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 j'veux ça en petites coupures (léla)

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MessageSujet: j'veux ça en petites coupures (léla)   Ven 29 Juil - 23:23

Il comptait désespérément les billets qui traînait dans un coin de son appartement, si un jour on lui avait dit qu'il préférerait ne rien bouffer sauf des soupes immondes et périmées depuis trois siècles récupérées chez mamie plutôt que se passer de sa dose de crack... bah il y aurait cru sans problème parce que c'est ce qu'il faisait à chaque fin de mois depuis bien longtemps maintenant et qu'en plus de ça il n'avait jamais manger plus qu'un bol de riz ou un tacos par jour. La coke, c'est cher, genre, plus cher que la weed et puis en plus la weed il ne la payait pas parce que c'était sa grand-mère qui la faisait pousser depuis X années et qu'il avait négocié avec elle pour en avoir une dose "raisonnable" toutes les deux semaines. Donc bref, la coke par contre c'est cher. Sa surconsommation de ces derniers jours faisait qu'il était presque à sec et du coup il devait s'en racheter avant de recevoir sa paye, bref le genre de dilemme urgent qu'on a quand on est un petit drogué qui ne dort pas plus de deux heures par nuit à cause d'un taf de merde. DONC bref, il était dans la merde. Il alla jeter un oeil dans le pot commun de la coloc pour les courses et en sortit vingt dollars. Vingt dollars, c'est bien, bah ne paye même pas un gramme de coke, mais c'est un début. Cool. Quand il en eut pas de chercher des dollars égarés il se posa nonchalament sur le canapé convertible entouré par la bonne odeur de la bougie au patchouli qu'il venait d'allumer et vogua sur son MAC avec une joint entre les lèvres. C'est là qu'il tomba avec le dossier "CLIP PROMO LOLA M." Ca fit tilt dans sa tête. Il posa le joint à peine fumée dans son cendrier pour s'installer un peu plus confortablement et se replongea dans ce travail qu'il avait laissé tombé il y a quelques jours en comprenant qu'il n'avait plus aucune chance d'être payé. Il s'était dit qu'il finirait ça bénévolement quand il aurait un week-end de libre. Le fait est qu'il avait vraiment besoin que son travail soit rémunéré à l'heure actuelle.

Du coup, il envoya un sms.
Code:
ton clip promo spécial casting pour devenir une super star est prêt, passe dans la journée le récupérer  biz
Fallait qu’il soit genre, gentil et surtout qu’il ne mentionne pas une seule fois le paiement qu’elle lui devait. Sinon, Lola aurait changé d’adresse et de numéro avant même qu’il ne puisse lui envoyer un deuxième SMS. Cette nana avait un sacré problème l’argent, véritable connerie si vous voulez l’avis de Léo. En même temps, c’était lui qui venait de la piéger. Il n’avait pas finit le clip, il n’avait pas l’intention de le finir avant d’avoir une avance, et il avait donc mentit uniquement pour la faire venir, mais voilà, il n’avait pas le choix. Cette fille avait un grain, fallait qu’il en est un aussi pour pouvoir communiquer avec elle. Sa conscience lui gueulait que tout ceci n’était que de la déformation professionnelle, mais Léo ne l’écoutait pas, pour dire la vérité il venait de foutre Mellow Mood sur sa chaîne Hi-Fi et avait commencer à fumer son pétard, le MAC sur ses genoux, les pieds sur la table basse il regardait les actualités Facebook. Tiens, cool, y a Matt qui faisait une fête chez lui demain soir. Il confirma sa venue sur l’évènement, partagea un article de Mr. Mondialisation sur son fil d’actu et aima la nouvelle photo de profil de Tracy Jackson, une de ses ex. Elle posait en maillot de bain à Bangkok, un sentiment de jalousie l’étouffa en même temps que la latte de son joint qu’il avait aspirée de travers. Une quinte de toux le fit chialer comme une merde une seconde plus tard, il éteint son joint malgré qu’il en restait un peu, boudeur.

Une heure plus tard, on toqua violemment à la porte. Leonard sautilla vers celle-ci tout en baissant le volume de sa chaîne Hi-Fi et alla ouvrir. C’était bien Lola, souriante et particulièrement adorable avec son air de fille qui n’a pas un sous à dépenser pour avoir ce qu’elle veut. Cette fille passerait dans Confession Intime dans dix ans, du genre « je suis une collectionneuse de bon de réduction compulsive » et à tous les coups, ça serait Léo qui serait chargé de la filmer. Au moins, ça le ferait plus rire que son taf actuel. Mais ça serait peut-être moins jouissif. Il jeta un coup d’œil au large pansement qui siégeait sur son avant-bras qui tenait la porte entrouverte mais rapidement il secoua la tête pour chasser de son esprit cette nuit complètement hors du temps. Bref, Lola. Salut Chérie, vas-y entre, installe-toi. Dit-il avec en train tout en se décalant sur le côté pour la laisser entrain dans son petit squat de hippies. Faut dire qu’avec Agata, ils étaient juste deux anciens roots qui tentaient de s’adapter à la vie de sédentaire, du coup ça donnait des bibelots en bois et des souvenirs de différents voyages dans tous les coins, un canapé-lit recouvert de plaid en patchwork, de l’encens et aucune bouffe dans le frigo, le tout vue sur mer. C’était pas désagréable vous me direz. Ni une ni deux, il sauta sur son canapé et attrapa son MAC. Booon alors, j’ai pas exactement fini le montage. avoua-t-il en souriant, fier que son piège ait fonctionné. Maintenant qu’elle était là elle n’avait pas le choix qu’écouter son prix. Il lui fit son air de petit con, vous savez celui du mec qu’on a envie de baffer juste parce qu’il existe. mais j’peux te finir ça en deux heures si t’as de quoi me payer. J’te paye le café entre temps, et des clopes. Ca lui ferait sans doute plaisir, dès que la meuf pouvait gratter un truc elle sautait sur l’occasion, c’était juste un petit plaisir qu’il lui concédait histoire de lui mettre dans la tête qu’elle devait abouler le fric. Vu la tête qu’elle tirait ce n’était pas exactement ce qu’elle avait prévu, tant pis pour elle. Le blond attrapa son paquet de roulée et commença à se rouler une cigarette sans pression, et commença à lui sortir un monologue pour la convaincre, il était doué normalement, pour ce genre de monologue. Ok, je sais que ça fait chier de balancer cent dollars comme ça dis, toi que si tu demandes à un pro qui n’es pas aussi cool que moi, tu payerais le triple. Ca, ce n’était pas faux, d’ailleurs en pensait lui-même à ce prix dérisoire il s’insulta intérieurement d’être aussi généreux. Putain d’anti-matérialisme ! Avec cent dollars,plus les vingt qu’il avait piqué à sa coloc il ne se payerait même pas deux grammes de coke. En négociant avec le taulard et en prenant dix dollars à Poppy au taf, ça ferait sans doute l’affaire. Bref, il continua : Et crois moi, ça vaut le coup. T’es super swagg dans cette vidéo, encore plus que dans ce clip de rap ridicule où t’avais un manteau de fourrure Il se mit à rire à l’évocation de ce souvenir.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Mar 2 Aoû - 23:21

De : Leo
ton clip promo spécial casting pour devenir une super star est prêt, passe dans la journée le récupérer  biz


Stoppez tout. Lola freine en plein milieu du trottoir, les yeux braqués sur son portable, un petit cri de joie lui échappant alors qu'elle lève le point en l'air. Elle en oublie presque les deux chiens qu'elle tient en laisse – Intox, un berger allemand surexcité, et Otto, un cocker ronchon. Le plus gros des deux tire comme un malade, la faisant avancer d'un coup alors qu'elle reste rivée sur son écran. Bam. La collision avec le poteau est violente, lui faisant voir quelques étoiles alors qu'elle porte une main à son front en gueulant. « J'vais dire à ta maîtresse de te mettre au soja, tu vas voir toi ! Ouais ouais, tu peux m'regarder comme ça. P'TIT CON. » Elle fait la leçon au chien qui la regarde d'un air profondément désintéressé, ne comprenant probablement pas un traître mot de c'qu'elle dit. Il doit tout juste percevoir l'intonation colérique, puisqu'il s'est assis, s'décidant à devenir obéissant avec un train de retard. Maintenant qu'elle a une grosse barre rouge imprimée sur le front, ça sert plus à rien. Utilisant la caméra frontale de son téléphone pour observer les dégâts, elle peut pas s'empêcher de gémir avec horreur. Non, franchement, ça pourrit son groove, ça. On dirait une espèce de débile qui s'est explosé la tête contre son lavabo et Lola ça lui plaît pas, elle aime pas avoir l'air débile. Mais c'est pas comme si elle pouvait y faire grand-chose pour cette fois-ci, alors elle se contente de pester en espagnol, raffermissant sa prise sur les laisses qu'elle enroule autour de ses doigts trop fins, intimant à ses compagnons à quatre pattes de n'plus bouger. Tapotant rapidement sur l'appareil, elle envoie une réponse en moins de trente secondes.

À : Leo
SUPER!!! j'ramène les clebs et j'arrive, prépare le tapis rouge! xoxo


Forcément, c'est le cœur léger et un sourire au coin des lèvres qu'elle termine de promener les boules de poil, bâclant un peu le reste du trajet. Elle les ramène à leurs maîtres respectifs plus tôt que prévu, prétextant une urgence familiale pour s'éclipser, récoltant même dix dollars en extra de la part de la mamie, qui a été touchée par son mensonge sur sa petite nièce dont elle doit s'occuper seule, et qui souffre de graves problèmes psychologiques qui ont poussé l'école à l'appeler pour venir la récupérer. Elle sautille un peu une fois qu'elle a tourné dans la rue d'à-côté, déterminée à ranger les billets dans sa tirelire spéciale remboursement pour Junior. Tirelire qui se remplit et se vide continuellement, parce qu'elle a aucune volonté et qu'elle a toujours besoin de piocher dedans. Elle s'en sortira sûrement jamais. Ça la fait un peu soupirer, mais elle se dépêche quand même de rejoindre Paco le taco, en profitant pour jeter un œil à son reflet – oui, encore. Elle réajuste un peu son push-up, faut c'qui faut quand on a pas de seins, avant d'y ranger son fric durement gagné. Vingt-trois dollars en tout. C'est pas mal, ça fait presque dédommagement pour la rougeur qui lui barre toujours un peu le front, et contre laquelle elle ne peut rien. Alors elle peste un peu, glissant une main dans ses cheveux pour les remettre en place, et la voilà repartie. Pimpante, pétillante, elle s'imagine déjà poursuivie par des paparazzis ; pas pour rien qu'elle s'entraîne à faire attention à son image.

C'est en quatrième vitesse qu'elle se gare, avant de foncer jusqu'à l'appartement de Leo, cognant à la porte avec un peu trop d'enthousiasme. Faut l'excuser, elle est toute excitée à l'idée d'avoir son clip promo et de l'envoyer à tous les agents. Elle s'dit que ça y est, c'est ce qu'elle attendait, elle va percer. Grâce à l'aide de Leo, à qui elle adresse un sourire éblouissant quand il lui ouvre. « Salut chérie, vas-y entre, installe-toi. » Sans plus attendre, elle s'engouffre dans son antre comme une gamine le jour de Noël, soudainement émerveillée par l'odeur de patchouli qui lui chatouille les narines et les rythmes de reggae qui résonnent en arrière-plan. « Allez, montre ton chef d'œuvre ! » Comme une pile électrique, elle est obligée d'utiliser toutes ses forces pour se retenir de sautiller sur place. Elle a des étoiles plein les yeux, un concentré d'espoir au creux de la poitrine. Elle l'observe se laisser tomber dans le canapé en attrapant son ordinateur, et elle tarde pas à s'échouer près de lui, déjà penchée vers l'écran, persuadée qu'il va lancer la vidéo. « Booon alors, j’ai pas exactement fini le montage. » Et là, c'est le drame. Elle se fige, fronce les sourcils, plisse les yeux. C'est quoi ces conneries ? Pourquoi il lui envoie ce texto si c'est pour lui niquer tout son optimisme débordant ? Elle comprend pas à quoi il joue et sur le coup, ça la vexe profondément. Ça s'lit dans son regard alors qu'elle le dévisage, méfiante. « Pourquoi tu m'as dit d'venir alors ? » C'est craché avec toute la déception qui a pris part de son être, venant péter la bulle de bonheur dans laquelle elle voguait encore y a même pas deux minutes. « Mais j’peux te finir ça en deux heures si t’as de quoi me payer. J’te paye le café entre temps, et des clopes. » Ah. Tout s'explique. La déception laisse place au malaise, parce qu'elle a clairement pas de quoi le payer. Elle veut bien son café, ses clopes, la fin du montage. Mais elle a rien pour lui en échange, et elle pince les lèvres en s'écartant un peu de lui sur le canapé. Faut croire qu'il est doué pour plomber l'ambiance, le hippie. Tellement qu'elle répond pas, soudain fascinée par ses ongles, qu'elle fait mine de perfectionner alors qu'ils sont tellement courts qu'elle risque juste de se faire saigner. Du coin de l'oeil, elle le voit se rouler une cigarette et elle surveille, prête à quémander la générosité du bon samaritain qu'elle finit toujours par éveiller chez chaque personne qu'elle croise, de gré ou de force. « Ok, je sais que ça fait chier de balancer cent dollars comme ça, dis-toi que si tu demandes à un pro qui n’est pas aussi cool que moi, tu payerais le triple. » Elle sait bien, et elle a pas trois cent dollars. Mais elle en a pas cent non plus. Elle a tout juste les vingt-trois de son après-midi de promenade bâclée, et elle a pas prévu de les refourguer à Leo. Il fait chier aussi, à réclamer salaire pour son travail. Il peut pas s'laisser amadouer par ses yeux de biche et lui foutre la paix ?

« Et crois moi, ça vaut le coup. T’es super swagg dans cette vidéo, encore plus que dans ce clip de rap ridicule où t’avais un manteau de fourrure. » Il se marre et elle désespère un peu, le regardant finir de rouler sa clope. Il a même pas eu le temps d'la foutre entre ses lèvres qu'elle la lui subtilise, sans lui demander son avis. Elle se l'allume et tire une longue taffe, comme pour se calmer, comme pour s'préparer à trouver une réponse qui pourra satisfaire tout le monde. Sauf qu'elle est pas sûre qu'y en ait une, cette fois-ci. « Le clip est pas ridicule, c'est de l'art de rue. » C'est pas vrai, mais elle est tellement fière de ce truc qu'elle pourrait dire tout et n'importe quoi pour le défendre, c'est désespérant. Elle tire une nouvelle fois sur la cigarette, pas encore décidée à la rendre à son propriétaire. Et puis elle plante ses yeux dans les siens, prenant son air le plus touchant possible. « J'ai pas cent dollars. Tu sais que j'vais te payer, tu fais du bon taf alors tu l'mérites, je vais pas t'arnaquer. » Elle soupire, faisant tomber la cendre de son mégot dans le cendrier, se lançant dans l'une de ses nombreuses performances, un air fatigué s'emparant de sa silhouette. Ça la fait paraître encore plus petite et fine qu'elle ne l'est déjà, comme si elle portait le poids du monde sur ses frêles épaules, comme si y avait une enclume dans son cœur. « C'est juste que... » Elle lui tend finalement la cigarette, comme un gage de bonne volonté, comme pour prouver qu'elle est pas le rapace qu'il croit. Enfin si, un peu, mais elle veut l'amener à penser le contraire. « Je dois du fric à un type. Et il est pas commode. Faut absolument que j'le rembourse, sinon... » Elle fait mine d'avaler difficilement sa salive, comme parcourue d'un frisson factice, comme si elle osait même pas finir sa phrase. « Il m'fait peur. » Pour s'donner bonne conscience, elle se dit qu'elle lui ment pas totalement. Elle doit effectivement du fric à quelqu'un, et elle veut le rembourser. Mais il est pas si flippant que ça, Junior. Sauf que Leo n'a pas besoin de le savoir. Alors elle s'enfonce dans le canapé, amenant ses jambes contre elle, les entourant de ses bras pour s'donner un air fragile. Et puis elle le regarde à nouveau, l'air déboussolée, désolée, préoccupée. « T'es sûr que ça peut pas attendre un peu ? Promis, avec la vidéo j'vais trouver des contrats, j'pourrai vite te rembourser. » Encore faut-il que ça marche. Elle, elle y croit. Mais elle est bien la seule. « S'te plaît Leo. J'ferais ce que tu veux pour te prouver que j'mens pas. » Elle sait qu'il est gentil, Leo. Altruiste et une âme d'humaniste, tout c'bordel là. Elle se dit que ça peut servir. Lui attirer ses bonnes grâces, le faire céder. Y a plus qu'à croiser les doigts.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Mer 17 Aoû - 9:55

Cette fille, elle a l'euphorie d'un mec sous ecsta' et la naïveté d'une gosse de cinq ans. C'est mignon. C'est rare, les optimistes comme elle, c'est en voie d'extinction. Un peu comme les licornes. (Non mais, j'vous jure, Leo en avait vu une un jour, il serait prêt à y foutre son pied à brûler -ou sa main à couper. Enfin quelque soit l'expression). Enfin ça le serait si, à côté de ça, elle était du genre à payer ses dettes. Allez, montre ton chef d'œuvre ! Qu'elle s'exclame en sautillant intérieurement sur place. Leonard ravale un sourire mesquin. C'est pas bien de se moquer, et il ne devrait pas être fière de sa connerie, et pourtant il l'est. Ca le fait cruellement marrer de l'avoir mené en bateau. Il annonce rapidement la couleur, et pour Lola, c'est l'ascenseur émotionnel qui descend aussi vite que celui de la Tour de la Terreur de Disney. Leo se mordit la lèvre inférieure pour ne pas rire. Non, franchement, ce n'était pas cool. Pourquoi tu m'as dit d'venir alors ? Qu'elle demanda, décontenancée. Bah, pour être payé neuneu ! Franchement, ça lui semblait tellement extraordinaire qu'on lui demande du fric ? Genre, pour elle, c'était normal de ne pas payer ses dettes ? Désolée chérie, normalement, Leo te l'aurait offert cette fucking vidéo, juste histoire de te filer un peu d'espoir avant que tu ne comprennes qu'il n'y avait pas la moindre chance que tu décroches un oscar un jour. Mais là, c'était un cas de force majeure. Elle savait pas combien ça coûtait la coke, visiblement, et Leo se disait, qu'au moins, elle ne pourrais jamais virer toxico, étant donné qu'elle n'avait pas un rond, même pas pour de la weed. Histoire de la convaincre, il lui rappela combien elle était swagg, encore plus que pour ce clip de rap pourri : Le clip est pas ridicule, c'est de l'art de rue. Qu'elle précisa dans la hâte. Leo ravala un rire malvenu, et acquiesça en finissant de rouler sa cigarette : Hmmhmm. fut la seule chose qui sortit de ses lèvres serrées qui l'empêchait d'éclater de rire. Art de rue, bah oui pourquoi pas. Après tout, c'était peut-être une satyre de la société, hein. Un genre d'exagération du ridicule pour montrer à quel point les rappeurs d'aujourd'hui ont perdu de vue leurs valeurs. Ca serait possible, restons positifs. Un jour, ce clip serait peut-être THE référence cinématographique.

J'ai pas cent dollars. Tu sais que j'vais te payer, tu fais du bon taf alors tu l'mérites, je vais pas t'arnaquer. Qu'elle expliqua, en fumant tranquillement la clope qu'elle avait dérobé à Leo, juste quelques secondes en arrière. Ce dernier ne s'en ait pas offusqué, fumer un truc qu'elle avait volé, ça l'aidait certainement à se sentir bien. Du coup, il s'était remis à rouler tranquillement, paisiblement, écoutant les promesses en l'air de la brunette. Quand elle assura qu'elle n'allait pas l'arnaquer, Leo leva ses yeux sur elle, d'un air entendu. Elle était entrain de blaguer ou bien réellement d'essayer de le convaincre ? Apparemment, elle essayait vraiment de le convaincre. La meuf n'avait pas honte. Leo la regarda prendre l'air le plus effrayée du monde, elle était une biche dans une grande forêt, sa mère s'était faite butée par le chasseur et la voilà seule et perdue, sans un rond. C'est juste que... Commença-t-elle d'un air grave en lui tendant sa cigarette. Leo considéra la chose, regarda celle qu'il s'était mise à rouler, abandonna l'ouvrage et attrapa entre ses doigts la clope tendue. Il en tira une longue taffe. Sans une expression, il regardait Lola, et son formidable jeu d'actrice, là, à l'autre bout du canapé. Il s'enfonça dans le sien, posa ses pieds nus sur la table basse. Je dois du fric à un type. Et il est pas commode. Faut absolument que j'le rembourse, sinon... Non, sans blague ? Leo secoua la tête de gauche à droite. Faut que t'arrêtes de devoir du fric à la terre entière Lola. conseilla-t-il, genre, vraiment inquiet pour elle. Elle avait beau l'exaspérer à ce moment précis, elle allait vraiment avoir des problèmes. Bon, là il savait qu'elle bluffait, mais un de ces quatre, elle se ferait descendre, c'est clair. Cependant, son conseil sembla tomber dans un vide cosmique sans précédent. Leo devait sans doute être la millième personne à lui servir le même discours. Il tira une taffe de plus. Entre temps, elle avait prit une grande inspiration, comme si ce qu'elle s'apprêtait à dire était vraiment très difficile. Cela attira l'attention de Leo, il lui jeta un coup d'oeil. Il m'fait peur. Il arqua un sourcil, esquissa un sourire. J'aurais dû la filmer celle-là. C'est clair que tu joues bien. Blagua-t-il, une blague de mauvais goût. Mais l'heure n'était plus au compromis. Il avait besoin de se fric, ne comprenait-elle pas ? Il aurait aimé lui dire qu'il était cocaïnomane, qu'il se fournissait auprès d'ex-taulard qui étaient tombés pour meurtre ou trafique, et qu'à eux aussi il leur devait du fric.

T'es sûr que ça peut pas attendre un peu ? Promis, avec la vidéo j'vais trouver des contrats, j'pourrai vite te rembourser. Il éclata d'un rire froid. Non sérieux ? Fallait qu'il attente qu'elle trouve du taf comme mannequin ou actrice pour avoir son fric ? ok, autant dire qu'il ne l'aurait pas dans cette vie. Leo ferma les yeux, il se détestait d'être aussi matérialiste. Il se fichait du fric, il n'en avait jamais eu beaucoup, et quand bien même c'était le cas, tout passait dans la coke. A 70 dollars le gramme, ça revient très vite, très cher. C'était dans ces moments-là qu'il détestait sa dépendance. Parce que ça le rendait con, près de ses sous, et surtout con, très très con. Mais voilà, c'était le revers de la médaille, et il était bien obligé de s'y faire. Et Lola serait bien obligé de s'y soumettre. S'te plaît Leo. J'ferais ce que tu veux pour te prouver que j'mens pas. Leo tira une dernière taffe, repassa la cigarette à Lola. Il réfléchissait. Bon, il avait un peu plus de vingt dollars, et un peu plus d'une semaine à tenir avant d'avoir son salaire. Jeff ne lui filerait jamais une avance. Il soupira. Ok, on va faire comme ça. J'oublie la moitié de ta dette, tu me dois plus que cinquante dollars, tu me les files maintenant, et on en parle plus. Il bradait son travail, mais d'un autre côté il se fichait complètement d'être payé ou pas. Avec cinquante dollars, il aurait un gramme. Avec un gramme il tiendrait quelques jours. Il espacerait les prises, fumerait plus de weed, et il taxerait quelques traces à des collègues qui en prenaient aussi. C'était risqué, mais mieux vaut un tien que deux tu l'auras n'est-ce pas ? Lola, j'peux pas faire mieux là ! Moi aussi j'ai besoin de thune, faut que j'achète des trucs. Y a un distributeur en bas de la rue. Oooouuups ! Il se releva direct, s'il l'envoyait retirer de l'argent seule, elle allait s'enfuir et elle ne répondrait plus jamais à ses messages. Attends, j'vais te montrer où il est si tu veux. Proposa-t-il, tel le gars gentil qu'il était !
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Jeu 8 Sep - 11:03

« Hmmhmm. » Il se fout d'sa gueule. Elle sent bien qu'il se fout d'sa gueule, même s'il a un minimum de respect en cherchant à le cacher. C'est déjà mieux que certains alors elle dit rien, mais elle en pense pas moins. Lèvres pincées, regard fermé, elle l'observe avec le mépris qu'aurait un gosse devant qui on a bouffé le dernier chocolat de son calendrier de l'avent. Elle croise les bras contre sa poitrine, moue boudeuse et clope dérobée au coin des lèvres. Il lui vole sa bonne humeur, elle lui vole sa cigarette. Chacun son truc – même si quelque chose lui dit qu'il a un butin plus précieux qu'le sien. Pourtant, ça dure pas. Comme souvent avec Lola. Elle se reprend aussi vite qu'elle s'est mise à faire la tronche, et elle met pas longtemps à jouer la comédie. C'est même pas d'la stratégie à ce stade, juste un automatisme, parce qu'elle sait pas fonctionner autrement. Elle sait pas faire autre chose que mentir, enjoliver la vérité ou l'empirer pour s'donner des airs de Causette des temps modernes. Le rôle se colle à sa peau sans même qu'elle le choisisse et elle se contente de s'adapter, le compléter. Elle s'donne du mal pour avoir l'air aussi crédible que possible, elle soigne le ton d'sa voix, les intonations, les mots qu'elle emploie, et puis ses expressions minimes, les tics soi-disant inconscients, les moindres mouvements de son corps. Elle laisse aucun détail au hasard jusqu'à ne plus avoir besoin de s'concentrer dessus, jusqu'à c'que la machine soit lancée et que son instinct fasse le reste pour s'assurer du réalisme de sa prestation. Mais elle a l'horrible sensation que Leo ne l'écoute que d'une oreille, qu'il la regarde à peine, que ça ne l'atteint pas l'moins du monde. « Faut que t'arrêtes de devoir du fric à la terre entière Lola. » Et puis quoi ? Il croit qu'elle le sait pas, ça ? Il croit qu'elle s'rend pas compte que c'est pas sain ? Elle voit bien qu'elle s'embourbe dans un cercle vicieux et qu'ça finira par lui retomber dessus, mais elle préfère jouer la carte de l'insouciance et continuer. Tant qu'ça marche, pourquoi se priver ? Elle a la chance de n'être jamais si mal tombée que ça, même si elle clame souvent le contraire. Ça lui donne ce sentiment d'invincibilité, un peu comme quand on est défoncé ou bourré, quand on croit que rien n'pourra nous arrêter. Voilà. C'est ça. Elle croit qu'ça continuera de fonctionner pendant des siècles, alors elle risque pas d'écouter c'que lui raconte Leo. Il est pas le premier à le dire, pas l'dernier, mais elle fait la sourde oreille. Elle répond même pas, continuant sa comédie comme si de rien n'était, essayant d'le convaincre qu'elle est terrorisée par cet homme à qui elle doit du fric. Mais ça marche pas. Ça marche pas et elle sait pourquoi – parce qu'en disant tout ça, elle pense à Junior. Et au final, c'est pas juste Leonard qu'elle veut convaincre de sa peur, c'est aussi elle-même pour se trouver des excuses. Forcément, ça fonctionne pas. Parce que dans l'fond, même elle, elle y croit pas. « J'aurais dû la filmer celle-là. C'est clair que tu joues bien. » Enfoiré. Ça l'énerve mais elle se laisse pas démonter. Elle veut persister encore un peu, juste un peu – y a encore de l'espoir.

Il lui tend la clope et elle la prend sans s'faire prier, tirant une longue taffe pour calmer ses nerfs qui jouent des claquettes. Elle essaie de s'attirer sa pitié mais il s'contente de rire froidement, et elle a une furieuse envie de se lever et faire un esclandre. Mais elle n'en fait rien. Elle s'enfonce un peu plus dans le canapé, comme si elle cherchait à s'y clouer pour s'auto-dissuader de s'mettre à gueuler.  Elle le voit réfléchir, elle le voit soupirer. Ça la rassure un peu, parce qu'elle sent qu'elle prend un peu l'dessus, qu'il va lui céder. Au moins un peu. Elle espère que ce sera assez. « Ok, on va faire comme ça. » Soudain plus attentive que jamais, elle vrille ses prunelles dans les siennes en tentant de contenir son excitation, de n'pas montrer qu'elle pense avoir gagné. C'est ça, son problème. Elle crie toujours victoire beaucoup trop vite. « J'oublie la moitié de ta dette, tu me dois plus que cinquante dollars, tu me les files maintenant, et on en parle plus. » Merde, putain. Elle a réussi à faire baisser le prix de moitié, mais c'est pas assez. T'façon elle n'a que vingt-trois dollars sur elle, et aucunement l'intention de les lui donner. C'est pas pour lui. Alors elle se renfrogne un peu, déçue et vexée. Faut croire qu'ses talents ne sont plus ce qu'ils étaient, ou qu'ils ont juste aucune prise sur lui. Ça lui plaît tellement pas qu'elle marmonne, s'acharnant sur la clope à défaut de le faire sur le blond. « T'es un rapace en fait. » Oui, c'est l'hôpital qui se fout d'la charité. A-t-elle honte ? Jamais. Sait-elle qu'elle est en tort ? Absolument. Ça veut pas dire qu'elle va s'montrer responsable pour autant. « Lola, j'peux pas faire mieux là ! Moi aussi j'ai besoin de thune, faut que j'achète des trucs. Y a un distributeur en bas de la rue. » Des trucs, vraiment ? Elle aimerait bien savoir quels sont ces fameux trucs, qui exigent qu'elle offre le fruit de son dur labeur à Leo, plutôt que d'les garder pour des choses plus importantes. Elle a presque envie de lui demander, mais la dernière phrase attire son attention. Il croit vraiment qu'elle va sortir, aller au distributeur, retirer cinquante balles et revenir les lui donner docilement ? Sérieusement ? Elle crève d'envie d'éclater de rire, mais elle arrive à contenir ça dans un sourire insolent. « Cool, j'adoooore les distributeurs. » Non. Trois fois sur cinq, ils veulent pas lui donner ce qu'elle demande. Et puis Leo semble comprendre l'absurdité de sa demande alors qu'il se relève d'un bond, comme électrocuté sur place. « Attends, j'vais te montrer où il est si tu veux. » Comme c'est mignon, il a peur qu'elle se perde. Elle a encore envie d'rire, mais cette fois, la sensation d'être coincée l'en empêche. Il lui facilite vraiment pas la tâche, le bougre.

Après quelques secondes de réflexion, elle s'lève à son tour. Clairement, elle compte pas rencontrer monsieur l'distributeur. Puis de toute façon, même s'ils y allaient, Leo serait vite déçu. Elle est tellement à sec qu'elle peut plus rien retirer, alors c'est même pas la peine d'y penser. Elle pourrait bien le lui dire et continuer à jouer Caliméro pour espérer enfin atteindre son cœur, profiter d'sa gentillesse – déjà qu'il accepte de réduire la dette de cinquante pour-cents, franchement, on sait pas si c'est de la bonté ou de la connerie, là. Mais elle voit bien que c'est trop compliqué et qu'il est pas dupe, alors elle a pas envie de se lancer dans une croisade déjà condamnée. Se donner du mal pour s'en sortir, oui. S'épuiser pour rien, non. Alors faut qu'elle change de tactique. Si elle peut pas toucher son cœur, faut qu'elle vise ailleurs. Le cerveau c'est pas la peine, beaucoup trop fastidieux, on a dit qu'elle voulait pas gâcher son énergie. La cible s'trouve plus bas, parce qu'après tout, Leo est un homme comme les autres. Qui n'tente rien n'a rien – le plan s'est déjà établi dans la tête de Lola, en moins de trente secondes chrono. Debout face à lui, elle change d'attitude, son regard troquant son innocence pour un air séducteur, ses lèvres s'ourlant dans un sourire qui en dit déjà long. « J'ai une meilleure idée. » Elle s'approche doucement, à mi-chemin entre la prédatrice qui joue avec la nourriture, et la proie qui essaie d'amadouer son bourreau. Elle s'arrête une fois que l'espace entre eux se compte en petits centimètres, beaucoup trop proche pour que ce soit politiquement correct entre deux personnes qui discutent business. « On a qu'à laisser tomber cette histoire de distributeur et d'fric à la con pour aujourd'hui. Après tout, t'es pas un bâtard de matérialiste, pas vrai ? Ça peut attendre, tes trucs. » Elle essaie de jouer sur sa corde sensible, lui qui a l'air de n'surtout pas vouloir se laisser enchaîner par le capitalisme et tous ces trucs-là. S'il est pas matérialiste, qu'il le prouve, putain. Qu'il fasse son humaniste à deux balles et qu'il lui file la vidéo gratuitement, puis on en parle plus. Elle pose une main contre son torse, sans le quitter des yeux. « J'pense qu'on peut trouver un arrangement plus fun que ça, là. » Elle continue de le fixer, se mordille la lèvre une seconde avant de tirer une énième taffe de la clope. Puis elle s'met sur la pointe des pieds pour approcher son visage de celui de Leo, avant de lui souffler la fumée dessus doucement, ses lèvres beaucoup trop proches des siennes. Ses doigts s'accrochent à son t-shirt alors qu'elle se défile presque immédiatement, déviant sa tête sur le côté pour approcher sa bouche de son oreille, histoire de murmurer quelques mots. « Les billets ont de moins bons arguments que moi. » C'est pas vrai, mais il a pas besoin d'le savoir. Causette s'est transformée en chaudasse, mais à l'intérieur, elle est pas aussi sûre d'elle qu'elle veut le laisser croire. Elle sait pas si ça va marcher – elle croise les doigts – mais quelle que soit l'issue, elle risque d'être dans la merde. Il lui restera plus qu'à improviser.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Lun 12 Sep - 9:53

C'était bien la première fois qu'on disait de Leo qu'il était un rapace. Ca ne lui faisait pas vraiment plaisir. Il ne chipotait jamais sur l'argent, jamais. Parce que jusqu'ici il avait très bien géré l'équilibre consommation/budget et n'avais jamais eu besoin de pleurer pour une dose. Quand il était vraiment en galère, exceptionnellement, il trouvait bien quelqu'un sur le tournage pour lui dépanner une trace, et puis le reste du temps tout se passait à merveille. Mais voilà, suffit d'une semaine de décalage, d'un foutu objectif de péter, de 300 balles de moins et on se retrouve vite en découvert quand on est cocaïnomane. Heureusement, les insultes de Lola étaient tellement mal venue et de mauvaise foi, que ça faisait rire plus que ça vexait. Leo se contenta de rire doucement en haussant les sourcils quand on l'insulta de rapace. Et il acquiesça vivement, entrant dans son jeu : Ouais ça doit être ça. Appelle-moi Picsou ! Plaisanta-t-il avant de finalement proposer une solution à toutes ces négociations. Fallait que ça avance, il n'allait pas perdre trois heures à parler du prix, puis deux heures pour lui faire son montage. Car après ça, ça serait l'heure de manger et il n'avait rien dans ses placards, du coup ils commanderaient et Lola le laisserait payer, c'était une certitude. Aller, direction le distributeur : Cool, j'adoooore les distributeurs. La meuf déclara ça avec un enthousiasme tellement faux que Leo se rendit compte d'un coup de sa connerie. Putain, il avait faillit lui donner l'occasion de s'enfuir à vie. C'est dingue, dès que Leo proposa de l'accompagner au dit distributeur, elle se figea complètement, sans avoir la moindre envie de s'y rendre finalement. Pourtant une machine qui donne des billets, ça devrait être son invention favorite, non ? Leo l'imaginait parfaitement, le 1er du mois, quand elle touchait des aides (peu importe ce qu'elle touchait, elle devait sans doute avoir fait le tour des assoc' et des centres d'aides pour réclamer chaque centimes que l'Etat lui devait) se planter devant un distributeur et retirer de l'argent le plus longtemps possible, en petites coupures,  histoire de se rouler dans des billets de 1 dollars une fois rentré chez elle.

Enfin, elle se leva. Leo soupira, enfin ! Aller, on y va ! qu'il s'exclama en attrapant sa veste en jean qui était posée sur le dossier du canapé. Mais quand il se redressa, Lola était à cinq centimètres et douze millimètres de lui, et elle le regardait par en dessous-là. Il arqua un sourcil. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Elle tentait un truc du mentaliste ou on-ne-sait-quelle-connerie ? J'ai une meilleure idée. Qu'elle susurra. Leo la considéra longuement en enfilant sa veste en jean, impatient. Il se demandait bien ce qui pouvait être meilleur que : lui donner immédiatement son fric. Parce que là, clairement il ne voyait pas. Oui ? Demanda-t-il lassé. Et elle vint se coller contre lui, bien trop près pour laisser place au doute. Ah oui, d'accord. Oui, c'était une bonne idée, qu'on se le dise. Leo se mit à sourire. Parce qu'il restait un homme et qu'une fille était entrain de se frotter à lui. Parce que Lola était une fille mignonne, et qu'elle avait ce petit côté désespérée qui lui plaisait bien. Parce qu'elle était prête à n'importe quoi pour une dette de cinquante balles. Ca aurait pu être triste, mais en fait c'était drôle. Y avait un truc qui s'infiltrait en lui, un truc qui s'appelait le pouvoir. Ca battait dans ses veines et il ne pouvait pas s'empêcher d'être enivré par la sensation de tenir une personne sous son joug et de la voir prête à vendre sa dignité au diable pour effacer une putain de dette de cinquante dollars. Encore une fois, il préféra ne pas analyser trop précisément ce sentiment qui battait dans ses artères, car s'il le faisait il aurait envie de s'en débarrasser, à quatre patte dans les chiottes, l'index et le majeur au fond de la gorge. Après tout, t'es pas un bâtard de matérialiste, pas vrai ? Ça peut attendre, tes trucs. Qu'elle minauda. Son plan était tellement évident que ça en perdait tout son impact. Il se contenta de passer la langue sur ses lèvres et puis retira sa veste en jean et l'envoya sur le canapé alors qu'elle caressait son torse. Bon bah, on abandonnait l'idée du distributeur alors ? Mais il ne disait rien, il attendait. Il attendait de voir jusqu'où elle irait. Jusqu'où elle était capable d'aller pour cinquante dollars. Il ne la jugeait pas, si c'était ce que vous pensiez. Car pour un gramme de coke, Leo était persuadé de pouvoir faire ce genre de connerie si l'occasion s'y prêtait. Et alors qu'elle proposait de trouver un arrangement "plus fun" tout en soufflant la fumée de sa cigarette dans la bouche de Leo, son sourire ne faisait que s'accroître. Fallait avouer que c'était tentant. Très, tentant. Il sentit les petites mains dépouillées d'argent de Lola se serrer autour de son t-shirt WWF, il baissa ses yeux clairs dessus. Garda un silence angoissant. Il baissa légèrement la tête quand elle se hissa à sa hauteur pour lui murmurer : Les billets ont de moins bons arguments que moi. Il fallait bien avouer qu'elle n'avait pas tord. Il monta une main jusqu'à sa taille fine pour la faire se reculer légèrement. Ainsi il pu planter son regard intéressé dans le sien. Il la regarda un moment, considéra longuement la chose. Putain, c'était chiant d'être un mec bien ! Lola... commença-t-il avant d'hésiter une ultime fois. Si t'as envie qu'on couche ensemble, j'suis d'accord. Voilà la magie de l'instant était bien pétée maintenant. Du coup, il la lâcha et ajouta d'une voix légère : T'es vraiment, vraiment une fille jolie. vraiment. A l'heure actuelle il haïssait la coke. Mais tu me devras toujours cinquante dollars après ça. Il la sentait refermer ses cuisses aussi rapidement qu'elle les avait ouvertes. Fais chier. Il se passa une main dans les cheveux et haussa négligemment les épaules, d'un air évident. Sauf si t'as envie de m'avoir 3 grammes de la même manière auprès de mon dealer. qu'il lâcha comme s'il annonçait qu'il devait acheter un nouvel ampli pour sa sono. La drogue n'avait jamais été un sujet tabou pour lui. Sa grand-mère faisait pousser de la weed, il avait déjà pris de l'ecsta avec sa propre mère et sur le tournage, tout le monde ou presque consommait de la coke. Lola traînait assez dans les environs pour le savoir, du moins, il le supposait. Sauf que mon dealer c'est, tu sais Horacio. Et que j'imagine que c'est pas ton style de gars. Horacio pesait 150 kilos et avait une pilosité très, très développée. Ca et le fait qu'il avait fait 15 ans de prison pour meurtre et trafic de drogue suffisait à convaincre Leo que Lola ne voudrait certainement pas user de ses charmes "plus convaincants que les billets" pour lui obtenir ce dont il avait besoin. Profitant de la surprise de Lola pour lui piquer sa clope presque entièrement consumée, Leo se recula d'un pas et lui laissa le temps de réfléchir à sa proposition en tirant une taffe. Jeff est un vrai con avec moi en ce moment, alors tu vois mes trucs ça peut pas attendre. finit-il par conclure. Fallait qu'elle comprenne qu'il n'avait pas le choix. Il lui aurait offert ce foutu clip promo avec plaisir, mais s'il ne se donnait pas à 300 pourcent sur le tournage, c'était comme se coller une affichette dans le dos qui dirait "donnez-moi des coups". Jeff allait le rendre dingue. Et y avait cette part de lui, celle qui refusait de le décevoir, qui parlait. On est tous la pute de quelqu'un. Lola l'était d'on-ne-sait-qui, Leo était celle de Jeff. Et l'ordre cosmique des choses était respecté.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Ven 30 Sep - 21:43

« Ouais ça doit être ça. Appelle-moi Picsou ! » Ne l'écoutant que d'une oreille, Lola lève les yeux au ciel en feignant l'exaspération, mais y a quand même un sourire dans l'coin de ses lèvres. Elle l'imagine avec un bec, un haut-de-forme et des p'tites lunettes sur le bout du nez – c'est ridicule. Bien loin de sa dégaine un peu hippie, avec sa tignasse en vrac et son t-shirt WWF. Mais faut dire qu'elle le trouve pas beaucoup plus crédible dans le rôle de l'humaniste, là. Pourtant, d'habitude, c'est comme ça qu'elle le voit. Comme ça qu'elle le perçoit, au vu d'son look et du discours qu'il tient généralement. Mais s'il était aussi chill qu'il veut en avoir l'air, il serait pas en train d'faire chier pour avoir son fric. Alors Lola, elle a envie d'crier à la publicité mensongère. Elle, au moins, elle a jamais essayé de faire croire qu'elle avait une grande âme qui veut se calquer sur Gandhi – elle ment sur un tas d'trucs, mais pas ça. Ça la désole un peu, qu'il insiste autant. Elle qui comptait sur son grand cœur et son anti-matérialisme, faut croire qu'elle s'est plantée. Y a qu'à voir la ferveur avec laquelle il se lève, dans l'espoir de l'accompagner au distributeur. « Allez, on y va ! » Et il a vraiment l'air d'y croire, alors qu'il chope sa veste, visiblement prêt à sortir. Quel crétin. Lola, elle a absolument pas l'intention de sortir tant qu'elle a pas sa vidéo. Puis de toute façon, son compte est trop à découvert pour qu'elle puisse retirer quoi que ce soit. Ses méninges tournent à toute vitesse alors qu'elle cherche une solution, un moyen d's'en sortir avec ses pirouettes habituelles. Et puisque la pitié ne marche pas, elle table sur la deuxième corde la plus efficace à son arc : la séduction. Elle minaude, elle s'approche, elle lui sort un regard ténébreux alors qu'il a l'air un peu paumé au début, las de toute sa comédie. Mais au fur et à mesure, elle sent qu'elle pique son intérêt ; elle le voit sourire et retirer sa veste, comme s'il abandonnait enfin l'idée de sortir. C'est déjà ça, elle est sur la bonne voie. Alors elle continue, parce qu'il répond pas, parce qu'il a l'air réceptif mais qu'la victoire n'est pas encore là. Elle en rajoute une couche, lui caresse doucement le torse, lui souffle la fumée sur les lèvres et vient murmurer au creux d'son oreille. Elle sent sa main se poser contre sa taille pour la faire reculer, alors que leurs prunelles s'accrochent. Et ce qu'elle voit dans ses les siennes, c'est la preuve que sa proposition le laisse pas indifférent. « Lola... » Pendue à ses lèvres, elle le fixe sans ciller, électrisée par le suspens de savoir si son p'tit manège a fonctionné. « Si t'as envie qu'on couche ensemble, j'suis d'accord. » On peut pas dire qu'il tourne au tour du pot, lui. Mais elle s'en fout, tout ce qu'elle retient c'est qu'il est d'accord, alors elle est persuadée qu'elle a gagné. Et déjà, un sourire malicieux vient fendre son visage en deux, tandis qu'elle cale ses cheveux derrière ses oreilles, sans le quitter des yeux. « T'es vraiment, vraiment une fille jolie. » Mordillant sa lèvre inférieure, elle essaie de cacher combien elle jubile, combien elle s'imagine déjà diffuser sa vidéo partout en gueulant victoire. Elle s'en fout, de tout l'reste. Elle veut juste qu'il se dépêche de finir ce qu'il a promis – elle verra après, pour s'esquiver sans jamais lui délivrer son prix. « Mais tu me devras toujours cinquante dollars après ça. » Bam. C'est comme un coup d'poing en plein ventre, qui efface immédiatement le sourire qu'elle affichait. Elle s'attendait à tout sauf ça, elle croyait qu'elle l'avait eu, qu'il allait céder, que l'histoire était pliée. Faut croire qu'les rôles se sont inversés, que c'est lui qui vient de se jouer d'elle, en lui faisant croire qu'elle avait réussi alors que c'est absolument pas le cas. « Quoi ? » Choquée, elle le fixe sans bouger. « Sauf si t'as envie de m'avoir trois grammes de la même manière auprès de mon dealer. » C'est une blague ? Il la prend pour une pute ou quoi ? Certes, c'est tout à fait ce qu'elle laissait croire avec sa proposition, mais bordel. Ça la vexe quand même. Et la logique ? Elle l'emmerde, votre putain d'logique. « Sauf que mon dealer c'est, tu sais Horacio. Et que j'imagine que c'est pas ton style de gars. » Mais qu'est-ce qu'elle s'en fout, de son Horacio. Il est en train d'la prendre pour une conne. Et la sale gosse, elle bouillonne.

Figée sur place, elle bronche même pas quand il récupère la clope qu'ils n'arrêtent pas de s'échanger depuis le départ. Yeux plissés, elle le regarde comme si elle cherchait à le pulvériser par la simple force de sa pensée. Mais ça a pas l'air de le toucher plus que ça. « Jeff est un vrai con avec moi en ce moment, alors tu vois mes trucs ça peut pas attendre. » Ça y est. C'est trop. Elle est restée silencieuse suffisamment longtemps pour tout enregistrer, pour que ça ait l'temps de monter à son cerveau et tourner en boucle jusqu'à la contrarier. Maintenant, elle est vexée. Et un peu fâchée, aussi. « Mais j'm'en fous ! » Au moins, c'est dit. Gamine capricieuse, elle a pas envie de savoir de quoi il a besoin. « T'as qu'à aller le sucer ton Horacio, tu l'auras ta came ! » Foutu drogué. Elle les voit faire, parfois, quand elle squatte sur le plateau comme de la vermine. Très franchement, elle s'en fiche, ils font bien ce qu'ils veulent. Mais pas là – pas alors que ça contrecarre ses plans. « Va pas m'faire croire que tu comptes sur moi pour financer tes trucs. J'suis sûre que t'as d'autres plans, t'as qu'à demander aux autres à VTT, ou faire appel à la charité, ou j'sais pas moi ! Fais-toi des pancartes qui disent que t'as l'cancer et qu'il te faut des thunes, en plus avec ta gueule ce serait crédible. » Elle s'agite dans tous les sens, ses bras suivant le flux de ses paroles ; on dirait une éolienne. Ça l'énerve, d'avoir été bernée. D'avoir cru qu'elle avait gagné, alors qu'au final, aucun de ses petits stratagèmes n'a marché. À croire que Leo est complètement imperméable à elle. Et elle a tellement pas l'habitude qu'elle sait plus quoi faire, l'impression d'être au pied du mur et d'avoir joué toutes ses cartes. Mais elle la veut vraiment, cette foutue vidéo. Elle s'y accroche tellement fort que c'est ridicule, comme si elle foutait tous ses espoirs dans une p'tite promo de quelques minutes à peine. Alors elle se radoucit un peu, le regard suppliant, ses mains venant saisir les poignets de Leo quand elle vrille son regard dans le sien. « J'ai besoin d'la vidéo. Je sais qu't'es pas un chien en vrai, allez, Leo, s'te plaît. » Elle hésite quelques secondes, tiraillée entre sa fierté et son envie d'le supplier. Et puis elle finit par abdiquer, lâchant quand même un soupir de désespoir alors qu'elle plonge ses phalanges dans son soutien-gorge. Elle en retire les billets qu'elle a gagné avant de venir – laissant quand même trois dollars dans son sous-vêtement – et les brandit sous le nez du blond. Sur ses traits tendus, on lit à quel point ça lui coûte, de les abandonner. « Tiens. J'ai vingt dollars, c'est tout. » Il en reste donc trois qu'elle veut pas lui donner, mais merde, elle se trouve assez généreuse comme ça. Puis c'est pas trois p'tits billets qui feront la différence. « J'te jure que j'peux pas donner plus, même si on allait au distributeur. » Pour une fois qu'elle ment pas. Sans se gêner, elle plonge sa main avec les billets dans la poche du pantalon de Leo, pour faire preuve de bonne foi. « J'te les donne, et tu m'finis la vidéo. Je sais qu'il en manque trente, mais s'te plaît, j'te les paierai autrement. J'sais pas, on trouvera un terrain d'entente, tout c'que tu veux. » Elle retire sa main et recule d'un pas, sans le quitter des yeux, abandonnant ses plans à la con. Il est pas dupe, alors ça sert à rien. Mais elle partira pas sans la vidéo. Et s'il faut qu'elle finisse par se foutre à genoux en suppliant, sûrement qu'elle le fera – au prix de sa dignité, mais tant pis. « S'te plaît. » Qu'elle répète une dernière fois, lui faisant son plus beau regard de chiot battu, prenant un air encore plus minuscule qu'elle ne l'est réellement. Il a complètement disparu, son masque insolent.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Dim 9 Oct - 22:59

Elle est tellement sous le choc que son petit manège n’est pas pris qu’elle en reste complètement bouche-bée, assommée. Ca va cocotte, t’es pas non plus la meuf la plus irrésistible de la planète tu sais, qu’il avait envie de lui dire. Bon, elle était sacrément belle, et bien foutue et elle avait un petit côté sauvage, et elle gueulait sûrement en espagnol pendant l’amour. Putain, Leo soupira intérieurement en se mordillant la lèvre inférieur et en détaillant Lola de haut en bas, comme pour se rendre compte de ce qu’il avait perdu dans l’histoire. Alors, il s’insulta de tous les noms et il essaya de mettre de côté toutes les images érotiques d’elle et lui qui partaient en fumée. Bah voilà, la prochaine fois il cautionnerait de flinguer l’amour propre d’une gentille fille. Ca lui apprendra à rester un poil moral dans ce monde pourri -et d’être accro à la cocaïne, soit dit en passant. Bref, Lola se décomposait littéralement en attendant la sale histoire d’Horacio, les trois grammes de coke et tout le tralala. Ce n’était pas du tout ce qu’elle avait prévu. Et cette nana semblait être de celle qui veulent tout le temps que ça se passe comme ELLES l’ont décidé et qui pourtant sont de vrais aimants à catastrophes. Ces nanas sont très chiantes, mais assez marrantes pour se le permettre. Mais j'm'en fous ! Qu’elle balança soudain, à la fin de l’histoire deal de drogue. Leo se mit à rire. T'as qu'à aller le sucer ton Horacio, tu l'auras ta came ! Qu’elle ajouta même. Une grimace dégoûtée traversa le visage du blond. Il imaginait la scène, -au moins ça annula automatiquement la brève demi-molle qu’il avait eut en s’imaginant Lola entrain de gueuler des insanités en espagnol en le chevauchant. Ouais, non, bof. conclue-t-il. Horacio, il était moche, et bizarre. Alors Leo était peut-être ouvert d’esprit mais peut-être pas à ce point. Et puis, on ne pouvait pas dire qu’un feeling de ouf passait entre eux. De toute façon, il n’eut pas le temps d’argumenter davantage pourquoi il n’avait pas très envie de sucer Horacio le dealer. Lola était partie dans une grande tirade théâtrale, c’était super impressionnant, et captivant. Elle bougeait dans tous les sens, et parlait très vite. Leo, qui se reposa contre le dossier de son canapé de dos, la regarda faire en terminant la cigarette dérobée. Va pas m'faire croire que tu comptes sur moi pour financer tes trucs. J'suis sûre que t'as d'autres plans, t'as qu'à demander aux autres à VTT, ou faire appel à la charité, ou j'sais pas moi ! Fais-toi des pancartes qui disent que t'as l'cancer et qu'il te faut des thunes, en plus avec ta gueule ce serait crédible. Il écarquillait les yeux, se mordait les lèvres, acquiesçait pour participer à cette folle réflexion, et s’en amuser surtout. Quand elle sembla avoir terminé son monologue, il plissa les yeux comme s’il était vachement captivé par ce qu’elle disait et qu’il y réfléchissait très honnêtement. Avec une ironie malvenue, il répondit alors : Ah ouais tiens, demander de la coke aux autres… P’tain j’y avais pas pensé ! Se moqua-t-il. Evidemment qu’il en avait déjà demandé aux autres, il en demandait de toute façon toujours aux autres à un moment ou à un autre. Le problème c’était que ses collègues étaient loin de savoir quel était son niveau de consommation. C’était également qu’il en consommait beaucoup chez lui, beaucoup trop. Et c’était aussi que Jeff refusait clairement de lui faire une avance.. Bref il avait déjà gratté tout ce qu’il pouvait gratté de manière plus ou moins honnête. Maintenant.. fallait qu’elle lui donne de la thune ou il allait devoir être beaucoup moins honnête, et qu’il avait vraiment, vraiment craindre de terminer en panne sèche. Mais voilà, Lola et ses petits yeux de chiens battus captèrent le regard blasé de Leo. J'ai besoin d'la vidéo. Je sais qu't'es pas un chien en vrai, allez, Leo, s'te plaît. Il arqua un sourcil. Bah, merci ? Il croisa les bras durement. Il refusait de se laisser avoir aussi facilement. Fallait qu’elle arrête de devoir de la thune à tout le monde. Fallait qu’elle apprenne que promettre cent dollars par-ci par-là n’était pas sans conséquence. C’est vrai quoi, un jour il lui arriverait vraiment une embrouille. Il avait vraiment envie de lui faire retenir la leçon, parce qu’elle n’était qu’une gamine qui faisait une connerie. Mais voilà, elle était là, devant lui, l’air désamparé. Il n’avait pas le cœur à lui dire que de toute façon cette stupide vidéo ne lui servirait à rien, qu’elle ne deviendrait jamais actrice et qu’elle gâchait du temps et de l’argent. Il n’avait pas le cœur à la détruire psychologiquement comme quelqu’un d’autres sur le tournage le ferait. Non, la pauvre. Elle s’accrocha aux poignets de Leo comme on s’accroche à son rêve. Le regard du blond s’adoucit. Cette nana inspirait la sympathie, aussi casse-couilles qu’elle pouvait être. Et puis quand elle sortit les vingt dollars de son soutien-gorge, c’était foutu d’avance pour Leo, il leva les yeux au ciel d’un air fatigué mais ne pu s’empêcher de sourire. Elle minaude, supplie, elle avait l’air tellement sincère quand elle déclara timidement : J'te jure que j'peux pas donner plus, même si on allait au distributeur. Et là, elle plongea sa main dans la poche du jean de Leo. Il se laissa faire sans bouger. Elle recula d’un pas, hésitante. Elle avait ce petit air, comme si elle allait perdre espoir. Et l’espoir, c’était tout ce qui nous restait. J'te les donne, et tu m'finis la vidéo. Je sais qu'il en manque trente, mais s'te plaît, j'te les paierai autrement. J'sais pas, on trouvera un terrain d'entente, tout c'que tu veux. Il arqua un sourcil. Il en manque même quatre-vingt. précisa-t-il. Parce qu’il ne fallait pas qu’elle oublie que la dette initiale était de cent dollars, il n’avait accepté de la baisser à cinquante uniquement si elle payait tout de suite. De toute évidence, elle n’allait pas les lui donner ce soir. Et là, elle le supplia, une toute dernière fois, avec son petit « s’il te plait » de princesse déchue. Leo envoya sa tête en arrière en râlant. C’est pas possiiiible. couina-t-il à bout de force. Elle était chiante à le regarder comme ça. Là, il décroisa ses bras et les lança pendre, et c’était comme s’il abdiquait. Ca va, ca va, va faire du café ! demanda-t-il tout en sautant par-dessus le dossier de son canapé pour s’y asseoir. Là il s’y enfonça et attrapa son ordinateur portable qu’il posa sur ses genoux pour terminer ce putain de montage de l’enfer. Il attrapa également une cigarette déjà roulée qui traînait sur la table basse et se la ralluma de ce pas, il aurait besoin de réconfort s’il devait la supporter pendant l’heure et demi de montage qui lui restait probablement. Tiens, par contre, pour payer le reste de la dette, tu peux me tailler une pipe pendant que je fais le montage. balança-t-il sans un regard pour elle entrain d’allumer son logiciel de montage. Là il sentit le regard noir et ténébreux de l’autre actrice ratée sur lui. Il la regarda, esquissa un sourire. Ca va, je blague. Il leva les yeux au ciel et tira sur sa cigarette et puis, fit signe à Lola de revenir une fois le café près pour s’installer à côté de lui afin de lui donner un aperçut de ce qu’il avait déjà fait. Cependant, en la regardant, toute pimpante et joyeuse et il ne put s’empêcher de lui dire, d’un air grave : Jure-moi de ne pas jamais envoyer ce clip à Jeff, et même de jamais bosser pour Jeff. OK ? il n’avait pas envie qu’elle finisse à vendre son âme. Déjà elle avait bien faillit vendre son corps pour ce putain de clip, fallait rester sérieux.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Ven 28 Oct - 20:31

« Ouais, non, bof. » Leo n'veut pas sucer Horacio. C'est bien dommage, parce que ça pourrait régler tous leurs problèmes au final. Il aurait la came qu'il veut tant sans avoir à débourser un dollar, c'qui fait qu'il pourrait même faire quelques économies. Du coup, il aurait plus besoin que Lola le paie aussi cher aussi vite, et il pourrait finir la vidéo sans faire de vagues. Elle aurait plus qu'à envoyer ladite vidéo partout, harceler les gens, et attendre que la gloire tant attendue lui tombe dessus comme elle aurait déjà dû l'faire y a longtemps. Vraiment : c'est pourtant simple, comme stratagème. Mais ça n'se produira pas. Parce que Leo est un sale petit égoïste qui refuse de se salir les mains – ou la bouche, présentement – pour leur bien commun. « Ah ouais tiens, demander de la coke aux autres... P’tain j’y avais pas pensé ! » Lola adore l'ironie, mais plus chez elle que chez les autres. Et quand c'est utilisé de cette manière là, elle aime pas ; elle a l'impression qu'il se fout d'sa gueule, comme s'il le faisait pas assez depuis le début de leur entrevue. Alors la mine renfrognée, elle le dévisage comme s'il venait de pisser sur ses cadeaux un matin d'Noël, avant de lui faire une grimace ridicule et de lâcher un soupir dramatique. Sûrement qu'il l'agace autant qu'elle l'exaspère. Pourtant elle laisse tomber toute sa comédie, elle arrête de vouloir le prendre pour un pigeon et elle se décide enfin à jouer cartes sur table. T'façon rien ne semble marcher sur lui et elle préfère stopper le massacre ici, sinon elle risque de finir par s'vexer toute seule. Elle lui lâche vingt dollars à contrecœur, et elle peut pas s'empêcher de fixer la poche du jean de Leo, là où elle vient d'enfouir les vulgaires bouts d'papier. Bouts d'papier pourtant si précieux, tellement qu'elle regrette déjà un peu, et qu'elle lutte pour faire taire sa furieuse envie d'les récupérer et fuir en gueulant qu'il est qu'un vendu. « Il en manque même quatre-vingt. » Voilà, qu'est-ce qu'elle disait ? Une preuve de plus qu'il a offert son âme – ou son cul, ou les deux – au capitalisme. « Bah non. T'as dit cinquante, donc il en manque plus que trente. » Elle plisse un peu les yeux, et le toise de c'regard empli de jugement. Le même que lui octroie sa propre mère, quand elle essaie de lui faire bouffer ses mensonges comme elle le fait avec le reste du monde. « Tu vas quand même pas m'la faire à l'envers ? T'sais, c'est mal de vouloir profiter de la détresse des gens. » Elle est pas vraiment une demoiselle en détresse mais peu importe, il a compris l'principe. Et si elle a pas réussi à l'amadouer tout à l'heure, elle compte bien se rattraper en gardant sa dette à cinquante dollars. Elle est prête à le juger et le culpabiliser jusqu'à la fin des temps s'il le faut. Elle a déjà prouvé sa bonne volonté en abandonnant ses billets fraîchement récoltés, et c'est un sacré pas en avant. Faut pas trop lui en demander non plus.

Pourtant elle s'abaisse à implorer, répétant son s'il te plaît avec cet air de gamine paumée, de celle qu'on voudrait aider. Elle le fixe et elle le voit qui faiblit, petit à petit. Jusqu'à s'avouer vaincu. « C’est pas possiiiible. » Tout est possible – c'est c'que Lola se répète depuis toujours, ce qui la pousse à avancer chaque jour. À tout faire, tout demander, tout oser en espérant qu'un jour le monde tombera à ses pieds. « Ça va, ça va, va faire du café ! » Elle a gagné. Elle a gagné, putain. Ses yeux s'mettent à briller et elle a envie de s'mettre à danser, mais elle se contient comme elle peut. Elle se contente de trépigner un peu sur place, le regard émerveillé et les lèvres étirées dans un sourire lumineux. « Merci, t'es l'meilleur ! » Et elle se jette à son cou sans la moindre gêne, venant lui coller un baiser sur la joue avec la ferveur d'une gamine qui rencontre sa star favorite. Puis elle le relâche aussi vite qu'elle l'a attrapé, avant d'se diriger vers la cuisine pour exécuter sa demande. Elle est occupée à essayer d'faire marcher la machine à café quand elle entend la voix de Leo résonner au salon. « Tiens, par contre, pour payer le reste de la dette, tu peux me tailler une pipe pendant que je fais le montage. » Lola se fige. « Putain Leo, t'es sérieux ? » Elle tourne un regard assassin sur lui, même si dans l'fond, elle considère quand même la proposition. Elle sait pas s'il rigole – et dans l'optique où c'est pas le cas, elle cherche un moyen de dire oui sans avoir à le faire pour autant. Elle a l'habitude de s'défiler, de toute manière. « Ça va, je blague. » Au moins il met fin à ses doutes ; l'affaire est close. Ses traits se relâchent un peu alors qu'elle imite un rire particulièrement faux. « Très drôle. Pervers. » Elle finit enfin par mettre la machine en route, même si elle est pas sûre d'avoir tout fait correctement. Elle s'en fout, tant qu'le café coule, il pourra pas la blâmer. Elle s'autorise même le privilège de fouiner un peu dans les placards, chopant une tablette de chocolat visiblement issue du commerce équitable. Quel hypocrite. Elle ricane et l'embarque avec la tasse de café enfin prête, qu'elle dépose devant Leo. Elle s'installe en tailleur à ses côtés, ouvrant la tablette qui n'lui appartient pas comme si de rien était. Comme si c'était parfaitement normal. Elle en croque un carreau avant d'se pencher vers l'écran, impatiente de découvrir les images montées par Leo – mais encore une fois, il préfère jouer le rabat-joie. « Jure-moi de ne jamais envoyer ce clip à Jeff, et même de jamais bosser pour Jeff. Ok ? » Il a l'air tellement sérieux qu'elle a l'impression d'se faire sermonner par un oncle moralisateur, et ça lui paraît ridicule. Au point qu'elle lève les yeux au ciel avec une telle ferveur qu'on dirait qu'ils vont s'retourner dans leurs orbites. « Bien sûr que j'vais lui envoyer le clip, t'es bête ou quoi ? Si j'traîne à VTT toute la journée, c'est pas pour rien. » Elle le regarde comme s'il lui manquait une case ou deux, avant de prendre un autre morceau de chocolat, qu'elle continue de mâcher sans la moindre gêne. « Il me fera signer un contrat, tu verras. J'vais l'avoir à l'usure. » Y a tellement de détermination dans ses yeux qu'ça ferait presque peur. C'est pas comme si elle avait beaucoup d'autres options – il est le meilleur contact qu'elle ait dans le milieu de la télévision, alors elle compte pas le lâcher. « Puis il sera obligé de craquer en voyant le super clip que tu vas m'faire. » Un sourire sincère étire ses lèvres quand elle plante à nouveau son regard dans celui de Leo, et sûrement qu'il peut y voir miroiter tous ses rêves de gamine naïve, tous les espoirs qu'elle fonde dans cette stupide vidéo. Toutes les illusions qu'elle projette soudainement sur lui, juste parce qu'il lui a dit oui.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Mer 14 Déc - 16:49

Il n'avait répondu à ses dernières petites suppliques pour maintenir la dette à 50 dollars que part un regard lassé. Il avait levé les yeux au ciel et secoué la tête, sans dire oui sans dire non. De toute façon, il ne savait même pas pourquoi il avait essayé de négocier cinquante dollars en plus. Manifestement il ne verrait jamais la couleur du reste de son argent. Que ce soit trente ou quatre-vingts dollars. Dès qu'elle aurait le fichier sur une clé USB elle oublierait instantanément qu'elle avait une dette envers lui. Certainement qu'elle oublierait Leonard aussi s'il avait le malheur de réclamer à nouveau son argent. Tant pis, tant mieux. Leo s'était résigné. Il n'était pas assez matérialiste pour tenir ses positions. Il n'était pas encore assez toxicomane non plus. Il réussit à se convaincre qu'il trouverait un moyen avec Horacio. Ne serait-ce qu'en lui promettant qu'il n'apparaitrait pas dans le prochain épisode. Pour ces ex-taulards, une semaine de tranquillité valait tout l'or du monde. Horacio pourrait donc retourner câliner des chatons sans pour autant que la voix off n'en fasse de lui une nounours gay en quête de rédemption. Leo pourrait vider son stock de cocaïne sans peur des représailles, et Lola se promènerait sur le tournage avec un large sourire, prête à dégainer sa tablette numérique à n'importe qui voudrait voir sa vidéo. Tout le monde était content, non ? Voilà pourquoi sans trop batailler, Leo accepta le deal, Lola sauta de joie. Pendue au cou de Leo, elle lui déposa un long baiser sur la joue, comme une enfant de six ans. Il esquissa un sourire. Il préférait nettement la faire sourire que la dépouiller de son argent, c'était clair. Lola était une fille solaire, jolie et légèrement hystérique. Elle avait raison de croire en son potentiel, elle crèverait l'écran si elle jouait dans un reality show. Et c'était le problème, justement. Elle deviendrait ce produit ultra marketé, utilisé, souillé et vidé de tout intérêt. Lola marcherait trop bien à la télé, et Leo en avait trop vu, des nanas comme elle. Elles arrivaient le premier jour du tournage comme des gamines le soir du réveillon. Elles avaient l'impression de vivre un rêve, elles regardaient ces belles villas, ces beaux habits, et les équipes de tournage qui les suivaient partout avec les yeux pétillants. Et trois semaines plus tard, c'était la désillusion. Leo les avait vu haïr l'équipe, se haïr elles-même et détruire jusqu'à la plus petite parcelle d'innocence et d'authenticité dans cette course à la célébrité.

Parlant de ça, Leo blagua sur le fait de payer sa dette avec une bonne pipe. Lola s'offusqua violemment, elle se tourna vers lui avec les traits durs, quasi choquée de la proposition. Leo tourna la tête vers elle, avec un sourire en coin. La plaisanterie ne dura pas plus de dix secondes avant qu'il ne lui révèle qu'il blaguait, et qu'elle se détende un peu. Très drôle. Pervers. Leo leva les yeux au ciel et se concentra à nouveau sur son ordinateur. Tu sais, si tu veux faire de la télé, va falloir que tu t'y habitues. C'était le genre de phrase que tout le monde sortait généralement, sans trop savoir si c'était vrai ou pas. Les nanas à la télé, elles ne sont là que parce qu'elles ont sucé la bonne personne. Le fait est que c'était vrai une grande majorité des cas. Leo ne comptait plus le nombre de candidates qui étaient passées par le bureau de Jeff pour durer dans l'émission. Autant que Lola soit préparée à cette option si elle voulait faire long feu, à plus forte raison si elle décidait de rejoindre le club des désespérées qui bossaient sur les émissions de Jeff. Cela dit, l'hispanique ne s'en préoccupaient pour le moment que très peu et mit en marche la cafetière qui s'excita un moment en faisant un bruit bizarre qui attira le regard de Leo une seconde, avant qu'il ne décide de l'ignorer complètement. Quand elle revint, pimpante et folle de joie, s'asseoir à côté de cameraman, elle avait du café et une tablette de chocolat. Leo la considéra une seconde, il avait oublié son existence (et pour cause ça faisait deux jours qu'il n'avait rien mangé), et il reporta son regard sur son écran pour continuer son travail. Pendant qu'elle faisait couler le café il avait rallumé la moitié d'un joint qui traînait et le gardait entre les doigts d'une main, l'autre sur le trackpad. Ce ne fut que lorsqu'elle se pencha tout contre lui pour regarder le travail déjà effectué qu'il se risqua à une remarque qu'il aurait mieux fait de ravaler. Bien sûr que j'vais lui envoyer le clip, t'es bête ou quoi ? Si j'traîne à VTT toute la journée, c'est pas pour rien. Leo grimaça comme si cette idée le répugnait. En fait, ça le répugnait. Il ne comprenait pas vraiment comment on pouvait choisir de passer ses journées à suivre Jeff comme un toutou qui espère une douceur. Ca faisait partie des choses qu'il faisait sans s'en rendre compte, car qu'on se le dise, Leo traînait bien plus que Lola sur le tournage. Il avait peut-être un contrat dans la boîte, mais il ne comptait même plus le nombre d'heures (enfin, de jours) sup' qu'il faisait, sans se plaindre. Son esprit était happé par le tournage en permanence, il ne se souvenait même plus de la dernière fois où il avait passé une soirée sans y penser une fois ou sans revenir sur le plateau parce que son boss avait une nouvelle lubie. Bref, ignora cela et tentant de faire un humour déplacé, il répondit en haussant négligemment les épaules. J'sais pas, j'croyais que c'était parce que tu nous aimais bien et que t'avais un petit faible pour Roméro. (qui était l'homme à tout faire de l'équipe et accessoirement le Casanova. Cependant, Lola était déterminée, ça se voyait dans ses yeux, dans son corps, dans chacun de ses gestes. Une telle foi en sa propre destiné forçait l'admiration, qu'on se le dise. Leo aurait aimé être aussi optimiste. Car il l'était peut-être pour les gens, mais il ne l'était plus pour lui même. Il avait baissé les bras et accepté sa condition. Il s'était convaincu que ce taf était provisoire, résultat il ne prenait même plus la peine de chercher les offres d'emplois ailleurs. Il ravala cette triste constatation en même temps qu'une nouvelle taffe de son joint. Au même moment, Lola le brossait dans le sens du poil, complimentant les talents de monteur qu'il avait plus ou moins. Il lui sourit avant de souffler sa fumée sur elle. Tu sais, j'doute pas une seconde que Jeff va finir par te faire signer un contrat. ça semblait être pour elle le plus beau cadeau du monde d'entendre dire ça. Leo, les yeux rivés sur son écran, éclaircit son point de vue plus bien sombre que prévu. Après le tournage au foyer, on va sûrement se retaper une émission à la con de téléréalité et tu rentres dans les critères. Tu vas être la latino du groupe, il va faire de toi une pétasse qui baise tout ce qui bouge complète hystérique. Il avait déjà vécu ça. Jeff est producteur de téléréalité, pas de cinéma. Ca lui semblait égale, à la petite.

Il termina plus tôt que prévu sa vidéo, même avec Lola qui n'arrêtait pas de jeter des coups d'oeil. Une heure, à tout casser. Le temps d'extraire la vidéo et de la mettre sur une clé USB (qu'il savait déjà qu'il ne reverrait jamais) il baissa l'écran de son ordinateur et le posa sur la table basse. Puis il tendit la clé à Lola, juste avant qu'elle ne l'attrape, il l'éloigna de ses mains et déclara, le plus naturellement du monde : Réfléchis bien à ce que je t'ai dis. il n'avait aucun espoir que ça marche, mais il dormirait plus tranquillement en sachant qu'il l'avait prévenu. Ce à quoi il ajouta, fataliste : J'ai pas envie d'être celui qui filmera ton pétage de plomb. Ce qui risquait fort d'arriver.
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MessageSujet: Re: j'veux ça en petites coupures (léla)   Jeu 5 Jan - 22:11

« Tu sais, si tu veux faire de la télé, va falloir que tu t'y habitues. » Sûrement qu'il a raison Leo, et dans l'fond elle le sait parfaitement. Elle a certes une maigre expérience de tout cet univers, mais ça lui a quand même suffi pour en percevoir les grandes lignes, et pour se rendre compte que les propositions douteuses vont bon train. C'est p't'être pour ça qu'elle a toujours pas réussi à devenir une star : elle a jamais cédé. Elle a joué, elle a minaudé, elle a allumé, mais elle n'a jamais fait partie des promotions canapé. P't'être que si elle l'avait fait, elle serait devenue une star du petit écran y a longtemps. Mais Lola, ça lui vient même pas à l'esprit. Pas prête à tomber dans ce genre de schémas, elle les a devinés, les a observés, les a même un peu effleurés, mais c'est tout. Ça sera toujours tout, du moins c'est sa conviction personnelle. Parce qu'elle croit profondément qu'elle a suffisamment de capacités pour gravir les échelons sans se soucier de tous ces trucs là. Elle croit en elle, elle croit en son talent ; elle y croit dur comme fer, parce qu'y a personne qui veut le faire pour elle. Elle s'démonte pas. Jamais. Elle s'agrippe à tout ce qu'elle peut pour mettre un maximum de chances de son côté, et Leo n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Parce que Leo finit par céder à ses jérémiades, et il lui met des étoiles plein les yeux rien qu'en disant oui. Elle s'fait pas prier pour lui ramener son café, même si elle en a profité pour subtiliser du chocolat dans le placard au passage. Elle se pose près de lui, impatiente de voir le résultat alors qu'il vient à peine de s'installer, et elle se sent presque insultée quand il lui demande de n'surtout pas envoyer le clip à Jeff. C'est la première personne à qui elle compte le faire passer – ce serait complètement stupide de ne pas le faire, alors qu'il demeure sa meilleure option pour enfin percer, d'une manière ou d'une autre. « J'sais pas, j'croyais que c'était parce que tu nous aimais bien et que t'avais un petit faible pour Roméro. » Elle se marre, la bouche pleine de chocolat, basculant la tête en arrière. « Non, j'attends juste que Jeff arrête de faire sa mijaurée et qu'il me donne un rôle. » Elle sait qu'il finira par le faire, même s'il a pas l'air très réceptif à cette idée pour l'instant. Elle en démordra pas. Elle va continuer encore et encore, quitte à le harceler, quitte à se faire détester. Elle s'en fout ; elle sait ce qu'elle veut et elle fera tout pour l'obtenir, d'une manière ou d'une autre. Si y a bien un truc qu'on peut pas lui ôter, c'est la détermination sans faille dont elle est capable de faire preuve, quand ça lui tient à cœur. « Mais t'inquiètes vous êtes cools aussi. Enfin pas tous. Puis j'ai mes préférés, genre Ivy. » C'est un secret pour personne, on les voit toujours comploter quand elles s'retrouvent sur le plateau, Ivy avec ses cafés, Lola occupée à squatter. « Mais toi ça va, j't'aime bien. » Un peu moins quand il lui demande de rembourser ce qu'elle lui doit, mais il le sait déjà. C'est pareil avec tout le monde de toute façon, forcément il fait pas exception à la règle.

Leo lui souffle sa fumée au visage et elle bronche pas, plissant à peine les yeux en continuant d'engloutir le chocolat. « Tu sais, j'doute pas une seconde que Jeff va finir par te faire signer un contrat. » Elle stoppe tout, les yeux brillants d'excitation, un sourire gigantesque venant illuminer son visage. Elle se dandine à moitié sur son siège – si elle avait été debout, elle se serait probablement mise à sautiller. « Tu crois ? Il t'a parlé de moi ? » Peut-être que son heure de gloire approche, peut-être que Jeff a enfin décidé de lui donner une chance. Elle commence déjà à se faire une joie, que Leo s'empresse de piétiner en reprenant la parole. « Après le tournage au foyer, on va sûrement se retaper une émission à la con de télé-réalité et tu rentres dans les critères. Tu vas être la latino du groupe, il va faire de toi une pétasse qui baise tout ce qui bouge complètement hystérique. » Ça calme. Tout son enthousiasme s'est fané en même temps que son sourire, et elle le dévisage avec toute la rancœur du monde, comme s'il venait de cracher sur ses rêves. « Jeff est producteur de télé-réalité, pas de cinéma. » Merci, elle sait. Mais faut bien commencer quelque part, et elle est convaincue qu'elle ferait fureur dans l'une de ces émissions, si on lui donnait un rôle à la hauteur. Elle se renfrogne un peu, une moue boudeuse collée au visage, s'éloignant un peu de Leo pour montrer son mécontentement. « Ça veut pas dire que j'peux pas jouer dans l'une de vos émissions à la con, comme tu dis. Même s'il me donnait ce rôle là, ça fait quoi ? Je peux le faire. Tu trouverais ça mieux si je jouais exactement le même personnage, mais dans un film ? C'est quoi la différence ? » Elle n'en voit aucune. Même si cette étiquette lui plaît pas, si c'est pour un rôle, elle le fera. C'est ça la clé : c'est qu'un rôle selon Lola. Ça la définit pas, alors elle voit pas où est le problème. Elle imagine pas que ça puisse empiéter sur sa vie personnelle une seule seconde. « On dirait que tu méprises ton taf, c'est triste. T'as qu'à changer au lieu de râler. » Persuadée que c'est ce qu'elle ferait à sa place, elle cherche même pas à imaginer les raisons qui peuvent le pousser à rester. Tout lui paraît généralement aussi simple que ça, parce qu'elle a tendance à s'laisser porter, à aller là où le vent la mène et à s'adapter en fonction, puis à se barrer si ça lui convient pas. Elle voit pas pourquoi Leo ne pourrait pas faire la même chose, après tout pour un hippie dans son genre, ce serait moche de finir en cage.

Il finit par se mettre au travail, et elle le laisse plus ou moins tranquille, même si elle fouine partout pour s'occuper, testant plusieurs de ses bougies, et prenant des selfies seule et avec Leo – qu'il le veuille ou non. Elle peut pas s'empêcher de trépigner tout le long, comme un môme le matin de Noël. Et quand il termine enfin avant de lui tendre la clé USB, c'est comme s'il lui offrait le Saint Graal. Sauf qu'il la laisse pas la prendre tout de suite. « Réfléchis bien à ce que je t'ai dit. » Elle arque un sourcil perplexe, ses yeux faisant des allers-retours entre le visage de Leo et la clé, trahissant son impatience. « J'ai pas envie d'être celui qui filmera ton pétage de plombs. » Encore la même rengaine. Elle comprend pas pourquoi il est aussi rabat-joie, alors qu'elle est persuadée qu'un truc pareil ne lui arrivera jamais. Comme si elle était immunisée. « Oui oui, la télé c'est Satan, promis je lui vendrai ni âme, ni mon cul. » Elle lève les yeux au ciel avec la même négligence qu'une adolescente, avant d'attraper le bras de Leo et de l'amener jusqu'à elle pour enfin lui prendre la clé. Ses lèvres s'étirent et une étincelle brille dans l'fond de ses yeux, alors qu'elle lui colle un nouveau baiser sur la joue. « Encore merci, tu gères. J'te laisse retourner à ton patchouli, on se voit à Virtual ! » Elle lui laisse pas vraiment le temps de répondre, se précipitant déjà vers la sortie, prête à aller afficher la vidéo partout sur les réseaux sociaux, et à l'envoyer à la Terre entière.

(RP TERMINÉ)
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