apparemment, c’est hollandais. Intrigué il ne répond pas tout de suite, hochant la tête, attentif. Il sait se taire, quand il faut, c’est simple. Il scelle ses lèvres, ouvre ses oreilles et écoute en souriant. Apparemment mes pères se sont gourés dans leurs recherches. Au moins ils ont le bon continent, c’est un début. Il rigole, amusé par l’explication avant de secouer la tête.  « Le bon continent oui mais pas du tout au bon endroit ! »   Remarque les prénoms au fond ça se transporte, ça voyage, ukrainien ou bien hollandais à la base il vient de quelque part.  « Mais ils ont bien trouvé, Saskia c’est très joli, ça sonne bien quand on le prononce. » Il répète une deuxième fois le prénom, comme pour tester une nouvelle sonorité de la chose, amusé, il décortique les syllabes et les consonnes, perdu dans sa bulle. Il se ressaisit soudain et sort un paquet de cigarette avant de questionner son interlocutrice du regard. Il a envie de fumer, rien que ce soir et Saskia ne semble pas s’en offusquer. Au contraire. Et ça me dérangerait encore moins si je pouvais en avoir une aussi. Une nouvelle fois il rigole, surpris par la spontanéité de sa demande. S’il te plait ?  « Sans problème c’est toujours mieux à deux »    parce que fumer seul c’est un peu déprimant, il a toujours l’impression d’empoisonner la personne d’en face, qui n’a pas vraiment choisit de se recevoir la fumée. Il place sa cigarette entre ses lèvres avant de tendre son paquet à Saskia puis fouille dans ses poches pour en sortir son briquet. Il allume sa clope avant de faire glisser le briquet vers sa camarade de boisson. Une bouffée, deux bouffées, il ferme les yeux instant et laisse la nicotine se répandre dans ses poumons, ses veines. Puis il reporte son attention sur Saskia, les coudes sur la table, intrigué.   « Donc si j’ai bien compris t’es ukrainienne c’est ça ? Tes pères t’on adoptée ? »    Il est comme ça Caïn, direct, ne fais pas de détours ? C’est plus simple de dire ce qu’on pense que d’enjoliver les choses, c’est plus rapide.  « T’es pas obligé de répondre hein t’en fais pas. J’aime juste bien en savoir plus sur les gens que je rencontre »    leurs origines, leurs traits de personnalité, leur aura. Il se considère un peu comme un collectionneur, il range les gens dans des petites cases dans son cerveau, toujours prêt à les ressortir, de façon à n’oublier personne.   « Moi aussi j’ai des origines d’Europe, de France même »    Devaux, le sang Cajun dans ses veines, les plantations de cannes à sucres et ses esclaves à la pelle. Il n’oublie pas. Il n’oublie jamais.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Sam 25 Fév - 6:18



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En toute franchise, je n’avais pas vraiment l’habitude de parler de mes origines, de mon adoption ou quoi que ce soit du genre. Non pas parce que j’avais honte d’avoir été adoptée, au contraire, j’étais fière d’avoir les parents que j’avais. Mais disons que compte tenu du fait que j’avais grandi ici, que je n’avais jamais vraiment connu mon pays d’origine et que celui-ci ne m’attirait pas plus que ça, puisque je ne sentais aucun attachement vraiment, je ne jugeais jamais nécessaire de le mentionner et en faire tout un cas. Pourquoi faisais-je différent ici et maintenant ? Je ne saurais pas trop le dire. Mais après, je ne voyais pas trop pourquoi je me stresserais avec cela, sachant qu’en fait, je ne faisais pas grand-chose qui était fidèle à mes habitudes ici et maintenant. Clairement, sortir dans un bar ne me réussissait pas, faisait en sorte que limite, j’oubliais mes habitudes, mes bonnes manières, et bien que je me trouvais pathétique, je me rendais compte qu’au point où j’en étais, autant me laisser faire. Et puis, ce n’était pas comme si mon adoption était information confidentielle, et comme si l’erreur d’origine de mon prénom allait affecter qui ou quoi que ce soit. Tant et aussi longtemps que ça demeurait chose simple, je me disais que ce n’était pas plus mal, et visiblement, c’était suffisant pour contenter le jeune homme, alors clairement, je n’allais pas m’en plaindre. Évidemment, s’il en était venu à porter un jugement, pour sûr, j’aurais agi autrement, mais là, à son propos, je me contentai de simplement hausser les épaules et sourire doucement au commentaire. Je savais bien que je n’avais aucun crédit à prendre quant au prénom que je portais aujourd’hui, mais c’était quand même flatteur. Et puis, dans le cas présent, mon sourire fut doublement approprié, puisque je fus en mesure de le conserver au moment où Caïn accepta de me refiler une cigarette et ce, sans trop de problème. Sachant que cela ne me tuerait pas et que plus encore, ça me permettrait probablement encore plus de me détendre et me changer les idées, je ne me fis pas prier pour la prendre entre mes doigts, puis l’allumer dès que j’en eus l’occasion. Question d’orgueil, je fis toutefois gaffe à ne pas tirer une trop grosse latte dans un premier temps, compte tenu du fait que je n’étais pas une fumeuse régulière et que là, tout de suite, je me voyais très mal commencer à m’étouffer telle une débutante. Je savais bien que je ne faisais rien comme à mes habitudes en ce moment et que mon amour-propre en prenait un coup ce soir, mais il me restait quand même un peu de dignité que je voulais conserver. Une fois que j’eus laissé la fumée s’échapper d’entre mes lèvres, je retirai la cigarette de ma bouche en la coinçant entre mes doigts, juste à temps pour hocher positivement la tête pour confirmer qu’effectivement, je venais d’Ukraine. Puis, à mon étonnement, je me permis d’ajouter, sur un ton quelque peu ironique:  « Je crois pas que j’ai besoin de te faire un dessin sur le pourquoi du comment ils m’ont adoptée. » Enfin, je ne pensais pas en tout cas, compte tenu du fait que j’avais déjà mentionné que j’avais deux pères, pas de mère. Après, s’il ne le saisissait pas, je me disais que c’était tant pis, parce que je ne me voyais pas vraiment lui faire un cours d’éducation sexuelle; il y avait des limites, quand même. Mais au final, Caïn ne sembla pas trop inconfortable à l’idée de changer de sujet, en venant à détourner celui-ci sur sa personne pour me parler de ses propres origines. Soudainement curieuse d’en savoir plus, je hochai la tête pour montrer que j’avais accusé réception de l’information, puis je finis par lui demander:  « Tu es né là-bas ? Ou bien ça vient d’ancêtres lointains ? » J’avais exprès de ne pas faire d’autres suppositions plus raisonnables et plus réalistes, me disant que bavard comme il me semblait être, il se ferait probablement un plaisir de me préciser le tout. Enfin, c’était ce que je me disais, après, peut-être que les choses seraient différentes, il suffisait que j’attende pour le voir.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Dim 12 Mar - 1:00

Il est surpris Caïn, par le tournant de cette soirée. Il pensait juste finir misérable comme toutes les autres nuits, verre à la main et bouteilles vides éventrées devant lui, à rentrer en trébuchant jusqu’à chez lui, se glisser dans les draps en essayant de ne pas réveiller la biche qui y dormait. Pourtant ce soir il brise la monotonie. Il rencontre Saskia. Et peut-être que c’est ça qui lui permet de ne pas commander un énième verre un fois le sien terminé, à se concentrer sur l’autre, à écouter. Il aime bien, le calme d’une discussion sans début ni fin, savoir qu’ils reprendront leurs chemins à la fin de la soirée mais enrichit par ce petit quelque chose en plus. Il la regarde tirer sur sa cigarette avant de l’imiter, profitant du shot de nicotine dans son système. Il fume pas souvent, mais ce soir ça semble être l’occasion, le bon moment. Et peut être que pour Saskia ça l’est aussi vu l’apaisement à peine perceptible qu’il arrive à lire sur ses traits. Ça le fait sourire d’amusement, content de voir qu’elle se détend un peu plus au fur et à mesure que le temps passe. Je crois pas que j’ai besoin de te faire un dessin sur le pourquoi du comment ils m’ont adoptée. Le ton est ironique, joueur et Caïn secoue la tête en rigolant. « Non. Je crois que c’est bon ahaha ! Question stupide de ma part » Il continue de rigoler pendant quelques instants, recrachant la fumée par la bouche et le nez avant de se calmer doucement. « C’est juste de nos jours on voit tellement de choses qu’on aurait pu penser autre chose, j’ai l’esprit trop ouvert je crois » ouais. Un peu trop. Mais bon, c’est comme ça. Il hausse les épaules. Il en faut bien plus pour le choquer, bien plus pour l’impressionner. Il en a tellement vu passer des familles improbables, de ces gens marginaux comme lui qui rêvent d’un peu de normalité, de former un tout comme le reste du monde.
Puis c’est à son tour de parler, de raconter un peu d’où il vient. C’est rare, il retourne rarement dans le passé, parce que ça fait trop mal. L’absence de sa mère est encore douloureuse, même après tout ce temps. Tu es né là-bas ? Ou bien ça vient d’ancêtres lointains ? Il secoue la tête, prend une nouvelle bouffée avant de commencer à lui expliquer. « Non, je suis né dans le bayou, le vrai, pas très loin de Lafayette en Louisiane. Petite ville mais sympathique » Non. Pas vraiment en fait. Il se souvient des moqueries, des bousculades, des camarades mauvais à se moquer de lui du matin jusqu’au soir. « Mais je suis Cajun, mes ancêtres étaient esclaves dans les plantations de canne à sucre » Il sourit doucement, soudain nostalgique par les histoires racontées par sa mère. «C’est de ma mère que je tiens le côté mystique, elle était diseuse de bonne aventure. » Il parle Caïn, parce que ça fait longtemps qu’il a pas raconté cette histoire et qu’il se sent nostalgique. Machinalement il sort de sa poche son vieux deck de cartes abimé et l’étale sur la table. « C’est celui de ma mère, je l’ai récupéré à sa mort. On va dire que c’est quelque chose qui coule dans notre sang. » Il mélange les cartes, puis en tire une, au hasard. L’empereur. Pas étonnant. C’était obligé. « Solidité, raison, volonté. L’empereur est synonyme d’équité, de rigueur. » Il la fait glisser vers elle, amusé. « Ca te rappel personne ? » Allez, avoue Saskia, il a plutôt bien cerné pour le moment.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Dim 19 Mar - 23:38



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Caïn tenait un point quand il affirmait que de nos jours, il n’était plus si surprenant de voir des familles composées environ n’importe comment, avec des situations plus particulières les unes que les autres. Cependant, au moment où j’étais arrivée aux États-Unis, ce n’était pas aussi normal. Au contraire, c’était perturbant pour la majorité des gens, et je n’eus pas vraiment de mal à l’affirmer, comme je le prouvai en disant:  « Non, c’est vrai que c’est mieux accepté aujourd’hui. Par contre, quand j’étais au primaire et que je disais à mes amis que j’avais deux papas… » Un sourire fut suffisant à mon avis pour conclure mon propos dans le cas présent, parce que non seulement, citer toutes les anecdotes liées à ce fait aurait été trop long et de plus, compte tenu du fait que le jeune homme avait soi-disant un esprit aussi ouvert, je supposais qu’il était en mesure de formuler ses propres hypothèses. Après tout, ce n’était pas comme si je venais de lui soumettre une énigme horrible; en mon sens, il était facile d’imaginer la réaction des parents un peu trop coincés qui apprenaient cela sur ma personne, limite ça en était amusant. En tout cas, pour moi, c’était amusant, parce que si cela m’avait troublée dans un premier temps lorsque j’étais enfant, j’avais appris rapidement à l’assumer, parce que j’étais fière d’avoir deux papas, et je l’étais encore aujourd’hui. Il n’y avait quand même pas de mal à être fier de sa situation, si ? En ce moment, rien ne me prouvait le contraire, et visiblement, ce n’était pas Caïn qui allait me contredire sur ce fait, comme je pus le constater au moment où je me risquai à lui poser une question sur d’où lui, il venait. Sans trop hésiter, il me parla de ses racines, de ses origines, et c’est ainsi que j’appris que la France était dans ses origines lointaines, mais qu’il en avait d’autres, plus récentes, qui le définissaient aujourd’hui. Nullement embêtée par cela, je me permis de l’écouter jusqu’au bout, ne bronchant même pas au moment où il en vint à sortir un paquet de cartes. Était-ce parce qu’il avait poursuivi son discours sur sa mère et son passé par la même occasion, m’endormant dans le sens où je ne pensais certainement pas qu’il en viendrait à faire un tour de passe-passe dans le processus ? Quoiqu’il en soit, je réagis seulement au moment où il en sortit une, fronçant les sourcils quand il vint à parler de la dite carte. Il me fallut quelques secondes pour tenter de voir où il voulait en venir, mais lorsque je saisis la portée de ces mots, j’eus un petit rire à la fois nerveux et amusé, nerveux parce qu’orgueilleuse comme je pouvais être, je me sentis un peu idiote de ne pas avoir compris avant, amusé parce que bon, il fallait admettre une chose…  « C’est pas mal du tout… » Et pourtant, ce n’était clairement pas mon genre de croire à ce genre de trucs. Ou bien avait-il fait exprès pour montrer son savoir-faire ? Soudainement curieuse de voir comment le tout marchait, tant qu’à être là, je m’accoudai sur la table, posant mon menton dans ma main, et je demandai:  « Et qu’est-ce que les cartes ont d’autre à dire sur moi ? », sachant très bien que certainement je ne serais pas susceptible d’y croire, sauf si c’était vraiment béton, et encore là, mais là, tout de suite, c’était divertissant, alors pourquoi pas, après tout ?
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Mer 29 Mar - 20:16

Non, c’est vrai que c’est mieux accepté aujourd’hui. Par contre, quand j’étais au primaire et que je disais à mes amis que j’avais deux papas… Il hoche doucement la tête. C’est vrai, tout ce qui sors de la norme n’a pas toujours été accepté par les foules. Il est le premier à en être conscient, le premier à le regretter. Il se souvient des regards à l’école, des rires, des méchancetés. Il se souvient des soupirs, des rumeurs. Il en a marre Caïn, des jugements des gens, de ceux qui savent pas, qui se retrouvent coincés dans leur petite bulle parfaite d’hétéronormalité. Il en a marre oui. Même si la plus part du temps il hausse les épaules et passe à côté, ferme les yeux, les oreilles. Mais parfois c’est lassant, et il se souvient de la douleur quand il était gosse, de finir isolé à cause de la situation de sa mère. Il rend à la brune son sourire. « J’imagine que ça a du créer beaucoup de débats et de questionnements. » pour t’as pas de maman, pour t’as deux papas, qui c’est qui te fais à manger, blablabla. Il rigole doucement avant de rependre. « Imagine quand moi je leur disais que ma maman était voyante » enfin, diseuse de bonne aventure, aux sorts vaudou qui décoraient la caravane, les tatouages sur ses mains et le sourire mystérieux qui s’épanouissaient continuellement sur le visage. Elle lui manque. Elle lui manque tellement après tout ce temps. Il se souvient du jour où il s’était réveillé le matin et qu’elle avait arrêté de bouger, la douleur, la tristesse. Il n’avait jamais ressenti la même émotion, sauf quand Swann était partie. Putain Swann. Non. Pas Swann. Il se sent amer, un peu. Soupire. Et revoila ses pensées noires qu’il avait réussi à chasser.
Il soupire, chasse le mal-être du bout des doigts et sors ses cartes. Il voit le regard intrigué que Saskia quand il commence à mélanger et ça le fait sourire. Il adore les sceptiques, ce sont les meilleurs avec qui travailler, à impressionner. Il aime la façon dont ils essayent de se donner de la contenance, comme si les cartes ce n’était qu’un jeu de gamin. Puis leur regard qui se bloque, et leur corps qui les trahis. C’est pas de la magique les cartes, c’est certes beaucoup de mysticisme. Mais aussi beaucoup de déduction. De regard sur les gestes, les réactions, le moindre mouvement. Et quand l’empereur apparait Caïn sait qu’il a gagné. Et le rire de Saskia qui le fait sourire comme un gamin, à pleines dents, fier de son tour. C’est pas mal du tout… Bien sur que c’est pas mal du tout, c’est son métier, il fait depuis presque qu’il est né, assis sur les genoux de sa mère à murmurer les noms, les significations. Et qu’est-ce que les cartes ont d’autre à dire sur moi ? Il se redresse, entend le défi dans la voix de la jeune femme et le fait qu’elle reste toujours un peu sceptique, amusée cependant par la justesse de son interprétation. « Ca t’intéresse ? » il reprend son deck et en place une nouvelle devant lui, face cachée. « D’habitude je me fais payer tu sais. Mais bon, on va dire que je fais ça comme un remerciement pour la compagnie » pour ne pas l’avoir fait dégager de sa table, pour ne pas l’avoir insulté ni engueulé. Il est reconnaissant, il avait besoin de ça, de se vider un peu la tête. « Je vais pas faire un vrai tirage, je crois que j’ai un peu trop bu pour me concentrer » qu’il rigole doucement avant de retourner la deuxième carte. l’Amoureux. Et le visage de Bambi qui lui explose dans les rétines. C’est sa carte à la belle, celle qu’il lui a associé depuis longtemps. « C’est la carte de l’amoureux, ça veut dire que tu hésites, que tu es actuellement dans une situation qui vacille. » Je lui tends la carte à nouveau pour qu’elle la regarde avant de reprendre de nouveau, pensif. « Tu risques de faire des mauvais choix si tu ne fais pas attention. » Il sourit doucement, un peu désolé par ce qu’il vient de dire. Mais il n’aime pas mentir. Et puis c’est son interprétions à lui, juste un avertissement dans le vent. Quels seront ses choix ? Il n’en sait rien. « Fais attention dans les prochains jours, c’est tout ce que je peux dire. » il récupère ses cartes et les bats de nouveau, les fait glisser entre ses doigts, dévisageant Saskia pour voir sa réaction.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Jeu 6 Avr - 0:54



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Dans un premier temps, j’étais persuadée que Caïn et moi étions aux antipodes, au vu de notre mode de vie, notre caractère visible. Mais au bout du compte, sur certains points, nous nous ressemblions un peu, surtout quand il était question de nos origines un peu douteuses pour la normale des gens, qui avaient eu pour effet de nous causer des tourments lorsque nous étions enfants. En tout cas, la ressemblance était assez flagrante pour que je puisse imaginer que cela n’avait pas été tout rose pour le jeune homme lorsqu’il était à l’école, et le simple fait de l’imaginer me fit rouler les yeux au ciel, puis dire:  « Les questions, le malaise du professeur… » Voilà que deux choses que je pouvais supposer, surtout parce que moi-même je l’avais vécu. Et l’épisode du professeur inconfortable avait probablement été le pire, puisqu’il en était allé jusqu’à me demander de ne pas parler du fait que j’avais deux papas, ce qui avait eu pour effet d’insulter et insurger les principaux concernés. Mais ça, ce n’était qu’une anecdote très personnelle, anecdote que je décidai de ne pas exposer pour le moment. Et puis, il était fort possible que mes suppositions n’en soient rien, ou pire encore, complètement à l’Ouest. Après tout, ce n’était pas moi, la personne médium entre nous deux, mais plutôt lui, et franchement, de ce côté, il me surprenait, plus que je ne l’aurais cru. En effet, il en vint même à éveiller ma curiosité sans que je n’y songe, si bien que cela me prit quelque peu au dépourvu quand il me demanda si cela m’intéressait. Par orgueil, je n’acquiesçai pas directement, me contentant de simplement hausser les épaules, comme si je voulais lui dire « pourquoi pas », mais sans utiliser les mots. Apparemment, ce fut suffisant pour l’encourager à continuer, sans me faire payer pour le coup. J’aurais pu apprécier l’idée, me contenter d’attendre, ne rien dire, mais histoire de prouver que je n’étais pas là pour abuser de ses services, même si jamais je ne me serais vue payer pour ce genre de truc, je décidai de lui dire:  « Je vais payer ton dernier verre, ça le fait ? » Je n’étais pas de nature radine et je n’étais pas en manque de moyens, mais au vu de l’état d’ébriété considérable du jeune homme, état d’ébriété dont il était conscient qui plus est, je ne voulais pas imaginer ce que serait son addition à la fin de la soirée. Et puis, j’aurais très bien pu dire que je payais la prochaine tournée que ça aurait fait la même chose à mon avis, sauf que puisque je ne voulais pas participer à une débandade du côté de Caïn, je m’étais ravisée et j’avais opté pour une solution plus étrange, mais prudente. Fière de mon coup, je me retrouvai toutefois à le regretter bien rapidement, soit sitôt qu’il tira la première carte, me la présenta, et en vint à me dire ce que celle-ci signifiait. Puis, tandis qu’il continuait, je me retrouvai à passer une main sur mon visage, légèrement frustrée contre moi-même d’avoir posé la question, puisque, ce n’était pas un secret, je n’étais pas du genre à m’exposer de la sorte. À quoi avais-je pu penser ? En vérité, j’avais espéré pendant un instant qu’il me dirait quelque chose par rapport à mon boulot, mais non, il avait fallu qu’il aille toucher la corde sensible et ce, du premier coup. Pour lui, peut-être était-ce quelque chose de bien, mais pour moi, c’était troublant. Malgré tout, je l’écoutai jusqu’au bout, mais contrairement à précédemment, je ne cherchai pas à en savoir davantage, me contentant de simplement répondre, à son conseil:  « Ouais, je vais essayer… » avec une certaine ironie qui n’était pas nécessairement pour lui, mais qui se devait d’être là, qui se devait d’être trahie, parce que la garder pour moi n’aurait pas été possible. Puis, dans l’espoir de noyer un peu ma peine et mon désarroi, je terminai ma bière d’un trait, me moquant bien que le fond qui restait était plus qu’un fond, mais une quantité quand même considérable.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Lun 17 Avr - 15:18

Il sait reconnaitre une camarade quand il en voit une Caïn. Même si cette dernière semble sortie tout droit d’un autre univers avec ses jolis vêtements et son travail brillant. Même si cette dernière n’a sans doute jamais dansé la salsa au milieu d’un bar cubain, ou tourné autour d’une barre en fer pour gagner sa vie. Mais il sait. Il le voit dans son regard, le rejet, la mise en marge. Elle a juste choisit un chemin différent qu’il fut temps de grandir, se dirigeant vers la voie de la réussite et de tout ce qu’on attend d’un individu dans la société, tandis que lui s’était contenté d’arpenter des rues moins fréquentables. Mais Il le sait. Les questions, le malaise du professeur… Et il n’est pas le seul à reconnaitre l’autre. Saskia suppose et frappe juste. Caïn hoche la tête en rigolant doucement. Qu’aurait-il pu faire d’autre ? Pleurer ? Rager ? Parce que les gens sont trop cons pour regarder au-delà des normes ? Des dictats de la société ? « Ah le malaise du professeur. Mon préféré sans doute. Surtout quand tu fais ta scolarité dans une école paumée dans le Sud pourri de ce pays. » Et le racisme latent, l’homophobie, la misogynie. Tant de maux et d’habitudes qui se transmettent de père en fils, de mère en fille. Regarde pas chérie, il est salit par le diable. Alors qu’il allait lui aussi à la messe avec sa mère, qu’ils avaient un crucifix accroché dans leur caravane, croix qui trône aujourd’hui sur le mur de sa chambre comme un rappel. Un souvenir. « Enfin bon, on en meurt pas, du moins pas toujours et j’ose prétendre que ça nous rend plus fort » lui, elle, et la rage au ventre de montrer au reste du monde leur vraie valeur : celle de leur âme et non de tout ce qui les entourent. Il lui adresse un sourire amusé avant de boire un peu, comme pour diluer l’amertume qui s’était installée dans ses veines.

Finalement il craque, sort ses cartes pour frimer un peu, peut être briser cette carapace de cette nana qui l’intrigue. Elle est belle, mais pas vraiment là pour se faire draguer. Féroce aussi, il le sent, et puis y a toute la tension qui brille autour d’elle, une aura complexe que Caïn a envie de déchiffrer : déformation professionnelle. Il bat les cartes, tire, touche juste. Une fois. La fierté, le sourire, il sait. Il a toujours été bien trop doué pour ça. Doué pour les cartes, le tatouage et la danse. Le reste il échoue partout. Dans la vie, les gens, les sentiments. Une vraie épave gonflée d’alcool pour effacer la tristesse trop présente. Il parle un peu trop, brille un peu trop, ajoute une pincée de magique en battant les cartes avec agilité. Il sait que c’est pas vraiment nécessaire car Saskia a l’odeur d’une sceptique, de ceux qui ne croient pas même avec le résultat sous les yeux. Pourtant elle ne dit pas non quand il lui propose de continuer. Elle ne rigole pas, ne se moque pas. Elle garde cette certaine distance qui se raccourcit au court du temps, mais distance quand même. Pas grave. Pas à pas il y arrivera. Je vais payer ton dernier verre, ça le fait ? Ah. La monnaie. Il en a fait son métier parce qu’il faut bien vivre de quelque chose depuis qu’il refuse de danser. Et tous les autres jobs ne lui conviennent pas. Qui voudrait d’un gars aussi instable que lui comme serveur, caissier ou bien chauffeur. Non. Alors il faisait payer son art, ses prestations, pour pouvoir offrir à Bambi un avenir certain. Plus que le vide dans lequel les avait laissés Swann en se cassant. « C’est honnête, mais te sens pas obligée » clin d’œil et il se remet à mélanger avant de tirer
Y a trop d’alcool dans son sang, mais toujours pas assez pour l’empêcher de faire une prédiction correcte. L’amour. Et tous les problèmes qu’il apporte. Il dévisage Saskia qui semble troublée par ce qu’il vient de prononcer et de sa mise en garde. Ouais, je vais essayer… Pauvre sourire il lève la main pour faire signe au serveur de leur ramener à boire et quand il revient, Caïn fait glisser la bière vers Saskia. « Celle là est pour moi. Et promis j’essaye pas de te saouler » rire amusé, il est sincère. De toute façon il est sur que même saoule cette nana serait capable de lui botter les fesses s’il tentait quoi que ce soit. « C’est plus un signe de reconnaissance. Enfin comment dire… A son tour d’hésiter un peu, de porter son nouveau verre à ses lèvres avant de reprendre avec une voix plus douce. « La carte de l’amoureux c’est une vraie connasse. Comme l’amour. Crois moi, je le sais. Donc, santé. » Il lève son verre avant de continuer « Aux histoires d’amour qui finissent toujours mal, même quand on est prévenu » ou un truc du genre. Au fond il a perdu le compte.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Lun 24 Avr - 19:47



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Maintenant au courant d’informations que je n’avais pas précédemment concernant l’enfance et la scolarité du jeune homme qui venaient faire en sorte que nos deux situations différaient encore plus que précédemment, je savais que je n’étais probablement pas la mieux placée pour dire quoi que ce soit, prétendre que je comprenais ou quelque chose du genre. Mais malgré tout, je ne pus faire autrement qu’approuver au moment où il en vint à dire que ce genre de situation rendait plus fort. Enfin, peut-être pas dans tous les cas, mais en général, certains pouvaient en tirer quelque chose de bon, comme il sembla l’avoir fait, comme moi je l’avais fait, j’avais l’impression. Peut-être pourraient estimer que non, mais de mon côté, je préférais être parvenue à assumer mes positions et mes convictions parce que je n’aimais pas qu’on me regarde de travers pour la simple raison que j’avais deux papas, ce qui, en mon sens, n’avait jamais été une raison valable pour me disgracier de quelconque façon. J’étais fière de ce que cela avait fait de ma personne, et je supposais que si Caïn en parlait ainsi, c’était probablement parce que c’était de même pour lui. Satisfaite d’avoir trouvé ce point en commun, si nous pouvions l’appeler ainsi en tout cas, je lui fis savoir mon approbation en souriant doucement dans l’immédiat, puis éventuellement en me montrant un peu plus ouverte à la discussion, comme je ne pensais clairement pas l’être lorsque le jeune homme m’avait approché pour la première fois. Enfin, il fallait dire que l’attitude qu’il avait ne m’avait pas vraiment convaincue qu’il était venu à ma rencontre pour parler de tout et n’importe quoi, mais désormais, il semblait avoir compris que je n’étais pas d’humeur à subir du rentre-dedans, et c’était parfait comme ça. Était-ce pour cela que soudainement, je m’étais montrée plus ouverte à des choses qui, précédemment, avaient le don de quelque peu m’exaspérer ? C’était fort possible, je ne saurais le nier, même si jamais on me demandait de le justifier, je devais davantage du genre à dire que je m’étais quelque peu résignée à faire cela, parce que mon orgueil ne saurait faire en sorte que j’admettre que j’étais soudainement curieuse. Rapidement en revanche, je fus trahie par mon propre comportement, mais je sus me rattraper au moment où Caïn m’invita à ne pas me forcer à lui payer ce verre, en haussant les épaules, pour lui montrer que je ne me sentais pas obligée. Je ne disais pas que j’allais insister, mais franchement, ce n’était pas un verre de plus qui allait dilapider mon compte en banque, bien loin de là. La question étant ensuite réglée, de mon côté en tout cas, je tentai de me plonger dans cet univers que mon interlocuteur connaissait pas mal mieux que moi. Enfin, n’importe qui le connaissait probablement mieux que moi dans le cas présent, compte tenu du fait que je n’y avais jamais vraiment touché. Mais bien rapidement, je compris pourquoi jamais je ne l’avais fait, et encore plus rapidement, j’en vins à le regretter, puisque ce semblant d’enthousiasme que je pouvais ressentir disparut comme ça, soudainement, sans que je ne demande quoi que ce soit. Quelque peu découragée, je craignis encore plus que la morale que Caïn serait susceptible de me servir durerait une éternité, au vu de comment il aimait parler de tout et n’importe quoi. Heureusement, il ne le fit pas, il sembla se montrer compréhensif, en venant à laisser sous-entendre qu’il connaissait ce genre de chose. Intriguée, je fronçai quelque peu les sourcils, mais je ne dis rien. De toute façon, je n’aurais pas eu l’occasion de dire quoi que ce soit, compte tenu du fait qu’il en vint à proposer de boire un autre verre. Me disant qu’il était un grand garçon et pouvait gérer son taux d’alcoolémie et les conséquences que celui-ci pouvait entraîner sur son comportement, je ne dis rien, me contentant de simplement trinquer avec lui sans passer quelconque commentaire sur sa suggestion, et sans attendre plus longtemps, dès que j’eus levé mon verre pour trinquer, j’en pris une longue gorgée qui me fit, sommes toutes, le plus grand bien. Je ne pensais certainement pas prendre plus d’un verre aujourd’hui, mais cette gorgée supplémentaire m’enivra, me fit pendant un instant oublier certains tracas, même s’ils n’étaient jamais bien loin, et surtout, dans le cas présent, cela me retira le petit filtre que je pouvais avoir en ce moment, ce qui me poussa alors à demander:  « Toi aussi, t’as eu des histoires d’amour merdiques ? » Peut-être qu’en temps normal, je ne me serais pas permise de demander une chose pareille, mais là, j’avais envie de penser que je n’étais pas la seule au monde. Et puis, Caïn semblait si ouvert, d’autant plus qu’il l’avait laissé sous-entendre plus tôt. En de telles circonstances, je ne voyais pas en quoi ma question était mal, sauf peut-être en ce qui concerne son niveau d’indiscrétion.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Sam 13 Mai - 20:01

L’alcool, la soirée qui s’avance et les idées noires qui s’espacent quand il pose son regard sur la brune légèrement taciturne. Il ne pensait pas réussir à tirer quoi que ce soit de cette rencontre et pourtant le voilà assis, verre offert et cartes étalés, sourire en coin scotché sur son visage pendant qu’il la dévisage. Ils sont différents, tellement différents. Dans la vie de tous les jours ils ne se seraient même pas regardé, ils se seraient surement écartés du chemin de l’autre pour le laisser passer avant de continuer leur route respective. Pourtant ce soir c’est une sorte d’écart à leur quotidien. C’est leurs deux mondes qui se percutent et le choc qui les forcent à lever les yeux. C’est le sourire sur leurs visage, franc pour Caïn, plus discret pour Saskia. Et dans cette collision, ils arrivent à tirer quelque chose : ils ne sont pas si différent finalement. Que derrière leur apparence y a les mêmes blessures, les mêmes cicatrices obtenues pendant l’enfance ainsi que les nouvelles qui viennent petit à petit se dévoiler. Toi aussi, t’as eu des histoires d’amour merdiques. Ah la question à un million. Caïn finit par tirer sur sa cigarette une dernière fois avant de l’écraser dans le cendrier, haussant les épaules. Il ne sait pas vraiment s’il a envie de répondre, peut être pas tout de suite, histoire de ne pas briser la bonne humeur qui l’entoure. Mais le regard de Saskia l’incite au contraire. Après tout elle vient de lui poser une question et vu le nombres de questions que lui a posé, ce n’est que fair-play de répondre à celle là pas vrai ? Alors il porte son verre à ses lèvres pour boire un peu plus, noyer l’amertume qui envahit soudain sa bouche, pour se donner un peu de courage aussi. « Ouais. Enfin des. Une histoire d’amour » ouais, l’histoire d’amour avec un grand A, Swann et le feu dans son ventre, dans son cœur, l’apocalypse à tous les deux et leurs tourbillons qu’il pensait éternels. « J’ai rencontré mon âme sœur à 16 ans, rigole si tu veux mais c’est vrai » pauvre sourire sur son visage il la défie de se foutre de sa gueule, de pointer du doigts son romantisme désespéré. « Tu sais le genre d’amour où tu penses que c’est pour la vie, que c’est gravé dans les étoiles, genre drame shakespearien » Sauf que personne n’était maudit et qu’il n’y avait pas d’histoire de poison entre Swann et lui, juste de l’amour et beaucoup trop de vie. Et puis ces chaines, ces foutues chaines qui les attachaient l’un à l’autre, enroulées autour du cœur, autour du corps. « Mais bref, elle s’est barrée sans rien dire y a quelques années. Et depuis c’est plus vraiment pareil tu vois ? » Ouais, est-ce que tu vois Saskia ? est-ce que toi aussi t’as eu le cœur brisé, piétiné par celui que tu pensais fait pour toi ? Est-ce que tu peux comprendre ce qu’il te raconte, ce Caïn bien éméché qui s’apprête à pleurer par-dessus son verre d’alcool parce qu’il devient sentimental dès qu’il évoque le passé. Pathétique Caïn, foutu blaireau qu’a jamais réussi à soigner son cœur. Ca le désole un peu plus chaque jour. Finalement il attrape ses cartes, les mélanges avant d’en tirer plusieurs au hasard, sans vraiment chercher à faire un tirage précis, il veut juste s’occuper les mains et l’esprit. « Et toi alors Saskia, qui est-ce qui a réussi à briser ton cœur ? » parce que ça n’a pas dû être facile, vu l’armure qu’elle semble porter continuellement.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Mer 24 Mai - 12:47



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 « Ouais, je vois le genre… » Voici tout ce que je dis à Caïn au moment où il commença à me raconter son récit, son histoire d’amour qui avait pu le briser à un moment ou un autre, alors qu’il était tout jeune, qu’il pensait qu’il avait l’avenir devant lui. Je n’avais pas dit cela parce que je voulais montrer quelconque sorte de sympathie, comme bien des gens pourraient le faire, comme moi je me devais de le faire en certaines circonstances professionnelles. Je l’avais dit parce que je le pensais, parce que je l’avais vécu, parce que je savais ce que c’était. Par contre, je ne me permis pas de m’étaler pour le moment sur la question, laissant Caïn terminer son récit, me surprenant à me retrouver dans celui-ci, d’une certaine façon. Comme précédemment, nos histoires n’étaient pas les mêmes, mais disons que le contexte se rapprochait suffisamment pour que je puisse comprendre ce qu’il avait vécu, la douleur que la perte d’un être tant aimé pouvait provoquer. Par contre, il y avait une différence majeure entre son histoire et la mienne, une différence qui piqua ma curiosité à un tel point que sans réfléchir, je lui demandai:  « Et… Tu l’as revue depuis ? » Peut-être aurais-je pu me sentir mal de lui avoir posé une telle question sans avoir été invitée à le faire, sans savoir si je pouvais vraiment me le permettre, mais je ne le laissai pas paraître, parce que je me disais qu’au point où nous en étions, une confession de plus ou de moins ne changerait pas grand-chose. Et puis, s’il ne voulait pas me le dire, je n’allais pas en faire un drame non plus. Cependant, si jamais je voulais qu’il continue de s’ouvrir, il fallait que moi aussi, je fasse un effort, comme je le compris au moment où il en vint à me rendre la question. C’était tout à fait légitime, au vu de ce que je lui avais demandé, il fallait l’admettre, et je n’en étais pas surprise. En revanche, sachant que pour moi, c’était encore difficile d’en parler, que ce soit à un inconnu ou même à des amis, je me donnai un peu de courage liquide en prenant une nouvelle gorgée de ma bière, puis ce fut au bout de celle-ci que je dis:  « Le capitalisme. » Évidemment, ce propos n’était que pure ironie, pas besoin de faire un dessin pour le comprendre. Moi-même, je cédai à l’envie d’avoir un sourire rempli de sarcasme suite à ce propos, même si au fond, celui-ci contenait quelque chose de vrai. Mais ça, j’étais la seule à le savoir, et histoire de ne pas le rester, je compris que je me devais de m’expliquer. Après une brève pause, ce fut donc ce que je fis, en affirmant:  « Je suis sortie avec ce mec, à l’université. Ce genre de mec un peu chiant, connard sur les bords. Mais c’était mon connard à moi, et même si parfois, lui et moi, ça faisait des étincelles, on était bien ensemble… » Sachant très bien que cela n’expliquait pas le lien avec ce que j’avais dit plus tôt, je ne tardai pas à ajouter:  « Puis un jour, il a fallu qu’il parte. Devoirs familiaux, l’entreprise à gérer, ce genre de conneries quoi. On s’était promis que nous n’allions pas nous quitter pour autant. Mais voilà qu’à un moment donné, il a fait silence radio. Plus un appel, plus un message, rien du tout… » Tristement, le dire fut limite aussi douloureux que d’y songer, si bien qu’encore une fois, je tentai de m’en tirer avec mon principal mécanisme de défense, soit le sarcasme, et je terminai en disant:  « Donc alors que lui, il se pavane avec une nouvelle Barbie et que tous les journaux tirent son portrait en disant qu’il aura le mariage de l’année, moi je viens dans un bar le lundi soir et je bois. » Ce fut qu’à ce moment que je me sentis suffisamment à l’aise pour regarder Caïn, tenter de voir sa réaction, d’autant plus qu’il serait bien le premier à répondre à ce récit, compte tenu que bien trop rarement j’en avais parlé avant aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Jeu 1 Juin - 19:26

Il parle. Il parle et c’est libérateur. Non pas qu’il ai gardé toute cette histoire avec Swann pour lui. Beaucoup de gens sont au courant de son cœur piétiné en bonne et due forme. Mais ce soir il en avait besoin. L’alcool encore une fois sans doute, puis la foutue solitude qui le ronge depuis trop longtemps. Alors oui il parle, sans mentir, il raconte comme il l’a vécu son histoire avec Swann, sa trahison, la tristesse de l’absence. Il parle et Saskia l’écoute sagement. Et… Tu l’as revue depuis ? Il dévisage la jeune femme un instant, avant de secouer la tête. « Non. J’ai essayé de la retrouver au début. Et puis quand j’ai compris qu’elle ne voulait pas être trouvée, j’ai juste…Arrêté. J’essaye de ne plus y penser » ouais. De ne plus penser à elle dès qu’il a l’impression de l’apercevoir à chaque coin de rue. Dès qu’il voit une chevelure brune ou un corps qui fait réminiscence. Il essaye d’exorciser ce putain de fantôme tenace, qui s’accroche, qui s’agrippe aux dernière bribes de son palpitant. « Y a d’autres choses qui me font avancer maintenant » et la tristesse qui s’adoucit. Parce que y a Bambi qui lui vient en tête, y a Bambi dans sa poitrine, y a Bambi et sa chaleur. La biche qui lui manque soudain affreusement, qu’il a envie de serrer fort contre lui, de l’écouter respirer, de l’entendre exister. Parce qu’elle ne l’abandonnera pas. Il le sait. Et ça le réchauffe.
Finalement c’est au tour de Saskia de parler de ses sentiments, non pas qu’il la force mais il l’encourage doucement, du regard, sourire rassurant sur le visage. Parce qu’il a cette capacité là Caïn. Faire parler les gens, devenir ce quelqu’un à qui on peut confier des choses facilement. Il enregistre, il comprend. Empathique depuis trop longtemps et le cœur qui s’ouvre pour le moindre cas désespéré qui vient frapper à sa porte. Alors ouais, il écoute. Le capitalisme. C’est plus fort que lui, Caïn explose de rire. Il ne s’attendait pas vraiment à cette réponse, ni même à une blague de la part de Saskia. Et ça le fait rire. Sourire. « Je crois que cet enfoiré a brisé le cœur de beaucoup trop de gens sur cette planète » qu’il répond pour continuer la blague avant de lui adresser un léger clin d’œil.
Je suis sortie avec ce mec, à l’université. Ce genre de mec un peu chiant, connard sur les bords. Mais c’était mon connard à moi, et même si parfois, lui et moi, ça faisait des étincelles, on était bien ensemble… Elle reprend plus sérieuse, le ton empreint d’une certaine nostalgie qui force le sourire de Caïn à disparaitre graduellement. Il visualise la scène, parfaitement. Ca réveille certains souvenirs, les premières rencontres, les frictions puis les flammes. Puis un jour, il a fallu qu’il parte. Devoirs familiaux, l’entreprise à gérer, ce genre de conneries quoi. On s’était promis que nous n’allions pas nous quitter pour autant. Mais voilà qu’à un moment donné, il a fait silence radio. Plus un appel, plus un message, rien du tout… Il hoche la tête attentif, emmagasine les informations et ne peut s’empêcher de claquer de la langue à la fin de la phrase de Saskia. Toujours pareil pas vrai. Femmes comme hommes, il y a toujours un traitre. Toujours. Donc alors que lui, il se pavane avec une nouvelle Barbie et que tous les journaux tirent son portrait en disant qu’il aura le mariage de l’année, moi je viens dans un bar le lundi soir et je bois. Caïn lève son verre presque vide quand Saskia évoque le fait de boire et vient le faire tinter contre celui de la jeune femme. « Eh beh. » Ouais. Eh beh. « Je dirais bien que c’est mieux de se noyer dans l’alcool que de faire un mariage en grande pompe mais ça serait mentir » même si lui n’a jamais rêvé de se marier ou autre, il avait toujours pensé que Swann et lui formerait une vraie famille, avec Bambi, Lenny, et tous les autres qui se seraient rajoutés. « Il sait pas ce qu’il rate ton gars. Vraiment pas. » qu’il finit par murmurer doucement en dévisageant Saskia dans les yeux. « Enfin bon, tu sais quoi, fonce et montre lui que tu vaux cent fois mieux que cette fameuse barbie qu’il compte épouser, montre lui ce qu’il a perdu, ça sera ta victoire. » sans doute un conseil générique mais c’est tout ce qu’il trouve à dire qui ne sonne pas tant défaitiste que ça. Et puis il se doute bien que Saskia a cette flamme en elle, qu’elle est pas du genre à se laisser couler comme les autres, comme lui. Y a quelque chose qui hurle chez elle quand on la regarde, qu’elle se battra jusqu’au bout. Et ça Caïn l’admire réellement.
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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Mer 14 Juin - 1:31



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Au vu de ses dires, Caïn, lui, semblait être parvenu à avancer après sa déception amoureuse. J’essayais tant bien que mal de me dire que peut-être la même chose pourrait m’arriver par la suite, mais au final, je m’en montrais encore plus frustrée, puisque je savais qu’actuellement, j’étais en train de stagner. J’étais en train de stagner parce que j’avais l’impression que qu’importe où j’allais, ce que je faisais, j’allais voir Cole, ou quelque chose qui allait me rappeler qu’il était de retour en ville, qu’il n’était plus mien et que jamais il ne le serait. Limite, c’était mieux quand il était parti, quand il ne me donnait plus de nouvelles. Au moins, je savais qu’il était loin, que je ne prenais pas le risque de le croiser dans une café ou quoi que ce soit du genre. Mais là, c’était le cas, et il avait fallu que je le croise sur mon lieu de travail, celui où je me sentais la plus à l’aise après mon appartement avant cette fameuse rencontre. Cette crainte me rendait vulnérable, et je détestais être vulnérable, je détestais m’ouvrir, à qui que ce soit, parce que j’avais le sentiment que je m’exposais, que je paraissais faible. J’étais orgueilleuse à ce point, je le savais, et je l’assumais parfaitement. Enfin, sauf peut-être ce soir, alors que mes démons me rattrapaient, s’embrumaient avec l’alcool, me poussaient à parler à cet individu que j’avais l’impression d’apprendre à connaître, mais que je ne connaissais pas maintenant, que je pouvais simplement deviner. Bien sûr, je ne niais pas que j’aimais bien penser que nous avions certains points en commun, que j’étais en train de raconter mon déboire amoureux à quelqu’un qui pouvait me comprendre, mais après, peut-être que tout cela ne serait qu’illusion le lendemain. Est-ce que ce serait une bonne chose ? Peut-être que oui, je ne le savais pas trop, mais une chose était certaine, c’était que je ne pouvais pas vraiment revenir en arrière et croire que je n’avais rien dit. Et me connaissant, ce serait mon genre de faire comme si rien ne s’était passé, comme si cette conversation ne m’avait pas affectée, que j’avais été simplement amusée par les propos de Caïn au final, mais malheureusement - pour moi - ce n’était pas le cas. Au contraire, j’avais envie de penser que cette rupture, c’était la perte de Cole et pas la mienne. J’avais tenté d’y croire pendant très longtemps ces derniers mois, mais c’était lui qui avait la bague au doigt, et moi, je n’avais rien. J’avais mon boulot, mais est-ce que c’était suffisant ? J’avais voulu croire que oui, mais là, je commençais à douter. Alors, désespérément limite, ce qui était en mon sens, plus que pathétique, je tentai de m’accrocher aux propos du jeune homme. Pire encore, malgré l’effort que je mis à cette idée, je n’en fus même pas convaincue au final. Mais comme pour ne pas éveiller de soupçons, et surtout pour ne pas jouer la fille qui se plaignait de son sort constamment. Ce n’était pas moi, et que j’aie bu ou pas, que j’aie le coeur brisé ou pas, il était hors de question que je le devienne. Au bout du compte, je décidai d’oublier tout cela, d’oublier ma potentielle réaction, et plutôt me concentrer sur Caïn, sur la conclusion que je voulus tirer de cela, soit le fait que mine de rien, mon interlocuteur était plutôt gentil de me parler ainsi, de tenter de m’encourager alors qu’encore une fois, nous venions juste de nous rencontrer et qu’en plus, j’avais été loin d’être agréable dans un premier temps avec lui. Décidément, je le regrettais, même si ça, je n’étais pas encore prête à l’admettre. À la place, tout ce que je dis, ce fut:  « Ouais, peut-être. » Après tout, c’était mieux que rien, n’est-ce pas ? Et puis, pour moi, c’était suffisant pour conclure la discussion, puisque je savais que je n’aurais pas envie d’en parler plus amplement. De plus, je profitai de ce moment pour enfiler une nouvelle et ultime gorgée de ma bière. Ma dernière consommation de la soirée ? Fort probablement, c’était déjà plus que j’avais prévu dans un premier temps. Et même si je pensais être plutôt tolérante, je ne voulais pas non plus prendre le risque de rentrer à la mairie avec un mal de tête le lendemain, parce que j’avais des choses qui m’attendaient, des choses qui valaient la peine que je m’attarde dessus, concernant à mon ex-petit-ami. Enfin, c’était ce que j’étais en train d’essayer de me dire.

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MessageSujet: Re: Monday blues | Saskaïn   Jeu 22 Juin - 19:29

Ouais, peut-être Elle est dubitative Saskia, ça se voit, ptêtre qu’elle a le cerveau embrumé par d’autres pensées, par ses problèmes que la conversation a déterré. Faut dire qu’il est dans le même état, totalement accaparé par Swann et les souvenirs qui lui reviennent comme une claque dans la figure. Il l’imite, vide son verre, le dernier parce qu’après ça faut rentrer et que vu lafaçon dont les murs ont la manie de tanguer quand il dépasse ses limites, le chemin de retour ne sera pas une partie de plaisir. Sans doute qu’il dormira dans la baignoire comme toujours, sans doute que Gengis le réveillera en lui versant de l’eau glacée sur la tronche comme d’habitude. Il a le cœur étrangement plus lourd qu’avant d’avoir posé un premier pied dans ce bar, mais au fond il n’est pas déçut. Les rencontres comme Saskia, ça ne se fait pas tous les jours et c’est toujours quelque chose qu’on n’oubli pas. Il est peut être un peu devin mais il n’a pas besoin de tirer ses cartes pour savoir qu’ils se reverront sans doute, l’alcool peut être en moins histoire de dire moins de connerie que ce soir. « J’en suis sûr tu sais » qu’il murmure doucement en lui offrant les sourires qu’il réserve à Merle ou bien Elena, de ces gamins cabossés qu’il ramasse sur le bord de la route. Trop de gens cassés à réparer, trop de cœurs à recoller.
« Eh bien Saskia, sache que ce fut un honneur de te rencontrer » il se redresse en tanguant légèrement et exécute une révérence ridicule avant de poser ses lunettes de soleil sur son nez et son blouson sur les épaules. De nouveau il fait glisser sa carte vers elle en souriant. « Et n’oublie pas, la boutique est ouverte, ou même si tu veux juste discuter avec quelqu’un qui jugera pas » parce qu’il juge jamais Caïn, il a trop de place dans son palpitant pour ça. Il les aime trop les gens, même ceux qu’il rencontre l’espace d’un instant, et il espère que Saskia a compris ça. « Allez fais attention à toi, et moi jvais retrouver ma biche » ou plutôt le froid du carrelage parce qu’il n’atteindra surement pas sa chambre, et encore moins son lit ou Bambi doit l’attendre comme toujours. Il se déteste quand ça se passe comme ça. Pourtant il arrive pas à s’empêcher de recommencer, encore, encore. Il adresse un dernier signe de la main à la brune et finit par sortir du bar, l’équilibre précaire mais le chemin certain. Direction la maison.
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