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 CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)

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MessageSujet: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Ven 7 Oct - 16:50



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Quit playing games with my heart
Cela faisait maintenant quelques semaines que j’étais rentré à la maison et ma convalescence, en mon sens, se passait plus ou moins bien. Enfin, d’un point de vue médical, les choses se passaient pour le mieux, dans le sens où mon corps répondait relativement bien à la rééducation, j’étais en mesure de me déplacer de moi-même - avec des béquilles évidemment - sur de plus longues distances, rester debout de plus en plus longtemps. Rapidement, je pourrais reprendre le boulot à temps plein, peut-être après les vacances de Noël, si jamais tout se passait pour le mieux. Et pourtant, je n’avais pas l’impression que cette progression était vraiment significative. Le pire, c’était que je savais pourquoi et malgré cela, je ne faisais rien pour m’aider, pour aider quoi que ce soit. Mon plus gros souci, ce n’était pas un secret, c’était avec Maia. Depuis ma sortie de l’hôpital, bien que je sois à la maison, parce qu’elle avait bien voulu que je rentre et non pas que j’aille ailleurs, nous vivions ensemble, sans vraiment nous parler. En gros, nous étions en train de reproduire le même scénario qu’à l’hôpital, sauf que là, nous étions sous le même toit, et nous n’avions pas le choix de nous voir, d’échanger un peu, faisant en sorte que l’éléphant dans la pièce était encore plus grande, l’ambiance était lourde. De mon côté, je n’osais pas trop en dire, même si je savais que c’était malsain, parce que je craignais de provoquer une dispute, tout faire voler en éclats encore une fois, et je ne savais pas si j’étais prêt. Il faudrait bien qu’à un moment ou un autre nous finissions par discuter de tout cela, mais comment ? Je n’en avais aucune idée. Je savais juste que cela me mettait inconfortable, et je ne savais pas sur quel pied danser. Ce soir ne fit pas exception à la règle. Alors que j’avais passé la matinée en rééducation, puis le reste de la journée à la maison, j’avais regardé Maia rentrer à la maison, préparer en majorité le repas du soir, puisque malheureusement, je ne pouvais pas vraiment me permettre de mettre la main à la pâte, étant trop à risque de faire une gaffe. Cela ne me faisait pas plaisir de la laisser tout faire, mais ce n’était pas mieux si je faisais un énorme gâchis non plus. Comme d’habitude, le repas se fit sans trop de conversation. Un « Comment s’est passé ta journée ? », une réponse peu élaborée, ce genre de choses qui ne menaient pas à grand-chose, bien malheureusement, rendant le repas long, un peu lourd. La seule chose qui changea, ce fut qu’une fois que nous eûmes tous deux terminé notre repas, je décidai que je ne laisserais pas Maia ranger et faire la vaisselle seule. La rééducation avait été difficile, certes, mais après m’être reposé, je me sentais relativement solide, suffisamment pour me tenir sur mes pieds quelques minutes de plus. Je me levai donc, puis m’approchant d’elle dans la cuisine, je lui demandai:  « Tu veux que je te donne un coup de main ? » de façon plutôt timide, tellement peu naturelle que j’en étais presque frustré. Mais je n’en fis rien pour le moment, prenant sur moi-même en attendant sa réponse pour le coup.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Ven 14 Oct - 6:33



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Quit playing games with my heart
Comment les choses vont avec Jordan? Maia posa les yeux sur la salade qu’elle était en train de dévorer pour éviter de croiser le regard de son amie. Sa relation avec son mari était sans doute le sujet le plus délicat à aborder avec elle. Avez-vous discuter depuis son retour? Sa seule réponse fut un long silence, ce qui provoqua un soupire de découragement de la part de son amie. J’attends seulement le bon moment. Finit-elle par répondre en levant les yeux. Tu le sais très bien, il n’y a pas de bons moments pour ce genre de conversation. Évidemment qu’elle le savait, ce n’était qu’une excuse pour ne pas crever l’abcès. Parce que ça lui faisait peur. Elle avait peur que les choses tournent au vinaigre. Enfin, est-ce que ça pouvait réellement être pire que ça ne l’était en ce moment? Pas vraiment. Parfois, elle se disait que la rupture était peut-être la solution. Qu’il leur fallait peut-être prendre des chemins séparés. Après tout, leurs conversations étaient vides, ils ne faisaient que parler de leurs journées, de la pluie et du beau temps, des discussions bien banales. C’était d’ailleurs souvent pendant ces discussions à l’heure du souper que sa tête était emplie de doutes parce qu’elle n’arrivait pas à s’imaginer passer le reste de ses jours à poser des questions vides, avoir des conversations qui ne débouchent sur rien de passionnant. Je sais… Ce fut au tour de Mia de pousser un soupire.

C’est sans doute suite à cette discussion qu’une boule dans son ventre se forma. Elle était totalement consciente qu’ils ne pourraient pas retarder l’échéance indéfiniment. Il leur faudrait bien parler, à un moment ou à un autre, mettre les choses au clair, mais elle redoutait ce moment. C’est sans doute ce qui expliqua que la conversation à l’heure du repas n’eut été qu’une conversation légère, comme c’était le cas depuis le retour de Jordan chez eux. Lorsqu’ils eurent quitté la table, elle se maudit intérieurement de ne pas avoir osé lancer la conversation. Après tout, l’un d’entre eux devrait éventuellement agir en adulte, être le plus raisonnable des deux et se lancer dans le vide. Ce ne serait pas elle, pas maintenant en tout cas. Retardant l’échéance encore un peu plus, elle se chargea de nettoyer la vaisselle avant de la ranger. En tête-à-tête avec elle-même, la brunette tentait de trouver une façon d’aborder le sujet, mais toutes les phrases qui lui venaient en tête ne semblaient jamais être les bonnes. Elles sonnaient trop clichées, trop prévisibles, trop annonciatrices de mauvaise nouvelle, trop… trop. Prise dans ses pensées, elle sursauta légèrement en entant Jordan, qui se trouvait beaucoup plus près d’elle qu’elle ne le croyait. Elle rangea l’assiette qu’elle tenait dans ses mains avant de tourner la tête pour le regarder, lui offrant un sourire au passage. Ça va, je peux gérer. répondit-elle en secouant la tête, déclinant poliment son offre. Après tout, elle avait bien passé trois mois seule à s’occuper de la maison alors s’en était presque devenu une habitude. Et puis, elle avait toujours été relativement indépendante. Certes, c’était sans doute un moment étrange pour que ce trait de sa personnalité ressorte, mais voilà. Et puis, la rééducation doit t’avoir demandé pas mal d’énergie. Tu peux te reposer, je vais m’en charger. Assistait-on là à une conversation qui avait une quelconque substance? Que de progrès.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Lun 17 Oct - 21:38



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Même si au fond, je ne fus pas vraiment surpris d’entendre Maia me dire qu’elle était capable de gérer pour la vaisselle, il n’en demeura pas moins que je m’en montrai quelque peu décontenancé. Pourquoi ? Certainement pas parce que j’étais persuadé qu’elle allait accepté, loin de là. Je savais bien que j’avais pris un risque en lui faisant cette proposition, parce que tout d’abord, j’étais conscient qu’elle se débrouillait bien seule, et demander un coup de main n’était pas dans ses réflexes naturels. Voilà pourquoi, au moment de mon retour à la maison, je ne m’étais pas inquiété pour elle. Évidemment, je m’étais senti mal d’être, sommes toutes, une loque qui ne fait absolument rien à la maison, même si parfois, je n’avais pas le choix. Clairement pour cela, je l’admirais comme pas possible, et je m’en voulais de ne pas avoir su lui dire. Mais pouvais-je vraiment me permettre de le faire ? Trop peu certain, je faisais comme je faisais trop souvent à mon avis, je me taisais. Puis au final, nous n’avancions à rien, nous emmenant à ce moment où faire la vaisselle à deux n’était pas vraiment une option. Et c’était pour cela que j’étais décontenancé dans le cas présent, parce que j’avais espoir que cela puisse faire en sorte que nous pourrions parler un peu plus, mais apparemment, c’était un échec, et là, tout de suite, je n’avais pas prévu de plan de rechange. Non sans être quelque peu déçu, je me retournai donc m’asseoir à table, me trouvant quelque peu stupide en fait d’avoir utilisé la vaisselle comme excuse. Après tout, je n’étais pas encore des plus habiles avec mes mains, limite, j’aurais pu tout briser. Pourquoi avais-je donc proposé là ? Là, tout de suite, j’en venais à me dire que je n’en avais aucune idée. Puis, alors que j’étais persuadé qu’un nouveau silence s’installerait, Maia brisa la possibilité en venant passer un commentaire qu’elle n’avait jamais fait précédemment, alors que j’étais en rééducation depuis un bon moment maintenant, soit depuis que j’avais été en mesure de quitter mon lit d’hôpital pour me déplacer un peu. Et par conséquent, je ne sus pas vraiment comment le prendre. Était-ce là pour elle une tentative d’avoir une conversation un peu plus élaborée, ou bien une simple réponse à ce que je lui avais proposé plus tôt ? Devrais-je tenter de faire un nouvel effort de mon côté, ou bien couper court à la discussion en me disant que c’était loin d’être un succès ? Me rendant compte qu’au fond, j’étais quelque peu lassé de tourner autour du pot de la sorte, je soupirai doucement, puis je dis, une fois que j’eus déposé mes béquilles à côté de ma chaise:  « C’est pas si mal, en fait. » Limite, un tel propos sembla tenir du miracle, alors qu’en fait, il ne voulait pas dire grand-chose. Ça, je le savais, et étrangement, maintenant que je m’étais lancé, je n’avais pas envie de m’en tenir qu’à cela. De toute façon, ça ne faisait que me faire passer pour un enfant obstiné qui dit qu’il n’est pas fatigué alors qu’au fond, il l’est. Bon, de mon côté, je n’étais pas totalement épuisé, mais quand même, l’impression était similaire. Voilà pourquoi, je me décidai à rajouter:  « Le kinésithérapeute a dit que d’ici deux semaines je pourrais essayer de marcher sans béquilles sur de petites distances. » Est-ce que je lui aurais fait cette annonce en d’autres circonstances ? Peut-être que oui, probablement pas aussi rapidement, et certainement pas comme ça, sorti de nulle part. Et cette réflexion me rendit quelque peu nerveux, si bien qu’après un léger rire qui trahit mon état d’esprit, j’ajoutai, sans trop réfléchir:  « Je suppose qu’au final, je vais peut-être bientôt avoir un semblant de vie normale… », choisissant de m’arrêter là, parce que si je voulais bien me forcer, je ne voulais pas aller trop loin non plus, et là, j’avais limite l’impression d’avoir gaffé. Je ne l’espérais, évidemment, mais je ne voulais pas prendre de chances non plus.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Lun 31 Oct - 6:16



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Le kinésithérapeute a dit que d’ici deux semaines je pourrais essayer de marcher sans béquilles sur de petites distances. Elle était ravie d’entendre cette nouvelle. Vraiment. Après tout, le moindre progrès était une raison de célébrer. Vraiment? Quelle bonne nouvelle! Malgré tout l’enthousiasme qu’elle y avait mis, elle avait l’impression que sa voix sonnait faux. La réaction était sincère, les paroles aussi, mais ça semblait presque forcé, comme si elle était obligée de répondre quelque chose, de prononcer ces mots. Elle plaça une assiette sur la tablette de l’armoire avant de se tourner vers Jordan et l’écouter lui en dire plus. Posant le linge sur le comptoir, elle se demanda alors ce qu’ils étaient en train de devenir. Elle avait l’impression qu’ils étaient tout ce qu’elle redoutait, tout ce qui l’effrayait des relations de couple. Parce qu’elle avait vu des couples se déchirer alors qu’elle n’était encore qu’une gamine. Elle avait vu le fils des voisins devoir choisir entre rester avec son père ou encore monter dans la voiture avec sa mère. Elle avait entendu les cris, vu les larmes. Ils n’en étaient pas la, évidemment. Pourtant, elle avait cette étrange impression qu’un jour, ils en viendraient peut-être à se hurler dessus, à s’injurier, qui sait? Parce qu’ils avaient passé des mois à ne rien se dire, à faire semblant, à éviter les sujets qui fâchent. Elle l'avait évité un long moment. Trop de honte, trop de culpabilité, mais ça ne pouvait pas durer éternellement. Et puis, elle était consciente que plus ils gardent mutuellement leurs sentiments pour eux, plus les répercussions seraient grandes et dévastatrices lorsqu’ils les évacueraient finalement. Peut-être valait-il mieux crever l’abcès tout de suite avant que la situation ne devienne irréversible. C’est sans vraiment s’en rendre compte que Maia ouvrit la porte à une éventuelle discussion qui pourrait porter sur ces sujets qu’ils avaient pris soin d’éviter jusqu’à présent. Tu crois vraiment que c’est possible de retourner à une vie normale après tout ça? Elle n’avait pas vraiment réfléchi. Les mots étaient sortis tous seuls, tranchants et sans doute trop directs. Pourtant, voilà une pensée qui la rongeait depuis des mois, depuis le moment ou elle s’était retrouvée à l’hôpital et où on lui avait dit que son mari était dans le coma. Par sa faute. Elle ne l’avait pas oublié. Et maintenant, elle avait l’impression que plus rien, ni pour lui, ni pour elle, ne pourrait plus jamais être normal. bien même retrouvait-il l’usage de ses jambes à cent pour cent. Quand bien même reprenait-il le boulot. Elle en serait ravie. Ne croyez pas qu’elle ne souhaitait que du malheur à son mari, bien au contraire. Elle serait aux anges, le jour ou il parviendrait à se déplacer sans utiliser la moindre béquille, ou il pourrait retrouver son quotidien. Mais elle ne pouvait faire taire la petite voix dans sa tête qui lui disait que ces mois passés avaient changés beaucoup trop de choses pour qu’ils puissent à nouveau espérer une vie normale. Et ça l’effrayait, maintenant plus que jamais, de penser au futur. Parce qu’il semblait y avoir un fossé entre eux, une distance qu’ils ne semblaient pas prêts à parcourir. Ils faisaient chacun de petits pas, mais c’était encore bien trop minime, ça ne menait à rien. Au final, il n’y avait qu’elle à blâmer pour tout ce cirque. Elle était l’élément déclencheur de toute cette mascarade, quand bien même avait-elle tenter de l’oublier. Alors peut-être était-ce à elle de devoir faire les premier pas?


Dernière édition par Maia Oakley le Ven 18 Nov - 22:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Ven 4 Nov - 0:46



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Maia pensait-elle vraiment que mes progrès représentaient une bonne nouvelle où elle disait cela simplement pour me faire plaisir, ou bien par pure rhétorique ? Je ne saurais pas le dire, et tristement, c’était ce qui m’affectait le plus. J’avais ce sentiment étrange et décontenançant comme quoi je perdais cette facilité à lire et comprendre les expressions et les sentiments de ma propre épouse et franchement, je trouvais cela horrible. Après, je savais bien que tout ce qui s’était passé ne venait certainement pas aider à la cause, que le fait que j’avais l’impression de ne pas savoir bien des choses sur elle, sur ses intentions, ses projets au fond, ne m’aidait pas à avoir des idées bien arrêtées, rendant toute cette situation encore plus frustrante. Au final, j’avais choisi de ne pas commenter, ne pas réagir, en venant à renchérir presqu’immédiatement, avec un propos que je n’avais pas réfléchi autant que je ne l’aurais voulu. Enfin, j’y avais suffisamment pensé pour savoir que j’étais susceptible de m’engager sur une pente particulièrement délicate, même s’il me fallait encore voir si Maia allait choisir d’embarquer avec moi dans ce processus qui risquait d’être quelque peu douloureux, ou bien si elle allait se contenter de passer outre, comme elle le faisait, comme je le faisais depuis l’été. Elle aurait évincé la chose que je n’aurais pas été vraiment surpris. En vérité, ce fut ce qu’elle répondit qui me laissa plutôt étonné, limite gêné, même si j’étais conscient que d’une certaine façon, je l’avais cherché. Maintenant, il me fallait l’accepter, puis voir ce que j’allais en faire. Parce que la possibilité d’évincer la question était encore possible, mais cette fois-ci, je n’en avais pas envie. Voilà un bon moment que je trouvais que c’était lourd, et même si j’avais encore du mal à savoir comment aborder la question, je commençais à en avoir assez de cette situation qui, sommes toutes, ne nous menait nulle part. Inspirant profondément, je pris tout le courage que je pus rassembler à ce moment, et je dis, tête baissée pour commencer:  « Non. » Cette réponse était une évidence, je n’avais pas eu besoin d’y songer bien longtemps pour la prononcer. Cependant, dire ce simple mot, accepter cette réalité, me fit comprendre que je faisais mieux de plonger dans la discussion, parce que c’était peut-être une des seules opportunités que j’aurais, même si je craignais la tournure de celle-ci. Me décidant à relever le regard, dans toutefois le porter sur Maia, j’ajoutai:  « On ne pourra jamais retourner en arrière, il faut se rendre à l’évidence. » Encore une fois, je m’en étais tenu à un truc pas mal clair, même s’il me fut un peu plus douloureux de le dire à voix haute, puisque c’était maintenant sûr et certain, rien ne serait pareil par rapport à ce que nous avions avant l’accident. C’était triste, mais pour moi, c’était ainsi. Bien sûr, accepter ce fait ne serait clairement pas des plus simples, mais parce que j’avais le sentiment que c’était ce dont nous avions besoin, je poursuivis en ajoutant:  « Mais on ne peut pas piétiner éternellement, ça ne nous mène à rien… » Et là, c’est sur ces mots que je décidai de m’arrêter, parce que bien sûr, je pouvais me blâmer pour cela. Parce que oui, j’avais songé à aller de l’avant, mais chaque fois, il y avait tant de questions qui me revenaient par rapport à ce qui avait causé cette dispute, puis ensuite cet accident, que l’appliquer était pas mal plus compliqué. Mais ça, je ne le dis pas, et je ne le dirais pas, je ne dirais rien, tant et aussi longtemps que je ne saurais pas à quoi m’en tenir quant à la réaction de ma femme, que j’attendis d’ailleurs de façon particulièrement fébrile.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Sam 19 Nov - 0:50



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Maia continua à essuyer les quelques articles restant tandis qu’elle écoutait Jordan répondre à la question qu’elle avait posée quelques secondes plus tôt. En fait, c’était une question rhétorique plus qu’autre chose. Elle n’avait pas besoin d’une réponse de la part de son mari pour savoir que les choses ne seraient sans doute plus jamais comme avant, que leur vie avait changée à tout jamais, peu importe ce qu’ils feraient dans les jours, les mois à venir. Jordan avait raison, bien que d’entendre ces mots prononcés à voix haute rendait le tout un peu trop réel. Il n’y avait pas de retour en arrière possible, quand bien même l’aurait-elle souhaité. Il lui fallait vivre avec les conséquences de ses actes, peu importe la gravité, peu importe la douleur qu’elle ressentait face à la situation. En guise de réponse, Maia laissa échapper un soupire avant de souffler un léger Je sais. et de déclarer forfait. Impossible de se voiler la face plus longtemps. Que pouvait-elle dire de plus? Elle ne savait pas. Enfin si, elle savait. Elle qui disait toujours qu’il n’y avait pas de bon moment pour aborder le sujet, pour parler de ce qui s’était passé, voilà que le moment était tout désigner. Le hic, c’est que de se retrouver devant le fait accompli est totalement différent que d’imaginer dix milles scénarios dans sa tête quant au déroulement de la conversation. Elle était consciente que c’était à elle de faire le premier pas, de tenter de réparer les pots cassés. C’était de sa faute, après tout s’ils en étaient là aujourd’hui, quand bien même tentait-elle de retourner la situation dans tous les sens. Au final, ce qui avait mené à tout ça, c’était une mauvaise décision de sa part. Posant le verre qu’elle tenait dans ses mains sur le comptoir, elle prit une inspiration, comme pour se donner le courage de parler. Comme si ça allait changer quelque chose. Je suis désolée. Finit-elle par dire après un long moment de silence. De quoi était-elle désolée? Oh, la liste était bien longue. Désolée de lui avoir caché la vérité avant toute chose. Désolée d’avoir été si égoïste, d’avoir ruiné leurs vies, d’être la cause de leur malheur, qu’il soit dans cet état par sa faute. Désolée d’avoir été aussi distante ces dernières semaines, de ne pas lui avoir rendu visite plus souvent alors qu’il était à l’hôpital, de ne pas avoir été une femme exemplaire. Elle avait l’impression d’avoir tellement de choses à se reprocher qu’elle ne savait pas par où commencer. C’est sans doute pour cette raison qu’elle n’ajouta rien de plus, se contentant de laisser ses paroles suspendues en attente d’une réponse. Elle posa le linge sur le comptoir juste à côté du verre puis se retourna pour regarder Jordan, guettant sa réaction. Elle aurait voulu pouvoir avancer vers lui, diminuer la distance qu’il y avait entre eux, mais quelque chose l’en empêchait. C’était si étrange ce sentiment qu’elle éprouvait, comme si elle était face à un étranger, comme s'ils n'étaient pas suffisamment proche pour qu'elle puisse poser ce geste. Comme si, soudainement, elle ne savait plus comment agir avec Jordan. Ils étaient mariés après tout, il était logique et naturel qu’elle recherche un quelconque contact, pas vrai? Et pourtant, elle ne se sentait pas tout à fait à l’aise, constat qui minait quelque peu son moral.  Pourquoi ne pouvaient-ils pas tout simplement agir comme un couple normal? Pourquoi avait-il fallu qu’ils se retrouvent dans cette situation? Tout ça parce qu’elle avait été égoïste. Elle avait bien appris la leçon. La communication était la chose la plus importante pour la survie d'un couple. Plus jamais elle ne lui cacherait quelque chose d'aussi important. Plus jamais elle ne prendrait une décision sans lui en parler d'abord, du moins lorsqu'il s'agissait de quelque chose qui les concernait tous les deux.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Lun 21 Nov - 2:02



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Le silence fut pesant, limite insupportable l’espace d’un instant, cet instant où je n’arrivais pas à dire quoi que ce soit, où je redoutais tellement la tournure des évènements que j’aurais voulu pendant un instant m’éclipser et faire comme si rien ne s’était passé, mais ça ce point, ça ne se faisait pas, ce n’était juste pas possible. J’avais engagé la discussion, et même si cela faisait mal, je n’avais pas d’autre choix que de poursuivre, parce que si ce n’était pas là, ce serait plus tard, et l’ambiance inconfortable qui régnait dans la maison ne ferait que se poursuivre, s’intensifier, et je ne savais pas si je pourrais le supporter. Mort de peur, je restais donc là, à fixer mon épouse consciente que nous ne pouvions nous en échapper. Au bout du compte, ce fut elle qui reprit la parole avant moi, en venant à tenir trois mots, trois mots qui pourraient ne pas dire grand-chose, mais qui, dans le cas présent, voulaient en dire beaucoup trop. Évidemment, jamais je ne pourrais lui reprocher de dire qu’elle était désolée, mais de quoi pouvait-elle l’être ? D’avoir entamé la discussion sur le sujet ? De ce froid qui venait nous séparer doucement et douloureusement ? De l’accident ? De tout ce qui avait pu se passer depuis les cinq derniers mois ? Ne sachant pas à quoi m’en tenir, je ne sus faire mieux que de baisser la tête, comme pour m’isoler, essayer de trouver quoi lui dire. Parce que oui, au fond de moi, je voulais accepter ses excuses, mais est-ce que je pouvais me permettre de tout effacer dans ma tête pour cela ? Clairement, je voudrais que ce soit aussi simple, mais malheureusement, ce n’était pas le cas. Trop souvent, j’avais réfléchi à trop cela et trop souvent, je m’étais rendu compte que je réfléchissais tant que ça jetai dans mon esprit des doutes que maintenant, je ne savais réprimer, et que même si je les réprimais ici et maintenant, je serais juste incapable de vivre avec ceux-ci plus tard. Ces doutes, ils étaient nombreux, mais tandis que j’évitais son regard encore un bref moment, je me rendis compte que ceux-ci menaient toujours à la même question, cette question particulièrement complexe, que jamais je n’aurais pensé poser à Maia dans ma vie. Et pourtant, j’arrivai à ce moment fatidique, ce moment où j’en vins à lui demander:  « Est-ce que tu m’aimes toujours… ? » Ce fut avec des yeux remplis de larmes que je viens à la regarder, attendant de voir comment elle réagirait, si elle voudrait répondre à cette question et comment elle le ferait si elle arrivait là. Évidemment, je ne voulais pas la blesser, mais je me l’étais posée tellement souvent ces derniers temps que là, je ne pouvais pas la garder pour moi, passer à côté. Trop de fois, j’avais tenté tant bien que mal de m’expliquer sa décision, ce qu’elle avait fait et ce, sans m’en parler. Lui avais-je fait peur ? Est-ce que ça allait si mal qu’elle ne me faisait plus confiance ? Ou bien justement, elle ne m’aimait pas assez pour fonder une famille ? Et si je lui posais surtout, c’était parce que de mon côté, il était clair que je l’aimais toujours, d’où le fait que tout ce malaise me tuait. Si je ne l’aimais plus, si je n’étais plus persuadé qu’elle était la femme avec qui je me voyais vieillir, que je ne me voyais pas avec quiconque d’autre, voire même juste sans elle, jamais je n’aurais attendu de la sorte, jamais je n’aurais eu si mal, c’était sûr et certain. Et pourtant, je souffrais, pour elle, parce qu’au fond, j’espérais toujours que cela ait valu le coup, même si je savais que pour cela, il fallait être deux à faire des efforts, et là, tout de suite, je craignais terriblement qu’elle m’annonce que tout cet espoir soit en vain.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Mar 22 Nov - 5:41



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Le silence était lourd, insupportable presque. Maia baissa les yeux, redoutant la réaction de Jordan. Elle savait que ces excuses n’étaient qu’un petit pas en avant, rien de bien exceptionnel. Après tout, elle avait tant de choses à se faire pardonner, si bien qu’elle ne savait pas par où commencer. Sans doute serait-il logique de commencer par le commencement, ce qui avait causé tout ça, mais le faire restait quelque chose de très difficile à accomplir. Pendant un moment, Maia eut peur que Jordan ne puisse pas lui pardonner, qu’il lui dise que tout était terminé, qu’il ne pouvait plus vivre comme ça, plus vivre avec elle. Elle n’avait aucune idée si ses craintes étaient légitimes. Après tout, comment pouvait-elle savoir ce qu’il pensait s’ils osaient à peine se parler de la pluie et du beau temps? Est-ce que tu m’aimes toujours…? La question la laissa figée un moment. Elle s’attendait à tout sauf à ça. Elle s’attendait à ce qu’il lui demande pourquoi elle s’excusait, qu’il jette sans doute le blâme de sa condition sur elle, sur les choix qu’elle avait fait. En sommes, elle s’attendait à ce qu’il entre dans le vif du sujet immédiatement, qu’il crève l’abcès, mais pas encore. Il fallait la torturer un peu plus, la laisser languir, culpabiliser encore un peu plus longtemps. Maia leva les yeux et osa finalement affronter le regard de son mari. Elle n’aurait pas pu dire ce qu’elle y lisait. De la tristesse? De la peur? De la douleur? Elle ne savait pas, mais ça ne lui plaisait pas du tout. D’autant plus qu’elle voyait bien son regard devenir un peu plus humide. Qu’elle question! Finit-elle par lancer avec un léger rire, comme si le stress qu’elle ressentait s’envolait peu à peu. Évidemment que je t’aime toujours! Qu’est-ce qui pourrait te faire croire que je ne t’aime plus? Elle aurait voulu lui poser la question, mais elle était persuadée de connaitre la réponse. Elle avait ses raisons de ne pas avoir dit à Jordan qu’elle portait leur enfant, mais elle ne le lui avait jamais dit. Sans doute, de son point de vue, était-ce parce qu’elle ne l’aimait pas assez pour fonder une famille, parce qu’elle n’avait pas confiance en lui, parce que quelque chose clochait, mais il aurait eu tout faux de penser ainsi. Puis, il y avait eu la dispute dans la voiture et l’accident. Puis les mois de convalescence que Jordan avait passé cloué à un lit d’hôpital, mois pendant lesquels Maia n’avait fait que quelques visites sporadiques. Encore là, il y avait fort à parier que Jordan ait douté des sentiments de Maia pour lui, mais c’était la culpabilité, plus que tout autre chose, qui l’avait retenue aussi longtemps hors de cette chambre d’hôpital. Elle pouvait tout expliquer. Elle aurait du le faire bien plus tôt, en fait, mais la force et surtout le courage lui avait manqué. Encore aujourd’hui, la peur la rongeait. Elle craignait que Jordan ne lui dise qu’il en avait assez, qu’il n’était plus heureux avec elle et qu’il voulait mettre un terme à leur mariage. Les pensées de Maia avaient défilées à une vitesse folle, le temps qu’elle se rende à la table et prenne place sur la chaise aux côtés de Jordan. Elle le regarda droit dans les yeux et tendit la main pour prendre la sienne. Et toi, m’aimes-tu toujours? La phrase sortir de sa bouche de peine et de misère, une boule s’étant formée au creux de sa gorge. Que ferait-elle si la réponse était négative? Il valait mieux ne pas y penser, mais c’était le dénouement qu’elle imaginait en ce moment. Elle n’arrivait pas à voir comment il était possible qu’il l’aime toujours après tout ce qu’elle avait fait, après tous leurs malheurs. Pourtant, une toute petite lueur d’espoir brillait encore au fond de son cœur, lui répétant que tout n’était peut-être pas terminé, qu’il s’agissait simplement là d’une montagne à franchir, certes plus hautes que les autres, mais pas insurmontable.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Mar 22 Nov - 22:19



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Maia répondit à ma question comme si celle-ci était idiote et que la réponse était une évidence. Je n’étais pas d’avis que ma question était si stupide que cela, pas dans ces circonstances en tout cas, mais je ne jugeai clairement pas nécessaire de m’étaler sur le sujet, parce que j’avais eu ma réponse, et cette dernière me rassurait, d’une certaine façon. Pourquoi ? Parce que je savais maintenant que mes efforts avaient moins de chances d’être vains, à sens unique. Parce que je pouvais espérer qu’il y avait peut-être un petit espoir, parce que l’amour que nous portions pour l’un et l’autre serait susceptible de nous pousser à faire les efforts pour recoller les morceaux. Enfin, peut-être que j’espérais un peu trop, mais je préférais de loin partir avec cette base plutôt que l’inverse. Toutefois, j’étais conscient que ce ne serait clairement pas suffisant pour répondre à tout, pour régler quoi que ce soit, mais au moins, c’était mieux que rien du tout, à mon avis. Mais par où commencer pour la suite ? Ça, je ne sus clairement pas le déterminer, ce fut à peine si je sus y réfléchir dans cet état d’esprit. Cela fit en sorte que sans que je ne trouve quoi dire, je me retrouvai surpris par la présence de mon épouse, soudainement très proche. Après avoir pris ma main dans la sienne, elle en vint à me retourner ma question précédente, d’une façon qui fit en sorte que mon coeur manqua un temps. Était-ce ce qu’elle avait ressenti quand je lui avais posé la question ? Son rire nerveux était-il signe que je l’avais blessée ? Je ne savais pas trop, mais tout comme pour elle, la réponse, en mon sens, était claire. Même si dans un premier temps, je fus incapable d’ouvrir la bouche pour lui dire textuellement, je fus quand même ne mesure et ce, très rapidement, de hocher positivement la tête pour lui répondre, avant de finalement être en mesure d’ajouter:  « Je n’ai jamais cessé de t’aimer… » Par ces mots, je ne saurais être plus sincère que ça. Même dans l’oeil de la tempête, seul dans ma chambre d’hôpital parce qu’elle avait décidé de ne pas venir me voir ce jour-là, je n’avais jamais cessé de l’aimer. Et même si j’en étais venu à me demander si nous avions un avenir, jamais je ne l’avais fait de gaieté de coeur et plus encore, jamais je n’avais été capable de composer avec un avenir sans elle. Mais cet avenir, de quoi serait-il composé ? Malheureusement, c’était ce qui restait le plus flou dans ma tête, et j’en avais assez que ce soit si abstrait, j’en avais assez de douter, j’en avais assez de me poser des questions auxquelles je n’avais pas les réponses. Et là, pendant cette discussion, c’était comme si j’avais atteint le point de non-retour, le niveau de saturation maximal que je pouvais supporter. J’en vins alors à craquer, et d’une voix complètement brisée cette fois-ci, je lui dis:  « Pourquoi tu m’as fait ça ? «  J’aurais voulu poursuivre en continuant de déferler les questions, afin que tout soir clair, mais je n’y arrivai pas. Pourquoi ? Parce que cette question en particulier, elle me faisait trop mal à poser. À ce point, je n’étais pas en colère, mais surtout blessé. Je savais que je ne pouvais rien changer quant à l’avortement, mais malgré tout, je voulais savoir pourquoi elle ne m’avait rien dit. Mais plus que tout, je voulais savoir si je devais cesser de caresser ce rêve de fonder une famille avec elle, ce rêve que je chérissais depuis un moment maintenant. Et la simple idée qu’elle en vienne à m’annoncer que si elle avait fait cela, c’était parce qu’elle ne voulait pas avoir d’enfant, et ce, jamais, me fit tant paniquer que ce fut avec désespoir que je m’accrochai à la main de ma femme, parce que je ne savais pas faire autrement, tandis que les larmes qui m’étaient montées aux yeux avaient commencé à couler sur mes joues, sans que je ne trouve le courage d’utiliser ma main libre pour les chasser.

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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Ven 25 Nov - 23:48



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Je n’ai jamais cessé de t’aimer… Voilà au moins quelque chose de rassurant dans toute cette histoire. Peut-être que tout n’était pas perdue au final, qu’il y avait là un infime espoir de sauver ce qu’il restait de leur couple, de leur relation. Après tout, s’ils étaient encore amoureux, ils trouveraient une solution pour passer à travers cette épreuve, pas vrai? Du moins, Mais voulait y croire. Elle devait se dire que c’était encore possible, que malgré la douleur qu’elle lui avait causée, il était peut-être possible qu’il arrive à lui pardonner. Elle savait que ça ne se ferait pas en un jour, que ce serait un long processus, mais elle avait espoir, maintenant qu’elle savait que Jordan l’aimait toujours, qu’il n’avait jamais cessé de l’aimer. Puis vint la question qui était restée en suspens pendant tout ce temps.  Je… Les mots restaient bloqués au fond de sa gorge. Le moment fatidique était enfin arrivé. Impossible de remonter le temps, impossible de l’éviter. Il lui fallait maintenant faire face à ses actes et accepter ce qui suivrait. C’était surtout ça qui l’effrayait. Ce n’était pas de devoir tout raconter, non. Elle avait appris à vivre avec ses choix, elle était en paix avec sa décision… enfin, c’était ce qu’elle voulait bien se faire croire. Ce qu’elle redoutait par-dessus tout, c’était la réaction de Jordan. Elle baissa la tête et regarda leurs mains jointes, cette main à laquelle Jordan s’emblait s’accrocher comme si sa vie en dépendait, comme si ça allait l’aider à tenir le coup pour la suite. Maia serra la main de son mari un peu plus fort, comme pour se donner un peu plus de courage, comme si ça pouvait l’aider à parler, à se confesser. Je suis désolée. Parvint-elle à murmurer. Des excuses, encore et toujours des excuses. Elle savait pertinemment que ce n’était pas ce qu’il voulait entendre, mais elle devait se préparer mentalement à vider son sac. Prenant une grande inspiration, elle reprit la parole quelques secondes plus tard. Ce n’était pas le bon moment. Finit-elle par déclarer timidement. On m’avait fait une offre quelques jours plus tôt, une opportunité à côté de laquelle il m’était impossible de passer. Un travail de plusieurs mois. Le genre de truc qui ne se présente qu’une fois dans une vie. Si j’avais gardé le bébé, je n’aurais pas pu… Elle s’arrêta, le nœud au creux de son estomac plus présent que jamais et la boule dans sa gorge semblait grossir à chaque seconde, rendant plus difficile sa respiration. Elle avait l’impression qu’elle allait être malade. À ce point, les larmes avaient déjà commencé à couler sur ses joues. À l’aide de sa main libre, elle les essuya rapidement, mais aussitôt étaient-elles disparues que de nouvelles venaient prendre leur place. Elle osa lever les yeux et regarder Jordan un court moment, mais se ravisa rapidement, toujours incapable de lui faire face. Je savais que tu voulais un enfant alors je ne savais pas comment t’annoncer la nouvelle, te dire que c’était finalement arrivé, mais que je ne pouvais pas le garder. Du coup, je me suis dit que si je ne te le disais pas, que tu ne le saurais jamais, ça ne pourrait pas te faire de mal. Elle savait déjà à quel point elle avait été idiote et égoïste surtout, mais le dire comme ça, de vive voix rendait la chose encore plus absurde. Elle qui voulait éviter de tout foutre en l’air, voilà ou ça les avait menés. C’était un échec lamentable. Je n’ai jamais voulu te faire de mal. Cette phrase ne sortie qu’en un murmure tandis que les sanglots se mirent à secouer son corps, incontrôlables. Des mois maintenant qu’elle aurait du faire cette confession, qu’elle avait l’impression de porter le poids du monde sur ses épaules quand, en fait, il ne s’agissait que du stress engendré par toute cette situation. Maintenant, ce poids n’était plus sur ses épaules. Il s’était dissipé… en grande partie. Elle n’avait aucun contrôle sur la réaction de Jordan et ce qui suivrait, mais elle avait fait sa part des choses, elle avait finalement vidé son sac et se sentait plus que jamais démunie. Je n’ai jamais cessé de t’aimer. Elle espérait plus que tout que sa confession ne mette pas un terme à l’amour qu’il lui portait. Elle ne voulait pas avoir à envisager un avenir sans lui, parce que malgré tout, elle l’aimait. Malgré le fait qu’elle ait agit en parfaite égoïste, elle n’avait pas de mauvaises intentions derrière la tête.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Lun 28 Nov - 2:04



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Elle était désolée. Elle avait une raison pour avoir fait ça. Une raison professionnelle, la chance d’une vie qu’elle ne voulait pas laisser passer à ce moment-là, de peur de ne pas voir celle-ci se reproduire à un moment ou un autre plus tard. Voilà pourquoi elle en était venue à se faire avorter. Toutes ces informations avaient déboulé un peu plus rapidement que ce à quoi je m’étais attendu dans un premier temps, même si je n’allais pas m’en plaindre, puisqu’au moins, j’avais eu droit à la vérité, faisant en sorte que maintenant, elles tournaient dans ma tête, s’arrêtant que lorsque je trouvai un semblant de sens à celles-ci. Le sens que je pus y trouver, aussi ridicule et minime celui-ci soit-il, était le fait que d’un côté, cela ne voulait pas dire qu’elle fermait la porte à avoir un enfant à un moment ou un autre, et que peut-être, si ça n’avait pas été de cette offre d’emploi, alors peut-être nous aurions pu être parents, voire même sous peu. D’une certaine façon, c’était rassurant, même si clairement, je n’étais sûr de rien et que surtout, il y avait une partie encore floue dans toute cette histoire, à savoir pourquoi elle ne me l’avait pas avoué, pourquoi nous n’avions pas pu en parler avant qu’elle ne prenne quelconque décision. Inévitablement, je ne sus faire autrement que de penser à la réaction que j’aurais eue si jamais elle me l’avait dit, m’avais fait part de ses intentions; aurais-je été compréhensif ? Aurais-je fait une tempête ? Je n’étais pas du genre à m’opposer à l’avortement, ni à l’épanouissement de ma femme, mais aurais-je été prêt à reporter ce rêve que j’avais ? Était-ce pour cela, parce qu’elle savait au fond que je voulais fonder une famille, qu’elle ne me l’avait pas dit ? Parce qu’elle avait eu peur que je vienne lui en empêcher ? Apparemment, ce n’était pas le cas; selon ce qu’elle ajouta par la suite, la raison était toute simple, elle ne voulait pas me blesser. Est-ce que cela signifiait que si ça n’avait pas été de ce message sur notre boîte vocale, elle aurait gardé ce lourd secret pendant tout ce temps, sans que je n’en sache jamais rien ? Ou bien me l’aurait-elle dit à un moment ou un autre ? Comment aurait-elle vécu avec celui-ci pendant tout ce temps ? Devant toutes ces interrogations, il était évident que je ne savais pas comment réagir. Je savais bien que malheureusement, je ne pouvais pas cesser de lui en vouloir ainsi, en un claquement de doigts, mais je n’avais pas le courage de continuer à lui poser des questions, lui faire part de ce que je ressentais, même si j’avais envie à la fois de pleurer, de hurler, de faire plein de choses à la fois, si bien que pendant plusieurs secondes, des secondes qui parurent des minutes, je ne fis rien, outre éviter son regard jusqu’à ce que cela ne devienne plus supportable, de fuir comme cela. Et là, en la regardant, quand je me rendis compte qu’en plus d’avoir la voix brisée, les larmes aux yeux tout comme moi, elle en venait à être secouée de sanglots, incapable de se contrôler, mon coeur fendit en deux. Je savais que nous avions des problèmes, que nous ne pourrions peut-être pas régler en une conversation, et qu’il était peut-être malsain de flancher ainsi, mais Maia restait ma femme, restait la femme que j’aimais. Je ne lui avais pas menti quand je lui avais dit que je n’avais jamais cessé de l’aimer, et j’en avais encore une preuve maintenant, celle où je ne pouvais rester impassible à la voir pleurer de la sorte. Et sachant très bien que je ne saurais rester sans rien faire devant ce spectacle, je décidai de jeter la normalité, jeter ma rancune par la fenêtre pendant un instant, cet instant pendant lequel je m’approchai de Maia aussi bien que possible et que maladroitement, je passai mes bras autour d’elle afin de la serrer contre moi. Pour la première fois depuis des mois, je profitai, malgré les circonstances, de son contact, du parfum de ses cheveux, réalisant à quel point celui-ci m’avait manqué. Devant cette évidence, je me sentis discrètement trembler, comprenant que la repousser serait trop difficile, aussi difficile que d’essayer d’avancer. Mais avancer, ensemble, qu’est-ce que cela nous apporterait ? Qu’est-ce qui nous attendait ? Moi, je savais ce que je voulais qui nous attende au bout du compte, et ce fut sans réfléchir que je le confessai en disant, toujours contre elle:  « J’en veux toujours un… Un enfant… », me rappelant qu’elle avait dit que j’en « voulais » un. Parce que je me disais que si jamais je n’en avais pas, ou plus voulu, pour sûr ça n’aurait pas été aussi pesant, aussi difficile. Je me doutais bien que ce n’était pas le moment, d’où le fait qu’après m’être décalé, je passai une main sur mon visage, et j’ajoutai:  « Je suis désolée… Je ne peux cesser d’y songer… » avant de renifler un coup, en espérant chasser mes larmes et ma tristesse, choisissant toutefois de m’arrêter là, pour le moment, afin de lui laisser le temps, et me laisser le temps d’assimiler tout ça.

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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Jeu 22 Déc - 19:47



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Les mots avaient quitté la bouche de Maia bien plus rapidement qu’elle le voulait. C’était un peu comme si elle voulait se débarrasser de ces paroles, comme si elles étaient de trop dans sa bouche, un fardeau à porter. Quoi que c’était un peu le cas. Depuis des mois qu’elle ruminait ces paroles sans vraiment savoir comment les dire, à tenter de trouver la combinaison parfaite de mots afin de lui faire comprendre sa décision. Voilà maintenant qu’elle s’était soulagée de ce poids. Les secondes qui suivirent sa déclaration, ses aveux, Maia retint sa respiration. Le manque de réaction de Jordan ne lui laissait présager rien de bon. Même s’il lui avait dit à peine quelques minutes plus tôt qu’il n’avait jamais cessé de l’aimer, elle ne pouvait s’empêcher de douter à ce moment. Il y avait cette petite voix en dedans qui lui disait que peut-être, il lui demanderait de quitter leur maison, de partir. Parce qu’il lui avait avouer toujours l’aimer alors qu’il ne connaissait pas les raisons de son choix, ce qui l’avait pousser à se faire avorter. Peut-être qu’en sachant, il serait déçu de son choix, ne comprendrait pas, la trouverait égoïste et que les paroles de Maia signaient la fin de leur mariage. Elle ne voulait pas qu’ils en arrivent à ce point, mais elle ne pouvait s’empêcher d’y songer. Puis, quelques secondes plus tard, elle vit son mari s’approcher d’elle avant de sentir son bras autour de sa taille. C’était là un infime contact, rien de bien extraordinaire, mais dans leur situation, pour elle, il signifiait beaucoup. Elle ne se fit pas prier pour se rapprocher de lui et se blottir contre lui du mieux qu’elle put. À cet instant, elle réalisa à quel point cette proximité lui avait manqué. Elle nicha sa tête au creux du cou de Jordan, humant son parfum. Elle ferma les yeux, comme si ça allait l’aider à apprécier vraiment le moment, et resta ainsi jusqu’à ce que Jordan prenne la parole à nouveau. J’en veux toujours un… Un enfant… Elle se détacha de lui simplement pour pouvoir mieux le regarder. Que pouvait-elle bien répondre à ça? Pendant un moment, elle resta silencieuse, comme en pleine réflexion. De son côté, voulait-elle toujours un enfant? La question ne se posait même pas. Oui, elle chérissait toujours le rêve d’être mère et cette idée, ce plan de fonder était toujours là, quelque part en elle. Il n’avait pas disparu. Après tout, ce n’était par manque de volonté qu’elle avait décidé de mettre un terme à sa grossesse, bien au contraire. Si ça n’avait pas été de ce contrat, peut-être auraient-ils été parents d’ici quelques semaines. À cette simple pensée, elle posa instinctivement sa main sur son ventre. Des mois qu’il n’y avait plus rien, plus de signe de vie. Elle baissa les yeux et regarda son corps quelques secondes, tentant de s’imaginer le ventre rond, mais c’était trop tôt pour ça. Elle ne pouvait pas y penser, du moins, pas tant qu’elle n’aura pas fait son deuil définitif de tout ça, tant qu’elle n’aura pas tourner la page. Pourtant, elle réussit à prendre la parole, à répondre à l’affirmation de Jordan, même si elle ne nécessitait pas de réponse nécessairement. Moi aussi. Sa voix n’était qu’un murmure, rien de bien assuré, pourtant elle en était certaine. Elle n’avait pas fait une croix sur ce rêve qu’ils partageaient. Elle venait peut-être de lui expliquer les raisons qui l’avait poussé à faire ce qu’elle avait fait, mais elle ne voulait tout de même pas qu’il croit qu’elle ne voulait pas d’un enfant, que ça avait été pour elle une façon d’éviter une confrontation quant à leur futur, ce qu’ils attendaient de la vie. Et puis, elle avait eu le temps de réfléchir à tout ça, se poser mille et une questions pendant les mois ou il était dans le coma, lorsqu’il était en rééducation, lorsqu’elle avait le moindre temps libre pour ruminer sur son sort. Si un jour elle venait à voir à nouveau ces deux petites lignes sur ce bâtonnet, ce qui n’était évidemment pas quelque chose qui se produirait à court terme vu leur situation, elle savait maintenant que sa décision serait tout autre, qu’elle laisserait cet être grandir en elle. Après tout, elle avait vu une autre facette de son métier, quelque chose auquel elle n’avait jamais vraiment songé, mais qui semblait logique maintenant. Elle avait vécu l’aventure, le rêve, elle avait déjà voyagé pour le boulot, fait quelques petites tournées, alors sans doute le moment était-il venu pour elle de finalement se poser, vivre une vie stable et communiquer son savoir à d’autre.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Sam 24 Déc - 23:43



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Maia avait eu beau être plutôt réceptive à mon étreinte, du moins, suffisamment pour y nicher sa tête dans mon cou, comme j’aimais tant qu’elle le fasse d’habitude, il n’en demeura pas moins qu’après lui avoir avoué que qu’importe ce qui était arrivé, mon envie d’avoir un enfant n’était pas disparue pour autant, je restai plutôt nerveux quant à la réaction qu’elle pourrait me servir. Si maintenant, plusieurs choses étaient maintenant plus claires dans mon esprit, que je savais maintenant pourquoi elle avait agi comme tel au printemps dernier, que je savais que ce n’était pas par manque d’amour pour ma personne, par désir de briser notre mariage ou quoi que ce soit du genre, il n’en demeurait pas moins que je ne savais pas si le manque de temps qui avait justifié sa décision était combiné avec un manque d’envie d’être mère ou quoi que ce soit du genre. Après tout, nous n’en avions jamais parlé concrètement, nous ne nous étions jamais assis ensemble, à discuter exclusivement de cette possibilité de devenir parents. Évidemment, de mon côté ce n’était pas l’envie qui avait manqué, c’était l’occasion de le faire plutôt que je n’avais pas su trouver précédemment. Par conséquent, je ne savais pas où elle s’en tenait par rapport à cela, et j’angoissais à l’idée de le savoir, ou surtout, savoir si elle allait me le dire de quelconque façon. Cette tension que je ressentais devint encore plus évidente quand je la vis poser sa main sur son ventre plat, et il me fallut me pincer les lèvres pour ne pas réagir de quelconque façon, parce que je dus admettre que la voir agir ainsi me brisa le coeur. Parce que même si le temps avait passé, même si bien des choses avaient changé, il n’en demeura pas moins que je n’avais jamais cessé de songer au fait que peut-être, si sa décision avait été autre, peut-être que ce ventre serait plus rond, peut-être que nous serions en train de préparer la venue de cet enfant, dans une ambiance pas mal plus festive. Mais ce n’était pas ce qui était arrivé, et à un moment ou un autre, il me faudrait l’accepter, aller de l’avant. Avoir réponse à mes questions m’aidait quelque peu à le faire, mais pas nécessairement autant que les deux mots que ma femme en vint à tenir quelque temps après mon affirmation, exprimant son désir à avoir un enfant à un moment ou un autre. Enfin, je ne fus pas soulagé dans l’immédiat, les choses n’étaient pas si simples que ça. Tout d’abord, je restai là, à la regarder pendant un instant, à assimiler l’information. Je me rendis compte par la suite que celle-ci, sommes toutes, était plutôt encourageante, par rapport à tout ce que j’avais craint précédemment. Je ne pouvais pas le nier, bien des fois, j’avais craint que par rapport au fait d’avoir des enfants, nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes, nous n’arrivions pas à arriver à un commun accord, qu’inévitablement, un ou l’autre serait malheureux. Par conséquent, il était rassurant de le savoir. Tristement, je savais que cela ne réglait pas tout, et c’était probablement cela qui me faisait le plus hésiter. Pendant un moment donc, je baissai le regard, les sourcils froncés, tentant de réfléchir, profondément partagé. Parce que je savais que tout ne serait pas réglé ce soir, mais je n’avais pas envie non plus de faire comme si j’étais encore en froid avec elle, comme si cette conversation plutôt difficile n’avait avancé à rien, au final, parce que ce serait me mentir, lui mentir, et nous faire du mal à tous les deux. Mais quelle était la réaction que je pouvais avoir qui serait un bel entre-deux ? N’arrivant pas à trouver dans un délai raisonnable, je décidai d’abandonner mes réflexions, et simplement écouter mon coeur, ce coeur qui manquait d’amour, qui faisait en sorte que mon épouse me manquait terriblement. Au bout du compte, je relevai le regard, et je finis par dire, non sans difficulté:  « Alors on en aura un… Quand ce sera le moment… » Par ces mots, je voulais lui signifier que je n’avais pas l’intention de la laisser, et je ne voulais pas qu’elle me laisse non plus. Et même si nous avions du travail à faire pour reconstruire notre couple, je voulais y travailler, je voulais la retrouver. Et ça, je choisi de lui faire savoir encore plus en m’approchant une nouvelle fois de Maia, puis, avec un peu de maladresse, en déposant un baiser timide sur son front avant de la prendre de nouveau dans mes bras, et finalement, me permettre de lui dire, pour la première fois depuis trop longtemps à mon avis:  « Je t’aime… » Puis, submergé par l’émotion que signifiait ce propos pour moi, je fus obligé de fermer les yeux un bref moment, laissant alors une larme rouler une nouvelle fois sur ma joue, mais pour une raison tout autre, cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: CITY MARKET | Quit playing games with my heart (maia)   Sam 14 Jan - 3:11



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Même si un poids semblait être disparu de sur ses épaules, Maia arrivait difficilement à être optimiste. Elle voulait se concentrer sur tout ce qu’il y avait de positif dans cette conversation, se concentrer sur le futur plutôt que de ressasser le passé, mais elle y arrivait difficilement. Parler d’enfants, même si elle savait qu’il n’était pas question d’envisager en avoir un pour quelques mois, au moins, voir quelques années, lui faisait revivre cette expérience douloureuse. Elle qui pensait avoir passé à autre chose, avoir réussi à tourner la page et être prête à débuter un nouveau chapitre, voilà qu’elle se retrouvait face à son propre déni. Peut-être aussi que c’était pour son propre bien, qu’elle s’était fait croire que cette petite parcelle de sa vie, elle s’en était remise, elle la contrôlait. Parce que le reste lui avait semblé tomber en morceaux à une vitesse fulgurante, lui donnant l’impression qu’elle dérapait. Pourtant, maintenant, il lui fallait faire face à ce passé qu’elle avait fuit. Maintenant qu’elle était certaine que Jordan était là pour rester, qu’ils allaient traverser la tempête ensemble maintenant, elle pouvait enfin respirer, un des seuls points positifs qu’elle voyait dans tout ça. Et qui sait, ils en sortiraient sans doute plus forts et grandi, de cette épreuve, du moins, elle l’espérait. Parce que la pire portion de l’orage semblait être derrière eux. Elle savait que cette discussion n’arrangerait pas tout en un claquement de doigt, mais ils avaient fait un effort – et l’orgueil en avait aussi pris un coup, mais ils étaient toujours là, nullement prêts à se quitter. C’était tout ce dont Maia avait besoin en ce moment, de savoir que Jordan était à ses côtés, parce qu’elle sentait toujours plus forte lorsqu’il était là, lorsqu’elle marchait avec sa main dans la sienne. Parce qu’ils formaient une équipe gagnante et qu’avec lui, elle avait l’impression de pouvoir surmonter tout et n’importe quoi, ce qu’elle savait maintenant être la vérité.

Pour simple réponse à l’affirmation de Jordan, elle hocha la tête. C’était plus une confirmation qu’autre chose. Oui, un jour, ils deviendraient parents, lorsqu’ils seraient à nouveau prêts, ce qui, pour sa part, risquait de prendre un petit moment. Et puis, ils avaient encore beaucoup de travail à faire pour redevenir ce couple qu'ils étaient avant même de penser à la possibilité d'avoir un enfant. Maia était soulagée, par contre, de savoir qu’il était prêt à l’attendre. Elle le regarda, son sourire s’élargissant un peu plus sur son visage tandis qu’elle essayait de ne pas fondre en larmes, submergée par les émotions qui se mélangeaient en elle. Cependant, elle ne pu les retenir lorsque Jordan prononça finalement ces deux petits mots qui pouvaient sembler bien anodins, mais qui, à cet instant, voulaient tout dire. Je t’aime aussi. Murmura-t-elle en retour, les yeux fermés, serrant son mari contre elle. Tout irait bien maintenant. Ils avaient franchi là une étape des plus importantes. Ils avaient enfin réussi à avoir une conversation digne de ce nom. Elle s’était enfin expliquée sur les raisons de son choix, qu’il semblait avoir compris. Maintenant que ce qu’elle considérait être l’étape la plus difficile était passée, ils pouvaient à nouveau regarder ensemble vers l’avant et à nouveau envisager un futur à deux. Elle savait que ça ne serait pas facile, mais elle croyait en Jordan et surtout, elle croyait en eux.

RP TERMINÉ
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